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 [FLASHBACK] Wandering Gaze feat. Jericho [VIOLENCE]

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  Sam 10 Mar - 0:06
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  Sam 10 Mar - 0:06

WANDERING GAZE
rp flashback feat. Jericho
25 JUIN 1995 A GRIMECOAL #E8112D
De tes longs doigts, tu attrapes son menton pour la forcer à relever la tête, tu es bien plus grand qu’elle alors que tu la juges presque, Anastasia dans ses bras, petite Feunnec au regard espiègle. Tu ne la lâches pas, dissimulant ton mal-être derrière ton air indifférent alors qu’elle se montre inquiète. Timidement elle vient chercher tes doigts des tiens mais tu la repousses, l’empêchant de se défaire de ton emprise dominatrice.

« Je t’aime Suzie, tu le sais. Cinq ans que tu me combles de bonheur, un an déjà que j’ai demandé ta main.
- Alors pourquoi tu n’arrêtes pas tout ? »

Son regard accusateur, tu pestes, fronces les sourcils et te mords la lèvre supérieure. Tu ne supportais plus ces discussions, ces sermons et ton refus de parler de ce sujet en sa compagnie. Tu avais choisi la facilité, la simplicité de l’argent sale pour combler les fins de mois parfois compliquées pour son petit boulot de couturière, tu voulais lui offrir tout ce qu’elle désirait, tu la couvrais même de cadeaux parfois onéreux, lui promettant voyages et périples tous aussi romantiques les uns que les autres. Bientôt tu l’emmèneras à Alola pour une lune de miel digne de ce nom. Bientôt tu trouveras tout l’argent nécessaire pour pouvoir quitter ce trou maudit, qu’importe où tu pourras l’emmener avec toi, peut-être Verdveldt, probablement même. Pourtant pour le moment tu ne préfères rien lui dire, ton regard insistant t’arraches un frisson alors que tu coupes court à ce contact de plus en plus malaisant d’un simple baiser sur le haut de son crâne, tendre, délicat comme tu essayais de l’être le plus souvent possible.

Et malgré ses remarques, malgré cette toute petite main attrapant ton poignet s’éloignant, tu esquives son regard. Elle insiste quelques instants avant de lâcher l’affaire en sachant pertinemment qu’elle allait à présent parler à un mur infranchissable. Alors tu lui tournes le dos, tu l’entends soupirer d’agacement avant d’abandonner, te laissant seul dans ce salon, seul face à tes tourments, tes démons. Tu aurais tout donné pour elle, pour cette femme si douce et affectueuse, pour elle qui pourtant avait ressenti tant de pitié à ton égard alors que tu étais tombé sous son charme au premier coup d’œil, ensorcelé par cette fée pouvant se montrer si fourbe lorsqu’elle le désirait. Souvent, les voisins te faisaient remarquer la chance que tu avais et bien que étais terriblement fier de ce petit bout de femme atypique, tu ne te savais pas à la hauteur de ses espérances et tes beaux-parents n’hésitaient pas à te le faire remarquer. Eux n’ont jamais pu t’encadrer, délinquant misérable séquestrant leur fille. Mais par amour ils ont accepté, pour respecter les choix désastreux de leur si aimée princesse, la laissant dans l’entre de ce loup affamé. Derrière tes airs parfois sauvages, tu te montrais respectueux envers Suzie, peut-être aussi légèrement gâteux et laxiste alors qu’elle te marchait sur les pieds lorsqu’elle le désirait, réelle dominante de votre couple si particulier.

Au milieu du salon, tu n’oses plus bouger, tu attends qu’elle claque la porte de son petit atelier dans un bruit sourd pour venir masser ta nuque, l’air las, perdu, désespéré. Tu te complaisais dans ton malheur, dépendance malsaine à cette illégalité facile. Un rictus agacé déforme ton visage et c’est après avoir t’être approché du petit meuble de l’entrée pour prendre ton trousseau de clés et ton fidèle paquet de cigarettes que tu sortis de chez-toi, remontant la lanière d’un lourd sac en bandoulière sur ton épaule droite, fermant la porte d’entrée contre laquelle tu t’adossas quelques instants, les yeux rivés sur ce petit jardin devançant votre maisonnette. Tu le savais que tu n’étais pas raisonnable. Pourtant tu ressentais ce besoin de te faire reconnaître, peut-être cherchais-tu le respect envers ces délinquants, sûrement voulais-tu te faire une place, inconsciemment attiré par ce désir de gloire détestable. Tu t’allumes une cigarette, ton regard se posant sur cette fine fumée s’enfuyant vers ce ciel nuageux annonçant une pluie battante, tu laisses échapper un soupir et avances un pied pour amorcer une marche incertaine vers le squat lamentable où tu devais retrouver quelques délinquants, misérables semblables survivants gagnant leur vie comme ils pouvaient. Certains en dominaient d’autres, en faisant leurs lamentables petites putes s’acharnant pour rester libre, la loi du plus fort, bouffe ou sois bouffé, ne te laisses pas faire si tu ne veux pas finir enchaîné par plus imposant que toi.

C’était sûrement pour cette raison que tu te faisais petit, la tête pourtant si haute pour sembler écrasant, jouant de ta carrure, de ton regard de bête cherchant à se contrôler. Tes doigts se resserrent contre la lanière du sac à mesure que tu te rapproches, tes pas se font plus lourds, plus stressés, légèrement angoissés. Tu jettes le mégot terminé de ta cigarette, l’écrasant de ton pied alors que tu soupires. Une main dans tes cheveux pour repeigner ta tignasse sauvage avant de t’engager dans ce taudis pitoyable, lieu de retrouvailles pour votre petit groupe lamentable. Tu ne dis rien, ne salues personne en jetant un regard aux quelques personnes présentes dans ce petit entrepôt désaffecté. Nouveau soupir, la personne à qui tu devais donner le contenu de ton sac n’était visiblement pas là, peut-être lui était-il arrivé quelque chose ? Peut-être n’était-elle pas encore arrivée ? Tu n’en savais rien mais ce manque de ponctualité commençait déjà à t’agacer. Peut-être qu’une des personnes ici présente en savait plus ? Ton regard s’attarde sur les deux ivrognes décuvant dans un coin du bâtiment, tu grognes. C’est donc tout naturellement vers le deuxième petit groupe que tu portas ton attention, tu aurais préféré éviter de te frotter à eux et l’idée même de leur demander un renseignement t’arracha un frisson. Tu avais déjà entendu parler de l’homme au centre, cette balafre significative sur l’œil, tu frémis d’angoisse, de peur, d’appréhension. On t’a déjà parlé de lui, tu te souviendrais presque de la discussion que tu avais eu avec un type le concernant ; Jericho, un sacré fils de pute n’hésitant pas à dérober des pokémons à des dresseurs pour les revendre dans un trafic malsain. Les gens comme lui te dégoûtais et tu aurais probablement tout donné pour lui coller une droite mais tu prends sur toi, t’avances vers eux et les interpelles sans dévoiler la moindre once de faiblesse, de gêne, tu dissimules tout, même ta voix pourtant si terrifiée.

« Dites-moi les gars, je cherche Edwin, vous ne l’auriez pas vu dans le coin ? »

Le regard froid, tu ne laisses rien paraître alors que tu fixais le balafré des yeux. Tu aurais dû te contrôler davantage, tu aurais dû te stopper là dans tes questions mais tu as fais l’erreur de le provoquer, lui lançant d’un air presque écoeuré en le dévisageant de la tête aux pieds.


« Sinon c’est toi bien Jericho, celui qui participe à ce putain de trafics de pokémons ?! Sincèrement j’aurais honte à ta place. »

Tu aurais dû mâcher tes mots, tu aurais dû te taire, inconscient. Si seulement tu savais ce qui t’attendais … Peut-être aurais-tu fermé ta grande gueule pourtant si silencieuse habituellement.
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Gerald
25 JUIN 1995 A GRIMECOAL #4083A4
« Lâche ça Philippe. »

Encore une fois, il te tient tête. Il est infernal, mais tu sais qu’il finira par se calmer. Il teste encore tes limites, il veut te pousser à bout, mais maintenant ça ne marche plus – du moins plus vraiment. Tu tires avec insistance pour qu’il lâche ton objet si convoité ; ça ne lui servirait pas, de toute façon. Ce petit jeu commence à être lassant, tu le laisses donc gagner pour cette fois juste pour le plaisir de le voir tomber et rouler. Au moins, il réussit à t’arracher un sourire et tu ne caches pas le fait que tu l’as trouvé idiot sur le coup.

« La prochaine fois, tu feras moins chier. »

Il grogne et tu te contentes de l’imiter comme ferait un enfant pour se moquer, puis tu lui tournes le dos. Tu te prépares à partir pour rejoindre ton petit groupe dans un lieu bien défini. Durant cinq minutes, tu te regardes dans le miroir sans rien faire, mais tu réfléchis. Tu te poses des questions, tu as beaucoup de choses à faire, et tu appréhendes un peu le futur. Tu voudrais déjà être parmi les plus grands, à commander et à être enfin reconnu à ta juste valeur. Mais pour le moment, tu te contentes de peu. Et oui.

Tu pousses un long soupir en entendant Philippe s’agiter dans toutes les pièces de l’habitation. S’il continue, il va vraiment te pousser hors de tes limites, et ça risque de ne pas être beau à voir. Tu passes un mince filet d’eau sur ton visage pour te rafraîchir, puis tu viens te poster devant la fenêtre pour fumer la cigarette. Le temps passe, le Sarmuraï se calme enfin et retourne à sa place avant de rentrer dans sa pokéball sans rechigner quand tu le lui demandes. Tu viens ensuite écraser le mégot dans ce cendrier trop plein, et tu pars sur le lieu de rendez-vous.

Tu arrives en avance, ou alors ce sont les autres qui sont bien trop idiots pour penser arriver plus tôt que prévu. Tu n’aimes pas ça, vraiment pas, et tu vas bien penser à leur faire remarquer que ça ne marche pas comme ça avec toi. Tu t’adosses contre un mur, impatient, ton pied tape nerveusement contre le sol puis cesse dès lors que la première personne arrive. Elle vient à toi, tu le salues à peine et tu n’attends pas plus pour commencer le debrief, tant pis pour les autres.

« Va falloir arrêter de jouer au plus con et augmenter la cadence. D’accord ? »

Deux autres arrivent un peu plus tard en ricanant. Leurs voix résonnent dans tout l’entrepôt, et immédiatement, tu relèves la tête. Ils savent qu’ils ont merdé, et ils cessent très vite de rire avant de venir se joindre à vous en silence. Honnêtement, tu as autre chose à faire que de leur donner une leçon, même si tu es très tenté de le faire.

« J’espère que vous avez au moins ramené ce que je vous ai demandé…
Oui ! »

Ils ont l’air très fiers de leur trouvaille, et n’hésitent même pas à te foutre tout ce qu’ils ont amassé juste sous le nez pour que tu voies bien qu’ils n’ont presque rien foutu par rapport à la dernière fois. Et bien sûr, tu ne tolères pas ça. Tu as demandé quelque chose, ce n’était pas pour qu’on te ramène seulement la moitié. Tu grimaces pour montrer ton mécontentement, puis tu préfères te calmer afin d’éviter un drame – mais la prochaine fois, ce sera leur fête. Tu te contentes alors d’expirer toute ta frustration lors d’un long soupir avant baisser les yeux vers la marchandise. M’ouais, pas très rentable.

Tu te redresses presque en sursaut car il y a quelque chose qui te dérange. Quelqu’un s’approche de vous, et tu préfères faire semblant de ne rien avoir vu ni entendu. Tu pries presque pour qu’on ne vienne pas vous embêter en plein travail, mais bien évidemment, il faut qu’on vous interpelle. Il lui a juste suffi de prononcer un seul mot pour t’irriter, à croire que tu as que ça à faire de lui dire qui est là et pas là.

« C’est pas notre problème. »

Le plus petit du groupe s’est exprimé et tu lui demandes calmement de se taire. Tu prends une grande inspiration, tu te tournes vers l’intrus, et tu le dévisages à ton tour – non sans avoir remarqué le dégoût à ton égard. Tu hausses alors les sourcils, presque surpris qu’il se permette de te regarder de la tête aux pieds, à croire qu’il y avait quelque chose qui clochait sur toi.

Oui, ça aurait pu s’arrêter là, tu te serais retourné et tu aurais demandé au groupe de te suivre pour aller s’installer dans un autre coin de l’entrepôt, mais il a fallu qu’il l’ouvre une seconde fois. Qu’il te juge en silence sans rien dire, tu pouvais le tolérer, mais qu’il vienne critiquer tes activités, c’était une toute autre chose. Alors toi aussi tu viens le regarder de la tête aux pieds, sa dégaine, et ça te fait doucement sourire. Il aurait vraiment dû se taire, car tu n’es pas d’humeur, et il vient toucher une corde sensible alors qu’il n’a rien à faire dans cette histoire. En plus, on t’a déjà parlé de lui, de ce petit fragile se laissant marcher sur les pieds, sûrement la pire espèce qui puisse exister.

« Et toi, pour joindre les deux bouts, tu fais quoi, tu vends des allumettes ? Comme c’est triste. »

Tu t’avances vers lui après avoir rendu ce qu’on t’a tendu pour t’approcher de lui. Tu baisses les yeux vers son sac, intéressé par le contenu. Tant qu’à faire, pourquoi ne pas faire d’une pierre deux coups ? Lui faire entendre raison et le dépouiller, n’est-ce pas là une aubaine ? Tu réfléchis encore alors que tu raccourcis la distance vous séparant de façon dangereuse, les poings serrés, le dos droit et la tête haute.

« Moi j’aurais honte de me tuer à la tâche pour me faire essuyer les pieds dessus sans pression et sans recevoir aucune reconnaissance derrière. »

Tu le fixes d’un regard accusateur avant de le prendre en pitié. Pauvre petit Rocabot destiné à crever seul à qui on aurait bien envie de donner un bout de viande pour qu’il nous laisse tranquille et à qui on ne fait qu’éterniser ses souffrances. Mais ce Rocabot-là a décidé de montrer les crocs, et ça ne t’a pas plu. Tu ne sembles pas vouloir t’arrêter, et c’est bête car ce petit con qui ne s’est plus senti pisser se trouve actuellement sur ton passage. Ton poing vient s’écraser contre sa mâchoire, simple mais efficace, et tu espères que ce sera suffisant.

« Allez, casses-toi et attends sagement dans ton coin veux-tu ? T’es assez grand maintenant. »

Tu as bien mieux à foutre que de t’occuper de son cas, il ne t’intéresse pas, il n’y a que le contenu de ce mystérieux sac qui pourrait potentiellement te forcer à gâcher ton énergie pour l’obtenir.
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  Dim 11 Mar - 20:50
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  Dim 11 Mar - 20:50

WANDERING GAZE
rp flashback feat. Jericho
25 JUIN 1995 A GRIMECOAL #E8112D
Tu n’étais qu’un putain d’incapable. Un pauvre idiot destiné à lécher les bottes de plus fort mais qui, dans le déni le plus total, refuse d’y croire. Tu es faible mais tu ne l’assumes pas, tu veux te croire solide, prêt à tout pour parvenir à tes fins. Tu viens de Rhode, t’as survécu, t’as tenu au suicide d’Emma, t’as fais assassiner ton bâtard de père, tu n’es pas faible … Ce n’étais pas possible sinon comment aurais-tu pu en arriver jusqu’ici ? Sans haine, sans envie de t’élever, d’offrir une vie de princesse à ta moitié ? Non, tu n’étais pas faible … Impossible.

Pourtant le regard de cet homme te plante sur place, tu fais tout pour ne pas le montrer. Jericho Lamb, bien sûr que tu le connais, lui qu’on respecte, lui qu’on évite, qu’on préfère en compagnon qu’en opposant, typiquement le genre qu’on ne veut pas se mettre à dos, probablement de peur de se faire malmener. Tu gardes la tête haute, les poings serrés à t’en planter les ongles au sang, tu ne lâches pas des yeux, l’air faussement dur alors qu’il s’approche, diminuant la distance vous séparant presque trop dangereusement. Tu ne pouvais plus faire marche arrière sans passer pour un minable alors tu te contentes de le fixer, le surplombant de tes centimètres supplémentaires.

« Des allumettes ? Tu me fais bien rire. Tu te crois fort ? Supérieur aux autres ? Descends de ton nuage, pauvre tâche. »

Acerbe, tu le dévisages, l’air dégoûté et méprisant. Tu te caches derrière une carapace pour le surpasser et effacer toute once de malaise. Une main encore fourrée dans l’une des poches de ton blouson, l’autre retenant la lanière de ton sac, tu te veux imposant, terrifiant Rocabot muselé incapable de mordre. Toi, tu étais juste bon à couiner, juste bon à subir en silence, se révoltant quelques fois sans grandes réussites. Cette fois par contre, tu t’étai attaqué à un morceau bien trop gros, un Lougaroc comme on en croise peu, un batard de mâle alpha comme tu pouvais les détester.

« Parce que tu crois sincèrement que je laisse les autres me marcher dessus ? Tu t’y crois pas un peu trop par hasard ? »

Un ricanement dissimulant encore une fois ton stress, tu serres ton poids dissimulé, moites, les doigts aux jointures blanchies tremblant presque d’une peur que tu contrôlais de moins en moins. Tu jouais au con, tu le savais, tu le sentais et tu n’allais probablement pas faire le poids face à lui … Et te faire ruer de coups par son petit groupe, même si tu l’avais cette fois là amplement mérité, ne te plaisais guère. Peut-être aurais-tu pu tourner le dos à ta fierté, baisser la tête et t’en aller la queue entre les jambes mais tu ne voulais pas lui donner raison, tu ne voulais pas lui faire cet honneur de le laisser gagner à ce jeu où le plus con remportera la victoire.

Et c’est lui qui assène le premier coup, violent, sec, inattendu. Un simple coup qui te fait pourtant reculer d’un pas, puis d’un deuxième tandis que tu portas aussitôt ta main sur ta mâchoire endolorie. Il avait de la force, bien plus que tu ne l’aurais imaginé et tu ressentirais presque l’os de ta mâchoire résonner sous l’impulsion du coup. Alors tu retiens un faible gémissement de douleur, tu vas lui faire regretter ce geste alors qu’un désagréable goût de fer te force à cracher par terre avant d’essuyer le léger filet de sang coulant de ta lèvre du revers de la main.

« J’vais t’exploser, sale fils de pute ! »

Laissant tomber ton sac à tes pieds, tu te rapproches de lui et d’une poigne vive et déterminée lui attrape le col de sa chemise. Cette fois, c’est toi qui frappes, une droite se fracassant contre sa mâchoire pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Tu ne laisseras pas passer ce coup, qu’importe maintenant dans quel état tu allais finir, qu’importe si tu finis avec le nez explosé, boiteux ou même pire, tu allais tenir bon jusqu’au moment tu n’arriveras plus à tenir debout.

Juste pour satisfaire ton putain d’ego, ta stupide fierté, ton ridicule honneur de merde.

Pourtant tu savais que tu n’avais aucune chance face à lui, tu n’étais rien, juste bon à récurer les chiottes, à lécher ses bottes. Qu’importe la douleur, qu’importe si tu dois finir avec les poings en sang, tu frappes une seconde fois, au même endroit avant de le lâcher pour te reculer à nouveau. Tu dois reprendre tes esprits, le souffle court sous l’adrénaline soudaine. Tu ne lâches toujours pas des yeux, le regard mauvais, provocateur, presque hautain.

