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  Lun 12 Mar - 23:23
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  Lun 12 Mar - 23:23


Tu avais marché, encore et encore, jusqu’à poser pieds à Massalia. Charmante ville, bien qu’un peu trop près de tes origines. Les seuls regrets que tu pouvais éprouver, c’est que tu ne puisses pas la voir de jour. La lune était déjà bien haute, et dire que tu venais tout juste d’arriver. Tu jaugeais, tu calculais le nombre d’heure qu’il te restait avant d’aller t’enterrer dans un hôtel. Tu estimais que tu avais encore le temps de pouvoir flâner au port. Il n’y avait pas que des inconvénients à vivre la nuit, te disais-tu pour te rassurer. Tu pouvais profiter des trottoirs sans risquer de bousculer quelqu’un, tu avais le paysage à toi tout seul et tu pouvais parler avec Ahri sans que quiconque ne te fasse le coup de t’interrompre par curiosité. Oh oui, vous étiez une équipe curieuse. Deux ombres blanches, bien que la tienne était en grande partie masquée par un tissu aussi sombre que le ciel. Ta cape masquait ton visage, te protéger du froid et du vent venant du large. Encore quelque pas, tandis que ton sac commençait à te tirer sur les épaules, et tu avais fini par t’assoir sur l’un des murets du quai. Tu t’étais débarrassé de ton paquetage, profitant de cette libération pour t’étirer un peu les épaules avant de le fouiller. Tu cherchais tes feuilles, ton crayon et ta Goupix avait tout de suite deviné qu’elle pouvait se reposer. Aussi, elle avait baillé dans un glapissement étouffé, venant se coucher près de tes genoux. Sa tête cotonneuse s’était calée contre ta cuisse droite, te laissant ainsi la surface libre de tes membres pour y prendre appuie. Tu jouais avec ton crayon entre tes doigts, tu analysais l’étendue d’eau devant toi entrecoupée par les voiles des bateaux. Puis tu avais fini par déposer la mine charbonnée sur le papier et tu esquissais. Tu dessinais cette étendue bleue sans omettre d’accentuer ses mouvements par quelques traits en serpentins. Tu ornais ta toile de ces coques petites et grosses, diverses et variées, à laquelle tu ajoutais les voiles. Tu t’arrêtais sur les détails, tu dessinais les cordages du mieux que tu pouvais. La lumière de la lune et les réverbères environnements n’étaient pas suffisants pour te permettre de les discerner tous. Puis tu notais leurs noms, tu ajoutais les passerelles et les Goélises tardives qui passaient au-dessus de ta tête pour se perdre dans l’horizon. Tu avais fait rapidement le tour du paysage au bout d’une heure et tu avais de quoi colorer lorsque tu seras cloîtré dans ta chambre en attendant la prochaine nocturne. Tu avais retrouvé toute tes forces pour te relever et continuer ta route. Sauf Ahri. Ahri, ta douce Ahri qui s’était endormie contre ta jambe. Tu caressais son pelage de manière méthodique pour amorcer un réveil, mais elle refusait de bouger. Elle était trop bien installée pour vouloir reprendre la marche. Pendant un instant, tu avais eu le doute. Tu avais regardé sa Pokéball et tu te disais que c’était mesquin de vouloir profiter de son sommeil pour la remettre à l’intérieur. Alors au lieu de lui faire ce coup, tu l’avais prise dans tes bras. Tu te relevais, tu remettais ton bagage sur une épaule et tu lui laissais l’autre pour poser sa tête dessus. Tu entendais sa respiration faible, apaisée, et tu souriais. Tu te demandais comment elle faisait pour être aussi détendue, tu l’enviais. Toi qui avais encore répondu aux absents lors du dernier appel de tes supérieurs, tu savais pertinemment qu’être aussi près du QG allait t’amener à devoir rendre des comptes. Intérieurement, tu avais peur, tu tremblais. Extérieurement, tu te forçais à rester serein et à ne pas céder à cette panique. A ton tour, tu te mis à bailler. Tu avais sentis tes doigts se raidir et tu savais pourquoi. Tu limitais tes “chasses“ à une par semaine, et le manque commençait à se faire sentir. On était dimanche, tu venais d’arriver à Massalia et la dernière proie que tu avais attrapée revenait à Samedi dernier, lorsque tu flânais encore à Valazur. Tu levais les yeux vers les étoiles, pestant légèrement entre tes lèvres. Tu n’avais pas envie, tu n’avais clairement pas envie de t’en prendre à un innocent. Pourquoi une divinité serait aussi cruelle ? Avait-il à y gagner au moins ? Il avait lu plusieurs livres au sujet de l’immortalité. Tous étaient d’accord sur un point : l’immortalité était d’une tristesse et d’un ennui. Les premiers jours, cela rend euphorique mais les suivants … Tu continuais ta marche jusqu’à un hôtel-restaurant. Il était tard, la plupart des honnêtes gens étaient couchés à cette heure-ci. Aussi, tu n’avais pas à hésiter. Tu t’étais au comptoir, réclamant à manger, à boire et un lit en déposant une belle somme sur le comptoir. La gérante te souriait, elle n’avait sans doute pas fait attention à ces mains blanches aux ongles noires, ou bien avait-elle cru à une paire de gants. Elle était accueillante, chaleureuse, comme tu les aimes. Tu faisais de ton mieux pour dissiper cette pensée de ton esprit. Pas elle, pas à quelqu’un qui t’offre le couvert et le logis. Tu avais posé Ahri sur tes genoux une fois que tu étais assis. Ta Goupix avait l’air d’un gros bébé endormi. Mais dès que l’odeur du poisson grillé lui était parvenue aux narines, hop ! Elle s’était réveillée et elle était déjà en train de remuer ses neufs appendices pour te réclamer un morceau, les pattes posaient sur ton torse.
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  Mar 13 Mar - 13:16
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  Mar 13 Mar - 13:16

