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 Barques de pêches aux Saintes-Maries |RP retrouvailles ? - ft. Paige

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  Mar 9 Jan - 22:42
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  Mar 9 Jan - 22:42


Le bruit des vagues, le cri des Goélise effectuant de larges cercles dans l’attente d’un instant d’inattention de la part d’un pêcheur pour voler un poisson, les sons du marché, les bonnes odeurs d’épices mêlées à celles des embruns, la lumière jouant avec les flots écumants … Tant de stimulations, tant de détails, tant de beauté. Peut être même un peu trop vu qu’il en avait le vertige. Vincent n’avait plus l’habitude d’être assaillit par autant de sensations, il avait passé 2 ans en se contentant du strict minimum en matière de relations sociales : Boulangerie, boucherie, poissonnerie, caissière. Les autres personnes fréquentées lors de son exil volontaire du monde des Hommes avaient été ses parents, par courrier, ou sa banque ou les gérants de galeries d’arts, par mail. Autant dire que se retrouver dans la vivante Massalia était plus que déroutant.

Il trouva un banc et s’assit, pour souffler et prendre le temps de se réhabituer à côtoyer un grand nombre d’inconnus en simultané. Il sentit deux petits bras l’agripper au niveau de la jambe pour se hisser sur ces genoux. Margot. Elle se posa sur ses genoux et saisit sa main comme pour l’apaiser, l’aider à affronter cette terrible foule bouillonnante. Elle réussit, elle réussissait toujours. Après quelques minutes, Vincent se sentit mieux et se releva, pour se diriger vers la plage, armé de son calepin et d’un crayon de papier.

Il avait décidé de reprendre la peinture, après 2 ans d’abstinence. Pour reprendre ses marques, et vérifier que son talent ne s’était pas volatilisé durant ces deux années, pour le punir de sa désertion, il avait décidé de réaliser un tableau basique, d’un paysage générant naturellement des émotions aux spectateurs, même les moins sensibles à la beauté de ce monde. Il avait donc déplié une carte sur sa table et avait fait se promener son doigt dessus, les yeux fermés, laissant au hasard le choix de sa destination. Il avait senti deux petits bras l’attraper et guider sa main. Margot. Elle voulait le conseiller, pleine de gentillesse et de bonne volonté. Il se laissa faire et, quand il sentit sa main s’immobiliser, il ouvrit les yeux. Au bout de la phalange de son index, un nom de ville. Et ce nom, Vincent le craignait comme il l’espérait. Il voulait y aller mais avait peur de ce qu’il allait y découvrir. En lettre capitale, inscrit en noir et tout au sud de Kalos, Massalia.

- … Après tout, pourquoi pas ?

Il avait donc pris deux billets à destination de la ville portuaire et, dès le lendemain, il était dans le train, en compagnie de sa Tarsal, la boule au ventre face à toutes ses craintes, autant picturales que relationnelles. Le voyage s’étais bien passé, et Vincent et Margot avaient profité du paysage et joué aux cartes pendant une bonne partie du trajet, somnolant durant l’autre. Ils étaient finalement arrivés en début d’après-midi et s’étaient dirigés vers la plage en déambulant le long de la couanetière, s’étant pris un énorme pan bagna chacun (Margot, malgré son côté frêle avait un appétit d’ogre, tout comme Vincent). Il était finalement venu le moment de peindre, ou plutôt de réaliser des esquisses préparatoires avant de rentrer peindre à son atelier, ce soir. Durant le trajet en train, il avait eu une correspondance à Valazur, de plusieurs heures et avait même décidé de sortir un peu prendre l'air, en marchant un peu sur la route longeant la forêt. Au vu de ce qu'il s'y était passé, il n'aurai peu être pas dû. Mais bon, il avait eu plusieures heures de latence entre ces trains donc il devait en profiter.

Il s’était donc assis sur le mur en béton délimitant la voie publique de la plage et griffonnait dans son carnet. Tout l’inspirait, des deux pichu jouant au ballon aux bateaux voguant au loin, provenant certainement d’un pays lointain et certainement chargés de milles ressources merveilleuses et exotiques. Margot se tenait à côté de lui, sirotant un granité, lui en proposant de temps à autre, lui tendant à bout de bras le verre pour qu’il saisisse la paille et aspire un peu de glace pilée parfumée à la baie fraive.

Après presque 45 minutes de dessin et pas mal de feuilles remplies de croquis, il fut satisfait et se retourna, pour faire de même avec la rue commerçante, au cas où il voudrait réaliser un tableau représentant celle-ci. Elle était encore plus bondée que tout à l’heure et d’autant plus bruyante. Cette rue incarnait à elle seule Massalia, vivante et pleine d’énergie. Comme Elle. Paige. Lorsqu’il pensa à la jeune femme, son cœur se serra, comme broyé dans un étau. Qu’était-elle devenue ? Elle l’avait probablement oublié, une semaine passée avec quelqu’un d’aussi terne que lui ne devait pas laisser beaucoup de traces dans l’esprit d’une jeune fille aussi électrique que Paige… Elle devait probablement avoir rencontré quelqu’un d’autre l’été suivant, oubliant Vincent définitivement. Et maintenant ? Elle devait certainement s’être mariée, ou du moins fiancée. Perdu dans ses pensées, il leva la tête et écarquilla les yeux avant de se recroqueviller comme il le pu.

Il venait de la voir. Impossible, ce genre de situation n’arriverai jamais, il devait l’avoir rêvé, prenant ses délires pour une réalité. Il l’avait vu. Impossible que ce soit elle, depuis le temps, elle avait dû changer, il devait se tromper, confondre avec quelqu’un de ressemblant. Il la voyait. Au milieu de cette foule dense, le visage de la petite fille avec qui il avait partagé une folle semaine d’escapades, qui avait bien changé, mais c’était elle, il en mettrait sa main à couper. Elle se tenait là, marchant au milieu de la foule. Elle risquait de le voir, aussi il se fit aussi petit que possible, priant qu’elle passe sans le voir

Pourquoi se cachait-il ? Pourtant, il mourait d’envie de la voir, de lui parler. Mais, il n’en avait plus le droit, pas après 10 ans sans nouvelles. Et si ce n’étais pas elle, sa déception l’achèverait
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  Mer 10 Jan - 11:30
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  Mer 10 Jan - 11:30

A chaque fois, elle y retournait. Paige, Massalienne de coeur plus que de sang, se voyait de plus en plus dépendante de sa ville natale. Et pour cause, nombre d'événements la prenaient aux tripes depuis quelques mois et le besoin grandissant de retrouver des repères sains, de se reconstruire par delà les apparences se faisait ressentir. Jamais sa mère n’avait autant vu Paige ces dernières années. Avait-elle vraiment besoin d’Elyséa maintenant ? L'activité bouillonnante de la belle Massalia lui convenait si bien
.
Au matin, la vidéaste choisissait de renouer avec cette belle ville, sorte de mère de substitution qui lui manquait tant à la capitale. Son tour de Kalos ne s'était pas bien passe, elle ne l’avait même pas terminé, sans doute un message du destin, quelque chose qui la poussait a reflechir sur son existence chaotique. Mais elle s’en réjouissait tant, de toutes ces aventures ! Et ses abonnés aussi, sa cote de popularité était en hausse permanente depuis quelques semaines.
Comme de coutume, elle avait parcouru les ruelles du vieux quartier Massalien où elle courait, enfant, ou elle criait son enthousiasme. Aujourd’hui, elle criait bien moins, et cet enthousiasme avait des accents de nostalgie. Des semaines apres les evenements du Regalia, la demoiselle avait bien du mal a faire le vide.

Profitant de ce que le temps dans cette bonne vieille Massalia était doux, même en hiver, la jeune femme se vidait l’esprit en profitant du soleil du Sud. Sa chaleur lui arrachait un sourire a chaque fois, de même que le cri si peu harmonieux des Goelise. Après des jours à fréquenter les mêmes lieux - son vieux quartier - il lui fallait replonger dans le grand bain. Un jour comme celui-ci, il ne faisait aucun doute que le quartier commerçant serait bien fréquenté. Un bain de foule comme elle les aimait, d’habitude. Et cela faisait si longtemps que Paige n’avait pas arpenté les rues pavées de la rue Saint Fé - un surnom que les Massaliennes de son âge donnaient à la grande rue commerciale dont tout le monde avait oublié le véritable nom.

Elle ne savait même pas si elle finirait par acheter quelque chose. Mais a defaut, elle savait qu’elle y trouverait des connaissances vivant toujours dans le coin. Au détour d’un stand de gaufres, elle échangeait un sourire et quelques mots avec ce vieux gars un peu bedonnant et toujours enjoué qui lui fournissait déjà des goûters dans l’enfance. Puis cette fleuriste un peu fantasque dont quelques rides commençait à ternir le regard et qu’elle refusait de voir vieillir. Et puis cet adolescent qu’elle avait connu enfant et qui faisait mine de ne pas la reconnaître devant son groupe d’amis - après tout, elle en savait, des choses honteuses sur lui. Comme sur tous les enfants du quartier d’ailleurs, et Paige avait herite de sa famille de coeur cette tendance a embarrasser les gens qu’elle aime en ressortant ces anecdotes.
Le rose lui montait aux joues : Massalia réussissait toujours à la faire sourire. Alors que fichait-elle a Elyséa ? Ce n'était pas le moment d’y songer. Plus loin, en descendant la rue Saint Fé, elle aperçut un visage qui lui disait quelque chose, mais était-ce vraiment ce à quoi elle pensait ? Que pouvait-il bien faire a Massalia ? La Massalienne songea à la déception qu’elle avait ressentie de ne pas le croiser lors de son très court séjour à Châteaurives, lors de son excursion avec la postière moscovite. Quel beau coup du sort ce serait que de le voir ici, chez elle, finalement ?