« J’attendrais gentiment quand tu viendras ramper à mes pieds, enculé. »

L’excitation fusait dans tes veines, tu allais lui prouver que tu n’étais pas un moins de rien, qu’importe le résultat final, lui comme toi allaient prendre chers.


+ GERALD W. RICHTER
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WANDERING GAZE
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25 JUIN 1995 A GRIMECOAL #4083A4
Il te dégoûte autant qu’il te fait pitié. Tu n’as qu’une envie, lui donner un coup de pied au cul pour qu’il s’en aille et qu’il aille chercher les emmerdes ailleurs. Tu pourrais même te permettre de lui cracher dessus mais tu as encore assez de respect – ou plutôt de pitié – pour lui pour t’empêcher de le faire. Tu t’essuies les mains négligemment comme si tu venais de toucher quelque chose de dégueulasse, puis tu te redresses droit comme un i. Qu’importe la taille de tes adversaires, tu sais te montrer plus imposant, bien à l’abri dans ta tour, trop confiant de tes capacités.

«  Je peux te montrer à quel point je te suis supérieur, mais tu ne le mérites pas. »

Maintenant complètement désintéressé, tu fouilles dans la poche de ta veste pour en sortir ton précieux paquet de cigarettes malheureusement à moitié vide. Sans même lui adresser un regard, tu en tires une du paquet pour la porter à ta bouche. Tu le penses assez faible pour ravaler sa fierté et partir sans dire un mot pour aller chialer dans les jupons de n’importe qui. Après avoir rangé la boîte en carton dans ladite poche, tu viens chercher ton briquet sans rien dire de plus, levant enfin les yeux vers le pauvre Rocabot qui n’a pas l’air d’avoir apprécié la leçon. Tu roules alors les yeux car il te fait vraiment pitié. D’un simple mouvement de tête, tu lui dis de dégager tout en allumant la cigarette car ça commence à devenir urgent, il te gâche la vue sur l’entrepôt.

Sa voix résonne dans tout le taudis et tu fais les gros yeux. Tu observes d’un rapide coup d’œil le sac tomber et tout le reste se passe en quelques secondes à peine. La cigarette tombe au sol sans que tu n’aies pu en profiter, t’arrachant un bruit provenant du fond de ta gorge. Tu es déjà furieux et il ne fait qu’accentuer ta mauvaise humeur. Tu le regardes tout en le foudroyant alors qu’il t’agrippe et tu manques de t’étouffer alors qu’il se défoule contre ta mâchoire. Le souffle court, tu tentes de faire abstraction de la douleur lancinante, profitant du fait qu’il recule pour te courber légèrement et agripper ta mâchoire pour la soulager.

Un léger filet de bave s’écoule de ta bouche, et c’est à ton tour d’avoir un arrière-goût de sang. Tu grimaces à nouveau et lances un regard à ton groupe qui te regarde stupéfait. À mesure qu’ils te fixent, ils semblent s’agiter et s’énerver, prêts à en découdre. Certains remontent leurs manches, d’autres se content de grogner pour tenter d’intimider. Les insultes commencent à fuser et se confondent avec des cris d’animaux tant ils ne prennent pas le temps d’articuler.

« On va t’faire la peau sale bâtard ! »

Pendant que tu reprends ton souffle et que tu tentes de te calmer, deux personnes s’avancent vers lui pour lui latter la gueule. Toi, tu te contentes de lever la main simplement et ils s’arrêtent presque instinctivement. Tu te redresses alors, l’adrénaline faisant trembler tout ton corps. Tu es enragé, il a réussi à te faire sortir de tes gonds. D’un autre mouvement de main, tu indiques à ton groupe le sac articulant comme tu le peux malgré la douleur.

«  Rendez-vous utile et piquez-moi donc ce truc. »

Juste après, tu viens te jeter sur lui et tu comptes bien lui faire regretter son geste. Il aurait dû s’arrêter à quelques insultes, car maintenant tu as décidé de le prendre en victime et de ne plus t’arrêter. Tu rugis avant d’aller le pousser et l’éloigner de ton groupe trop occupé à se ruer sur autre chose. Les poings serrés, prêts à s’abattre sur lui, tu viens le frapper au nez de toutes tes forces. C’est terminé, maintenant tu veux voir ce salaud te supplier de t’arrêter pendant que ses os craquent sous tes coups, tu veux qu’il regrette d’être venu te provoquer et qu’il baigne dans son propre sang s’il le faut.

«  Je vais te faire regretter d’être né sale chiure de Goélise ! »

Le souffle erratique, les yeux injectés de sang, il vient de réveiller toute la bestialité dont tu peux faire preuve pour défendre ta fierté, ton rang. Hors de question de te laisser humilier par un sans-nom, une tâche sur le tableau. Entre deux coups de poings se perdent des baffes qui claquent et résonnent dans l’entrepôt. Le monde autour est intéressé et vous observe, à moitié en train de parier sur lequel d’entre vous gagnera le combat. On pourrait vous comparer à deux bêtes enragées cherchant à montrer qui gagnera la place la plus convoitée, et toi, tu défends farouchement celle-ci.

Tu ne dis plus rien, tu ne laisses que ton corps parler, venant lui écraser les pieds, donnant des coups de genoux et des coups de poings tout en essayant d’endurer et de bloquer un maximum de coups de sa part. Tu te bats sans même faire attention à tes blessures et à ton propre sang recouvrant tes vêtements, tu lui craches à la gueule et viens le faire basculer en te jetant sur lui. D’un geste vif, tu te redresses et tu l’observes, lui jetant un regard dégoûté. Tu pourrais le ruer de coups de pieds, mais à la place tu préfères venir essuyer tes bottes contre lui, appuyant de tout ton poids contre son ventre en tentant tant bien que mal de calmer ton cœur battant à toute vitesse. Il est bien mieux ainsi.

«  Regarde, je vais faire comme tout le monde, je te marche dessus car tu es trop faible, voici ta place sale enculé. »

Tu te tiens prêt à riposter mais il te fatigue. Des voix s’élèvent derrière, des encouragements comme des insultes, apparemment ils en veulent encore et tu comptes bien leur montrer à quel point tu peux devenir sanguinaire juste pour qu’on te respecte un peu plus. Pendant que tu changes de pieds et que tu viens l’écraser aussi sèchement que le premier, tu essuies le sang et la bave s’échappant de ta bouche avant d’observer tes articulations rougies et abîmées par les impacts du combat.

«  Supplie-moi d’arrêter, allez, t’es bon qu’à beugler avant d’aller chialer toutes les larmes de ton corps dans un trou à rats. »

Tu sais qu’il n’en a pas terminé avec toi, et c’est tout pareil de ton côté.
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  Mar 13 Mar - 15:32
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  Mar 13 Mar - 15:32

WANDERING GAZE
rp flashback feat. Jericho
25 JUIN 1995 A GRIMECOAL #E8112D
Le souffle saccadé, cette violente envie de le ruer encore une fois de coups, qu’importent ses provocations pitoyables, tu serres les dents, les poings, tu es prêt à en découdre. Sa cigarette tombée au sol, se consumant en solitaire alors que les articulations de ta main te lancent déjà sous la force de tes coups. Tu sens qu’ils ont fait leur petit effet et tu le provoques encore d’un sourire satisfait, tu vas lui mettre la misère, tu en étais persuadé.

Les animaux commençaient à se déchaîner, il en fallait peu pour la sale race que vous étiez tous sans exception ne s’excite, une insulte plus haute que l’autre, une bousculade, un manque de respect, un petit rien pour déclencher un affrontement, pitoyables crevards ne satisfaisant du malheur des autres, qu’importe l’état de leur opposant. Tu t’étais jeté dans la gueule du loup, tu avais provoqué les grands, toi qui étais venu tel un enfant détruisant le château de sable d’un élève plus fort, soufflant sur ce château de carte sans réfléchir aux conséquences. Les hurlements, les cris, les menaces, les injures, tout te terrifie, tu ne feras jamais le poids, JAMAIS. Tu aimerais faire taire ces pauvres charognes s’accrochant à un pitoyable supérieur, ces minables s’approchant pour te finir, pour te massacrer et satisfaire leur ego misérable. Peut-être allaient-ils te planter à la fin, peut-être allais-tu succomber à tes blessures après cet affrontement, laissé pour mort au milieu de ce taudis nauséabonde. Tu déglutis difficilement alors que ce goût de fer t’arrache encore une mine de dégoût. Non, tu ne dois pas montrer ta faiblesse, jamais.

« VENEZ LES CREVARDS ! C’EST MOI QUI VAIS VOUS FAIRE LA PEAU ! »

Lamentable, idiot, déplorant. Ce ne sont que des malosses bien dressés, obéissant la queue entre les jambes à cette enflure se prenant pour plus fort qu’il n’est, perché sur un piédestal que personne n’a essayé de renverser. Tu restes droit, fier, hautain mais prêt à riposter, tu ne prêtes même plus attention à la douleur, tu n’as plus le temps. Tu te contentes de grogner lorsqu’il te laisse entendre qu’il désire connaître le contenu de ton sac et il n’a fallu d’un instant, un infime, juste quelques secondes d’inattention vers ton bagage pour qu’il ne se jette sur toi, telle une bête féroce. Tu ne t’y attends pas, tu titubes légèrement alors qu’il te repousse, tu reprends vite contenance mais tu n’as pas le temps de parer son coup. Un craquement résonnant presque dans l’entrepôt, tu te mords la lèvre au sang pour retenir un hurlement de douleur alors qu’il recommence, encore, encore, sans jamais vouloir s’arrêter.

Tu souffres, tu as du mal à suivre la cadence, vous n’aviez rien à voir, toi tu étais un époux monotone cherchant à esquiver les affronts, lui un dominant prêt à tout pour garder son os. Alors pourquoi … as-tu cherché le combat ? Pourquoi être allé emmerder ce type ? TU LE SAVAIS PAUVRE CON ! Étais-tu malade au point de ressentir du plaisir dans cette atroce douleur ? Voulais-tu sauter les barreaux d’une échelle à laquelle tu te t’étais jamais présentée pour espérer grimper en vision ? Pour être mieux vu ? Ça t’a pris d’un coup, sans réfléchir ? Pitoyable. Tu méritais qu’on te casse la gueule, tu avais besoin d’une leçon, une vraie, une bonne branlée comme plus jamais tu n’en auras.

Vous n’étiez que deux putains de chiens, de sales bestioles s’affrontant pour la gloire, injures, coups bas, chacun cherchait à rendre un maximum de coup mais il est plus fort, tu t’épuises avant, tu n’es pas aussi endurant et tu trébuches, il t’aide dans ta chute alors que tu termines au sol, ton dos rencontrant violemment le sol glacial de cet endroit. Tout le monde c’était regroupé autour de vous, bêtes de foire, spectacle jouissif. Tu y vois flou, tu as du mal à respirer, le souffle court, rapide. Pourtant même à terre tu cherches à te relever, tu ne veux pas abandonner, tu ne peux pas. Mais alors que tu prends appui sur tes coudes, il te remet à ta place, il te plaque au sol de son pied et tu croises son regard enragé, il n’avait plus rien d’humain et cette fois tu ne peux cacher ton angoisse. Tu trembles légèrement, juste ce qu’il faut pour qu’on ne le remarque pas alors que tu laisses échapper un grognement, tu pisses le sang, le nez explosé, dans un état lamentable. Tu as mal, la douleur te lance qu’importe l’endroit de ton corps, ton sang bouillonne, tes tempes prêtes à sauter, le crâne en vrac, tes mains dans un sale état.

Tu es soumis à sa volonté, rocabot malgré tout encore un peu féroce face à son maître, prêt à lui mordre la main s’il venait à l’approcher de trop prêt. Tu es à bout de force, humilié devant ce groupe jurant contre ta faiblesse. Un instant il retire son pied pour mieux te rabaisser, toi et ta haine. Ils en voulaient plus, tous, du sang, de la violence, c’était bien trop court, pas assez sordide pour leurs esprits malades. Toi, tu te contentes de reprendre tes esprits, une respiration acceptable. Tu ne supportes plus cet air misérable qu’il te lance, empli de pitié et de dégoût.

« Retire ton pied, enculé. »

Tu arrives à peine à trouver la force de parler, chaque articulation t’arrache une vive douleur dans la mâchoire. Tu trembles, de plus en plus, de rage, de peur, de violence, d’angoisse, tu serres encore les poings, baisses les yeux vers sa botte dégueulassant sans scrupules ta chemise. Tu vas le massacrer, tu vas lui faire payer. Jamais tu ne viendras t’abaisser devant lui, jamais tu ne viendras le supplier, t’agenouiller devant lui … Plutôt finir à moitié mort, tu ne lui feras pas ce plaisir.

L’adrénaline toujours présente, tu trouves la force d’envoyer son pied contre celui ne te retenant pas au sol, lui faisant perdre l’équilibre pour en profiter et repousser son emprise sur toi. Aussi vivement que difficilement, tu te redresses, tes jambes se tenant difficilement droites sous ton propre poids. Tu le défis encore du regard, essuyant le sang s’écoulant de ton nez fracassé, crachant au sol le surplus que tu avais avalé. Tu passes un coup sur ta chemise pour la nettoyer un minimum de toute cette poussière crasseuse, de toute façon il te faudra bien trouver une explication à Suzie quand elle te verra dans cet état, les fringues à moitié déchirées et tâchées.

Un coup d’œil à ton sac, tu as encore du mal à y voir correctement, tu n’arrives pas à juger correctement la situation. Tu avais galéré pour rapporter cette marchandise mais peut-être avais-tu une intuition inconsciente en gardant pour toi l’arme qu’on t’avait demandée ? Tu n’en savais que trop rien, tu n’arrivais de toute façon plus à réfléchir alors qu’ils fouillaient à l’intérieur, ils ne trouveraient que de la drogue, vulgaire marchandise te faisant vivre. Un nouveau regard vers ton opposant, tu n’as même plus la force de parler, tu préfères l’économiser pour lui rendre les coups, tu n’étais pas encore prêt à lui lécher les bottes … Plutôt crever que de le satisfaire.
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  Mar 13 Mar - 17:17
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Gerald
25 JUIN 1995 A GRIMECOAL #4083A4
Ta grimace s’agrandit à mesure que tu restes là, le pied posé contre lui à lui montrer à quel point il est insignifiant comparé à toi. Ton souffle est bruyant et ta mâchoire te fait toujours aussi mal, tu passes une de tes mains sur celle-ci en espérant vainement que ça calmera la douleur. Tu peux parfois te montrer un peu con, mais pas autant que maintenant où tu t’es mué en bête sauvage juste pour le bon plaisir de montrer à cette peluche qu’il n’aura jamais cette chance d’être comme toi.

« Retirer mon pied… ? Oh, pardon. Attends. »

Tu continues d’appuyer pendant qu’une main tâchée de sang vient recoiffer ta tignasse déjà crasseuse, ramenant tes cheveux vers l’arrière. Mais ceux-ci se rebellent à leur tour et tu as maintenant plus l’air d’un dégénéré tout droit sorti d’un trou qu’autre chose. Bah, tant pis, tu n’es plus à ça près de toute façon. Tu es prêt à venir carrément lui marcher dessus, mais le salaud a pu retrouver assez de force pour te faire vaciller. Tu écarquilles les yeux, surpris, ne t’attendant pas à ça, et tu viens t’éclater au sol après avoir titubé vers l’arrière, usant de tes mains pour amortir la chute.

Un grognement résonne dans l’entrepôt, tu peux sentir tes mains brûler sous le contact et le frottement du béton contre cette pauvre peau non protégée. La colère se mêle à ton souffle, tu expires bruyamment alors que tu te relèves en vitesse pour ne pas qu’on soit déçu de toi. Vraiment, quel salaud, il n’attend rien pour continuer à te pousser à bout. Tu pensais qu’un seul coup en pleine gueule lui suffirait mais non, le voilà encore debout à te tenir tête. Tu comptes tellement lui casser la gueule qu’il retournera chialer chez ses proches qui le fuiront car ils ne le reconnaitront pas. Tes poings se serrent, tes ongles cassés se plantent dans la peau déjà sanguinolente, tu montres les dents, les sourcils tellement froncés qu’une veine apparait sur ton front et manque de péter.

Les coups qu’il a pu te porter t’affaiblissent mais il doit sûrement te rester plus de réserves que ce sale gosse un peu trop téméraire.

Oh putain.
Oh qu’il te casse les couilles.

Tu passes ta langue sur tes lèvres pour les humidifier, tu racles ta gorge, tu voudrais parler mais il n’y a que des cris foutrement pas très humains qui sortent de ta bouche, les échos de voix résonnant dans le hangar retentissent également dans ta tête, tu as une poussée d’adrénaline alors que tu te jettes de nouveau sur lui comme une bête affamée et prête à tout pour un ridicule bout de viande. Ce salaud, tu vas l’envoyer ramper jusqu’à l’hôpital s’il le faut, tu vas le massacrer et le laisser se noyer dans son propre sang s’il le faut, et plus il en redemande, plus tu lui montres à quel point il a eu tort de venir te faire chier. Ton poing, tu vas le lui faire bouffer, tu vas lui déboîter la mâchoire s’il le faut, tu vas tenter de lui crever les yeux en y insérant tes doigts peints de sang encore frais, tu vas chercher à lui briser les côtes et tu lui feras nettoyer un coin de l’entrepôt avec la langue s’il ne courbe pas l’échine dans peu de temps.

Ton cerveau pense à peine, ton corps s’exécute, tu frappes aux meilleurs endroits et tu tentes d’oublier la douleur qui t’empêche de pouvoir frapper autant que tu le voudrais. Tu beugles comme un animal, couvrant les autres voix qui chantent en chœur, l’animosité dont tu peux faire preuve à ce moment-là te force à venir le mordre n’importe où, que tu lui arraches un bout de vêtement ou de peau, c’est tout pareil et tu n’en as strictement rien à branler, tu veux qu’il soit méconnaissable.

« Mais tu vas crever, oui ?! »

Dommage que tu n’aies rien de tranchant sur toi, tu as tout laissé derrière toi et il n’y a que des pauvres ongles pour tenter de griffer jusqu’au sang celui qui est la source de toute ta colère. « Crevure ! », hurles-tu. Ton groupe a terminé de piller tout ce qui pourrait potentiellement les intéressés, ils t’encouragent mais hésitent encore à venir se joindre à toi pour le prendre en traître et l’achever plus vite. « Mange-merde ! », lui craches-tu. Tu déverses tout ton venin et tu ne te retiens plus, même sans force tu continues de frapper, tu viens l’attraper par la gueule et le traîne contre un mur – non sans difficulté. Tu viens planter ton regard enragé dans le sien, et juste le temps d’un instant tes pupilles se dilatent soudainement. Tu marques une pause, ta lèvre inférieure se met à trembler tout comme ton poing. Il se passe quelque chose qui te paralyse, qui te fait hésiter, mais tu reprends très vite tes esprits et tu viens cogner sa tête contre le mur métallique de l’entrepôt qui réagit à ce coup soudain. Sûrement pas assez fort pour espérer lui fendre le crâne en deux, malheureusement.