Jamais tu n’avais pris la peine de te remplir l’esprit de destinations à visiter. Jamais tu n’avais daigné prendre le temps de prévoir des voyages, des activités pour faire voir du pays à ta femme. Tu t’étais contenté d’un misérable Grimecoal sale et insalubre mais avec l’âge, tu t’es rendu compte que durant toutes ces années à affirmer que vous n’aviez ni les moyens ni le temps de découvrir des paysages, que tu t’étais montré égoïste et pitoyable envers ton petit bout de femme. Ce n’est que maintenant que tu te rends compte de tout ça, bien trop tard, toi qui pourtant avais cherché une fois un endroit pour une lune de miel. Tu avais visé loin, trop loin, Alola, peut-être Rosalia à Johto, à un moment tu avais même pensé retourner à Rhode pour lui faire découvrir Samaragd et sa relique sacrée mais … tu ne voulais plus retourner là-bas, tu n’aurais jamais pu sans prendre la peine de descendre à Suerebe encore une fois, juste pour prier sur la pittoresque tombe que vous aviez monté dans un coin pour Emma, et encore tu ne savais pas si elle était encore debout, sûrement détériorée ou détruite par des enfoirés ébréchés.

Alors tu fermes les yeux, la fenêtre de votre chambre d’hôtel ouverte, un de tes pieds pendant dans le vide alors que tu t’étais adossé à l’un des bords, une clope coincée au coin des lèvres. Tu n’oses pas bouger, de peur de réveiller le gosse dormant dans l’un des deux lits de la pièce. Demain vous alliez repartir en train, vous alliez continuer votre road-trip particulier, parti de rien, étrange duo où l’ont pouvait vous prendre pour un père et son fils. À cette remarque, tu étires un sourire amusé, attirant l’attention de ta renarde qui s’était postée à tes côtés, ses yeux contemplant ce ciel dégagé mais tu lui fais comprendre qu’il n’y a rien d’un petit signe de la main. Jamais tu n’as eu la chance d’être père, jamais tu n’as pu offrir ce cadeau à ton épouse, elle qui aurait probablement fait une maman parfaite, douce et délicate. Finalement c’est toi qui poses tes yeux sur la belle Goupelin, Anastasia, tu n’as appris que bien plus tard qu’elle aurait voulu appeler sa fille ainsi mais sachant pertinemment qu’elle ne le pouvait pas, elle s’était contentée de le donner à cette petite Feunnec récupérée dans un refuge. Au début tu t’étais moqué mais en fin de compte, il lui correspondait parfaitement, douce aventurière supportant tes vadrouilles, agréable femelle te provoquant parfois d’un petit regard faussement séducteur mélangé à une sympathie particulière. Tu tires encore sur ta cigarette, la terminant avant d’éteindre le mégot consumé contre le rebord de la fenêtre et le jeter par la fenêtre. Tu n’oses pas bouger, tu le sens encore ce regard sévère, elle te juge, tu fronces les sourcils, elle montre presque les dents alors que tu dirigeais lentement ta main vers la poche de ton veston, prêt à t’armer d’un nouveau bâton de nicotine. Un affront silencieux qu’elle gagna au bout de quelques secondes, tu ne pouvais rien lui refuser et elle le savait parfaitement, t’adressant un sourire satisfait alors que tu pestais, agacé de son comportement bien trop maternel … Tu n’étais plus un enfant … Même si tu avais encore parfois besoin qu’on pose des limites, juste pour te contrôler.