D’une discretion toute relative, elle s’approcha et entreprit de passer à proximité en prenant l’air innocent. Ils avaient tous les deux bien grandi, et elle devait admettre que si c'était bien Vincent, il était devenu plutot seduisant. Un sourire niais tenta de se faire une place sur son visage mais elle devait garder son sérieux et ne pas se faire remarquer. Le comportement du jeune homme semblait cacher quelque chose néanmoins. Avait-il envie d'être abordé ? Et s’il ne se souvenait pas d’elle, lui qui était si talentueux ? Paige sortit son téléphone de son sac, et parcourut ses plus anciennes photos. Lors de son retour récent à Massalia, elle avait pris en photo ce vieux portrait d’elle, celui qu’il lui avait offert. Le sourire niais s’installa enfin sur son visage. “Oh et puis merde !”

Se faufilant en courant entre les passants de plus en plus nombreux, elle se présenta devant lui, son téléphone contre son coeur, les yeux écarquillés et le souffle court - plus par l’enthousiasme que l’effort physique. “Vincent ?” Appela-t-elle doucement, teintant ce prénom de son accent si caractéristique. “C’est bien toi ? Tu … tu te souviens de moi ?” Un nouveau sourire, le rose aux joues, elle serrait si fort son téléphone dans sa main. Pourvu qu’elle ne se trompe pas.
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  Sam 13 Jan - 1:26
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  Sam 13 Jan - 1:26


Elle ne l’avait pas vu, pour le moment. Vincent faisait de son mieux pour passer inaperçu, si bien qu’il n’en ressortait que plus au milieu de la foule fourmillant de monde. Son pokémon aussi tentait de se faire le plus discret possible, ce qui était beaucoup plus aisé du fait de sa petite taille. Lui par contre, relativement grand et franchement blond détonnait au milieu de la population massalienne. Tandis qu’il réfléchissait à un moyen de prendre la poudre d’escampette de manière rapide et discrète, il la perdit de vue et crû qu’elle était passée, sans même le remarquer. Bien que cette nouvelle le réjouît selon certains points, il ressentit comme un pincement au cœur et n’eut qu’une envie : Se lever, fendre la foule à sa recherche, la rattraper doucement par le bras pour la faire se retourner dans sa direction, la saluer. Elle serait surprise et aurai une absence de quelques secondes avant de se reprendre, sourire et prononcer son nom, les yeux légèrement humides du fait de l’émotion due à leurs retrouvailles. Elle prononcerait son nom d’une voix douce et empreinte d’un léger doute, et aussi d’un peu de crainte, la crainte qu’elle ne se trompe et que cela ne soit pas lui. Le peintre était maintenant totalement perdu dans ses pensées, tête baissée, tandis que la jeune femme s’approchait dangereusement de sa position sans qu’il ne le remarque. Son esprit tournait en boucle tel un disque rayé, et une seule scène apparaissant à chaque fois : Son visage prononçant son nom : « Vincent ? »

- Vincent ?

Voilà, c’est exactement comme ça qu’il l’imaginait. Ce timbre, cette intonation, la légère pointe de doute et le petit accent chantant de Massalia. Ce fut Margot qui le tira de ses songes en tirant doucement mais surement sur sa manche. Il leva donc la tête et compris pourquoi la scène était parfaite : Devant lui se trouvait l’Originale. La Vraie Paige, pas une simple copie entachée par son esprit et sa perception de la jeune femme.

Alors que le pauvre Vincent commençait à avoir le cœur et la respiration qui s’emballent, la jeune femme embraya et tenta de savoir si c’était bien lui. Sous le choc, il ne répondit pas de suite. Elle se souvenait de lui, le petit garçon sans couleur, Elle, la jeune femme arc-en-ciel. Il était sous le choc, totalement tétanisé. Heureusement, Margot, détectant sa détresse, lui envoya une onde psychique apaisante qui le calma quelque peu.

Il devait lui répondre. Il fut tenté de la regarder et de bluffer, lui signalant qu’elle faisait erreur et qu’il n’était pas celui-ci qu’elle croyait. Une partie de lui le voulais, il n’avait pas le droit de la fréquenter, juste de la regarder, et de loin. Mais une autre partie du peintre s’insurgea et gagna la bataille interne. Il se leva donc et la regarda droit dans les yeux, ce qui le forçait quelque peu à baisser la tête

* Il y a 10 ans, on faisait la même taille, elle était même légèrement plus grande … le temps a fait son œuvre il faut croire*

Pendant les 2 secondes que lui prit son mouvement, il pu très succinctement la regarder. Ses yeux bleu-violets étaient plongés dans les siens et elle avait un peu de rose aux joues. Sa coiffure, qui était de type « garçonne il y a quelques années s’était transformée en une crinière qui soulignait parfaitement les courbes de son visage et son petit nez. Ses longs cils battaient lentement, faisant chavirer le cœur de Vincent à chaque aller-retour. Il y a 10 ans, il la trouvait jolie et était tombé petit à petit amoureux de sa personnalité toujours énergique. Maintenant, 10 ans après, il la trouvait sublime, s’il s’écoutait, il la demanderait en mariage sur l’instant. Un coup de foudre. Mais il n’avait pas le droit.

Interrompant enfin ses divagations sur la plastique irréprochable de la jeune femme, il lui sourit, d‘un sourire légèrement triste, répondant d’une voix douce

- Bonjour Paige. Bien sûr que je me souviens de toi

Il faillit ajouter « comment aurais-je pu t’oublier » mais se retint de justesse. Il lui devait une réponse adulte, pas celle d’un homme ayant pensé à elle à chaque fois qu’il passait devant le bord du fleuve, à l’endroit où il lui avait offert le tableau. Il reprit donc, tentant d’être le plus calme possible

- Je ne pensais pas te revoir un jour, ça me fait plaisir. Qu’est-ce que tu deviens ?

*Voilà, réponse claire, nette, simple et adulte. Comme deux personnes qui se revoient après un long moment et se rappellent de l’existence de l’autre.*


C’est en tout cas ce qu’il avait tenté de faire, mais bon, le rouge pointant discrètement sur ses joues ainsi que son regard quelque peu fuyant renseignaient bien mieux sur son état d’esprit. Il était grillé à 20m mais bon, peu être ne le remarquerais-elle pas. Et puis, si ça se trouve, elle ne se rappelait même plus du tableau. Dans la rue, la foule se faisait de plus en plus dense, commençant à bousculer le jeune homme de temps en temps.
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  Dim 14 Jan - 18:51
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  Dim 14 Jan - 18:51

“Oh mince, c’est vraiment toi !” Lança la jeune femme dont les traits se détendirent instantanément. Elle put enfin se laisser aller à détailler les traits du jeune homme qui avait gardé cette expression étrange, celle qu’il avait toujours en la regardant. Paige était parfois naïve, elle ne saisissait pas toujours la nature de l’attention qu’on lui portait, ou du moins, la sincérité des sentiments des autres. Dix ans auparavant, lorsqu’il lui avait fait une déclaration sous la forme d’un portrait incroyable, témoignage de son talent, elle était tombée des nues, d’être l’inspiration de quelqu’un de si talentueux. Mais elle se souvenait du regard qu’il avait eu en lui offrant le tableau. Le même qu’il avait posé sur elle ces quelques jours passés à Châteaurives, et le même qu’elle percevait à présent derrière ses mèches blondes. Mais était-ce réel, ou simplement ce qu’elle voulait y voir ? La jeune femme préféra ne pas se laisser trop aller aux interprétations. Son malaise était presque palpable, et elle s’en voulait de se présenter si différente de la jeune fille énergique qu’il avait connue. Celle qui n’avait pas vraiment de gêne.

“ Mon dieu Vincent, je suis si contente de te revoir ! C’est miraculeux ! Moi qui bouge tout le temps, je suis rarement à Massalia …” Elle fit une pause. Ce n’était plus très vrai ces derniers temps. Et que penserait-il s’il venait à songer au fait qu’il ne l’avait jamais croisée à Châteaurives ? Imaginerait-il qu’elle avait peur de l’y croiser ? Elle devait détourner la conversation, au cas où. Car la jeune Massalienne avait bien du mal à mentir. “C’est le destin !” Lança-t-elle, lui adressant à nouveau le sourire dont elle était incapable de se départir.

Songeant que, peut-être, Rubine se souviendrait de Vincent, elle sortit sa pokéball de son sac et fit apparaître le pokémon à ses pieds. Paige avait attrapé la petite Otaquin quelques jours seulement avant de rencontrer le peintre, cela remontait à bien loin mais elle savait que Rubine avait une excellente mémoire, et qu’elle l’avait assez vite apprécié. Quand bien même à l’époque, elle se montrait bien plus timide que maintenant. L’Otaquin était encore un peu farouche, et se contenta de sautiller sur place en lui adressant un sifflement heureux. En temps normal, Rubine lui aurait simplement bondi dessus mais elle devait sentir la retenue de sa dresseuse, ou bien appréhender la réaction du Tarsal aux côtés de Vincent.