« Quand est-ce que tu vas apprendre à rester à ta place, sale épidémie sur pattes ? »

Tu es fatigué, épuisé, mais tu parviens à l’agripper de tes deux mains par les cheveux pour tirer sa sale gueule en direction de ton genou que tu relèves non sans violence. Tu as puisé dans tes dernières forces, tu le relâches en cherchant à le remettre au sol et recules à une certaine distance, allant poser une de tes mains contre ta poitrine alors que tu respires comme si tu venais de courir un marathon sans t’arrêter. Tu ne pourras plus riposter sans aide, et tu indiques à ton groupe d’un simple regard qu’il va te falloir du renfort si cette bataille du plus con continue.

Tu passes ta langue sur tes dents, tu peux sentir le goût du sang qui s’y est collé, tu craches au sol pour tenter d’évacuer ce goût familier mais toujours aussi dégueulasse en vain. Tu observes le sang à moitié séché sur tes mains, sur tes vêtements, tu peux déjà te voir plein de croûtes et toutes les heures à essayer d’effacer les taches incrustées dans le tissu. Franchement, qu’est-ce qu’il fallait pas faire pour montrer à quel point tu valais plus qu’un stupide Rocabot écervelé.

« Va-t’en… », tu marques une pause, fermant les yeux, adoptant à nouveau une posture droite malgré la douleur et l’épuisement. Tu te tiens fier, et pourtant tu n’as qu’une envie : t’effondrer. « Casse-toi ou je te crève pour de bon… », essayes-tu d’articuler malgré tes difficultés à respirer. Malgré tes difficultés à tenir debout.

Malgré tout.
Ton esprit, tout comme les spectateurs, en redemandent, mais le corps ne suivra sûrement pas.
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Jericho
25 JUIN 1995 A GRIMECOAL #E8112D

Tu as la gerbe, une putain d’envie de dégueuler tes tripes. Tes jambes tremblantes, tes mains prises de spasmes presque incontrôlables, tu fermes les yeux un instant pour te focaliser sur autre chose que cette douleur lacérant ta pauvre carcasse. Les battements incessants de ton cœur ne semblent pas vouloir s’arrêter. Au moins tu l’aurais fait tomber au sol, c’était déjà ça et tu le sens perturbé alors que tu lui lances un regard satisfait, les lèvres doucement étirées en un sourire bien plus provocateur que les précédents ; un partout.

Alors vous vous jugez, tu vois bien qu’il n’est plus au meilleur de sa forme lui aussi, tu as troublé sa fierté avec cette chute, tu le sens et tu sembles content du résultat, tu voulais le faire descendre, le faire réaliser qu’il ne valait pas mieux que vous tous, un crevard de chien errant se nourrissant de la merde laissée par les plus faibles. N’était-il pas dépendant de ta propre personne au final ? Qui était-il pour te juger ? Pour te rabaisser ainsi ? Pour t’humilier devant des hommes qui n’en valent pas la peine. Tu les hais, tous, ils te rappellent ces bâtards de Suerebe, cette sale race, cette souillure, cette tache d’encre dans une société déjà si cannibale. Tu trembles, ces souvenirs te mettent à mal, tu as toujours voulu éviter les ennuis, tu ne voulais pas te faire malmener comme tous ceux que tu avais pu croiser avant, toi qui t’étais contenté de baisser les yeux, de faire comme si rien n’était en train d’arriver. Tu as toujours été faible, tu ne veux juste pas te l’avouer, sinon peut-être aurais-tu porté tes couilles jusqu’au bout pour sauver cette pauvre pute se faisant tabasser dans une ruelle, peut-être que Diana n’aurait pas eu besoin de les faire dégager après s’être armée d’une barre de fer pour exploser la mâchoire d’un d’entre eux. Tu as honte, honte d’être un minable, honte de n’être qu’un putain de moins de rien incapable de protéger ce qu’il a de plus cher. Tu vacilles mais tu restes droit, de nouveau tu l’affrontes du regard alors qu’il se jette sur toi. Tu manques de tomber, tu te raccroches au col de sa chemise et lui assènes un coup de tête, violent, agression finale alors que toutes tes forces quittent ton corps.

Tu ne peux plus tenir, tu ne peux que t’avouer vaincu. Tu n’auras pu la force de te relever après ça alors qu’il te traîne contre une des taules minables servant de mur à ce hangar. Tu sens ses ongles déchirer ta peau, sans doute seras-tu méconnaissable après cet affront, probablement et à cet instant tu cherches juste à le repousser, loin de toi, le plus loin possible. Tu ne veux toujours pas montrer que tu es à bout de forces et pourtant ton regard semble montrer tout le contraire tandis que tes yeux croisent les yeux, entre la haine et la douleur, la colère et le désespoir, étrange mélange mystique. Tu le sens, tu le ressens, dans sa poigne, dans son regard, il a hésité un instant, une infime seconde si ce n’est moins, il s’est retenu de te frapper avant de te fracasser le crâne contre la taule de l’entrepôt. Tu titubes encore alors qu’il t’achève d’un coup de genou, t’explosant la mâchoire puis il se recule, te laissant t’écrouler contre le mur tacheté de sang, hors combat.

Tu peines à respirer, tu dois te calmer, récupérer une respiration correcte mais tu as du mal, vous êtes dans le même état tous les deux, l’un encore fièrement debout, l’autre à terre, presque incapable de se relever. Tu ne sens plus ta mâchoire alors que tu viens la soulager d’une main, ton nez te fait souffrir le martyre et tu arrives à peine à laisser échapper un grognement. Les injures fusent, tu sens qu’il te provoque encore, tu sens qu’ils sont prêts à t’achever, à te ruer de leurs bottes dégueulasses pour mettre fin à tes jours. Tu prends peur, tu cherches à te relever mais n’y arrives pas, probablement voué à crever à ses pieds poisseux.

Cet homme, tu le hais, tu le hais autant qu’il t’intrigue, il t’intrigue à avoir hésité un instant, tu ne comprends pas pourquoi, tu aimerais le savoir, tu donnerais tout pour connaître la raison. Encore une fois, tu essayes de te remettre sur tes jambes, tu ne le lâches pas du regard, tu as peur, peur qu’il vienne d’attaquer en traite pour de nouveau te mettre à terre. Tu tousses, pris d’une quinte de toux t’arrachant les poumons, te brûlant la gorge alors que tu craches du sang, terrible goût envahissant ta bouche, tu cherches encore une fois à essuyer le sang séché de ton nez mais ne fais que l’étaler un peu plus sur son visage couvert de coups. Tu ne ressembles plus à rien, chien bâtard de merde.
Un dernier regard alors que tu te tiens debout en prenant appui sur le mur, tu ne sais même pas si tu arriveras à rentrer chez toi mais tu le dois. Tu croises entre ses yeux mais tu n’arrives plus à le provoquer, tu sembles indifférent, presque troublé alors que tu quittes les lieux, une main posée contre tes côtes, boitant en avançant difficilement. Tu n’espérais qu’une chose : qu’on te laisse fuir, qu’on te laisse dans ta putain d’humiliation, tu étais prêt à rentrer chez toi en rampant s’il te fallait … Mais tu ne voulais plus te battre … Plus aujourd’hui … Plus avec lui … Tu avais retenu la leçon.
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WANDERING GAZE
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25 JUIN 1995 A GRIMECOAL #4083A4
Les regrets te hantent déjà. Tu regrettes de ne pas l’avoir achevé sur place, peut-être as-tu mesuré ta force lorsque son visage est venu rencontrer ton genou, peut-être que… Non, rien. Tu secoues la tête pour chasser tes pensées et reviens le regarder de haut, un regard le jugeant, le trouvant minable, misérable. Tu pourrais presque sourire mais tu ne le fais pas, tu le regardes ramper au sol comme le chien qu’il est, il ne mérite pas plus de honte. Tu puises dans on ne sait quelle énergie pour rester debout, mais il est hors de question que tu flanches avant qu’il ne parte. Mais les secondes commencent à se faire longues, et plus tu l’observes, plus tu commences à douter sur quelque chose.

Tes camarades s’agitent, ils huent ce pauvre Ponchiot battu, ils le traitent de faible, et les échos résonnent à nouveau dans ta tête. Tu as mal, ton nez te lance, l’odeur du sang présente aux alentours et sur toi te donnent envie de gerber, tu commences à te sentir mal, alors tu commences à te montrer… Un peu plus pressant. Il doit quitter le plus vite possible cet entrepôt. Tes jambes commencent à trembler, elles ont de plus en plus de mal à supporter le poids de ton corps, et pourtant tu restes droit, tu retiens ces bêtes muselées qui te suivent fidèlement et qui sont prêtes à agir selon tes envies, de rares alliés dont tu aimerais voir l’effectif grossir ; mais ce n’est pas pour maintenant.

Toi non plus, tu ne le quittes pas des yeux. Et tes pupilles ne cessent de se dilater à mesure que tu le regardes, il semble autant te fasciner qu’il te dégoûte. Car tu as l’impression de revoir en lui quelque chose. Ou plutôt quelqu’un. Quelqu’un qui a galéré pendant des années, qui s’est laissé marcher dessus durant trop longtemps et qui, un jour, en a eu marre. Et qui a commencé à vraiment se prendre en main. Et c’est ça qui te fait flipper. En restant dans ton silence, tu retiens les bêtes qui ne cessent d’aboyer pour que l’intrus déguerpisse la queue entre les jambes. Tu pourrais l’attaquer en traître, demander à ce qu’on abrège ses souffrances, mais tu es comme pris de compassion, et tu comptes le laisser partir sans faire d’embrouilles. Tu te décales pour mieux le voir fuir, fixant l’horizon jusqu’à ce qu’il ne soit plus qu’un minuscule point et qu’il disparaisse au travers d’une ruelle.

Et dès lors que tu ne le vois plus, le monde autour de toi s’écroule.

Philippe a réussi à sortir peu de temps avant que tu tombes de sa pokéball, pour le meilleur et pour le pire. Il a pu donc être là alors que les autres continuaient à beugler sans même voir ce qu’il venait de t'arriver à l'instant. Il t’attrape dans ses grandes pattes et vient te servir de dossier le temps de récupérer. Tu es à moitié sonné, tu vois flou, mais maintenant tu es sûr qu’on ne viendra plus t’emmerder. Quand les cris se calment et que le groupe se tourne vers toi pour te féliciter, leur joie se transforme bien vite en colère. Ils s’approchent à toute vitesse, ils t’appellent et Philippe reste là, immobile, dans un silence méditatif. Tu sens son regard posé sur toi, un regard faussement accusateur. Il sait pourquoi tu as hésité, à ce moment-là, mais il ne peut rien dire, malheureusement.

« On va le retrouver et le tailler pour de bon, allez, on y va !
Non. Surtout pas. »

Trois mots, et ils s’exécutent. Ils se calment et se contentent de te regarder de leurs grands yeux de Limonde, tu pousses un soupir et ils finissent par s’éloigner. Tu as besoin d’espace. Tu as besoin de temps. Tu renifles alors que tu passes ta main poisseuse sur ton nez. Toi aussi, tu en as eu assez. Il ne t’a pas raté avec son coup de tête, et tu risques de le sentir pendant au moins quelques jours. De ton autre main, tu viens sortir ton fidèle paquet pour en tirer une unique clope que tu t’empresses d’allumer. Tu t’en fous complètement d’y imprégner ton sang, tu as besoin de ta dose, tu as besoin de penser à autre chose.

Philippe, toujours aussi silencieux, préfère tourner la tête pour éviter de sentir l’horrible odeur se dégageant d’une si petite tige. Mais l’odeur emplit très vite une partie du hangar et le Sarmuraï te fait très vite comprendre qu’il risque de péter un boulon dans peu de temps. Tu le regardes, haussant les sourcils, puis tu t’empresses de consumer la cigarette jusqu’au filtre. Tu as eu l’occasion de lui mettre la misère… Et pourtant, tu ne l’as pas complètement fait. Il ne quitte pas tes pensées, et ça te frustre. Tu as beau secouer la tête, rien n’y fait, son empreinte reste et tu t’énerves contre toi-même. Il t’a frappé bien plus fort qu’il ne le pense, et il risque de te bouleverser encore un long moment. Mais ça, tu ne comptes pas l’admettre, bien trop fier pour t’avouer vaincu sur un seul point.

« Ramenez-moi chez moi, s’il vous plait. »

On vient très vite t’aider à te relever, on vient passer tes bras par-dessus les épaules, on te soutient et on t’aide à marcher jusqu’à la destination voulue. Philippe vous suit de près, très près, parfois il prend un peu d’avance juste pour te regarder ; tu sais à quoi il pense, puis que c’est la même chose pour toi. Tu sais qu’il va passer la soirée et la nuit à te fixer comme ça pour te faire chier. Pour te faire te poser des questions.

Tu salues le groupe avant de fermer la porte contre laquelle tu viens t’adosser et glisser jusqu’au sol. Bien sûr, le pokémon se met devant toi, s’assoit, et ne dit rien.

Et toi non plus.
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Jericho
12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #E8112D
12 JUILLET 1995, 16 JOURS APRÈS L'AFFRONT

Tu baisses les yeux en te regardant dans le miroir de la salle de bain. Tu n’oses même plus te regarder, tu trembles, les poings serrés, une boite de médicaments sur le bord du lavabo. Un instant tu hésites mais chasse bien vite ces pensées désastreuses de ton esprit, te contentant de piquer juste un petit comprimé que tu gobas pour atténuer cette insupportable douleur. Tu te retiens d’hurler alors que tu prends appui sur chaque coin du bidet, le dos courbé, les larmes te montant aux yeux alors que tu te mords la lèvre déjà bien tuméfiée par tous les coups que tu as pu prendre. Tu te tiens plus, bien trop longtemps que tu supportes cette douleur sans rien dire à personne.

Suzie ne souhaitait plus vraiment t’adresser la parole, visiblement énervée par tes gamineries t’ayant presque coûté la vie. Tu aurais eu besoin de son réconfort, de ses tendres embrassades, tu aurais voulu son soutien et elle n’avait pas daigné te l’offrir pour la première fois, peut-être était-ce une punition pour ton putain de comportement … Probablement. Tu aurais pu appeler Diana, tu aurais pu chialer au téléphone mais tu la savais bien trop protectrice et la voir débarquer pour péter des gueules ne t’aurais pas étonné, mais jamais tu ne voulais la mêler à tes histoires, non jamais. Peut-être serait-elle juste venue gueuler sur Suzie mais cela ne ferait qu’envenimer les choses et tu ne veux pas que ta femme se sente oppressée par une ancienne pute sortie de nulle part. Alors tu te contentes de ta solitude, forcé de te complaire dans cette situation désespérée alors qu’Anastasia est restée avec toi pour cette fois, mordillant le pan de ton pantalon pour attirer ton attention. Tu hésites un instant à l’ignorer mais décides de la prendre dans tes bras et lui offrir la petite étreinte qu’elle quémandait depuis toute à l’heure, maigre réconfort te redonnant tout de même un semblant de courage.

La gardant dans tes bras, tu te décides enfin à poser tes yeux pochés vers le miroir, tu restes silencieux un instant avant qu’elle ne relève son petit museau vers toi. « Je ne suis pas très beau à voir … Désolé … », elle penche la tête sur le côté alors que tu laisses échapper un soupir désespéré malgré ton faux sourire gêné, tu as mal, peur, tu te sens pitoyable et effectivement, tu n’es pas très agréable à regarder. L’attelle maintenant ton nez fracturé en place te dégoûte, tu ne supportes plus les bleus parsemant ton visage, tes lèvres aux vaisseaux explosés. Et ce n’était que la partie émergée d’un gigantesque iceberg, tes bras griffés, ton cou marqué, tes côtes douloureuses et cette mâchoire encore si sensible que tu dégustes à la moindre parole. D’ailleurs tu portes tes doigts contre cette dernière pour en tracer le contour droit, tu fais tout pour ne pas détourner le regard mais tu as toujours ce malaise qui revient comme un haut-le-cœur, cette humiliation qui te hante, t’arrache un frisson d’angoisse. Comme un enfant souhaitant rester chez lui pour sécher l’école, tu ne veux pas y aller, tu ne veux pas y retourner, tu as peur de te retrouver encore une fois confronté à cette muraille infranchissable. Depuis ce jour, il ne quittait pas tes pensées, il te pourchassait qu’importe ce que tu essayais de faire pour t’en défaire, tu t’es souvent réveillé en sursaut alors qu’il te tourmentait même dans les songes de Morphée, Suzie n’en pouvait plus d’ailleurs et tu t’excusais à chaque fois.

Jericho.

Tu ne comprenais pas, tu étais perdu, désorienté par cette sensation d’incompréhension te faisant te poser les mauvaises questions. Tu ne voulais plus le croiser, tu voulais l’oublier une bonne fois pour toute. Il te faisait peur, ce regard presque meurtrier, cet air fier et indestructible, tu ne voulais plus t’y confronter, tu ne voulais plus revivre la même humiliation, les regards emplis de pitié qui te jugeaient, ricanant de ta pitoyable faiblesse alors qu’il te domine, te soumet à sa volonté la plus totale. Tu voulais juste tout oublier, l’effacer de ta mémoire, retourner en arrière et fermer ta gueule de sale petit con.

Tu reposes Ana’ à terre, allumes le robinet et te passes un coup d’eau sur le visage. Tu grognes, aujourd’hui tu allais pourtant devoir retourner voir tes démons, tu allais simplement baisser la tête, la queue entre les jambes, tu allais être un bon petit chien et donner tout ce que tu avais récupéré encore une fois. Ce ne sera qu’un aller-retour de quelques minutes mais tu appréhendais, non tu ne voulais pas. Un rictus de douleur déforme ton visage, tes jambes te lancent, tu as encore parfois du mal à rester longtemps debout, tu as encore besoin de repos, beaucoup de repos mais tu ne peux pas non plus rester chez toi sans rien faire : qui allait rapporter ce deuxième salaire pour garder la maison ? Tu ne voulais pas non plus dépendre de Suzie, tu voulais réussir par toi-même, comme un grand garçon. Tu passes une main dans ta tignasse pour la dompter un minimum, arraches le col de ta chemise et te contemples misérablement de longues secondes avant de quitter la salle de bain.

« Ana’, tu es sage d’accord ? Je n’en ai pas pour longtemps. »

Elle grogne, elle aurait voulu venir avec toi mais il en était hors de question. Elle insiste et tu hausses la voix pour la stopper dans son caprice : cette fois pas de corruption possible de sa part, tu tiendras parole. Jamais ils ne la toucheront … Jamais. Tu laces tes lourdes bottes, tu te loupes une fois, deux fois mais tu y arrives alors que tes doigts tremblent, encore recouverts de coupures et d’impacts, les articulations en piteux état. Tu vérifies le contenu de ton sac, cette fois tu avais réussi à récupérer un peu moins de marchandise mais à ton grand étonnement, Edwin avait été plus que compatissant à ton égard, compréhensible avec ce qui c’était passé la dernière fois. Ce coup-ci, tu ne devais pas le décevoir si tu ne voulais pas être la cible de son prochain énervement mais tout allait bien se passer, pas vrai ?

Un dernier regard vers la petite Feunnec, elle t’attendra, elle gardera fièrement la maison et son regard malicieux te donne assez de courage pour passer le pas de la porte. Tu fermes ton manteau et entames ton avancée vers ce qui aurait dû être ta tombe il y a bientôt deux semaines et demies, tu marches à reculons, tu as dû mal à rester calme, tu regardes partout, sursaute au moindre bruit. Tu déglutis difficilement et reste quelques instants devant l’entrée. Tu as hésité sur le premier pas mais enchaîne ensuite après avoir remonté ta capuche sur le haut de ton crâne. Tu avais ainsi cette étrange sensation d’être invisible aux yeux des autres, comme si telle une ombre tu pouvais te fondre dans le silence. Tu espérais trouver Edwin rapidement mais tu savais qu’il pouvait se permettre d’arriver en retard s’il le désirait et tu ne pouvais le blâmer pour ça : il venait de loin pour venir récupérer sa marchandise en main propre et il te retirait un énorme poids des épaules. Et bien évidemment, les deux choses que tu redoutais te tombèrent sur le coin de la gueule.