“ Oh, je fais des vidéos et de la photographie pour le Pokéweb. Pour faire découvrir les beautés du monde aux gens ! ” La massalienne ne présentait pas toujours les choses de cette façon, mais elle espérait qu’il resterait sensible à sa démarche, lui qui avait le goût du beau et une interprétation si particulière du monde autour de lui. “Et toi, qu’est-ce que tu deviens ?” Continua-t-elle en s’installant sur le muret, le tirant par la main pour l’inviter à s’installer avec elle. “Tu peins toujours j’imagine. Oh, attends !” Réalisant qu’elle avait toujours son téléphone dans la main, elle lui montra l’image qu’il affichait : le tableau qu’il lui avait offert il y avait dix ans de cela. “Je l’ai gardé ! ” Murmura-t-elle, sentant son coeur battre la chamade dans sa poitrine. Elle avait l’air d’une gamine, immature, face à son premier amour, ce qu’il était. L’espace d’un instant, la massalienne réalisa le ridicule de son comportement, elle qui prenait toujours tout à la légère et fuyait à la première bizarrerie chez les gens qu’elle fréquentait. Elle qui prenait ses jambes à son cou dès qu’elle s’attachait à quelqu’un. La voilà qui se conduisait comme une adolescente rougissante face à Vincent qui … rougissait aussi ? Non, ce n’était que la chaleur. Après tout, il n’était pas habitué au soleil de Massalia, il était si blanc, et blond. Mais il ne faisait pas vraiment chaud à Massalia, en cette saison. Était-il importuné par sa présence alors ?

Constatant qu’elle lui tenait toujours la main, elle la retira, confuse. “Oh pardon !” s’exclama-t-elle, laissant échapper un accent un peu exagéré. Elle qui avait failli lui sauter au cou en réalisant qu’il se souvenait d’elle était à présent toute rougissante et mal à l’aise pour un rien. * Mais qu’est-ce que tu fous, t’es une adulte maintenant !* Songea-t-elle en baissant les yeux. Laisser paraître son malaise n’était pas une bonne idée, ni même une option. Elle ne voulait pas le faire fuir, simplement rattraper le temps perdu et savoir ce qu’il devenait. Alors après quelques secondes, reprenant une contenance du mieux qu’elle put, elle releva les yeux vers lui, affichant un sourire chaleureux, celui qu’elle arborait si souvent, repoussant une mèche de cheveux comme dans un tic nerveux. Au moins, pendant ce temps, sa main ne lui jouait pas des tours à saisir celle d’un garçon qu’elle n’avait pas vu depuis dix ans.
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  Mar 16 Jan - 0:02
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  Mar 16 Jan - 0:02


Ils étaient face à face, et relativement proche. Bien qu’autour d’eux la foule était dense et bruyante, Vincent arrivait à entendre avec clarté le moindre mot de la jeune femme, et tentait coûte que coûte de garder son calme ainsi qu’un visage à peu près neutre. Ce qui était très dur, et se complexifiait à chaque seconde. Plus celle-ci s’égrenaient, plus les yeux de Vincent s’imprégnaient des détails de la physionomie de la jeune femme, réussissant toutefois à rester concentré sur son visage, ses beaux yeux remplis de surprise et de joie lorsqu’elle compris qu’elle ne s’était pas trompée, le large sourire qui ornait désormais son visage, son petit nez, ses longs cils, … Il était sous le charme, chaque détail ne faisant que sublimer un peu plus la beauté de la jeune femme.

Lorsqu’il confirma son identité, il vit passer sur le visage de la jeune femme du soulagement, de la joie, ainsi qu’une autre émotion, qu’il ne reconnu pas. Une fois, une jeune femme lui avait adressé ce regard lors d’une exposition. Pensant lui faire plaisir, il lui avait proposé un café, qu’elle avait accepté. Cependant, à la fin, elle avait semblé déçue, comme s’il avait commis un impair. Pauvre Vincent, si seulement il avait su que ce regard dénotait d’un intérêt plus que professionnel pour lui ! Il ne serait peut être pas à Massalia en ce moment même, à contempler son amour de jeunesse, sa muse, Paige.

Paige sembla ravie de le revoir, ce qui fit extrêmement plaisir au jeune peintre. Paige était heureuse de le revoir, lui, le petit garçon qu’elle avait vu durant 7 jours, il y a plus de 10 ans ?! Une partie du jeune homme se prit à espérer, il lui avait laissé une forte impression, il n’y avait plus qu’à prier pour que cela soit en bien. Tandis qu’elle continuait de parler, Vincent se laissait porter par le son de sa voix, indifférent aux bousculades, aux cris des goélises ou aux marchants arranguant le chalant. Ici, en ce moment, il n’y avait qu’eux deux. Plus rien d’autre n’existait pour Vincent qui, sans s’en rendre compte s’était approché de la jeuen femme pour éviter qu’ils soient interrompu par une personne s’interposant. Ils n’étaient pas l’un contre l’autre mais l’espace vital de minimum un mètre était franchit.

Ce fut la dernière phrase de la jolie massalienne qui le ramena sur la terre ferme. « C’est le destin ». Cette phrase, sonna comme un coup de canon aux oreilles du peintre qui manqua de défaillir. C’était le Destin. Vincent réinterpréta immédiatement sa phrase

* Le Destin… ça signifie qu’elle pensait qu’on finirait par se retrouver ? Qu’elle l’espérait ? Non, je dois imaginer des choses, pour satisfaire mes désirs. C’est impossible qu’une fille aussi rayonnante qu’elle souhaite revoir une personne fade comme moi. *

La jeune femme sortit ensuite son Otaquin et Vincent la reconnu, Paige l’avait capturée peu avant leur rencontre. Elle sembla le reconnaitre aussi mais semblait toujours aussi timide, se contentant d’un léger sifflement enjoué. Le peintre lui adressa un sourire puis se tourna de nouveau vers la jolie jeune dresseuse, qui mobilisait toute son attention. Celle-ci lui dit qu’elle avait fait de voyager son métier et qu’elle passait sa vie à sillonner le monde pour en révéler sa beauté. Le fait qu’elle partage ses aspirations fit chaud au cœur du jeune homme. Cela leur faisait un point commun, cela les rapprochait un peu plus au niveau de leurs centres d’intérêt. Vincent se voyait déjà, tout deux voyageant de ville en ville, lui peignant, elle photographiant, chaque jour à un nouvel endroit. Le monde comme terrain de jeu pour leur couple … Il se gifla mentalement. Mais à quoi pensait-il ?! Elle, en couple avec lui ?! Ce serai un comble !

La jeune femme enchaina ensuite en lui demandant ce qu’il devenait, ce à quoi il allait répondre poliment et avec retenue, passant sous silence sa période de vie de 2 ans, ne l’évoquant que plus tard, quand ils se reverraient, s’il se revoyaient. Il n’eût pas le temps de tergiverser plus sur une nouvelle rencontre qu’elle lui prit la main pour qu’ils se dirigent vers un endroit où s’asseoir. Les jambes manquant de céder, il la suivit, machinalement, tandis que les dernières portions à peu près lucide de son esprit menaçaient de libérer la partie de Vincent qui souhaitait ardemment prendre la jeune femme dans ses bras et l’embrasser.

Ils s’assirent donc, côte à côte sur un muret et elle lui montra une photo de son portable où le peintre reconnu son tableau. Voir son œuvre fit remonter encore un peu plus les souvenirs de leur folle semaine. Il souriant en revoyant le tableau, trouva de nombreux défauts, qu’il avait depuis corrigé. Son style avait changé quelque peu depuis, ce qui est normal, il était entre temps devenu un adulte, et cette perte de l’innocence s’était accompagné de changements plus ou moins drastiques dans sa manière de peindre. C’est en sentant la douce chaleur de sa main dans la sienne qu’il se rappela qu’ils étaient jusqu’alors main dans la main. Elle s’excusa en rougissant, mais nettement moins que Vincent qui tentait de garder sa prestance et lui disait qu’il n’y avait aucun problème. Pour se changer les idées, il regarda autour de lui, en quête d’une distraction, un évènement qui pourrait détourner son esprit de la jeune femme.

Le Vincent qui idéalisait Paige et l’aimait ou plutôt la vénérait venait définitivement de prendre sa retraite, quelque peu forcé par son successeur, le Vincent souhaitant aimer Paige comme un homme aime une femme. Le Vincent qui voulait se tenir à ses côtés, partager ses bons moments et la soutenir dans les mauvais. Le Vincent qui se croyait assez fort pour la rendre heureuse. Le timide Vincent d’il y a 10 ans, lui, regardait. Il avait ouvert la voie, au Vincent présent de tracer la route.

Vincent ne trouva aucun support pour le détourner de Paige. Où qu’il regarde, ses yeux revennaient à elle. Toutefois, il remarqua quelque chose. Parmis la foule qui passait, certains leur jetaient des coups d’œil et souriaient. En regardant autour de lui, le peintre compris bien vite la cause : Ils étaient entourés de couples, assis sur le muret et plus ou moins enlacés. Ils étaient dans la portion « romantique » du port de Massalia, celle où les couples se retrouvaient … ou s’unissaient. L’avait-elle fait exprès ? Tentait-elle de lui transmettre un message ? Non, il devait rêver. Mais dans le doute, il chercha à confirmer.

- Heu Paige, tu m’as mené dans un bel endroit, la vue est magnifique mais disons que … la population a un peu changée entre le marché et ici…

Et il piqua plus ou moins un fard, ses yeux ne pouvant soutenir ceux de la jolie massalienne plus d’une seconde
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  Mer 17 Jan - 18:53
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Alors qu’elle se perdait dans l’observation des traits du peintre, Paige songea à Aristide. Qu’est-ce qu’il rirait s’il les voyait ainsi. A l’époque où elle avait insisté pour rester quelques jours de plus à Châteaurives, il l’avait interrogée encore et encore, comme ces proches trop envahissants, avide de connaître tous les petits secrets de l’adolescente pleine de vie. Quand il lui avait offert ce premier tour de Kalos, il ne s’attendait sans doute pas à devenir un parent de substitution chargé de tenir en place une gamine qui découvre l’amour.