Edwin était encore une fois introuvable.
Et tu avais rencontré sa silhouette de loin.

Tu te faisais tout petit, baissant automatiquement la tête pour aller te cacher dans un coin de l’entrepôt, déposant ton sac en t’adossant dans un recoin plus sombre que les autres, te laissant glisser contre cette taule grinçante. Tu fermes les yeux, tu es épuisé par la fatigue et la douleur, encore pitoyablement convalescent.

Pitié, tu voulais qu’on te laisse tranquille.
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  Mer 14 Mar - 16:24
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Gerald
12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #4083A4
Tu as mis du temps avant de t’endormir. Tu as pu te glisser ce soir-là dans ton lit après avoir rampé jusqu’à lui durant au moins cinq minutes. Tu t’es agité tant bien que mal, tu as été submergé par les cauchemars et les réveils toutes les demi-heures. Oui, cette nuit-là, tu as très mal dormi. Tu t’es remué dans tout le lit, tes muscles ne cessant de te lancer et de te tordre de douleur. Plus la nuit passait, plus tu souffrais le martyr. Tu retenais tant bien que mal tes gémissements de douleur, tu as trempé tes draps à cause de cette nuit de merde à tenter de récupérer. De toute façon, tu ne comptais pas te montrer le lendemain, préférant laisser tes acolytes vaquer à leurs occupations juste le temps de récupérer.

--

Tu ouvres les yeux après t’être encore fait piéger dans l’étreinte d’un cauchemar refusant de te laisser partir. Toujours le même, celui où tu passes ton temps à te faire marcher dessus sans jamais pouvoir faire quelque chose. Tu as beau te débattre, tes bras refusent de cogner. Alors tu finis par te laisser crever petit à petit, endurant tant bien que mal la douleur alors que tu le vois lui en train de se moquer de toi. Tu ne sais pas ce que ce rêve signifie, mais tu commences à être fatigué de faire le même depuis maintenant plus de deux semaines. Tu te lèves douloureusement, tes muscles toujours endoloris cherchant tant bien que mal d’oublier le combat. Tes yeux viennent regarder ces mains pleines de croûtes et tremblantes, puis ces ongles abîmés et enfin ces doigts encore douloureux.

Tu te diriges vers la salle de bain sans dire un mot, suivi de près par Philippe qui tente de se faire discret. Sauf que ça ne marche pas avec toi ; il mesure deux mètres, ce n’est donc pas difficile de voir sa carapace dépasser de derrière ton dos quand tu te trouves devant un miroir. Durant tout ce temps, il ne t’a pas lâché d’une semelle, refusant de t’écouter quand tu lui as presque supplié de rentrer dans sa pokéball. Tu n’as pas eu la force de lui tenir tête et il en a un peu profité pour imposer quelques règles chez toi, profitant de ta faiblesse pour obtenir des choses que tu lui refuserais en temps normal. Il quémande d’ailleurs sa petite friandise en allant appuyer sur les points encore trop sensibles. Un frisson te parcourt, et tu te contentes de grogner douloureusement avant de lui lancer ce qu’il convoite plus loin. C’est un vrai connard quand il s’y met, mais tu l’apprécies comme ça, il illumine tes journées et t’évite de penser à lui.

Ce bâtard, tu lui en veux toujours, et tu t’en veux toujours de ne pas l’avoir crevé lorsque tu en as eu l’occasion. Mais au moins, il a reçu une bonne leçon ; sauf que ce n’est pas assez de ton point de vue. D’habitude, tu n’es pas aussi laxiste et rien que le fait d’y repenser forme un nœud dans ta gorge dont tu n’arrives pas à te débarrasser. Tu pousses un soupir, puis viens fouiller dans la trousse de premiers soins traînant dans un coin de la pièce. Ce salopard a laissé des souvenirs sur ton corps qui mettront encore un moment avant de partir malgré l’attention particulière que tu leur portes.

Quand tu te regardes dans le miroir, tu ne te reconnais même plus : tes yeux sont légèrement gonflés et rougis par les larmes que tu tentes d’éponger à longueur de journée sans grand succès, tu n’as que très peu pris soin de toi, des cernes se dessinent doucement sous tes yeux et tu ne t’es pas occupé de ta barbe plus que naissante depuis quelques jours. D’habitude, tu t’aimes rasé de près, mais… Mais tu as encore été trop permissif, et tu comptes l’être aujourd’hui encore. Tu n’as pas encore retrouvé la force nécessaire pour t’occuper convenablement de toi ; c’est déjà beaucoup trop te demander de panser tes blessures et de rester crédible malgré elles. Tes mains viennent gratter amas de poils décorant ta mâchoire encore douloureuse. Tu tentes de la bouger dans tous les sens mais rien que le fait de l’ouvrir t’arrache quelques soupirs pour dissimuler la douleur.

« Philippe, on y va. », dis-tu en étant à moitié prêt. Tu passes un simple coup de peigne pour ramener tes cheveux vers l’arrière et tu ne prends même pas le temps de dompter les dernières mèches rebelles.

Philippe arrive en traînant les pattes. Il se dresse devant toi, plantant son regard dans le tien. Tu roules les yeux car tu sais qu’il te juge encore pour la dernière fois. Parce qu’il a compris que ça n’allait pas. Mais qu’importe. Tu enfiles des gants, présente la pokéball à Philippe qui y entre après quelques secondes à résister, et tu files le plus vite possible vers l’entrepôt.

Là-bas, tu y retrouves ton groupe et quelques nouvelles têtes qui se sont joint à vous. Ils ont l’air motivés, et cela te met un peu de baume au cœur. Vous passez bien dix minutes à débriefer, ils te montrent tout ce qu’ils ont pu arracher aux mains de pauvres innocents, et, pour une fois, tu les félicites. Pour la première fois depuis un moment, ils ont été efficaces… Tu respires comme un nouvel air, et enfin tu le sors de tes pensées.

« On se retrouvera ce soir autour d’un verre. En attendant, on a du travail à faire. »

Ils hochent la tête tous ensemble et se préparent, déjà pressés d’être ce soir car ce n’est pas tous les jours que tu te montres aussi clément. Ça pourrait presque faire peur… Mais la récompense est tellement belle qu’ils préfèrent faire semblant de ne pas voir que quelque chose cloche chez toi. Tu te prépares toi aussi, voulant les accompagner jusqu’à la sortie avant d’aller faire tes propres tâches de ton côté. Tu passes non loin d’une silhouette bien trop familière, mais tu n’y fais pas attention, trop occupé à regarder tes camarades partir chacun de leur côté. Ce n’est qu’en repassant à côté que tu tiltes, t’arrêtant en pleine marche en plissant les yeux.

Tu tournes lentement la tête dans l’espoir que ce ne soit qu’une illusion, mais non, tu reconnaîtrais cette victime entre mille, qu’il soit couvert, teint ou même avec un autre visage. C’est bien lui que tu as défoncé il y a plus de quinze jours. C’est lui qui t’a aussi mis dans cet état, et tu as à peine le temps de l’identifier que tu vois rouge. Ta respiration s’accélère, et te voilà prêt à charger tel un Tauros enragé. Non, tu ne t’attendais pas à le revoir de sitôt, mais le voilà dans son coin à faire sa victime. Encore plus dégueulasse qu’avant. Ton sang bout alors que tu t’approches de lui en faisant claquer au sol le léger talon de tes bottes abîmées par le temps.

Tu serres les poings, ils ont envie de venir s’abattre sur lui, mais tu t’arrêtes juste devant lui, incapable de bouger. Tu l’observes sous tous les angles, ton corps se souvenant de cette sacrée journée et ton esprit toujours aussi colérique. Et pourtant, tu ne bouges pas plus. Tu fronces les sourcils, tu cherches à articuler une phrase mais tu sais que rien ne sortirait à part des injures en rapport avec sa pauvre mère. Et plus tu le regardes…

… Plus il t’apaise.

Tes muscles tendus se calment peu à peu, la grimace gravée sur ta face redevient neutre, tu pousses un long soupir retenu depuis que tu l’as aperçu, puis tu portes ta main vers ta poche de manière suspecte. Qui sait ce qui pourrait s’y trouver ? Une lame de rasoir comme rien du tout, tu finis par en sortir un paquet toujours aussi vide. À chaque fois que tu t’en procures un nouveau, le contenu fond tellement vite que tu n’éprouves même pas la satisfaction d’en avoir un neuf. Tu y extrais un bâtonnet de tabac avant de le tendre sans aucune arrière-pensée. Plus de coups de pute, du moins, tant qu’il reste calme et qu’il ne tente rien.

« Je veux bien te pardonner, si tu t’excuses bien sûr. », grognes-tu fièrement, ne manquant pas une occasion de le rabaisser.

Au fond, tu espères qu’il sache de quoi tu parles. Car il ne pourra réparer tous les pots cassés. Mais peut-être qu’après s’être fait remettre à sa place, il saura comment t’adresser la parole et que vous pourriez devenir de bonnes connaissances. Car tu étais comme lui, avant. Tu le fixes sans dire un mot de plus, d’un regard jugeur tentant de dissimuler tant bien que mal une certaine crainte.

Car il te fait un peu peur depuis qu’il t’a fait hésiter.
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Le claquement d’une paire de bottes, ton cœur manque un battement alors que tu cherches à te rassurer, te recroquevillant en remontant tes jambes contre ton torse. Tu n’oses pas relever la tête, les yeux écarquillés de peur, une fine gouttelette de sueur dégoulinant le long de ta tempe pour t’arracher un frisson désespéré. Peut-être ne vient-il pas pour toi ? Tu l’espérais sincèrement alors que le claquement s’approchait bien trop vite, beaucoup trop vite. BEAUCOUP TROP. Tu aurais voulu lui hurler de ne pas t’approcher, tu avais entrouvert la bouche mais rien n’osa sortir d’entre tes lèvres. Le rocabot que tu étais n’osait plus se rebeller contre son maître, il n’avait plus la force de se battre, de mordre cette main violente prête à le rouer de coups.

Cet affront, c’est toi qui l’avais provoqué.
Et te voilà ressorti traumatisé.

Sa seule présence te remémore ce combat violent, cette querelle animale, les cris, les hurlements, injures, humiliation, les crachas, les bousculades, tout te revient alors que tu t’attrapes la tête, tes doigts tremblotant tirant sur le tissu de ta capuche pour la tirer davantage sur ton visage. Pitié qu’il ne te voit pas dans cet état lamentable. Tu voulais rester seul, crevé la gueule ouverte, dissimulée dans cette obscurité cherchant à te tirer vers elle pour t’avaler une bonne fois pour toute. Et lorsqu’il s’arrêta devant toi, tu fermas les yeux en attendant le coup tomber mais rien, juste un silence pesant à l’air de pitié presque nauséabonde. Tu n’oses pas bouger, tes dents venant encore rencontrer ta lèvre défoncée. Tu ne te supportais plus et dans un misérable instinct de survie, tu arrivas à articuler une question à ton bourreau, la voix tremblante, incapable de dissimuler la peur à son égard.

« T’es … T’es venu m’achever … Pas vrai ? »

Au fond, peut-être l’espérais-tu, toi misérable crevard humilié, merdeux à la tour effondrée. T’as envie de chialer, tu as honte, honte de n’être qu’un fils de pute, honte de n’avoir que pour unique attache ta si délicate femme. Tu as peur, peur de la perdre, peur qu’elle trouve quelqu’un de mieux et t’abandonne dans la merde, en proie à ces carnivores n’attendant qu’un nouvel état de faiblesse dans ton regard désespéré pour venir t’étrangler de leurs doigts meurtriers. Tu fais tout pour garder une respiration calme mais tu as du mal à appréhender la situation, tes yeux se relevant vers ses bottes boueuses, la tête toujours baissée ne t’offrant pas un meilleur champ de vision. Chaque seconde semblait se transformer en une insupportable éternité lacérant ta peau avec une lenteur presque vicieuse.

Et pendant les minutes de silence qui suivirent, tu prias pour entendre Edwin arriver pour le faire fuir, lui et son regard te déstabilisant sans que tu ne saches pourquoi. Mais rien, juste un silence te rongeant de l’intérieur alors que tu sentais presque son regard supérieur te mettre à nu. Petit à petit, tu te calmes et la délicate odeur de nicotine vient titiller tes narines encore sensibles. Pourtant tu hésites encore un peu, lâchant ta capuche pour relever la tête, juste assez pour d’abord rencontrer son paquet de cigarettes sur lequel tu louchas quelques secondes en fronçant les sourcils. Était-ce encore un coup de pute ? Un bien dissimulé pour te malmener par la suite ? Tu ne bouges pas au début, tu préfères juger la situation et osas finalement redresser la tête vers lui, ton regard suivant pour croiser le sien.

À cet instant, tu frissonnes, tes membres parcourus d’une décharge électrique te figeant sur place. Reposant ton dos fragile contre la taule, respirant difficilement alors que tu n’arrivais pas à déporter ton regard sur autre chose. Cet homme te rendait fou et malgré cette situation de faiblesse te rabaissant encore plus, tu viens piocher timidement une cigarette de son paquet sans pour autant le remercier ; non tu te contentas de ramener ton bras vers toi, t’empressant d’attraper cette clope du bout des lèvres de peur qu’il ne vienne te la reprendre alors que tu tires ton briquet de la poche de ton jeans pour l’allumer, toujours aussi tremblotant. Tu as du mal à la tenir entre tes doigts au bord de la rupture pendant que tu recraches cette fumée cancéreuse ; puis enfin tu oses un regard, un nouveau, très léger, soumis, miséreux. Tu le détournes rapidement, tu as peur de lui, peur du moindre coup pouvant venir achever ta mâchoire mais tu ne peux retenir un grognement de mécontentement à sa demande, une dernière petite once de fierté refaisant surface alors que tu te contentes de tirer sur ta cigarette comme un demeuré, unique moyen que tu avais trouvé en cet instant pour te calmer.

Penser à autre chose.
Pour éviter son regard.

Tu sens pourtant le sien sur toi, il te fixe, te juge et tu te sens oppressé par cette sensation. Un coup d’œil rapide vers ton sac pour vérifier qu’il ne tente rien pour te le dérober mais tu refuses toujours de parler, vexé comme le serait un gosse qu’on engueule. Tu te dis qu’il se lassera peut-être de ton mutisme et qu’il s’en ira, loin d’ici. À cette pensée tu sens ta gorge se serrer et tu angoisses encore un peu plus. Toi qui te plaignais d’être désespérément seul, étais-tu prêt à chuter en solitaire dans ce gouffre insurmontable ou allais-tu te rabaisser à attraper celle que ton bourreau cherchait à te tendre ? Tu jauges le bon du mauvais comme tu le peux mais toutes ces questions ne font mal au crâne, un putain de mal de chien alors qu’un grognement désespéré sort de ta gorge.

Tu allais être un bon rocabot.
Tu allais ravaler toute ta putain de fierté.

De toute façon si tu voulais rester en vie tu n’avais pas le choix, tu devais courber l’échine et t’abaisser, lui lécher les bottes et obéir, aveuglement, stupidement, comme un parfait petit esclave. Dégoutant, pitoyable, humiliant.

« Je … Je m’excuse. »

T’en a mal à la gorge, ces trois mots viennent de te la lacérer alors que tu reposes ton regard sur lui. Tu sembles plus serein, un peu plus enclin à la parole ; comme si cette simple dérobade venait de te remettre les idées en place. Tu espérais en une échappatoire, tu n’avais plus que ça pour te sortir de cette descente aux enfers.

« Et moi j’veux bien te pardonner … Si tu t’excuses aussi … »

Malgré cette si étrange soumission soudaine à son égard, tu restes un branleur, un putain de con cherchant à tenir tête pour montrer la vivacité dont tu pouvais faire preuve et ce, même dans cet état presque larvaire. Dégageant ton visage d’une main pour te recoiffer, tu indiquas du menton son groupe disparaissant en dehors du hagard.

« Tu … Veux pas ramener toute ta bande … Et me laminer devant tout le monde ? »

Tu as encore du mal à y croire, à cette envie de repartir sur de bonnes bases alors tu préfères l’assommer de questions, tu ne comprends pas l’hésitation dans son regard, cette sensation d’être entre un bout de viande lamentable et un déchet dont on ne peut se débarrasser ; ça te dégoûte. Étirant tes jambes, tu fis tout de même attention à ne pas le bousculer de crainte qu’il ne prenne ça pour une provocation dissimulée. Non, tu te contentes de le fixer, le regard empli d’incompréhension et de gêne.

Vraiment, ce mec avait le temps de te mettre mal à l’aise.
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Gerald
12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #4083A4
Le son de sa voix faiblarde te fait hausser les sourcils, tout simplement. Tu ne t’attendais pas à une telle réaction face à ton arrivée, à croire que tu lui as vraiment fait comprendre à quel point il risquait sa vie à venir aboyer sur le chef de meute dans l’espoir de le détrôner. Il n’est rien d’autre qu’un petit chien mégalomane face au plus gros qui le regarde de haut. Tu restes néanmoins neutre – du moins tu essayes, car tu te trahis tout seul en ne sachant pas contenir la plupart de tes émotions.

Tu serais presque tenté de t’abaisser à son niveau, de lui tendre une main, de le regarder, mais ce serait si bête de faire ça, ce serait te laisser berner par un petit Rocabot trop apeuré pour oser se rebeller une nouvelle fois. À la place, tu restes toujours droit dans tes bottes, à faire comme si tout allait bien alors que les bleus et les blessures te font toujours foutrement mal. Tu hausses également les épaules, prêt à ranger le triste paquet que tu lui as pourtant si gentiment tendu, mais tu le vois hésitant, alors tu attends, légèrement impatient. Ses yeux viennent croiser les tiens et tu te figes encore un instant, cherchant à soutenir son regard alors qu’en réalité tu essayes de regarder à travers lui juste pour ne pas avoir un contact direct. Car tu n’as pas oublié ce qu’il t’est arrivé la dernière fois que tu l’as vu. Et parce que ça te fait toujours aussi peur.

Tu te redresses, rangeant le paquet dans la poche et portant la clope à ta bouche le temps de fouiller ton autre poche pour y tirer ton briquet, en profitant également pour casser votre bataille de regards pour aller te concentrer sur autre chose. Toujours sans un mot, tu restes silencieux, tu ne fais que racler ta gorge avant de venir tirer une taffe en fermant les yeux ; tu tentes de calmer ton esprit bien trop agité. Tu viens glisser ta main libre dans ta poche, consommant la cigarette à une telle vitesse qu’en quelques minutes à peine elle se mua en cendres et en mégot encore fumant. Tu n’es pas bien en ce moment, et tu ne cesses d’en consommer, quitte à crever dans dix ans, au moins, tu l’auras cherché. Mais il n’y a que ça qui te permet d’avoir les idées claires, qui te permet d’éviter toute pensée intrusive.