Elle avait une bonne mémoire, la massalienne. Elle se souvenait des escapades, de toutes ces fois où elle l’avait tiré de ses rêveries pour qu’ils aillent observer les étoiles, les environs de Châteaurives de nuit comme de jour, pour qu’il lui montre son talent. Sa façon si particulière et unique de saisir le réel et de le rendre plus intense et plus beau sur le papier. Paige n’avait jamais été une grande connaisseuse en art, elle ne savait même pas s’il fallait voir des références, de la réflexion intense dans ses peintures. Pour elle, Vincent avait un talent authentique et naturel, quelque chose d’inexplicable et touchant. Il en allait de même pour sa personnalité et son aura. C’était inexplicable, autant que ses sentiments irrationnels qui lui revenaient en plein visage et en plein coeur dix ans plus tard. Si elle s’était entendue lui parler seulement quelques heures plus tôt, elle se serait elle même collé des baffes. Quelle genre de mièvreries ? “Le Destin”, et puis quoi encore, un alignement astral ? Paige n’assumait pas son goût pour ce genre d’affaires, mais elle aimait bien voir des signes un peu partout.

Il n’était pas bien causant, tout de même. A bien y repenser, il ne l’était pas non plus à l’adolescence et elle avait espéré le voir un peu plus enjoué, la massalienne commençait à penser qu’elle l’indisposait par sa présence. Cachant difficilement un air inquiet, Paige soupira imperceptiblement. Elle lui devait tant. C’était lui qui avait inspiré la jeune femme à se lancer lorsqu’elle était à Elyséa. Bien sûr, il ne l’avait pas fait en personne, mais le souvenir de son côté passionné, de la beauté qu’il transmettait par ses oeuvres lui avait donné envie de se jeter dans le grand bain. De donner, à sa manière, le goût de la découverte aux gens.

Et puis un sourire. L’idée qu’elle puisse l’indisposer s’enfuit aussi rapidement qu’elle était arrivée et Paige sentit comme une bouffée de chaleur dans sa poitrine, alors qu’elle répondit par la même expression. La jeune femme était non seulement soulagée, mais aussi étrangement enjouée par cette si simple expression. C’est qu’il avait l’air si mal à l’aise qu’aucune émotion forte ne semblait transparaître de ce visage qui lui avait manqué.

Malgré ce, Vincent avait l’air de chercher quelque chose autour de lui. La massalienne se garda bien de lui demander, elle ne savait pas vraiment quoi dire de plus tant elle se sentait mal à l’aise. Ou plutôt, ce qui la prenait était une sorte de chaos d’émotions contradictoires, un malaise mêlé à un bonheur inexplicable, une certaine nostalgie aussi. Celle de l’innocence, lorsqu’elle pouvait arpenter les routes de Kalos avec Aristide et s’émerveiller de tout sans se soucier du reste. De l’appartement d’Elyséa, de sa mère, des événements récents. La seule chose plus insouciante à présent, c’était Rubine, qui semblait toujours plus joyeuse avec le temps. Les secondes passaient et elle se mettait à l’aise, s’approchant du Tarsal de Vincent en lui jetant des regards amicaux.

Paige se perdit alors a nouveau dans l’observation de ce garçon devenu un homme. Chaque détail de sa physionomie, chaque geste, tout cela la faisait sourire. Elle le retrouvait finalement tel qu’elle l’avait laissé sur nombre de points de vue et si elle n'était pas aussi à l’aise et impulsive que le jour ou ils s'étaient quittés, Paige sentait que rien n’avait disparu du lien qui les avait unis autrefois. La voix hésitante du peintre vint la tirer de sa rêverie, la faisant presque sursauter quand elle se mit à regarder les alentours d’un air fébrile. Quelle mouche l’avait piquée ? L’emmener ici aussi naturellement, son inconscient lui jouait-il des tours ? Elle qui était déjà gênée de lui avoir pris la main, voilà qu’elle l’avait entraîné en plein milieu d’un rassemblement de couples et autres tourtereaux, message tout sauf subliminal sur ses sentiments a l’égard de Vincent.

La massalienne avait envie de se mettre des baffes. Il était si gêné, et la situation était véritablement dans une impasse. Que faire alors ? Paige n’avait pas la moindre explication pour se sortir d’un tel bourbier, et la panique la prenait. Elle n'était vraiment pas bonne pour gérer ce genre de situation désespérée. Improviser une fuite au beau milieu de ruines abandonnées, elle savait faire. Eviter l’attaque d’un Ohmassacre, pas de problème. Faire face à son amour d’enfance pour qui elle nourrissait manifestement une passion encore sincère, c'était au dessus de ses forces. Et parce qu’elle était incapable de gérer la chose par la reflexion rationnelle, la massalienne laissa parler son instinct impétueux par nature. “Je, heu …” Chuchota-t-elle en posant a nouveau sa main sur celle du peintre. Elle ne savait absolument pas ce qu’elle faisait, mais se jetait à l’eau sans plus d'hésitations. Tandis qu’il baissait les yeux en rougissant, elle approcha son visage de celui de Vincent et déposa un furtif baiser juste au coin de ses lèvres, signifiant à la fois par ce geste son envie d'échanger un véritable baiser mais aussi la retenue que lui imposait presque dix ans de séparation. “ J’ai pas pu te remercier comme il faut la dernière fois…” Murmura-t-elle d’une voix légèrement tremblante, affichant néanmoins un sourire chaleureux. Son coeur battait a tout rompre et elle ne se départissait toujours pas du rose trônant sur ses pommettes, mais Paige était déterminée à paraître la même massalienne qu’il avait connue, joyeuse, enthousiaste, et insouciante. C'était bien la ce qu’elle savait faire de mieux lorsqu’elle était vulnérable : oser être impétueuse et simuler l’assurance par la bonne humeur.
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  Jeu 18 Jan - 2:36
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Elle sursauta lorsque le jeune homme évoqua leur situation. Et ensuite, elle jeta des regards dignes d’un Miradar tout autour d’elle, comme pour valider la constatation du jeune peintre. Elle semblait troublée, comme inquiète. Avait-elle peur qu’une connaissance à elle les voit ensemble ? Peut-être son fiancé ? Ou bien même une amie ? Vincent priait pour que personne ne s’approche d’un pas décidé d’eux, voulant la saluer puis le remarquant et posant la terrible question : « Qui est-ce ? ». Vincent craignait cette question car en une fraction de seconde, il venait d’imaginer le pire scénario : Paige riant avant de dire qu’il s’agissait que d’un AMI qu’elle venait de revoir, tout en se tournant vers lui, un grand sourire aux lèvres. Il sourirait, histoire de donner le change mais il était fort probable qu’avec une oreille un peu entrainée, on entendre le déchirement de son cœur, en temps réel. Apparemment, ça s’appelait la friendzone. Le peintre l’imaginait comme une énorme chaine et des barreaux, surgissant de la bouche de la jeune femme, pour annihiler toutes l’unique chance qu’il avait de lui transmettre ses sentiments, l’entraver de manière ferme et définitive dans ce statut : « juste un AMI ». Le jeune peintre ne pensait pas y survivre.

Si ce scénario venait à se réaliser, il … partirait, définitivement. Vers un endroit où plus jamais il n’aurai l’occasion de la revoir. Il fermerai son atelier, jetterait ses pinceaux, peintures, déchirerais ses toiles, briserai son chevalet et partirais. Il relâcherait peut-être même Margot, il savait qu’il n’était déjà pas facile à vivre, avec ses terreurs nocturnes, réminiscences de son traumatisme passé. Mais là, à côté, de ce qu’il deviendrait, le Vincent actuel paraitrait suffisamment sûr de lui et charismatique pour finir présentateur télé. Il ne voulait pas que son pokémon le voit ainsi, il ne voulait pas que qui que ce soit le voit ainsi. Mais pour autant, il ne se voyait pas sauter le pas, pas pour le moment. Peut être plus tard, quand l’alcool ne ferait plus taire la douleur de son cœur.

Aujourd’hui, Vincent venait de prendre conscience d’une chose : Depuis toujours, il aurait pu tenter sa chance. Elle n’avait pas répondu aux sentiments qu’il lui avait transmis via le tableau mais, il aurait pu lui envoyer des lettres, ils avaient leurs adresses mutuelles après tout. Mille fois, il en avait écrit, mille fois, elles avaient pris leur envol dans le crépitement sec du bois qui brûle. Depuis toujours, il aurai pu mettre à plat ses sentiments, et connaitre ceux de l’adolescente. Peut être l’aurait elle jeté, peut être leurs sentiments auraient été réciproques. Il avait passé 10 ans, 10 foutues années, à se tourmenter pour des « et si … ». Aujourd’hui, il était peut-être trop tard. Elle aimait peut-être un autre, le rouge que Vincent apercevait sur ses joues n’étant qu’un signe de gêne en sa compagnie, de culpabilité. Le fait de revoir une erreur, une tâche de son passé qu’on croyait immaculé.

Vincent était prêt, prêt à se faire jeter. Ça ferai mal, mais ça serai nécessaire. Mais plus jamais, il ne voulait la regarder de loin, sans jamais pouvoir l’approcher. Et même s’il s’approchait, jamais il ne pourrait aller plus loin. Les mathématiciens, pourtant peu poètes, avaient quelque chose pour décrire cette situation : L’asymptote.

Il s’agit de deux courbes se rapprochant inexorablement. Toujours plus proches au plus on s’éloigne de l’origine. Toujours plus proche, mais qui jamais ne se touchent. A l’infini elles se rapprochent, mais absolument jamais, elles ne se toucheront. A un certain stade, leur espacement sera tel qu’on pourra les considérées unies, mais elles ne le seront jamais. Absolument jamais. Vincent imaginait les deux courbes condamnées à se voir, désirant ardemment s’unir, mais ne le pouvant jamais, et ce, pour l’éternité.