« Je vais rien te faire, c’est bon. »

Un soupir traverse tes lèvres meurtries par les morsures et tu viens ensuite les attaquer jusqu’au sang. Tu as encore besoin d’une dose, mais tu risques de ne pas terminer la journée à ce rythme. Alors tu prends sur toi, tu te tiens toujours aussi droit, balançant doucement sur tes jambes sur les bras désormais croisés. Tu attends des excuses ou une nouvelle rébellion avec impatience, tu pourrais presque le voir ravaler sa fierté devant tes yeux, mais à la place tu l’écoutes s’excuser, ce qui te fait doucement sourire. Oui, ça fait plaisir de le voir se rabaisser comme ça. Tu bombes légèrement le torse, fier d’avoir pu lui arracher de tels mots, toi qui t’attendais plutôt à recevoir un crachat sur les bottes ou de belles insultes fleuries.

Mais… Mais tu te dis que ces excuses sont données trop gratuitement. Alors le doute s’installe en toi, tu te mets à frissonner alors qu’une pulsion traverse ton échine. Tu l’obéis presque instinctivement, allant chercher une nouvelle cigarette pour la consumer sur-le-champ. Et alors que tu es en train de tirer sur la cigarette, tu manques de t’étouffer sur ses paroles. Tu tousses et expulses la fumée piégée par la gorge et le nez, viens doucement frapper ton torse, puis te redresse en faisant comme s’il ne s’était rien passé. Tu le regardes un long moment, silencieux, on ne t’arrache pas des excuses comme ça, on ne te la met jamais à l’envers Jericho. Tu sembles quand même hésiter, baissant le regard vers ses pieds que tu fixes sans grand intérêt. Tes lèvres s’entrouvrent… Murmurent quelques mots incompréhensibles… Puis ta voix s’élève doucement.

« Je suis… Désolé… »

Ta gorge brûle, tu t’arrêtes de parler pour venir tirer une nouvelle bouffée avant de la souffler dans sa direction. Tu sembles sincère alors que tu tapotes le bâtonnet pour faire tomber la cendre s’accumulant trop à ton goût. Un nouveau frisson te parcourt alors que tu viens chercher son regard avant d’aller te mordre l’intérieur des joues un bref instant.

« … Mais je crois que tu rêves un peu trop. »

Tu te délectes de ses réactions, qu’elle soit infime ou pas, car tu l’as bien eu sur le coup. Tu es satisfait de ta connerie, et tu te dis qu’il est bien trop faible pour se permettre de se dresser devant toi sans prendre le risque de déclencher une nouvelle guerre. Tu te prends à sourire une nouvelle fois, un rictus souillé par les gerçures présentes sur ta bouche et les ecchymoses décorant les commissures et une grosse partie du visage. Tu fais bien le con, et pourtant, tu suis aveuglément du regard son mouvement de tête, te retournant sans en mesurer les conséquences avant de te tourner à nouveau vers lui.

« Ils ont mieux à faire que de tabasser un chien déjà bien battu. Mais j’ai des projets pour t’humilier si tu fais encore le con. »

Ta voix grave le met en garde, qu’il ne cherche pas à foutre la merde car sinon cela risque de vraiment trop mal finir pour sa grande gueule. Tu commences à t’agiter quand les quelques personnes présentes dans l’entrepôt se redressent, sûrement alertés par une présence s’approchant. Tu entends des pas lourds, et tu sembles très vite comprendre qu’il se passe quelque chose. Tu te retournes, pensif, et tu jettes un œil vers l’entrée – mais également la sortie – avant de soupirer.

« Ton p’tit maître vient te chercher. », dis-tu tout naturellement. Si tu ne veux pas d’emmerdes, tu vas devoir t’éclipser et aller faire ta vie ailleurs. Mais une idée folle te traverse l’esprit, car tu n’en as pas fini avec lui. Fouillant dans la poche cachée de ta veste, tu viens sortir un petit carnet et un crayon que tu gardes d’habitude pour faire les comptes. Tu cherches une page vide, viens y griffonner un truc, et tu lui lances la feuille fraîchement arrachée à la gueule. « Viens là quand tu auras terminé de le lustrer. Je te paierai quelque chose. »

Tu ne sais même pas ce que tu fous bon sang, en prenant du recul, tu ne te reconnais même pas, et pourtant voilà, tu viens de proposer quelque chose de foireux et maladroit au type que tu as massacré deux semaines plus tôt. Tu veux le tester, tu veux savoir s’il se jettera aveuglément dans la gueule du loup où s’il te posera un lapin, auquel cas tu iras durement gagner un peu d’argent de ton côté.

« Fais pas le con. Je suis sincère. »

Et tu t’éclipses avant même qu’Edwin ait pu se douter de quelque chose pour venir te faire chier. Tu viens écraser le mégot sur le chemin, te mouvant dans les ruelles les moins fréquentées pour ne pas attirer de regards suspects. Le temps va passer lentement, et tu vas devoir trouver quelque chose à faire pour éviter qu’il envahisse tes pensées. Car ça commence à bien faire.

Car tu devrais plutôt t’intéresser à autre chose qu’un pauvre chien muselé un peu trop téméraire.
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Jericho
12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #E8112D
À sa remarque, tu frémis. À sa menace, tu te raidis encore un peu plus. Cet homme se moque de toi, joue par tes nerfs déjà si bien exposés. À son amusement, tu réponds d’un grognement s’atténuant bien vite en un mutisme douloureux. L’odeur de sa clope, la fumée t’arrachant une quinte de toux désagréable, encore un grognement. Tu le détestais, cette pauvre merde.

Pourtant tu restais calme, toute agressivité enfuie, tu n’avais plus cette peur au ventre, cette étrange sensation de n’être qu’un putain de défouloir sur lequel il peut venir essuyer ses pompes dégueulassées par le paysage de Grimecoal. Tu t’es presque surpris à fermer les paupières en tirant la dernière taffe de ta cigarette, jetant juste le filtre consumé non loin de toi. Tu te sentais … Étrangement bien. Toujours sur tes gardes, mais serein ; et ça a le don de te mettre hors de toi. Cet homme, tu devrais avoir envie de le tuer, de l’étrangler et de profiter de sa faiblesse pour le frapper encore, lui fracasser le crâne contre le béton, hurler, te démener tel un diable, frapper encore et encore jusqu’à t’arracher ta propre peau. Tu devrais mais tu n’arrives pas à te relever alors qu’il t’écrase encore de son regard, tu n’arrives pas à serrer les poings assez forts pour rouvrir tes blessures, pas assez pour qu’un coup puisse lui faire du mal. Tu te sens pris au dépourvu, pris au piège dans ta cage dorée pour satisfaire les envies d’une demoiselle désireuse d’une meilleure vie.

Pour Suzie, tu ravaleras ta fierté. Tu resteras tenu en laisse, tu seras un bon petit chien obéissant. Tu accepteras la muselière que tu as toujours dénigré, pour elle, celle que tu ne veux pas perdre. Tu tueras pour elle … Qu’importe si tu dois y laisser ta propre vie. Un soupir s’échappe d’entre tes lèvres alors qu’il parle de t’humilier une nouvelle fois pour que tu te tiennes tranquille si l’idée de lui mordre encore la jambe te revenait en tête ; pauvre con. Tu n’en veux pas plus, tu as déjà assez pris cher et tu l’imaginais sordide … Non … Tu ne veux même pas imaginer jusqu’où il pourrait aller. Pour Suzie, tu ne chercheras pas plus la merde, tu ne veux pas la mêler à tes histoires, tu ne veux pas qu’on vienne s’en prendre à elle, qu’on vienne lui faire du mal, l’humilier, la malmener ou … non tu ne veux pas y penser.

Pour elle, tu décrocheras la lune.

Puis tu le sens qui arrive, tu fronces les sourcils, ton faciès se contracte en une mine angoissée. Le mouvement à l’entrée, tu hésites alors que tu vois même ton nouveau bourreau s’agiter ; Edwin n’était vraiment pas un enfant de cœur et il se plaçait bien plus haut que tout le monde dans cette hiérarchie bordélique. Edwin, personne ne voulait se frotter à lui, probablement pas même ce chien galeux. Tu cherches à te redresser mais le papier qu’il te jette nonchalamment t’arrête, tu le fixes un instant au sol avant de reposer ton attention sur le dominant s’étant éclipsé loin de ta petite personne.

Quel étrange énergumène.

Tu ramasses le bout de papier et ne prends même pas le temps de lire l’adresse, tu te contentes juste de le ranger dans la poche de ton jeans et te redresses pour de bon ; tu titubes mais te retiens à la taule alors que le grand supérieur avait fait interruption dans cet entrepôt désaffecté. Tu le sens qu’il te cherche du regard alors que tu t’approches, tes crampes lacérant tes jambes alors que tu boites encore un peu.

« Gerald ! Ils n’y sont pas allés de main morte avec toi, tu ne m’as pas menti.
- Je ne vois pas ce que je gagnerais à vous mentir, Monsieur.
- Tu ne veux toujours pas me dire de qui il s’agit ? »

Tu te figes, tu ne dois pas, si tu avais le malheur de prononcer son nom, tu savais ce qu’il adviendrait de cet homme et … non, même lui ne méritait pas ça. Edwin, tu ne le connaissais que très peu mais les rumeurs que tu avais pu entendre sur lui te faisaient froid dans le dos … Il n’était pas qu’un fou … C’était un monstre. Alors il pose une main sur ton épaule de libre et d’un sourire presque malsain, t’invites à le suivre jusqu’à une partie adjacente de l’entrepôt, le genre de petit recoin où personne ne va … Personne n’ose y rester trop longtemps … Bien trop ont craché leurs tripes ici pour oser se dissimuler aux yeux des autres.

« Je vous assure, Monsieur, qu’il n’y a pas de soucis à se faire. Je suis bientôt remis totalement sur pieds et …
- Tu as ce que je t’ai demandé ? »

Cet homme n’était qu’un putain de fourbe, le maître de ta laisse, celui tirant sans ménagement sur cette dernière pour te faire t’agenouiller à ses pieds. Pour lui, tu n’étais rien, peut-être un bon fournisseur potentiellement, mais tu n’étais au final que de la sale race … De la merde. Tremblant, tu lui tends ton sac bien trop lourd pour ton pauvre bras mais il ne fait rien, il te regarde galérer, presque gémir de douleur alors que tu baisses la tête, à bout de force.

« Tu crèveras dans ta propre merde Gerald, j’espère que tu en as conscience. Tu es faible. »

Il daigne attraper son bien et tu n’as pas l’occasion de voir son expression de dégoût déformer son visage mais il ose à peine rencontrer ta main, il t’esquive, il se recule pour garder tes distances. Tu tiens à peine debout, la douleur te plie en deux et tu ne sens plus ton bras, tu trembles, tu respires bruyamment.

« Tu es un moins-que-rien, Gerald. Tu as de la chance que j’aime bien ta petite gueule mais si tu n’y mets pas un peu plus du tien, tu te feras vite remplacer. »

Tu ne dis rien, il grogne pour te faire réagir mais tu es paralysé, tétanisé par une peur te lacérant le cœur. Il recommence mais rien ne change chez toi, tu n’arrives pas à trouver la force de lui répondre et il n’apprécie pas ce comportement désinvolte. Il n’y a pas de troisième grognement mécontent, non, ce n’est pas assez dominateur à son humble avis et il se contente de t’éclater de pieds de ses talonnettes sans le moindre ménagement, appuyant encore et encore jusqu’à te faire poser un genou à sol comme un pitoyable soumis respirant difficilement.

« Tu me réponds quand je te parle Gerald, sinon c’est moi qui vais te faire comprendre qui dirige et contrairement à l’autre con sans nom, tu sais que je n’aurais aucune pitié.
- Oui Monsieur … Bien … Sûr … Pardonnez … Moi … »

La poigne de sa main relevant ton menton, cet air égrillard le rendant terriblement malsain. Tu déglutis difficilement, tes yeux plantés dans les siens. Méprisant, médisant même alors qu’il te relâche, laissant ta tête retombée telle celle d’une poupée désarticulée. Un dernier regard et il te laisse là, seul. Ses mots tranchant tel un métal acéré, ses mimiques condescendantes, jamais tu ne t’ais senti aussi humilié en une seule journée. Tu attends quelques minutes sans bouger, tu fermes les yeux en l’entendant de loin saluer les autres renards du lieu puis tu te redresses avec seul pittoresque réconfort ce bout de papier froissé.

Et l’adresse de ce bar que tu ne connaissais pas.

• • • • • •

Quand tu es rentré chez toi, Suzie n’était pas là ; seule Anastasia vint t’accueillir de ses petits glapissements de plaisir mais tu la regardes à peine. Tu as la tête ailleurs, les pensées emplies d’une hésitation singulière et alors que tu te poses sur le canapé, légèrement penché en avant pour poser tes coudes sur tes genoux, les mains jointes et les doigts croisés tu réfléchis ; tu pèses le pour et le contre, le bien du mauvais, le juste du mal. Tu n’es pas très sûr de toi et tu penses d’abord à une embuscade pour te finir puis tu ressens à ses paroles.

SINCÉRITÉ.

Tu en rigolerais presque en venant prendre ta tête entre tes mains. Tu ne sais pas quoi faire mais c’est après presque une heure de conflit interne que tu te levas de nouveau pour retourner dans cette salle de bain. Un nouveau coup d’œil à ce miroir, tes yeux rougies trahissent les larmes ayant dévalées tes joues et tu renifles bruyamment. Hors de question d’y aller dans cet état, hors de question de rester encore longtemps avec cette apparence de pouilleux dégueulasse. De tes doigts tu attrapes ton rasoir pour te débarrasser de ce début de pilosité que détestait tant Suzie.

Anastasia ne t’a pas lâché de toute l’après-midi, quelques fois dans tes pattes, d’autres dans tes bras pour une petite sieste. Seize heures trente et la porte d’entrée s’ouvre enfin pour dévoiler ton petit bout de femme. D’un bond tu te redresses en retenant un couinement plaintif et t’approche pour l’embrasser délicatement mais c’est à peine si elle te rend ton baiser, s’éloignant presque aussitôt pour se défaire de ses apparats en trop.

« Je vois que tu t’es enfin rasé.
- Tu préfères comme ça ?
- Tu fais moins vieux ouais, je préfère.
- Je t’aime.
- Moi aussi. »

Elle était sèche dans sa voix, presque énervée mais aussi exaspérée alors tu ne préfères pas relever son manque de tact. Elle était bien plus jeune que toi, six ans ta cadette alors que tu te traînais déjà vers une petite trentaine. Ton cœur se serre mais tu ne dis rien, te contenant de l’aider à ranger les courses et à préparer le dîner dans un silence presque dérangeant … Impensable.

Puis vins presque vingt-heures. Elle s’est assise à son bureau pour coudre ses projets personnels et tu tentes une nouvelle approche en la prenant délicatement dans tes bras, ton menton reposé contre le haut de son petit crâne ; tu humes son odeur, tendrement, amoureusement mais elle ne réagit pas, bien trop concentré sur son travail.

« Tu es bien habillé ce soir.
- J’ai un rendez-vous.
- Tu me trompes ?
- C’est pour le boulot chérie … Tu es la seule dans mon cœur, tu le sais bien. »

Tu es vexé par sa question et sans même chercher à l’embrasser tu t’éloignes après avoir bien vérifié si tu avais pris tes clefs et ton paquet de cigarettes et par sûreté, tu préféras en ajouter dans la doublure de ta veste … Sait-on jamais. Sans un mot tu quittes la maison, le cœur lourd, tes pas te menant hésitants vers le lieu que ton bourreau t’avais noté sur ce bout de papier.

Tu te stoppes à l’entrée de ce bar, ce n’est pas le Speakeasy mais tu ne cherchas même pas à déchiffrer son nom. Non, tu pris une grande inspiration et poussas la lourde porte grinçante pour indiquer ton arrivée dans ces lieux. Tu n’étais pas un habitué de ce genre de lieux et tu ne te sentais donc pas dans ton élément pourtant sans perdre un instant tu cherchas du regard cet homme, l’homme pour lequel tu es venu ce soir. Sa silhouette rentre dans ton champ de vision et cette fois c’est toi qui t’en rapproches de ton plein gré, venant te poster face à lui, à cette table éloignée des autres.

D’abord tu le regardes, tu le juges mais le malaise s’installant te fait vite détourner les yeux. Tu oscilles légèrement puis tires la chaise pour poser ton cul et après un nouveau silence, tu osas enfin prendre la parole.

« J’ai fait ce que tu mas dis … Je suis venu. Pourquoi tu veux me retrouver ? Je ne comprends pas … »

Depuis le début de l’après-midi, ce batard n’avait quitté tes pensées … Peut-être arriveras-tu à mettre les choses au clair ce soir … Tu l’espérais.
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WANDERING GAZE
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12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #4083A4
Les minutes passent et commencent à s’éterniser, tu te remues toujours la même question dans la tête : pourquoi tu as fait ça ? Pourquoi être aussi clément face à un type qui a tenté de te prendre ta place et de te faire descendre de ton piédestal ? Tu pousses un soupir alors que tu traînes les pieds pour rentrer chez toi. Tu es épuisé, tu as faim et soif, tu te sens mal, malade et tu n'en connais pas la source. Tu retiens un grognement au fond de ta gorge alors que tu pousses la porte de chez toi lentement, tes muscles peinant encore malgré les longues heures de repos.

Tu devrais être en train de faire tes magouilles, mais tu es complètement chamboulé. Quelque chose t’empêche de bouger et tu te traînes jusqu'au canapé à moitié défoncé par Philippe pour t'y avachir comme si tu traînais un lourd boulet derrière toi te suçant la moindre once d’énergie. Tu te demandes encore comment tu as pu rester debout là-bas, car maintenant te voilà à la merci du sommeil et du manque d’énergie. Tu libères Philippe de sa cage pour le laisser se dégourdir, tu fermes les yeux trente secondes, et te voilà happé dans les bras de Morphée.

Tu fais un rêve plutôt étrange, très peu reposant. Tu ne vois rien, tu ne ressens rien, il n’y a que le silence qui bourdonne dans tes oreilles et qui te donne mal à la tête. Tu as beau regarder dans tous les sens, il n’y a pas un seul rayon de lumière, tu es là dans le vide à flotter où à tomber, tu n’en sais rien. Tu remues dans ton sommeil malaisant dans ce canapé peu confortable, tu sembles mécontent. Car tu ne sais pas ce qu’il se passe, tu te demanderais presque si tu ne préférais pas te voir te faire piétiner par des sans visages. Tu te sens en train de dormir et pourtant tu refuses d’ouvrir les yeux. Tu peux également ressentir le temps défiler, et quand tu finis par ouvrir les yeux, tu es complètement perdu.

Ta respiration est rapide et pourtant, tu as l’impression de suffoquer. Tu te vois allongé sur ce canapé, tu fixes tes bras qui refusent de bouger, et tu es rapidement pris de panique. À moitié conscient et endormi, ton corps refusant de bouger, tu te sens ailleurs. Tu n’es que le spectateur de ce qu’il se passe dans la pièce. Le Sarmuraï semble occupé à méditer, il ne bouge pas et pourtant tu peux voir son ombre s’agiter derrière lui et prendre forme. Une masse noire s’avance vers toi, le silence malaisant encore présent dans tes oreilles. Puis un sifflement se fait entendre, et la forme sombre s’affine, te rappelle une silhouette bien familière. Tu cherches à ouvrir la bouche, à grogner, mais rien ne sort à part de l’air, tu te sens pitoyable alors que tu vois la chose s’avancer vers toi pour venir t’écraser la poitrine. Tu souffres et tu as cette foutue impression que tout cela est réel, tu crois dur comme fer qu’il a réussi à venir jusqu’à chez toi pour t’achever dans ton sommeil alors que tu es impuissant. Des mains viennent entourer ton cou avant de serrer, serrer si fort que ton souffle se coupe. Rien n’y fait, avec tous les efforts du monde, tu restes à sa merci. Le sifflement se mue en grognements, puis en cris, le goût du sang se forme dans ta bouche et tu te sens mourir, tous tes sens sont au meilleur de leur performance, le froid s’empare de ton corps paralysé, et tu restes impuissant. Tu entends cette voix cassée se moquer de toi, te murmurer des injures. « Je vais te crever et personne ne te pleurera. » Tu sens les larmes monter jusqu’à tes yeux, couler jusqu’à venir s’écraser sur le canapé. « Tu es faible et tu le sais au fond de toi, Jericho. » Et tu ne t’arrêtes pas de pleurer alors que tu sens la vie te quitter petit à petit et que ta vision se trouble.

Un sursaut.

Quelque chose vient de te toucher du bout de ses griffes, tu te redresses d’un coup, séchant les larmes au coin de tes yeux. C’est Philippe qui est venu t’embêter, et il a bien fait. Ses petites pattes s’agitent et se posent sur ton bras tremblant. Heureusement qu’il est venu te sauver de cette horrible expérience. Décidément, il passe son temps à te sauver. Tu le regardes en soupirant, il n’a pas l’air de comprendre le cinéma que tu lui fais. Tu te relèves, encore plus épuisé qu’avant, et c’est presque instinctivement que tu viens fumer un coup, angoissé. Tu enfumes la pièce et tu t’en fous, Philippe se presse vers la fenêtre pour tenter de l’ouvrir ; il t’a vu faire plein de fois mais il n’a pas de mains pour l’ouvrir efficacement, mais il y arrive. Tu regardes l’heure, il commence à se faire tard, tu n’as pas vu le temps passer. Alors tu te lèves douloureusement pour quitter le canapé et rejoindre la salle de bains.

Tu t’observes un long moment, venant passer tes doigts dans cette pilosité qui ne te correspond pas. Vraiment, tu te préfères rasé… Mais tu n’as pas la force de prendre soin de toi. Tu te contentes alors de te rafraîchir les idées sous un filet d’eau, ébouriffant tes cheveux pourtant si bien entretenus d’habitude. Tu n’es plus que l’ombre de toi-même et pourtant tu continues de te battre sans jamais t’arrêter, trop déterminé. Tu agis pour l’indépendance d’Albion, et aussi un peu pour satisfaire ton ego – peut-être aussi pour compenser quelque chose qui te manque. Tu soupires en croisant le bleu de tes yeux dans le miroir, tu revois tout ce qui a pu se passer il y a deux semaines, et ça te donne une foutue migraine, puis tu te redresses après avoir quasiment gobé un comprimé pour soulager tes douleurs. Tu tires sur ta chemise trempée, dégueulassée durant ton sommeil. Tu es crade et tu te permets une petite douche froide pour te remettre les idées en place avant d’aller prendre des vêtements propres pour les enfiler.

« Philippe, tu veux venir ? », dis-tu en te postant juste devant lui. Tu as l’habitude de te trimballer avec lui à portée de main, mais parfois tu le laisses ici car il en a besoin ou envie. Il vient se coller à toi, enroulant ses bras autour de ton corps en grognant. Il a peur de ce qui pourrait t’arriver, il ne veut pas te laisser partir – du moins, pas sans lui. Et tu le comprends rien qu’à son étreinte. « D’accord, d’accord, salaud… »

Tu enfiles une veste et quittes ton petit foyer pour te diriger jusqu’au bar. Pas très connu, pas très fréquenté, mais sûrement pas adoré des citoyens. Tu ne peux pas supporter le fait de devoir te mélanger avec eux, cette plèbe que tu pilles et voles sans rien regretter, cette même populace que tu cherches à corrompre pour grossir tes rangs en te cachant derrière cette envie de foutre une raclée à l’Empire. Non, ce n’est pas un prétexte pour attirer les gens, mais tu voudrais gagner en influence avant de réellement t’occuper de ce point commun avec Idéalis qui passe son temps à te blâmer pour tes choix très discutables.

Tu viens t’asseoir à une table spécifique, celle où tu vas dès lors que tu entres dans l’établissement. Si on veut venir te parler, on sait exactement où se diriger. Au final, tu as posé un lapin à tes camarades, mais c’est pour la bonne cause ; tu t’expliqueras avec eux demain. Tu as à peine le temps de réfléchir à un truc que tu sens sa présence non loin. Tu fais semblant de réfléchir avant d’aller l’observer qui s’avance vers toi. Ton regard se perd complètement sur lui, errant de la tête aux pieds, s’attardant sur la tenue et sur d’autres choses avant de venir s’accrocher au sien. Tu as vraiment du mal à tenir plus de dix secondes sans… Laissez tomber. Il est le premier à regarder ailleurs et ça t’arrange, tu en profites pour te redresser, levant la main pour commander non pas un mais deux verres. On sait déjà ce que tu aimes ou pas, on a même plus besoin de te demander ce que tu veux, on s’exécute.

« C’est bien. Tu veux une médaille peut-être ? »

Tu grognes pour cacher le malaise que tu ressens toi aussi. Car il a l’air aussi paumé que toi, et que ça ne devrait pas être permis. Tu hausses les épaules, fouillant dans la poche de ta veste, sortant un jeu de cartes bien rangé dans un petit étui. Tu le regardes en grimaçant, parce que tu n’es pas friand de ce genre de choses, mais tu voulais vous occuper quelques heures, car la discussion risquait d’être longue.

Beaucoup trop longue pour toi, petit Jericho fatigué.

Les verres ne tardent pas à arriver et tu ne dis rien, pas même un merci. Tu te prépares déjà à parler, tes lèvres te brûlent, tu as beaucoup de questions mais aussi d’accusations à poser. Après avoir mélangé le jeu, tu viens distribuer négligemment le nombre de cartes pour chaque joueur, le visage déformé par tes sourcils qu’on croirait éternellement froncés, tes cernes et le malaise.

« Moi non plus, je ne comprends pas. J’avais prévu autre chose et pourtant je suis ici comme un con. Et toi, tu es venu. »

Tu pousses un soupir, entamant ta première gorgée. Tu comptes consommer sans compter car tu ne sais pas comment pourrait finir la soirée, et quitte à crever, autant t’être fait plaisir avant.

« Une foutue mouche t’a piqué c’est ça ? Tu es venu me faire chier en sachant très bien comment tu allais finir, t’es vraiment un cas. »

Tu marques une pause, le temps te regarder ta main… En plus d’être nul, tu n’as jamais de chance. Et tu ne peux pas t’empêcher de grogner à cause de ça, te trahissant tout seul.

« Et t’es venu. T’es au courant que je pourrais te faire crever là, maintenant ? Y’a quelque chose qui tourne pas rond dans ta tête, et ça m’énerve. Je vis un enfer depuis deux semaines. »

Et pas lui ?
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rp flashback feat. Jericho
12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #E8112D
Ce malaise qui te ronge, te dévore de l’intérieur, organe par organe. Tu ne te comprends plus, tu n’arrives plus à te cerner alors que tu étais pourtant d’un naturel si particulier …Tu t’effraies. Peut-être aurais-tu dû appeler Diana, demander à la voir pour t’effondrer dans ses bras, elle qui savait être la plus réconfortante des sœurs. Peut-être aurait-elle été capable de te cerner en plongeant son regard marin dans le bois des tiens, elle savait tout de toi, elle te connaissait mieux que quiconque, mieux encore que ta propre femme et c’en était presque … Terrifiant. D’un coup d’œil elle t’aurait expliqué la raison de ce pincement, elle t’aurait probablement mis un coup de pied au cul pour te faire relever la tête en accompagnant son geste d’une injure déplacée sur ta pute de mère, elle t’aurait tout fait comprendre, ce doute aurait disparu, la pluie noyant ton cœur se serais peut-être arrêtée si tu avais été capable de mettre un mot sur ce que tu ressentais à cet instant.

Malheureusement, elle n’était pas là.
Il fallait que tu apprennes à faire sans elle.

« T’es pas obligé d’être aussi mauvais, c’est bon calme toi. »

Sa remarque t’énerve, tu ne supportes plus ce ton cinglant et tu lui réponds du tac au tac ; hors de question de te faire marcher sur les pieds, finie cette peur bleue de te faire humilier à nouveau, terminé d’appréhender ce besoin de subordination, cette obligation à t’agenouiller devant plus grand. Non, plus jamais. Tu ne te montres pourtant pas agressif, tu cherches juste à lui faire comprendre qu’il ne trouvera plus grand intérêt à jouer avec ta docilité passive ; tu avais réfléchi pendant ces deux semaines de convalescence, tu t’étais étonné à compter le nombre de fleurs présentes sur la tapisserie vieillissante du salon et tu pouvais maintenant annoncer le programme télévisé de la journée à Suzie mais surtout tu t’étais remis en question, ta faiblesse, ta stupidité, ton ignorance quant à la véritable nature de ce monde qui était tout autre qu’un vulgaire terrain de jeu … Comme si tu avais eu le temps d’oublier toute la cruauté dont pouvaient faire preuve tes semblables en quelques jours de mariage … Comme si tout ce que tu avais vécu à Suerebe n’avait été qu’un rêve.

Désespoir. Soutien. Affliction. Espérance. Suicide. Réalité.
L’appréhension d’une vie s’épanouissant sous les rayons du soleil, la dureté de cette vie, l’humiliation, l’obéissance aveugle, tu l’avais pourtant connue avec ton père ; cet aspect de domination te faisant jubiler aussi tu t’en souviens, ta descente aux enfers, ta chute inévitable vers ce gouffre insurmontable. Tu te souviens de tout dans les moindres détails ; violence, abandon, trahison, conquête. Tous ces sentiments qui s’affrontent t’arrachent un rictus désagréable, signe de ton indisposition à discuter sérieusement pour le moment.

Tu cherches à te calmer, ton regard se déposant sur les deux verres emmenés à votre table et tu attrapes celui t’étant destiné en silence. Tu l’entends qui mélange des cartes mais tu n’oses pas relever la tête, ton attention portée sur le bois vieilli de cette table grinçant légèrement, sur ces cartes jetées nonchalamment en ta direction. Au début tu ne réagis pas et te contentes de les fixer avant de finalement les attraper, te reprenant à deux fois pour toutes les prendre entre tes doigts et y jeter un vague regard presque désintéressé. Souhaitait-il vraiment débuter une partie de poker comme si vous étiez deux bons amis d’enfance ? Pitoyable, ridicule. Néanmoins tu ne le repoussas pas, te redressant en étirant doucement ton dos pour t’adosser à ta chaise et regarder plus attentivement les deux cartes possédées.

Rien.
Rien du tout.

« Tu ne comprends pas pourquoi tu m’as invité dans ce bar miteux ? Tu perds la tête pauvre tâche. »
Cette fois c’est toi qui lances les piques, c’est toi qui le titilles, le provoques pour le faire sortir de ses gongs. Un petit sourire au coin des lèvres sans pour autant te défaire de ton air de chien battu tandis que tu fouilles dans la poche de ta veste pour en sortir un paquet de cigarettes neuf et le déposer au centre de la table, juste à côté des trois premières cartes retournées, les deux autres vous tournant encore le dos alors que tu soupires, à la fois amusé et agacé.

« J’ai pas grand-chose à parier mais autant marquer le coup. Si tu gagnes tu peux récupérer un paquet neuf … Prends ça comme un remerciement pour la clope de toute à l’heure. »

Sa remarque qui suit, tu l’accuses difficilement et tu décides de te concentrer de nouveau sur ton jeu. Bien sûr que tu étais le responsable et bien sûr que depuis le début tu savais comment cette histoire allait se terminer … Ou du moins tu étais persuadé d’en connaître l’aboutissement mais si on t’avait dit qu’un simple affront digne d’une dispute entre deux adolescentes pour une pétasse sans importante t’aurait tant perturbé, jamais tu n’aurais cherché la merde. De ta main libre, tu pianotes sur le bois puis attrapes ton verre pour avaler son contenu cul-sec ; tu voulais te vider la tête, oublier, tout oublier, ne plus jamais penser à lui … Plus jamais … L’oublier une bonne fois pour toute. L’alcool te brûle la gorge, tes doigts se serrent contre le verre que tu redéposas contre la table et tu l’écoutes déblatérer ses conneries alors que tu bouillonnes. De la négligence tu passes à l’agacement et tu aimerais qu’il arrête, qu’il cesse de te faire bouffer tes quatre vérités en pleine gueule. Tu attends quelques secondes, peut-être une ou deux minutes sans rien dire ni faire, un peu perdu, dans la lune, le regard posé sur les cartes du flop dévoilé.

Puis d’un coup tu te lèves, tu laisses tes cartes volées sur la table, ta chaise se renversant suite à ton mouvement brusque dont le choc interpella les personnes présentes dans ce bar qui pourtant baissèrent bien vite la tête. Etait-ce naturel en ce lieu, que deux personnes se fouettent sur la gueule ? Tu t’en fichais bien alors que tu t’approchas de ton compagnon d’infortune d’un bond, l’empoignant par le col de sa chemise pour le forcer à porter tout son attention sur toi. Le faciès fermé, le regard dur tu le relèves vers toi, son visage à quelques centimètres du tien alors que tu prends enfin la parole après de longues minutes de silence.

« Ma femme a récupéré une petite Feunnec dérobée à son dresseur qu’on a jamais pu retrouver … Vous me dégoûtais tous autant que vous êtes … Vous qui dérobez les pokémons de pauvres innocents qui n’ont rien demandés à personne. Vous êtes pitoyables, vous n’êtes rien … Ta voix tremblante s’arrête un instant, presque éteinte et tu te mords la lèvre, t’arrachant par la même occasion un faible gémissement plaintif. Nous ne sommes rien, toi, Edwin, tes chiens, ses chiens, moi, nous ne sommes que de la sale race s’entretuant un peu plus chaque jour. On est tous des fils de pute, tu vaux pas mieux que moi … Et je ne vaudrais jamais mieux que toi … »

Tu retiens un sanglot, tu le rapproches encore plus de toi, tu trembles. Tu n’en peux plus de ne pas comprendre cette sensation, ce besoin de te confronter à lui … Comme s’il était le seul capable d’apaiser ce besoin de prouver ce que tu valais vraiment. Tu es perdu, désorienté, totalement abandonné.

« Pourtant … Malgré l’humiliation et les coups … Malgré toute cette putain de haine que je devrais ressentir à ton égard … Je n’arrive pas à te haïr … Ni même à te détester … Je ne comprends pas pourquoi … tu … »

Tu ne quittes pas mes pensées. C’est ce que tu voulais dire mais tu n’en avais pas la force, tu ne voulais pas attirer l’attention sur vous plus longtemps alors tu le lâches, retournant à ta place après avoir redressé ta chaise sur ses quatre pieds « Laisse tomber ». Tu trembles encore, tu n’arrives pas à te calmer alors que tu demandes au vendeur à ce qu’il te réserve un verre. Tu ne vas pas bien, toi aussi tu vis un enfer depuis deux semaines de lourde confusion, d’interrogations maladives.

« Crois pas être le seul à vivre un enfer, connard. »

Tu aurais pu l’appeler par son prénom, tu aurais pu tenter une approche plus familiale mais cette option t’écorcha les lèvres telle une lame de rasoir. Comment arrivait-il à te perturber de la sorte ? Lorsque tu croisais son regard tu perdais tous tes moyens, redevant presque automatiquement ce petit chiot égaré, celui qui attend sagement qu’on vienne lui montrer quel chemin prendre.

Terrifiant.

Un frisson te parcourt l’échine alors que tu cherches à reprendre contenance, à calmer les battements bien trop virulents de ton cœur, tes tempes martelant ton crâne en une insupportable cacophonie et comme pour tenter de détendre cette ambiance bien trop pesante, tu tentes une nouvelle provocation, le ton bien plus moqueur.

« Bon sinon t’as quoi à parier de ton côté ? »
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  Jeu 15 Mar - 23:08
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12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #4083A4
La migraine revient peu à peu, plus forte que jamais. Il ne s’est encore rien passé et pourtant, tu sais que ça risque de mal finir. Vous faites des étincelles en ne faisant pourtant rien et il ne manque qu’un petit bout de bois un peu trop sec pour enclencher un incendie. Un rien pourrait enflammer l’autre, et qui sait, peut-être que ça finira dans le sang comme la dernière fois. Toi, tu es tendu. Car tu ne t’attendais pas vraiment à ce qu’il réponde à ton appel. Tu grimaces alors qu’il cherche à te titiller, à appuyer là où ça fait mal. Non, tu ne dois pas foutre le bordel. Non…

« C’est toi qui perds la tête à… Te jeter la tête la première… En donnant raison à l’un de tes bourreaux. »

C’est sorti tout seul et tu ne sais quoi dire d’autre. Il dégage une aura qui te dérange, mais peut-être est-ce aussi l’ambiance du bar qui te rend comme ça. Tu observes le paquet de cigarette et tu déglutis, presque tenté de le prendre comme si on venait de te faire un cadeau ; sauf que tu sais que c’est pour la mise. Tu réfléchis à quoi donner ; ton paquet à toi est sacrément vide, tu aimerais garder ton fric, tu n’as rien de valeur sur toi à part Philippe et tu préfères te faire égorger que de le parier pour un stupide jeu de cartes où tu es voué à perdre. Bah… Il peut attendre encore un peu. Tu commences à fouiller dans des poches jusqu’à ce qu’il se lève et qu’il vienne agripper ta belle chemise. Tu frappes d’un simple coup de poing sur la table par réflexe, mais tu n’as pas le temps de plus réagir.

Tu es happé, contraint de le regarder droit dans les yeux. Sous la surprise, tu écarquilles les tiens, osant agripper la main te tenant. Tu trembles, tu cherches à lui tenir tête mais tu n’as pas su te préparer à une telle attaque. Tu cherches à articuler quelque chose, sauf que rien ne sort. Tes lèvres tremblent tout autant que ton corps, tu le laisses parler impuissant et tu bois ses paroles alors que tu te noies dans le brun de ses yeux. Tu as beau grimacer, te voilà à sa merci. La vérité est dure à avaler, mais tu es obligé, obligé d’y faire face. Tu te plains silencieusement en t’agitant, en cherchant à te faire lâcher, venant planter tes ongles comme tu le peux, profitant de son silence trop éphémère pour geindre avant de te taire à nouveau.

Tu voudrais te dresser contre lui, mais il y a ce rêve qui t’a pris de court plus tôt dans la journée qui te revient en tête alors que tu continues de soutenir son regard. Tu as l’impression d’être à nouveau là dans ton canapé puant, sa silhouette en train de t’étrangler en cherchant volontairement à te crever. Tu es pris de panique, tu angoisses, tu blanchis à vue d’œil alors que lui semble plus attristé qu’en colère. Tu interprètes mal ses gestes, ses paroles, pris dans une sorte d’hallucination dont tu ne peux te défaire. Ce n’est qu’après qu’il t’ait lâché que tu reprends conscience, clignant des yeux à maintes reprises, reprenant peu à peu ton souffle jusqu’alors coupé. Tu reprends des couleurs mais tu es toujours aussi bouleversé et terrifié.