Il allait lui dire, tout lui avouer. Elle rirait peut-être, puis comprendrait qu’il est sérieux, ferai une tête désolée et lui dirait que ce n’est pas réciproque, qu’elle a déjà quelqu’un. Elle lui mentirait peut-être, mais c’était pour son bien donc il était près à avaler n’importe quelle couleuvre. La Paige qu’il connaissait n’était pas une sadique, elle ferait ça vite, et bien. Et presque sans douleur, ou au moins, elle disparaitrait avec le temps, peut-être.

Vincent était perdu ainsi dans ses pensées, prévoyant le pire lorsqu’il sentit quelque chose de chaud sur sa main. Il leva la tête et vit qu’il s’agissait de celle de la jolie jeune femme. En levant encore la tête, il vit qu’elle semblait hésitante, qu’elle cherchait ses mots.

* … Elle va pas me laisser le temps de lui dire, elle veut m’aider et me dire que c’est impossible entre nous, avant même que je ne tente quelque chose…*

Ses émotions étaient mélangées : D’un côté, il souhaitait l’interrompre et lui dire quand même, de l’autre, il voulait la laisser faire. Il y a 10 ans, elle prenait aussi les devants. Baissant la tête comme un condamné à mort, il attendit la sentence ainsi que son exécution. Il se préparait mentalement à retenir les larmes, à rester digne. Il se lèverai, avec le sourire, répondant qu’il s’en doutait et que ce n’était pas grave. Puis, il prétexterait qu’il était l’heure de prendre son train et repartirait, la saluant de la main. Une fois seul, il s’effondrerait.

Au lieu d’une guillotine verbale, il eût droit à un contact doux et chaud au niveau d’une de ses joues. Un bisou. Quoique, le jeune peintre avait clairement senti un contact au niveau de sa commissure. Un contact doux, chaud. Ce n’était peut-être qu’un accident mais Vincent en doutait : Il n’avait absolument pas bougé, pétrifié, dans l’attente du couperet. C’était donc volontaire ?

Ce n’était pas un bisou, leurs lèvres s’étaient touchées, une fraction de seconde dans la réalité, une éternité dans la tête du peintre. Cela n’était pas non plus un baiser, sinon la jeune femme serait actuellement en train de prodiguer une réanimation cardio-respiratoire ( bouche à bouche pour les intimes) au jeune homme, ce qui ne contribuerais qu’à le faire partir plus vite vers la Lumière. Mais alors, qu’est-ce que c’était ?

*Pas un bisou, pas un baiser… Un baisou ? Un biser ? Non, non, ça n’existe pas… Mais qu’est-ce qu’elle a voulu faire ?! elle a voulu m’embrasser mais à au dernier moment changé d’avis ? Ou bien elle voulait juste me faire un bisou puis s’est montrée gourmande et a voulu une plus grosse part de gâteau ?! Mais pourquoi elle me ferait un bisou ?!*

Il eût sa réponse peu après, alors qu’il relevait la tête, hébété et du coton dans les oreilles, il l’entendit murmurer des remerciements, certainement pour le tableau. Elle souriait, du rose au joues, semblant confirmer que le baisou était volontaire et même l’inviter à tenter sa chance et à l’embrasser. Vincent en mourait d’envie bien sûr mais il doutait : Et si depuis le début, il se trompait et qu’il ne s’agissait que de spéculations, de délires, le tout basé sur une vision biaisée de la réalité, selon un angle qui correspondait à ses désirs. Et si tout cela n’était qu’un rêve, et qu’il allait se réveiller, en sueur, dans sa chambre de Chateaurive, Margot à ses côtés. Le cliffhanger au sommet de la torture, le réveil à l’ultime seconde. L’asymptote. Puis, il se rappela d’une chose et se gifla mentalement.

* Vincent ! Oh Vincent ! Tu m’écoute ?! Y a pas 5 minutes, tu voulais tout lui dire et assumer les conséquences. Tu vas de nouveau te dégonfler et attendre 10 ans ?! T’attends quoi pour lui dire, ton premier déambulateur ? Tu penses qu’en attendant 10 nouvelles années tu l’oublieras ? Rêve mec ! Cette femme, c’est la femme de ta vie, alors maintenant, tu te comporte en mec et tu fais ce que t’as à faire ! Elle demande que ça alors si t’en profite pas, tu vas finir dans les Ordres ! *

Vincent ignorait qu’il était capable de se parler ainsi et d’être aussi, convaincant. Il se redressa, arborant un sourire et un air déterminé, il laissa sa main sous celle de la jeune femme et se rapprocha en se penchant

* Si proche, tellement proche… Je sens son souffle, ses lèvres sont brillantes, si brillantes. Les filles ont toutes les lèvres aussi brillantes ? *

* Mais tu vas arrêter de tergiverser sur ce genre de considérations ? EM-BRA-SSE-LA espèce de queulorior à la manque ! *

Il s’approcha encore. Ils étaient si proches, il sentait son souffle qui s’accélérait, tout comme le sien. Il avait l’impression qu’il allait exploser d’une seconde à l’autre. Leurs lèvres allaient se toucher d'ici moins d'une seconde et elle ne bougeait pas. Elle en avait donc réellement envie?

* Si c’est un foutu rêve, c’est maintenant que je me réveille…*

Pour être réveillé, Vincent le fût. Et à grande vitesse, douloureusement. Par un ballon de Beach volley. Le lanceur venait de faire un magnifique smash, tout en puissance. La trajectoire laissait à désirer, si l’on considère que la balle, ou plutôt l’obus de gros calibre, cueillit le jeune peintre juste à l’angle de la mâchoire, le projetant au pied du muret, tandis que la balle continuait sa trajectoire dans une magnifique chandelle.

*Aïe. Ça y est, je viens de me réveiller, je suis mort ? Nan, je sens du sable contre ma joue…*

Il se redressa péniblement, passa une main sur la joue rougissante. Il avait la tête qui tournait et était quelque peu désorienté. Il ramassa le ballon et le relança en direction du mec, avec une force qu’il ne soupçonnait pas. Et l’autre non plus, visiblement. Ses premiers mots furent bien audibles :

- Où je suis ?

Ensuite, la mémoire défaillante le temps d’un instant lui revint : Massalia, la plage, Paige, le baiser entrepris, le ballon. Il se retourna à droite puis à gauche, pour chercher la jeune femme, l’air paniqué, inquiet de son état. Peut être était elle aussi blessée ?
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  Mer 24 Jan - 21:28
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  Mer 24 Jan - 21:28

Tout se passait si vite, à une telle vitesse qu’il était difficile de garder la notion du temps, et des événements. Les uns à la suite des autres, leurs gestes timides, leurs regards et leurs mimiques et c’était un étrange retour en arrière. Comme si, tels les deux adolescents qui s’étaient quittés, ils se retrouvaient en oubliant les dix ans qui avaient séparé leurs adieux.

Paige avait terriblement peur de ce qu’elle venait de faire, de le voir partir en courant alors qu’elle découvrait pour la première fois la clarté des sentiments profonds. Peut-être n’était-ce qu’une étrange manifestation de la nostalgie d’une enfance qui ne veut pas vraiment s’en aller, mais elle en était convaincue : elle était amoureuse. Ce n’était pas l’une de ces petites amourettes, celles qui avaient éclairé ses soirées d’été sur la plage de Massalia ou ses nuits de folie à Elyséa, ce n’était rien de tout cela. Face à Vincent, Paige se retrouvait comme une enfant, incapable de mettre des mots sur ce qu’elle ressentait, maladroite et gauche. Elle qui avait toujours un mot à dire, toujours trop à raconter, se retrouvait là, muette, terrifiée à l’idée de se tromper, dire un mot de trop, ou à l’inverse, de l’effrayer par sa froideur.

Mais qu’il agisse, bon sang ! Elle le savait timide et un peu renfermé, elle le connaissait bien, ça faisait partie de ce qu’elle aimait chez lui, sa sensibilité si particulière. Mais si, pour une fois, ils pouvaient échanger les rôles ? Et si, pour cette fois, il pouvait prendre les devants et la rassurer, lui montrer qu’elle avait raison et qu’elle n’avait rien à craindre de sa réaction ? La massalienne se mordit la lèvre en plantant son regard dans celui du peintre qui s’approchait. Qu’essayait-il de faire, prenait-il enfin son courage à deux mains ? Rubine elle même était complètement figée, sentant sa dresseuse et amie de toujours terrifiée mais exaltée à la fois, un sentiment qui la perturbait grandement. Elle non plus ne savait pas quoi faire, et jetait des regards réguliers au Tarsal, comme pour essayer de comprendre ce que faisaient ces deux humains.

Et puis le choc, l’ascenseur émotionnel. Vincent fut projeté vers le sol par un ballon, ce dernier ne faisant que voler quelques mèches de cheveux de Paige qui avaient commencé à se mêler à ceux du peintre. Ils avaient été si proche l’espace d’un instant, et un sale coup du destin les avait arrachés à leur belle rêverie. Durant quelques secondes, elle fut interloquée, ne sachant trop où elle était ni à quoi elle devait cette perturbation. Elle recula de quelques pas, les jambes tremblantes, à la fois par le choc de voir son amour d’enfance projeté vers le sol, de ne pas savoir quelle était l’étendue des dégâts, mais aussi d’avoir été interrompue dans un instant si intime et, à présent, vu les circonstances, gênant.

Instinctivement, la rage. Rubine se retourna vers le lanceur en posant sur lui un regard empreint d’une haine viscérale qui n’était que le contrecoup de l’angoisse qui lui serrait les entrailles un peu plus tôt. Vincent lui renvoyait à peine la balle que Rubine sentit toute la frustration et la rage de sa dresseuse dirigée vers ce sombre individu, et se précipita à son encontre pour lui donner une leçon façon Massalia.  L’espace de quelques courtes secondes, Paige envisagea l’idée de la laisser faire sans la retenir : elle avait rarement été aussi en colère que contre ce type. Mais bien vite, la culpabilité viendrait la cueillir si l’Otaquin venait à vraiment faire du mal à un pauvre garçon sans défense, peu importe son âge. C’est pourquoi elle s’apprêta à rappeler Rubine auprès d’elle quand la voix de Vincent retentit à ses oreilles.

“Où je suis ?” Avait-il dit. “Où je suis ?” Une phrase si simple et innocente qui résonnait dans l’esprit de Paige comme lointaine. Elle tombait comme un couperet sur ses espoirs. “Où je suis ?” Réponds Paige, putain. “Où je suis ?” Non, il pouvait pas faire ça, pas après dix ans, pas alors qu’ils se retrouvaient et se confiaient enfin l’un à l’autre, à égalité.

“Vincent ?” Elle avait reculé derrière lui alors qu’il se relevait, pour lui laisser de l’air, de l’espace pour se remettre, et maintenant, il semblait chercher quelque chose. Essayait-il vraiment de comprendre où il était ? Avait-il tout oublié ? Ce coup de ballon était-il si fort ? Paige se souvenait de lui comme d’un garçon sensible mais elle n’avait imaginé à aucun moment qu’il puisse souffrir de ce genre de problème. Lentement, elle s’approcha et le contourna pour lui faire face à nouveau. Comme une étrange danse, timide. Paige avait peur à nouveau, une peur différente, celle-ci ne lui donnait pas d’ailes, elle n’avait pas de papillons dans le ventre. C’était une angoisse et une boule dans la gorge. “Vincent, tu te souviens ? Tu es à Massalia !” Son ton trahissait la panique qui la gagnait. Sans même regarder son expression ou son regard, trop submergée par son interprétation des quelques mots qu’il avait pu exprimer après le choc. La massalienne jeta un regard implorant au Tarsal, pouvait-elle faire quelque chose ? “ S’il-te-plaît ” Lui dit-elle d’un ton suppliant, ne sachant pas quoi lui demander exactement. Ce n’était que du désespoir, un cocktail détonnant et désagréable d’émotions qui lui faisaient perdre la tête depuis quelques minutes.

Un cri retentit. C’était le lanceur qui se prenait des coups de queue de Rubine qui préparait à présent une véritable attaque, bien plus violente que quelques provocations. “Rubine, non ! Reviens !” L’Otaquin hésita un instant, avant de reculer lentement. Paige ne s’excusa même pas auprès du touriste, elle appréciait un peu, dans le fond, cette petite vengeance. “Rubine, ici !” Cette fois-ci, le pokémon fit demi-tour et retrouva sa dresseuse à toute vitesse pour se frotter à ses jambes en poussant des couinements de fierté et de satisfaction. Ce geste chaleureux, elle lui connaissait bien, c’était ainsi qu’elle agissait pour la réconforter lors de ses quelques rares coups de déprime, principalement à Elyséa. “Ca va, reste calme.” Paige baissa les yeux sur le pokémon, trouvant dans le regard plein d’amitié de Rubine un moyen d’apaiser sa colère et sa panique. Néanmoins, d’autres sentiments persistaient et ne s’en iraient pas si facilement.

Elle se retourna à nouveau vers le peintre, les yeux humides, une larme perlant au coin des yeux. Elle s’emportait, n’avait aucune preuve que ce qu’elle craignait était vrai, rien de plus que ces quelques mots. “Où je suis ?” Que pouvait-elle dire ?

Paige leva une main, ne sachant pas encore ce qu’elle allait en faire puis, après une seconde d’hésitation, la posa sur le bras du peintre en s’approchant un peu - assez pour établir une proximité induisant l’intimité mais pas assez pour effrayer, tout du moins quelqu’un comme lui, elle l’espérait. “ Tu vas bien ? S’il te plaît, dis moi que tu vas bien ! ” Son regard parcourait le corps de Vincent de haut en bas, puis de bas en haut, comme pour vérifier qu’il n’avait rien alors qu’elle savait pertinemment où le ballon avait frappé. De son autre main, elle essuya une larme qui coulait sur sa pommette. C’était le chaos dans sa tête et dans son coeur, mais elle ne pouvait pas se permettre de le lui montrer. Paige voulait qu’il se souvienne d’elle, et il ne la connaissait pas comme une pleureuse.
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  Jeu 1 Fév - 22:01
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  Jeu 1 Fév - 22:01


Il avait l’impression de s’être faire passer dessus par un troupeau complet de Tauros faisant la course avec un de Frison. La balle l’avait heurté juste au niveau du creux de la mâchoire, légèrement en avant de son oreille. Le choc avait été violent si bien que le jeune peintre avait encore la tête tournant tandis qu’il se relevait, la joue rouge et animée d’une douleur palpitante mais franchement supportable. Il se posa ensuite à voix haute la question sur sa localisation actuelle, désorienté par le choc. Mais ses souvenirs revinrent vite et il se rappela la situation dans laquelle il était lorsqu’il avait été interrompu : Il allait embrasser son amour de jeunesse, la seule fille pour qui il ai jamais ressenti quelque chose. Et elle semblait d’accord, si l’on considère son bisou-invitation ainsi que le fait qu’elle était restée immobile tandis qu’il s’approchait. Il touchait au but et allait devoir tout recommencer, en espérant que la situation sera réparable. Il se passa une main sur ses habits pour faire tomber le sable, ramassa la balle et la renvoya dans la direction du pauvre gars sur la plage qui avait dû vouloir frimer devant une fille. Il la lança plus fort que prévue, animé par une pointe de colère.

La première pensée consciente qui suivi son lancer fut pour la jeune femme. Paige avait-elle elle aussi été heurtée ? Il la chercha autour de lui, paniqué à l’idée qu’elle se soit blessée par sa faute. Si elle était blessée, c’était parce qu’il avait tenté de l’embrasser. Cela l’avait distraite et elle n’avait pas vu la balle arriver. Il entendit quelqu’un prononcer son prénom derrière lui et reconnu immédiatement la voix de la jeune femme. Alors qu’il allait se retourner en direction de la voix, la jeune femme se glissa à côté de lui, le frôlant. Elle se plaça ensuite devant lui, un air très inquiet sur le visage. Son visage qui d’ailleurs, était intact. Pas la moindre égratignure, pas un hématome naissant et venant gâcher l’harmonie du visage de la jeune femme.

* Ouf, elle ne semble avoir rien. Par contre, elle semble paniquée, probablement qu’elle a eût peur au moment où la balle m’a frappé, vu qu’elle ne s’y attendait pas. *


Cependant, la panique de la jeune femme ne semblait pas diminuer, au contraire, elle semblait monter en flèche à mesure que les secondes s’égrenaient. Le peintre blond ne comprenait pas l’origine de son trouble : La situation lui ayant fait peur était terminée, elle devrait être en train de se calmer. Etait-elle inquiète de son état ? Non, même remarque. Il s’était relevé et devait paraitre intact physiquement, si l’on excepte sa joue et ses cheveux un peu en bataille. Mais qu’est-ce qui pouvait bien la stresser ainsi ?

Il eût vite la réponse : Lui, ou plutôt ses paroles. Elle semblait croire qu’il était devenu amnésique suite au choc. Et il avait contribué à alimenter le quiproquo avec sa phrase. « Où suis-je ? ». Tellement clichée. QU’est-ce qui lui avait pris nom e dieu ?! De toutes les phrases pouvant traduire une certaine désorientation, il avait choisi celle ayant la connotation la plus forte dans le domaine du cinéma avec une situation dramatique clichée. Il se collerait presque des baffes, mais sa joue avait assez pris pour la journée.

Pendant ce temps-là, la jeune femme continuait à le questionner, de plus en plus inquiète face à son mutisme dû à sa réflexion intense. Il en fut sorti par un cri, celui du lanceur auquel le nom de Gaston allait rudement bien. Gaston donc, était en train de se faire rouer de coup par Rubine, le pokémon de Paige tandis que Margot tentait de la calmer. Elle savait que Vincent était intact. Quelque peu choqué mais intact. Vincent la laissa faire, il avait une urgence à traiter en priorité. Et cette urgence était une jeune femme sublime ayant occupé quasi quotidiennement au moins un instant les pensées du blond. La seule et l’unique, la sublime Paige. Paige qui venait de doucement s’approcher de lui, posant sa douce main sur son avant-bras tout en le suppliant presque de la reconnaitre. Ses jolis yeux bleu-violets étaient maintenant quelque peu humides. Ce fut le déclic.

Il y a dix ans de cela, lors de la semaine qu’il avait passé avec Paige à Chateaurive. Ils s’étaient donné rendez-vous à la cabane dans l’après midi pour explorer la forêt. Et elle n’était pas venue, ou du moins, elle était en retard. Après un moment de doute, il s’était dit qu’il lui était peut-être arrivé quelque chose en chemin et il l’avait cherché pendant plus d’une heure dans la forêt pour la retrouver dans un fourré, en larme, à genoux à côté de Rubine qui saignait. Elle avait couru pour arriver au plus vite à leur rendez-vous et le pokémon s’était blessé sur un fragment de métal dépassant de terre. Sous le coup du stress, il avait réagi de manière automatique : Il avait d’abord rassuré la jeune fille, séchant ses larmes puis il avait fait un équivalent de bandage au pokémon avant qu’ils ne se rendent tout deux jusqu’à la ville. Les Adultes avaient vite pris en charge le pokémon et la situation s’était vite réglée, à l’aide d’un pansement relativement peu étendu et des médicaments. Ceux-ci avaient félicité Vincent pour son courage, disant qu’il était le preux chevalier servant de Paige et qu’il avait été très courageux. Le peintre se rappela le regard qu’avait eut la fillette pour lui à ce moment-là, mélange de reconnaissance, de soulagement mais aussi, … de confiance ? C’était la seule et unique fois où il avait pris les rênes d’une situation et s’était montré fiable. Et il se devait de récidiver le miracle aujourd’hui.