Tes yeux errent à nouveau, contemplant le vide alors que tu respires bruyamment par la bouche comme si on venait de te sortir la tête de l’eau. Tu viens poser tes mains aux doigts entremêlés contre la table, la gueule grande ouverte, la sueur dégoulinant sur ton front. Tu viens éponger avec ta manche celui-ci, cherchant à complètement reprendre tes esprits, mais il y a quelque chose en toi qui s’est abîmé, et tu as du mal à t’en remettre. Pour la première – et dernière – fois, tu capitules, il marque un point et tu le laisses dégommer ton château de sable comme bon lui semble. Il a su appuyer sur un point faible, profitant d’une peur mauvaise expérience arrivée au pire moment pour t’affaiblir. Certes, il n’était pas au courant de ce qui t’était arrivé plus tôt, mais ses paroles ont eu un réel impact sur toi… Du moins, pour ce soir-là.

La main dans tes cheveux complètement désordonnés, tu te grattes le cuir chevelu en relevant lentement le regard vers lui. Te redressant contre le dossier de ta chaise, tu es resté dans un silence bien trop pesant pendant un long moment ; quelques minutes de trop. Tu observes les cartes qui ont été mises sens dessus-dessous à cause de la confrontation, puis tu soupires. Ça te fait sacrément chier de devoir mélanger à nouveau et distribuer d’autres cartes, mais c’est comme ça. Tu déglutis à nouveau, il te faudra encore quelque temps avant de reprendre du poil de la bête.

« Je… J’ai un peu d’argent… », dis-tu en balançant quelques pièces négligemment. « Et une montre. » En réalité, tu en as plusieurs chez toi, mais tu tiens un peu à celle-ci. Tu la mettras sur la table plus tard.

Il est temps de jouer, les cartes se retournent et tu observes ta main. Tu as quelque chose, et tu espères que ce sera suffisant pour gagner. Et quand le verdict tombe, tu trébuches avec ; tu ne t’attendais pas à gagner, car tu t’es toujours cru maudit aux jeux de cartes ; tu as même du mal à comprendre ce qu’il vient de se passer. Tu ne veux pas le croire et tu préfères fuir, t’abandonner à l’alcool, encore déboussolé par ses paroles. Tu baisses les yeux vers tes pauvres cartes avant d’attraper ton verre et de le boire d’une traite. Un frisson te parcourt alors que la gorge te brûle, tu fronces les sourcils et tu en redemandes un.

Et encore un.
Puis un autre.

Et E N C O R E.
Jusqu’à plus s o i f.
Mais tu as soif.

TROP SOIF.
Parce que tu cherches à l’o u b l i e r, celui qui te h a n t e, celui face à toi.
Fuir.

Pendant ce temps, tu gagnes comme tu perds, mais tu gardes un avantage. Pas de quoi flatter ton égo, pas de quoi te remonter le moral. Tu es vraiment mal, et tout l’alcool que tu as pu ingurgiter en si peu de temps ne te fait pas que du bien. Tu as pu oublier le temps d’un instant où tu étais, et avec qui. Mais tu reviens bien vite à la réalité, et là ce ne sont plus des claques qui se perdent mais des mots, des blagues vaseuses et quelques révélations.

« Tu sais, au final j’aime bien ta femme, si je gagne cette manche tu me la passes ? »

Tu pouffes de rire, les joues et le nez commençant doucement à se rougir. Tu n’es pas vraiment sincère, et tu te dis que tu vas peut-être arrêter de boire pendant un moment. En même temps, tu viens mettre ta veste sur la table, tu ne sais plus quoi miser et ça devient complètement ridicule. Depuis tout à l’heure, tu évites son regard, car c’est sûrement la seule chose qui pourrait te rappeler à quel point tu n’es rien, et que la réalité fait mal. Beaucoup trop mal. En levant les yeux, tu peux apercevoir l’heure, il commence à se faire vraiment trop tard, mais tu pourrais passer la nuit ici s’il le faut, à parier tout et n’importe quoi, à tenter de chourer des objets aux voisins de table sans qu’ils ne s’en aperçoivent.
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  Ven 16 Mar - 1:17
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12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #E8112D
Tu l’as vu pâlir sous ses doigts, ailleurs, perdu. Sur le coup tu avais hésité à le lâcher, apeuré par cette réaction à laquelle tu ne t’attendais pas ; toi qui t’attendais à recevoir son poing pour t’arracher une bonne fois pour toute la mâchoire mais il reste planté là et les rôles s’inversent. Tu deviens l’alpha dominant, le mâle contrôlant tout dans cette meute de petites putes, tu te sens poussé des ailes un instant en le voyant si réceptif à la peur que tu avais tant bien que mal essayé d’instaurer en cet instant ; alors tu te permets un léger sourire qui pourtant se perd vite en une mine renfrognée. Tu vois bien qu’il n’est pas dans son état normal, il ne te lâche pas du regard alors que tu aurais pu venir l’achever, tu aurais pu lui faire perdre l’équilibre, le mettre à genoux, l’humilier face aux autres, à ces pauvres qu’il pile, souille, tu aurais pu tous les venger.

Mais tu n’en as pas la force.

Ses ongles te font mal mais tu ignores la douleur pour l’instant, tu fronces juste les sourcils. Tu étais si proche de lui, beaucoup trop proche et tu frissonnes. Une pensée dérangeante qui fait surface avant de se noyer dans l’océan de ses yeux. Un instant tu ressers ton emprise et le rapproches avant de le jeter une bonne fois pour toute. Pourquoi ce sentiment de malaise te parcourait-il ? C’était à lui d’être mal alors qu’il semblait dans un délire dont tu ne connaissais pas l’origine. Tu te sens mal pour lui, tu te revois face à ton miroir quelques heures auparavant.

Et ça te fait peur.

« Je vais rien te faire, c’est bon. »

La même phrase.
Un contexte similaire.
Mais avec des rôles opposés.
Le jour et la nuit.
Littéralement.

Tu t’étonnes un instant à laisser ton regard errer sur son visage, ses yeux pochés, ses lèvres abîmées, tu ne remarques même pas à quel point tu t’es perdu à admirer chaque trait endurci de son putain de visage et détournes enfin le regard lorsqu’il daigne se redresser contre le dossier de sa chaise. Tu as attendu tranquillement, tu l’as laissé reprendre ses esprits sans faire d’histoire, sans le presser ou même le brusquer ; pourtant ce n’était vraiment pas faute de vouloir le contraire.

Tu n’arrivais tout simplement pas à lui faire du mal.
Tu n’y arrivais plus.

Quelque chose en toi te suppliait de laisser de côté ta fierté et une petite voix résonnant dans ta tête en un capriccio désordonné te suppliais de lui laisser une chance, une petite, une minuscule petite chance de se rattraper, de vous essayer à une relation aux bases solides. Peut-être un peu trop solides pour n’être qu’une simple de putain d’amitié. Tu le laisses mélanger les cartes à nouveau pour débuter réellement votre petite partie vicieuse. Des jeux qu’on retourne, des bluffs qui ne fonctionnent pas toujours, des petites piques lancées ici et là ; en fin de compte c’est même lui qui récupère ce paquet que tu avais misé pour le provoquer doucement et comme si cela ne suffisait pas tu te permis de piquer la première cigarette du paquet en lui adressant un petit sourire. « Juste une petite. »

Puis sans perdre de temps, tu l’allumes et mélange le jeu à ton tour, distribue et joue, gagne et rafle les quelques pièces qu’il avait déposé sur la table. Tu voulais jouer avec lui, titiller ses nerfs, le faire se lâcher un peu pour te délecter de ses réactions plus étranges les unes que les autres. Tu voulais comprendre, expérimenter des choses, des sensations délicates pour mettre enfin un doigt sur cette émotion que tu ne connaissais pas.

Ce petit pincement au cœur te gênant plus qu’autre chose.

Tu le vois terminer son verre et il recommence encore et encore sans sembler vouloir s’arrêter. Tu n’as jamais été un grand buveur mais tu décides de le suivre dans sa mise à mal, tu enquilles ton deuxième verre.

Un pour ton putain de père.
Un pour ta pute de mère.
Un pour le suicide d’Emma.
Un pour ton humiliation.
Un pour la froideur de ta femme.
Un pour ton incompréhension.
Et peut-être d’autres juste pour l’envie de te mettre une race.

Tu n’arrives pas à te concentrer sur le jeu, tantôt tu perds, tantôt tu gagnes mais tu te sens partir petit à petit ; les joues légèrement rougies par l’alcool, tu avais déposé ta veste sur le dossier de ta chaise, grognant quand à la chaleur étouffante de ce bar te provocant des bouffées de chaleur désagréables … À moins que ce soit juste toi, sûrement. Tu avais du mal à réagir à ses remarques, rigolant parfois bêtement, sans te rendre compte des conneries que vous pouviez cracher l’un comme l’autre, de plus en plus ébréchés par ces liquides alcoolisés. Seule une demande te fis lever un sourcil. Était-ce une blague ? Qu’importe, tu te contentas de faire en sorte que ton pied rencontre son tibia, lui assenant un violent coup avant de lui écraser le pied de ta botte, l’air grave.

« N’espère même pas toucher à mon petit bout de femme, chien galeux. À moins que tu es quelque chose du même gabarit à me proposer ? Je sais pas … Genre ta mère si elle est encore baisable ? »

Vulgarité, provocation, tu ne cherches pas à faire dans la dentelle, tu veux juste lui prouver que tu ne rigoleras pas sur ce sujet en particulier. Non, personne ne touche à Suzie, personne ne s’amuse avec Suzie. Elle est à toi, à toi seul, elle est ton étoile, la raison de ton existence, ton rayon de soleil illuminant ces journées trop nuageuses. Et en pensant à ta femme tu ne peux t’empêcher de pester, ces derniers temps votre relation s’était dégradée, elle ne te regarde plus avec la même étincelle de vie, elle s’est éloignée, plus distante, moins demandeuse d’une affection que tu avais du mal à lui offrir. Tu la sentais t’échapper entre les doigts … Et si elle … Non, ce n’était pas possible, Suzie était bien trop pure et innocente pour ce genre de choses. Tu pestes, tu angoisses à l’idée de découvrir ton jeu, peur à l’idée de devoir terminer cette soirée dans un bain de sang pour protéger l’intégrité de ta femme.

Mais tu gagnes le coup et tu lui affiches un petit sourire satisfait.

« Bon bah visiblement j’vais garder ma p'tite femme pour moi. »

Tu ne feras plus aucune remarque sur sa mère, c’était petit, ridicule, risible. Tu te contentes de le fixer avec insistance, bien plus qu’avant. L’alcool te faisait perdre toute notion de gêne et tu délaissas les cartes, sûrement lassé de ces paris ridicules et en demandant de nouveau de quoi t’arracher, tu articulas un faible « Je m’en bas les couilles des mises … Récupère ta thune … Garde le paquet … », après tout ça n’allait rien changer à ta vie, tu ne seras ni plus riche, ni plus pauvre. Les verres ont à peine le temps d’arriver que tu les vides d’une traite, un par un. Cette sensation de délivrance, évanescence salvatrice alors que tu oublies tout autour de toi. Tu te sens léger, apaisé et tu daignes enfin délaisser son pied martyrisé jusque-là. Tu te tires une nouvelle clope, une dernière en relevant la tête vers le plafond pour le contempler. Tu ne comprends plus rien bien, les conversations des autres clients te semblent bien lointaines et tu en aurais presque oublié la présence de ton bourreau juste en face de toi. Tu n’étais vraiment pas un habitué de la boisson ; ton corps et ton esprit avaient du mal à suivre cette cadence que tu leur avais imposé ce soir. Depuis combien de temps étais-tu ici ? Une demi-heure ? Une heure ? Un peu plus ? Tu plisses les yeux pour essayer de fouiller dans ton esprit mais un mal de crâne t’arrête vite dans tes recherches. Écrasant ton mégot à moitié fini dans le cendrier posé sur votre table, tu pris ta tête entre tes mains en poussant un petit soupir plaintif. Putain que tu avais mal au crâne, tu ne te sentais pas bien tout d’un coup, pris d’un violent vertige aux arrières goûts de gerbe.

« J’crois que je vais … Rentrer chez moi … »

À tes mots, tu cherches à te relever mais tu tiens à peine sur tes jambes, tu titubes et te rattrapes au bord de la table. Tu étais une petite nature ou alors peut-être avais-tu vraiment abusé ce soir. Tu vois double, trouble et tu te sens terriblement vulnérable. Si Suzie te voit rentrer dans cet état … Tu crains le pire alors tu hésites à te rasseoir pour déprimer encore un peu ici mais tu n’arrives même plus à récupérer ta chaise, ta main tâtonnant dans le vide. Ton mal de crâne s’intensifie, tes vertiges s’accentuent et dans un dernier grognement tu perds l’équilibre, t’écroulant au sol alors que tout devient noir autour de toi.

Tu étais parti pour une bonne petite sieste.
Laissant ton acolyte dans de beaux draps.

Vraiment, tu n’étais pas croyable.
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Gerald
12 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #4083A4
Ta vue se trouble doucement alors que tu te contentes de ricaner suite à ton pari un peu débile. C’est assez rare de te voir aussi jovial, c’est peut-être même dérangeant, mais tu as voulu fuir ton moment de faiblesse en buvant assez de verres pour te faire oublier ce qu’il s’est passé plus tôt. Tu l’as provoqué peut-être un peu trop fort, sans vraiment le vouloir, et tu t’es pris la tornade de plein fouet, tu as pris peur et tu as préféré fermer les yeux plutôt que de faire face comme à ton habitude. Pour une fois, tu as eu conscience de tes points faibles et tu t’es laissé faire – ce qui n’est pas plus mal.

Un peu stressé néanmoins, tu viens tapoter tes cartes contre la table de façon irrégulière avant de mimer un rythme te venant en tête ; rien de bien distinct, une mélodie aussi trouble que ce qu’il se passe actuellement dans ta tête. Tu es un peu pensif, lassé de ce petit jeu où tu ne sais jamais si tu vas gagner ou pas, où tout repose sur la chance et peut-être un peu de l’expérience de jeu : tu n’es pas vraiment connu pour être un expert du bluff par exemple. Tes yeux viennent à nouveau se perdre dans les siens et tu ne t’en rends même pas compte, trop obnubilé par autre chose. Il faut croire que tu aimes du mal, parce que tu as aussi conscience que ce n’est jamais une bonne chose de te laisser le regarder.

Il n’y a que ce terrible coup dans le tibia qui te fait sursauter et qui te tire de tes errances. Tu grognes sous la douleur, élevant même la voix pour l’insulter comme tu aimes. « Aie, connard va ! » Tu te replaces comme tu le peux sur ta chaise, le pied entravé et la douleur rongeant la zone meurtrie. Tu aimerais tellement te masser la jambe, mais tu vas devoir te contenter de serrer les dents et de prier pour que ta petite provocation porte ses fruits. Tu lâches alors un petit rire avant de lever les yeux vers le plafond, nostalgique. Cela fait déjà quatorze ans que tu n’as pas vu ta mère, et putain, qu’est-ce qu’elle te manque, mais qu’est-ce qu’elle te fait aussi flipper. Tu t’en veux encore de ne pas avoir cherché à l’innocenter, mais maintenant… Tu n’es pas mieux qu’elle.

« Si tu veux ma mère, va falloir que t’ailles la cueillir en prison. »

Jamais tu n’iras là-bas. Jamais tu n’iras lui rendre visite. Tu ne sais même pas si elle est encore vivante, si elle est sortie, et tu ne veux plus le savoir. Tu es un grand garçon maintenant et tu as passé bientôt la moitié de ta vie loin d’elle, et te voilà à la tête d’un petit groupe. Au final, tu t’en sors plutôt bien. Parfois, tu remues la jambe piégée pour tenter de te libérer mais ce connard force un peu trop et tu es tenté de t’avouer vaincu et de le laisser te marcher dessus tranquillement. Sauf que, en bon Jericho, tu n’arrêtes pas d’insister en sachant pertinemment que ça ne marchera pas.

Déception.

Tu n’as pas gagné. C’est bien dommage, mais tu préfères te taire et ne pas faire de commentaire là-dessus. Car tu ne veux pas attirer les ennuis, et surtout parce que tu tiens à ton autre jambe, tu souhaites qu’elle reste comme elle est, intacte et libre de ses mouvements. Tu viens accompagner sa descente en finissant ton verre à moitié vide, ne cessant pas de le regarder, haussant les sourcils l’air de lui demander ce qu’il te voulait.

Mais… S’il ne veut pas de toutes tes mises, grand bien lui fasse, puisque tu comptes tout récupérer – sauf l’argent qui servira à payer les boissons. Rapace jusqu’au bout, tu t’empares de tout ce qui se trouve sur la table, un sourire jusqu’aux oreilles. Oui, tu es heureux, et l’alcool accentue ton bonheur, tu te sens comme sur un petit nuage tandis que ton adversaire continue de boire ses verres d’une traite. Tu serais presque tenté de lui dire de ralentir, mais tu prends plaisir à le voir se torcher la gueule comme ça. Et pendant qu’il est occupé à se déchirer, toi, tu te contentes de terminer la soirée en douceur en prenant le temps de savourer une clope. Tu sens que ta vie se raccourcit à chaque taffe, mais qu’est-ce que tu t’en fous, cette saloperie semble te faire plus de bien que de mal. Car elle évacue ton stress, car elle te permet de penser à autre chose.

Tu penches la tête après avoir remarqué que quelque chose ne tourne pas rond chez lui. Tu frissonnes alors qu’il vient gâcher sa cigarette à moitié finie dans le cendrier. Tu te redresses doucement avant de venir t’appuyer contre la table avec les coudes. Tu n’es rien d’autre qu’un spectateur, admirant la scène se passant devant tes yeux. Tu pourrais te lever à ton tour, l’accompagner, mais à la place tu le regardes s’effondrer. Le boucan attire quelques curieux qui haussent les épaules et retournent vider leurs poches dans l’alcool. D’autres te regardent, accusateurs, tu te contentes de jeter le mégot dans le cendrier. Les minutes passent, personne n’a l’air d’avoir une âme charitable ce soir. Alors tu finis par te lever, pestant contre cette jambe encore douloureuse. Tu attrapes sa veste du bout des doigts, l’enjambant avant de te tourner pour le regarder. D’un simple coup de botte, tu cherches à voir s’il est encore vivant ou pas.

Aucune réponse.

Tu ne paniques pas, plutôt amusé de la situation. Tu t’abaisses néanmoins pour venir l’attraper par les cheveux et tirer sa tête vers l’arrière. Décidément, l’alcool et lui, ce n’est pas une belle histoire d’amour. Tu pourrais l’abandonner ici et laisser les autres s’occuper de lui piquer tout ce qui pourrait avoir de la valeur, mais tu es pris de compassion et viens le relever. Il n’est pas léger cet enculé, mais tu parviens tout de même à le traîner dehors. Tu le relâches alors, pensif. Tu ne sais foutrement pas où il habite, mais tu ne voudrais pas le laisser ici non plus. Alors tu libères ton fidèle pokémon.