Il leva une main en direction de la joue de la jeune femme, essuyant une larme

- Paige … Désolé de t’avoir inquiétée, je vais bien

Contrecoup de sa chute ? 10 années de restrictions se levant ? Envie subite ? En tout cas, tandis qu’il regardait la jeune femme, il la trouva sublime et se laissa porter. Sa main caressa doucement la joue de la belle tandis qu’il approchait son visage. Pas de doute, pas d’hésitation, juste une certitude, il en avait envie et ne le regretterait pas. Leur nez se touchèrent mais le peintre ne s’arrêta pas et tout en douceur, il vola un baiser aux lèvres tremblantes de la jolie massalienne. Le baiser ne dura que quelques secondes mais Vincent eut l’impression de rattraper les 10 ans d’un seul coup.

- Paige Serena Fawkes, je suis un imbécile qui aurait dû faire cela il y a dix ans ou bien te transmettre mes sentiments de manière plus directe que par un simple tableau. Je t’aime, au-delà même de la raison. Je suis absolument fou de toi. Je t’aime et j’aurai voulu être suffisamment courageux pour te dire ces mots il y a dix ans.


Il avait parlé tout en la dévorant des yeux et profita de l’immobilité de la jeune femme pour retourner à la charge et l’embrasser une nouvelle fois, plus longuement, plus intensément, l’enlaçant au niveau de la taille. Il ignorait si un baiser avait le pouvoir de transmettre les sentiments mais dans le cas où cela serait le cas, il avait mis tout son amour dans ce baiser, toute sa sincérité. Après ce baiser plein de tendresse, il se recula quelque peu, lui faisant face, l’air déterminé. Quoi qu’i arrive maintenant, il y était prêt. Il ne reculerait plus.
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  Dim 25 Fév - 12:58
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  Dim 25 Fév - 12:58

Prise au dépourvu, Paige sursauta en entendant la voix plus calme de Vincent. Instantanément, elle se sentit bien bête mais ce sentiment s’évanouit lorsqu’elle sentit sa main sur son visage. Le regret qui un peu plus tôt la tenaillait, celui d’avoir dû interrompre un rapprochement sans équivoque refit surface néanmoins. A ce stade elle ne voyait plus rien, n’entendait plus rien, seulement la voix du peintre dont elle essayait à toute vitesse d’interpréter le ton, les inflexions, les mots, leur ordre et leur sens. La massalienne se mordit la lèvre, pas tout à fait certaine qu’elle serait capable d’oser quoi que ce soit à ce stade tant elle se sentait bête. Son imagination de drama-queen lui avait encore joué des tours et peut-être que Vincent la regardait d’un drôle d’air. Elle venait de baisser les yeux et n’osait pas les relever pour vérifier.

Vint alors le baiser, presque furtif, si court mais électrisant. Tant par sa signification que par la surprise de le voir agir, lui, Vincent, celui qui avait été cet enfant si timide. Les yeux de la massalienne s’écarquillèrent et ne purent se détourner de ceux du peintre. Elle comprenait, mais ne savait pas si elle pouvait se laisser aller à y croire. Et puis ses mots, si décidés, si clairs, elle lui enviait d’être aussi sûr de lui et passionné, elle qui se perdait bêtement dans un torrent d’émotions dont elle n’aurait su discerner le sens. Ce qu’elle savait, c’était qu’elle voulait qu’il recommence. “Vincent …” Murmura-t-elle si bas qu’il ne pouvait l’entendre. Paige ne savait même pas quoi ajouter à la suite de ce simple prénom aussi, son nouveau baiser fut accueilli avec autant de passion que de soulagement.

Tandis qu’il l’enlaçait, elle se laissa aller à se serrer un peu plus contre lui, passant ses mains derrière sa nuque. Pendant qu’elle l’embrassait, lui. Vincent. Lorsqu’il desserra son étreinte et lui fit face avec cet air déterminé, la massalienne sourit, rougissante, frôlant ses lèvres du bout des doigts. Les rôles étaient à présent inversés et c’était elle, la tourmentée, la timide jeune fille incapable d’aligner trois mots cohérents. Et c’était lui qui avait le dessus, qui prenait les initiatives et de laissait aller à l’enthousiasme. Tout à coup, Paige avait onze ans et la maturité émotionnelle d’une enfant. Des années durant elle s’était essayée aux choses de l’amour, rien de bien transcendant du point de vue sentimental. Un attachement évident mais une passion absente parce qu’il y avait, au fond, le souvenir de son premier amour. Ce souvenir lui revenait en plein visage et elle comprenait qu’en terme d’amour, elle était une véritable novice.

Rubine vint la bousculer d’un coup de queue sur la cheville, comme pour la sortir de sa torpeur, ce qui fit sursauter la jeune femme, constatant que Vincent la regardait toujours, il patientait. Voulait-il une réponse ? Il lui semblait pourtant que sa réponse à ses baisers était sans équivoque. Mais elle le lui devait quand même. Paige déglutit difficilement avant de parler, enfin. “ J’aurais du le comprendre à l’époque …” Commença-t-elle à voix basse. Oui, elle aurait dû s’en douter et comprendre leurs sentiments mutuels mais où en seraient-ils s’ils avaient vraiment su communiquer leur amour à l’époque ? Deux adolescents que tout séparait et qui ne savaient rien. “ Je t’aime, Vincent. ” Pour une fois, elle n’avait pas le sens de formules. Elle était bien moins capable que lui d’expliciter l’ampleur de ses sentiments alors elle espérait que l’entendre clairement de sa bouche lui ferait comprendre la force de son amour pour lui. La jeune femme s’approcha, lentement, et attrapa les deux mains du peintre de ses doigts tremblants. “ Je t’aime depuis cette semaine à Châteaurives et je n’ai jamais cessé de t’aimer. Et je comprends maintenant … J’aurais dû le voir. J’aurais dû te retrouver. Je suis tellement désolée.”

Se mettant sur la pointe des pieds pour atteindre le visage de Vincent, elle vint à son tour l’embrasser. Comme pour confirmer ses dires. Ce geste était intense, passionné, mais il semblait pourtant si naturel. Tout en l’embrassant, Paige remonta une de ses mains derrière la tête du peintre, comme pour s’y tenir, passant sa main dans ses cheveux blonds délicatement. “ Merci.” Murmura-t-elle en reculant son visage après ce long baiser. “ Merci d’être là, et de me l’avoir enfin dit. ” Un sourire éclaira à nouveau son visage, un grand sourire cette fois, plus de timidité, simplement de l’enthousiasme et un bonheur sincère. Elle ne savait pas de quoi l’avenir serait fait, si cet amour était voué à perdurer ou non, mais elle se savait plus heureuse que jamais en cet instant.

Expression étrange de sa gêne ou soulagement de voir une conclusion à plusieurs années de doutes et de longues minutes de tourment, Paige rit. D’un rire aigu et chaleureux. “Je me sens tellement bête !” Reprit-elle. “Et toi, “Où je suis”, qu’est-ce que tu essayais de faire ?”. Un nouveau rire, beaucoup de soulagement. “Je sais pas ce qui t’amène à Massalia mais je suis vraiment vraiment contente que tu sois là.” Un petit sourire en coin pour ponctuer cet euphémisme. Les derniers mois de sa vie avaient été assez difficiles à encaisser et si passer un peu de temps à Massalia lui mettait du baume au coeur, un tel événement terminait de le soigner. Nul doute qu’une telle initiative de la part de son premier amour la remettait bien vite sur pied, à moins qu’elle ne doive envisager un retour de karma.
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  Dim 4 Mar - 21:01
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Les baisers, comme par magie, les avaient isolés dans une bulle d’intimité et où le temps semblait arrêté. Vincent regardait Paige, l’amour de sa vie, comme s’il la voyait pour la première fois. C’est fou ce que sa perception du visage de la jeune femme changeait maintenant que le sien n’en était qu’à quelques centimètres. Il la redécouvrait, les yeux pétillants : Paige n’était pas seulement belle, elle était sublime. Ses yeux qui pétillaient, ses petites fossettes, ses lèvres brillantes qui semblaient l’appeler … Pour le dire plus simplement, plus Vincent regardait la jeune femme, plus il gavait ses avides rétines, plus il l’aimait.

Et en plus de cela, de ce sentiment d’amour et de pure félicité s’ajoutait celui d’avoir réussi à se surpasser. Enfin, enfin il avait réussi à avouer ses sentiments à la jeune femme, à se comporter enfin en adulte et à avoir le courage d’assumer ses convictions et de faire ce qu’il jugeait nécessaire. Enfin il réussissait à sortir de sa coquille, à réussir à se départir de son caractère passif. Il voyait clairement l’ancien Vincent, celui enfantin qui avait suivi une jeune fille pleine d’énergie qui lui adressait un signe de la main, comme pour lui transmettre le flambeau à lui, le Vincent du présent, le Vincent s’étant déclaré à la femme de sa vie. Certes, il ne changerait pas de suite, cela prendrait du temps, et cela nécessiterais beaucoup d’efforts et de volonté. Mais, il s’était mis en marche et venait de faire un premier pas dans le fait de s’assumer en temps qu’adulte. Cela prendrait du temps, c’était sûr, mais il y arriverai, c’était certain, surtout si la jolie jeune femme lovée dans ses bras acceptait ses sentiments et le fait de faire un bout de route avec lui.