« Philippe, t’as bien fait de vouloir venir… Dis, tu veux pas m’aider à le ramener à la maison ? Il est vraiment pas en état de rentrer chez lui. »

La créature ne bouge pas, semble soupirer puis décide tout de même de faire de son mieux pour t’aider. Tu n’es pas très bien toi non plus, mais tu parviens à marcher plus ou moins droit avec un type pesant plus lourd qu’un putain de Bourrinos sur les épaules. Le chemin est long, difficile, mais tu finis par atteindre l’habitation sans avoir eu trop d’emmerdes. Tu as ignoré les regards insistants, les chuchotements moqueurs – non sans avoir envie de casser le nez à ces vipères ambulantes. Tu ouvres la porte après avoir passé au moins cinq minutes à trouver dans quel sens se met une clé, puis tu viens déposer l’assommé dans le canapé. Tu te tournes ensuite vers Philippe, posant tes mains sur les hanches, grimaçant.

« Je sais ce que tu comptes faire. Et c’est non. Et s’il te plait, épargne le canapé pour cette nuit et tu auras droit à une récompense. »

Philippe baisse la tête, presque déçu. Il vient se mettre dans un coin avant de soupirer. Tu peux pas le laisser comme ça… Tu t’isoles dans la cuisine quelques secondes, cherchant un paquet de nourriture. Le Sarmuraï reconnaît immédiatement le bruit spécifique du paquet et s’agite, osant même venir te faire chier. Tu le regardes d’un air dur avant de pointer du doigt un coin de l’autre pièce. Il sait que s’il n’obéit pas, il n’aura rien. Pour une fois, il ne te prend pas la tête et va sagement s’asseoir en attendant que tu le récompenses.

Tu viens lui donner deux-trois portions, laissant le reste du paquet à moitié vide sur la table du salon. Étrangement, tu ne te sens pas bien. Tu as chaud, et tes paupières se ferment déjà. Tu voudrais dormir… Mais tu es pris de panique à cause du cauchemar ; tu as peur de le refaire, tu appréhendes aussi la suite. Tu crains qu’il ne vienne t’achever pendant ton sommeil alors que tu es allongé, impuissant. Heureusement, Philippe est là, mais...

Mais tu as juste l’imagination un peu trop débordante.

« Bonne nuit, Philippe. Et reste SAGE. »

L’interpellé t’ignore, trop occupé à savourer ses délicieuses sucreries. Tu le regardes bien pendant au moins dix secondes, puis tu viens te traîner jusqu’à ton lit, tirant sur ta chemise, la déboutonnant avant de la jeter au sol comme un putain de déchet. Tu en profites également pour retirer tes bottes, chose que tu aurais dû faire dès lors que tu es rentré, mais tant pis ; tu veux juste avoir une tenue confortable pour pioncer et espérer récupérer de cette sale journée. Tu viens alors te glisser doucement dans les draps, à l’écoute du moindre bruit suspect. Tu entends Philippe marcher dans tout le salon, ses pas te bercent, le bruit de ses grandes griffes tapant doucement contre le mur aussi. Tu n’as pas la force de le remettre à sa place en gueulant dans toute la pièce. Il a l’air plus agité que d’habitude, sûrement curieux, mais cette fois-ci tu ne vas pas l’embêter.

Dès lors que tu fermes les yeux, tu t’endors, abandonnant Philippe en espérant qu’il soit occupé à surveiller l’invité des yeux.

Ledit Philippe, de son côté, semble très occupé. Au début, il semble plus attiré par la nourriture qu’autre chose, attrapant avec dextérité le paquet pour finalement le déchirer. Toute la nourriture lui tombe aux pieds, il se jette dessus et dévore presque tout. Il fait encore le tour du salon avant de s’intéresser à l’homme couché à la va-vite dans le canapé. Il est perturbé, car ce n’est pas Jericho. Il renifle, il surplombe l’inconnu de toute sa taille, il tire doucement sur ses manches et le fouille, recule puis vient frotter ses pattes machiavéliquement.

Il prépare un sale coup.
Ce salaud.
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WANDERING GAZE
rp flashback feat. Jericho
13 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #E8112D
Tu ne te souviens de rien. Flou. Tu ne comprenais plus rien. Noir. Tu n’aurais pas dû vider autant de verres, tu aurais dû te contrôler, t’arrêter avant de dépasser cette limite, tu aurais dû… Mais tu avais eu cet étrange besoin de tout oublier pour tout recommencer, tout délaisser derrière toi tel un faible refusant de se confronter à une sévère réalité. Déni, ignorance. Tu ne voulais plus voir son regard, tu te sentais faible, anéanti dès que tu te retrouvais confronté à lui, qu’importe ta position. Dominant, dominé.

Tu te sens émerger, difficilement, tu ne veux pas encore ouvrir les yeux ; tu n’y arrives pas de toute façon alors tu te contentes de resserrer ton étreinte autour de ta petite femme, tu pousses même un petit soupir de satisfaction au contact de cette peau, de cette chaleur réconfortant ton petit cœur meurtri. Tu frissonnes et marmonnes quelque chose d’incompréhensible sans pour autant chercher à ouvrir tes paupières fatiguées, remontant simplement ton menton contre l’épaule de ta compagne en la rapprochant de ton torse, bien trop dépendant de ce contact t’ayant tant manqué.

Pourtant quelque chose cloche.

Tu ne sais pas quoi, mais quelque chose ne tourne pas rond ; sans comprendre vraiment pourquoi tu te sens mal à l’aise dans cette situation et tu es pris d’un violent mal de crâne. Tu grognes de mécontentement et daignes enfin ouvrir un œil rapidement brûlé par les rayons de soleil perçants les volets. Nouveau grognement alors que tu n’arrives pas à cerner l’environnement qui t’entoure ; tu n’arrives pas à te concentrer sur quelque chose de concret. Prenant sur toi, tu te détachas de ta compagne pour te redresser doucement et lui dérober un baiser … sauf qu’encore une fois, quelque chose cloche.

Tu n’es pas chez toi.
Et ce n’est pas Suzie.

Tu restes assis dans ce lit pouvant à peine accueillir deux personnes et tu fronces les sourcils en fixant la forme encore endormie à tes côtés. Tu as du mal à comprendre la situation mais tu le juges, vraiment très fort alors que tes yeux s’égarent là où ne devraient pas, le cerveau encore embrumé par tout l’alcool que tu t’étais tapé hier. Prenant ta tête entre tes mains, tu ne réalises pas, tu es plus préoccupé par ta putain de migraine que l’endroit où tu te trouves et fermant les yeux pour essayer recoller les morceaux pour les rouvrir aussitôt.

MAIS PUTAIN QUESQUE TU BRANLAIS DANS LE MÊME LIT QUE LUI ?!

Attrapant ta chemise pour vérifier qu’elle était toujours intacte, tu soupiras en te levant d’un bond du lit sans même prendre le temps de vérifier si le connard de propriétaire s’était aussi rendu compte de la situation. Non non, ça ne va pas … Ça ne va pas du tout … Levant les mains devant toi tu les fixas un instant … Tu … Tu avais … Tu avais serré cet hom … Ce truc dans tes bras ? « Oh putain de merde. » Tu fais presque les cent pas dans l’appartement avant que ton regard ne soit attiré par un pokémon posé dans un coin de la pièce et un instant tu le sens te juger – mais tu n’en es pas très sûr – et tu angoisses sur le coup.

Comment es-ce que tu avais pu en arriver là ?

Passant une main dans tes cheveux pour les dompter, tu attends quelques minutes posé sur le canapé que cette insupportable douleur cesse de fracasser ton crâne alors que tu n’as qu’une envie : te fissurer la tête contre le lavabo pour faire passer ce mal te déchirant les entrailles. Nouveau coup d’œil au pokémon qui ne semble pas hostile malgré ta présence en ces lieux avant que tu ne te diriges dans la salle de bain à la recherche d’un cacheton capable de calmer ta gueule de bois désastreuse. Tu fouilles, tu trembles encore un peu sous l’angoisse et l’appréhension, la gêne et l’incompréhension et lorsque tu attrapes finalement une boite elle t’échappe des doigts. Que fais-tu là ? Pourquoi ? Comment ? T’attrapant de nouveau la tête tu te penchas pour récupérer ton bien ayant roulé sous un meuble mais lâche bien vite l’affaire ; tu iras la chercher un peu plus tard.

Si bien sûr, il ne te tue pas avant en se rendant compte de cette nuit.

Sans perdre de temps, tu allumas l’eau de la douche et fermant la porte d’un coup de pied pour la verrouiller, tu jetas en boule ta chemise imbibée d’alcool et de transpiration, le reste de tes vêtements suivant le même chemin et rien que l’idée de les remettre par la suite t’arrache un petit soupir dégouté mais tu n’avais de toute façon pas le choix.

Tu ne sais pas combien de temps tu es resté sous cette eau bouillante, dissimulée derrière ta vitre de buée, ailleurs, perdu dans tes pensées. La honte, le dégoût, la gêne, l’humiliation ; comment avais-tu pu te tromper entre ta belle femme et ce batard ? Tu serres les poings, la chaleur de l’eau brûlant tes blessures alors qu’encore une fois un rictus dégoûté déforme tes traits. Et si vous aviez … Non … Impossible. Et s’il s’était simplement contenté de … Non … Encore une fois ce n’était pas possible … Il … Il ne pouvait pas être de ce bord là … Et … non c’était dégueulasse. Il valait mieux ne pas y penser, ce n’était tout simplement pas possible. Tu devais te contenter du point positif de la chose : il ne t’avait pas laissé crever dehors et avait tout de même fait l’effort de te ramener chez lui et à cette pensée tu étiras un sourire amusé … C’était une bonne chose, pour toi.

Mais tu ne comprenais toujours pas pourquoi tu te sentais soulagé.
Après tout, tu t’étais réveillé dans le même lit que lui.
Lui, ton bourreau.
Où peut-être devrais-tu dire maître maintenant que tu n’étais qu’un chien en laisse ?

Un soupir, tu éteins finalement l’eau et sort de la douche pour retourner à la conquête de cette maudite boite que tu attrapas du bout des doigts et c’est après avoir prélevé un des cachets s’y trouvant pour le gober que tu te séchas brièvement ; renfilant ton bas pour sortir hors de la salle de bain.

Maintenant il allait falloir s’expliquer.
Tu restes planté devant la porte, ton regard se portant vers le propriétaire encore dans le lit. Tu te sèches les cheveux vite fait avant de les laisser tomber sur tes épaules, encore dégoulinants de flotte sans te préoccuper de l’état de son plancher. La serviette sur les épaules, tu ne lâchais pas du regard mais tu savais pertinemment que tu allais le détourner au moindre mouvement. Et pourtant tu ne peux t’empêcher de venir le provoquer, t’approchant pour venir shooter doucement dans son matelas dans l’espoir de le réveiller et sans perdre une seconde de plus tu t’éclipsas dans sa cuisine pour vous préparer deux cafés.

Tu pouvais au moins faire ça pour le remercier de t’avoir ramené en un seul morceau.
Et vous alliez en avoir besoin pour vous expliquer sur ce qui c’était passé.
Putain que tu te sentais honteux.
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  Sam 17 Mar - 2:57
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  Sam 17 Mar - 2:57

WANDERING GAZE
rp flashback feat. Gerald
13 JUILLET 1995 A GRIMECOAL #4083A4
Rien ne semble te déranger. Tu récupères péniblement de la journée précédente, happé par un rêve bien plus reposant que celui de la dernière fois. Tu peux sentir le lit remuer, mais tu ne daignes même pas ouvrir les yeux, trop bien dans ton petit confort. D’habitude, tu n’as pas le sommeil aussi lourd, mais ton corps est bien trop fatigué pour que tu puisses te réveiller au moindre bruit suspect. Dans ton rêve, tu peux entendre Philippe mimer un rire, à croire que tu confonds encore une fois le rêve de la réalité. Fronçant les sourcils, la nuit passe sans que tu ne te rendes compte de rien, sans que tu ne bouges, une jambe tendue et l’autre légèrement pliée, un bras sous le coussin et l’autre pendant au bord du lit.

Tu ne réagis même pas lorsque des bras viennent t’attraper et troubler ton sommeil. Il y a quelque chose qui cloche, mais tu n’as pas assez de force pour riposter ; tu ne fais alors que grogner doucement avant de soupirer. Les draps se froissent sous des mouvements, et ce ne sont pas les tiens. Tu entrouvres les yeux sans pour autant être pleinement réveillé, remuant, résistant face à l’étreinte sans pour autant repousser l’intrus violemment. Puis tu refermes les yeux, replongeant de nouveau dans un sommeil profond, difficile à troubler. Tu es bien parti pour dormir toute la journée à ce rythme, assommé par les maux de tête et par la fatigue accumulée.

Tes bras viennent lentement serrer l’oreiller alors que tu sens de nouveau du mouvement dans ton putain de lit. Tu penses que Philippe a faim, et que ça peut très bien attendre encore cinq ou dix minutes. Le corps chaud ne tarde pas à te quitter et tu es pris de frissons, tu remues dans ton pieu alors que tu cherches à t’enrouler dans la couverture dans l’espoir de te réchauffer. Les mauvais rêves arrivent assez vite alors que tu continues de te battre pour obtenir un bout de couette en plus et pour les chasser afin d’obtenir encore quelques minutes de sommeil réparateur, sans grand succès.

Tu n’as vraiment pas conscience de ce qui vient de se passer, et tu as déjà oublié la nuit passée, tes souvenirs ayant été emportés par l’alcool et laissant en toi un sacré vide – et un putain de mal de tête. Tu ouvres finalement les yeux, fixant le vide sans même te soucier de l’heure qui passe. Lentement, tu te redresses sans te douter de rien, il n’y a rien qui traverse ton esprit, tu es complètement vide le temps de reprendre tes esprits. Ce n’est qu’en allant vérifier l’heure que tu décides de rester encore un moment, bercé par le bruit de la douche allumée…

L’eau coule, sans toi en dessous ?
Non, impossible.
Bien sûr, en premier, tu accuses Philippe, mais il… A autre chose à foutre que de prendre une douche.

Lentement, des bribes de souvenirs remontent. Tu fronces les sourcils, tu nies tout ce qui te revient à l’esprit, tu secoues la tête avant de la prendre entre tes mains et d’aller l’écraser dans le coussin contre lequel tu hurles. Ton cerveau, inconsciemment, tente de recoller les morceaux, agrémentant les réminiscences d’éléments où la seule limite est ton imagination. Tout de suite, tu t’imagines bourré, beaucoup trop éméché pour refuser quoi que ce soit. Un arrière-goût mauvais se loge au fond de ta gorge, tu as envie de vomir rien qu’en pensant à ce que tu as pu dire hier.

Les minutes semblent interminables, tu cherches encore à faire le tri dans ton esprit, chassant l’impensable, pestant contre toi-même et la fourberie de ce connard de Rocabot. Tu l’accuses dans ta tête de tous les crimes, tu l’insultes, tu voudrais te relever et aller lui péter la gueule mais quelque chose te retient dans ce lit empestant l’alcool et la sueur ; une odeur bien familière mais qui ne te plaît guère. Et quand tu réussis à relever la tête, tu préfères faire semblant de dormir en entendant des pas lourds venir jusqu’à la chambre. Tu as… Beaucoup trop peur. L’esprit est chauffé à bloc, mais le corps, lui, est bien trop faible. C’est mauvais de se battre dès le matin… Le matelas remue au rythme de ses coups, et tu tournes la tête vivement pour le regarder, furieux.

Tu restes là, à bouder, le visage rouge de colère et de gêne. Tu serres ton coussin et tu cherches à renifler une autre odeur, osant même te pincer pour tenter de te réveiller de ce mauvais rêve.

Mais non, c’est bien la réalité.

L’odeur du café te parvient très vite aux narines, tu trouves alors la force de te relever et de te diriger vers la source de ces délicieux arômes. Le Sarmuraï, jusque là trop calme, attire ton attention de grands gestes de pattes. Tu t’approches de lui et viens poser une main sur sa tête, ton regard errant vers les miettes de bouffe et les papiers renversés dans tous les sens. « Toi, tu as fait des conneries. » Il te donne un coup de tête droit dans le nez et tu recules instinctivement tandis que lui se fout de ta gueule. « Ne recommence pas… Tu sais que ça fait mal… »

Tu soupires et oses rentrer dans la même pièce que lui. Tu lui adresses un regard jugeur et toujours aussi furibonds. Mais tu n’es pas venu pour lui, tu es venu pour le café, et tu commences à te montrer impatient, errant dans toute la cuisine en attendant qu’il daigne offrir ta tasse. En attendant, tu tires la gueule, le regardant de la tête aux pieds. Non… Tu ne dois pas laisser tes yeux errer. Tu relèves la tête pour mieux le juger, allant et venant dans toute la pièce comme un fauve attendant de pouvoir chasser sa proie. Tu lui arraches presque le café des mains, grondant en guise de remerciement, soulageant tes narines de cette odeur agréable.

« Pourquoi t’es venu dans mon pieu ?! »

Tu grognes un peu plus, puis tu viens te pincer l’arête du nez doucement les yeux fermés. Tu cherches encore à rassembler tes quelques souvenirs, insatisfait, frustré.

« Je… Je m’en souviens, je t’ai balancé sur le canapé et je suis parti pioncer… Qu’est-ce qu’on a fait ? »

Tu commences à douter de ce que tu dis, pensant que ton cerveau te joue à nouveau des tours. Philippe, en entendant le conflit se créer, passe la tête par la porte, vous observant tour à tour. Il a l’air très agité depuis hier soir et il doit sûrement y être pour quelque chose. Tu mets un long moment avant de le regarder, persuadé que c’est ce salaud qui s’est permis de profiter de ta faiblesse.

Puis quand tu croises le regarde de ce foutu insecte… Et que tu le vois se reculer… Tu cherches à faire le rapport, mais tu as vraiment du mal.

« Oh, Philippe… PHILIPPE ! Tu es sérieux là ?! »

Le monstre sur pattes préfère éviter la question en allant tout saccager dans le salon. Tu poses ta tasse contre le premier support te passant sous la main et tu files le remettre à sa place. Il crie, et tu cries plus fort que lui, à vous voir vous battre, on dirait deux animaux se battant pour la même chose, mais la créature est souvent le premier d’entre vous à capituler. Tu grimaces, montrant les dents, venant appuyer entre ses deux yeux avant de retirer ton doigt juste avant qu’il ne décide de le mordre pour se venger. Tu reviens dans la cuisine, reprenant ton foutu café, buvant une gorgée brûlante.

« Viens t’asseoir. Ici. »

Ta phrase sonne comme un ordre, et c’est un peu ça. Tu viens t’installer sur une chaise libre, indiquant l’autre siège du doigt. Tu es encore sacrément énervé, et ce, dès de bon matin. Un long soupir traverse les lèvres que tu as encore dévoré pendant la nuit. Tu poses avec force ton mug contre la table, manquant d’en renverser le contenu.

« Bon, putain, tu te souviens de quelque chose, toi ? Qu’est-ce que t’as branlé cette nuit pour… T’introduire dans ma chambre ? »

Le poing serré, la jambe tremblante, tu n’attends qu’une chose : qu’il ose te provoquer pour venir éclater son nez pour lui remettre les idées en place et que ça fasse avancer le bordel. Ce n’est qu’en l’observant avec plus d’attention que d’autres souvenirs remontent ; ce contact contre toi. Non, tu n’as pas rêvé à ce moment-là, et tu te mets à rougir comme un fou. Non, tu ne veux pas que ce soit vrai.

« T’as cru que j’allais pas sentir les trucs que tu m’as fait ? Je… C’est… T’arrives à confondre une femme avec… ça ? », dis-tu extrêmement vexé.
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