D’ailleurs, Paige, qu’en pensait-elle ? Elle n’avait pas résisté à son premier, ni à son second baiser mais peut-être était-elle juste trop surprise pour faire quoi que ce soit. Plus tôt, il était certain de pouvoir supporter la réponse de la jeune femme, quel qu’elle soit mais là, il était soudain pris d’un énorme doute quant à sa capacité à supporter un refus ou pire, un friendzonage. Là, le Vincent tout fier de lui venait d’un seul coup de laisser sa place à l’indécis, et priait intérieurement à peu près tous les Dieux qu’il connaissait. Et si elle ne voulait pas de lui ?

Heureusement, la jeune femme ne le fit pas languir très longtemps. Après avoir cherché ses mots et hésité quelques secondes, elle lui répondit qu’elle aurait dû comprendre ses sentiments plus tôt, avant de lui répondre qu’elle partageait ses sentiments et l’aimait. Elle l’avait dit en 4 petits mots, tout simples. « Je t’aime Vincent ». Elle avait réussi à résumer en 4 petits mots l’ampleur de ses sentiments pour lui. Vincent crû défaillir lorsque son cerveau fini de traiter ses 4 petits mots tant il était soulagé et heureux. Elle voulait bien de lui, le petit garçon qui restait passif et en retrait la majorité du temps, elle, la jeune femme pleine d’énergie, de couleurs. Elle lui attrapa ensuite les mains, s’excusant de ne pas avoir donné de nouvelles, de ne pas avoir cherché à le revoir. Vincent voulu l’interrompre, lui dire qu’il était au moins autant fautif qu’elle, que lui aussi aurait pu chercher à la contacter, à la revoir. Mais elle ne lui en laissa pas le temps, se mettant sur la pointe des pieds pour à son tour lui voler un baiser. Vincent répondit comme il put à se baiser, serrant la jeune femme contre lui, faisant doucement remonter une de ses mains au niveau de ses omoplates, l’autre restant confortablement postée au creux des reins de la jeune femme.

Puis elle se recula quelque peu et éclata d’un grand rire, un de ses rire cristallin dont Vincent se rappelait. Le rire de la Paige dont il était tombé amoureux. Comme contaminé, il rit aussi, ne comprenant même pas pourquoi, juste heureux. Heureux et saturé d’un cocktail hormonal inondant son corps de ce doux sentiment qu’est l’amour.

- Moi aussi je suis très content d’être venu à Massalia. C’est une très belle ville, j’aurai pleins de matériel pour travailler sur une nouvelle toile. Et en plus, j’ai pu te revoir et … et me déclarer, même si un ballon de volley a tenté en vain de s’interposer.

C’est en réfléchissant à ce qu’il venait de dire qu’il se rendit compte d’une chose. La cause de sa présence ici : Trouver l’inspiration pour une nouvelle toile avant de rentrer à Châteaurive pour éventuellement peindre. Il recula légèrement, s’éloignant de la douce chaleur de la jeune femme, et regarda sa montre, écarquillant les yeux sous la surprise.

- Oh mince ! Il est déjà si tard ?!

L’après midi avait déjà bien avancé, bien qu’il ne se soit rendu compte de rien, trop occupé à gérer ses émotions. Il devait prendre son train et était très limite niveau timing. Il allait devoir mettre fin à cette parenthèse de douceur et vite se rendre à la gare. Il prit son calepin et l’ouvrit à la première page, griffonna en vitesse son numéro de téléphone et son adresse email juste en dessous de l’évoli dessiné en compagnie du petit blond nommé Paul un peu plus tôt dans la journée. Il détacha ensuite la feuille qu’il tendit à la jeune femme.

- Je suis désolé Paige, je n’avais pas vu l’heure, je dois aller prendre mon train pour rentrer chez moi. Je … Je dois y aller mais voici mes coordonnées, qu’on reste en contact, pour définir un … un nouveau rendez-vous. Enfin, si tu es d’accord


Il avait quelque peu manqué de confiance en lui mais en soi, il avait bien agi. Il décida d’officialiser leur séparation, qu’il espérait brève, en lui volant un baiser à la dérobée. C’était dangereux. Il devait fuir. Il commençait déjà à s’habituer aux lèvres de la jeune femme, à les chercher à l’improviste. Il commençait à devenir carrément accro à cette sensation, cette douceur.

- … On … On s’appelle. Je t’aime Paige !

Et sur ses mots, il tendit les bras et attrapa Margot dans ses bras et partit en courant en direction de la gare. Il arriva juste à temps, validant son billet d’un geste avant de se précipiter dans le wagon avant que les portes ne se referment. Il trouva un siège libre, s’assit puis pu enfin se calmer. Décompresser, mettre à plat les évènements de la journée. Et dessiner. Pendant de longues heures il dessina, pris par l’Art, hermétique à toute stimulation extérieure. Heureusement, Margot veillait au grain et avait pris l’initiative de lui tendre une paille pour qu’il boive ou bien de lui tendre un morceau de gâteau.

Lorsqu’il releva enfin la tête, reposant le crayon de papier qui n’était plus très loin de rendre l’âme, il avait rempli le carnet. Sur les premières pages, les esquisses de Massalia, du marché, de Margot qu’il avait réussi à prendre au dépourvu et à dessiner. Sur les suivantes, Paige, Paige et lui, Paige devant la jetée, Paige lui souriant, Paige et lui, regardant la mer, enlacés. Et ce, sur presque 200 pages. Dès qu’il rentrerait, il se ferait couler du café, fort. Il allait très certainement passer une nuit blanche.

Il était allé à Massalia pour retrouver l’inspiration. Il l’avait retrouvée, ainsi que sa muse. Et elle a les lèvres les plus douces de l’univers. Un léger sourire au bord des lèvres, il se laissa bercer par la vibration du train et s’endormit.




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  Lun 12 Mar - 12:26
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Incapable d’effacer le sourire qui trônait maintenant sur son visage en permanence - et ce n'était de toute façon pas comme si elle souhaitait le faire - Paige écoutait Vincent, des étoiles plein les yeux. Il aurait pu raconter les pires banalités qu’elle serait restée niaise ainsi. Comme une enfant, celle qu’elle était lors de leur rencontre. Le peintre n’avait certainement pas conscience de l’effet qu’il faisait et cela ne faisait que le rendre plus attirant encore. Nul doute que la massalienne se sentirait bête en songeant à son comportement, a ce dont elle devait avoir l’air en cet instant, complètement à la merci de celui qui semblait être le premier venu. Mais, la tête dans les nuages et le coeur battant, elle oubliait tout. Oubliait que leurs échanges seraient bien vite rapportés et amplifiés à sa mère et a tout son quartier. Que le secret de cette relation serait ébruite avant même qu’elle n’en devienne une, et qu’il lui faudrait répondre de tout cela, expliquer qui était cet inconnu qu’elle embrassait aussi passionnément a peine quelques minutes après l’avoir rencontré. Toutes ces considérations s’envolaient lorsqu’il posait son regard sur elle, un regard qui ne trompait pas sur la nature de ses sentiments. Si Paige avait connu le doute et le chaos de l'incompréhension dans ses relations passées, pour la premiere fois, elle se sentait bien. Elle se sentait comprise, et le comprenait. Il ne cachait rien, était comme un livre ouvert, et elle ne doutait pas un seul instant d'être elle-même transparente sur ce qu’elle éprouvait. Il lui suffisait de la regarder pour la comprendre.

“Tard ?” La panique soudaine qui semblait prendre Vincent la laissait dubitative, elle qui espérait déjà passer les jours à venir en sa compagnie. Le programme du peintre contrevenait visiblement à ces projets fantasques. “Oh, tu dois déjà partir ? Désolée de te retenir.” Paige cachait très mal sa déception mais s’en serait voulue de le plonger dans plus de tourments. Lui qui était sans doute passé par nombre d’etats et d'émotions depuis le début de leurs retrouvailles n’avait pas besoin d’un poids supplémentaire. Et en ce jour comme par le passé, la massalienne prenait garde à ne pas trop bousculer ce jeune homme sensible qui touchait son coeur.

Saisissant le papier tendu avec précaution, Paige retenait ses larmes en acquiesçant. “Je t’appellerai, c’est promis. Et je viendrai te voir dès que possible.” Même son baiser avait un goût de tristesse et d’abandon. Furtif, il était déjà un souvenir a peine déposé sur ses lèvres. “Je t’aime, Vincent !” Lança-t-elle d’un ton trop dramatique pour elle, oubliant le monde autour qui devait bien se gausser devant pareils adieux.

La jeune femme fit un petit signe de main a Margot tandis que Vincent s'éloignait, avant de retourner s’asseoir et prendre Rubine sur les genoux. Celle-ci, curieuse mais sentant surtout la tristesse de sa dresseuse, se fit caline et douce, acceptant les caresses de Paige avec un couinement compatissant. “Tu l’aimes bien, toi aussi ? Tu te souviens mieux maintenant ?” La massalienne baissa les yeux sur son amie, les larmes emplissaient son regard. Tant d'émotions contraires et si puissantes en si peu de temps avaient eu raison de sa retenue. Malgré les larmes, elle gardait le sourire.

Après quelques longues minutes pour se remettre, profitant du soleil de Massalia et de la douceur de l’Otaquin qui l’accompagnait depuis si longtemps, Paige se releva enfin, essuya ses larmes, et reprit la route du Vieux Quartier. En chemin, elle enregistra les coordonnées de Vincent sur son téléphone et rédigea un message à son attention, accompagné d'une photo d'elle, souriante.

“J’ai hâte de te revoir. Ne m’oublie pas !
Je t’aime,
Paige.”


La massalienne hésita tout le trajet avant de finalement l’envoyer, au moment même où elle passait la porte de chez elle. Elle était enfin décidée, encore un jour ou deux à Massalia, et elle partirait sur les routes.
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Barques de pêches aux Saintes-Maries |RP retrouvailles ? - ft. Paige
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