Tu te contentes de venir passer une main dans ta tignasse, te reposant au mur, silencieux, calme, ailleurs, peut-être pensif. Ce soir pas de chasse, juste une bonne nuit de repos alors que cette si délicate brise venait caresser ton visage. Pour une fois, tu avais retiré tes gants, tu avais profité du sommeil du gamin pour retrouver le derme de tes mains, les frotter entre elles, marquées, abimées par le temps, cicatrices, coupures parfois encore récentes, coups et cette marque te hantant depuis quelques années déjà, cette appartenance au diable te rongeant les organes de l’intérieur, petit à petit. Tu contrôlais parfaitement cette marque, parfois avais-tu essayé de voir jusqu’où tu pouvais tenir sans te repaître d’un enfoiré passant non loin, parfois Anastasia insistait-elle pour que tu tiennes un peu plus longtemps, le regard confiant et compréhensif. Tu ne l’as fait qu’une fois, juste une fois et tu ne veux plus recommencer … Plus jamais. Tu fermes les yeux, somnolant presque, épuisé après ces derniers jours à parcourir Kalos, à trainer ta carcasse ici et là, tu n’en pouvais plus et si Anastasia n’avait pas été là pour fermer la fenêtre et te sortir des bras de Morphée commençant à t’accueillir en son sein, tu aurais sûrement pu passer la nuit-là, ou du moins ce qu’il en reste. Alors tu grognes, tu as du mal à comprendre ce qui se passe tandis qu’elle vient déposer son museau contre ton nez, bien plus froid que le sien. Tu la fixes, sans rien dire puis tu te redresses, sans jamais la lâcher des yeux. Tu aurais pu rester longtemps à l’observer, tu aurais pu la gêner d’une petite réflexion délicate, tu aurais pu la vexer en faisant mine d’attraper ton paquet de cigarettes, mais non, tu détournas le regard : quelque chose venait d’attirer ton attention et tu te figes un instant, tu la ressens, cette macabre énergie, cette sensation toute particulière de rencontrer un semblable, ici, juste en bas. Tu frisonnes, tu fixes le jeune endormi et tu sembles angoisser un instant avant d’enfiler de nouveau tes gants, lui aussi avait sûrement dû ressentir ta présence et tu voulais vérifier son identité, peut-être l’avais-tu déjà rencontré, peut-être était-ce un nouveau visage, tu devais en avoir le cœur net.

Sans un bruit tu quittes la chambre après avoir laissé un mot sur ton lit, Anastasia ne te lâche pas d’une semelle, elle aussi l’a compris à ta réaction et elle préfère t’accompagner pour te protéger si besoin. Tu descends les escaliers du premier étage, revenant au rez-de-chaussée de cet hôtel restaurant et d’un regard circulaire inspecte le lieu presque vide de vie. Il n’y a personne à l’exception de la propriétaire des lieux et d’un jeune homme singulier, il t’intrigue, c’est lui, tu détournes le regard un instant et t’approches, t’installant nonchalamment à côté de lui.

« Madame, jeune homme, bonsoir. »

Tu es poli, serein alors que tu jettes tout de même un coup d’œil au jeune Nox à tes côtés. Tu savais, il était comme toi. Que faisait-il ici ? À une heure aussi tardive ou plutôt terriblement matinale ? Quelle heure était-il d’ailleurs ? Minuit passé sûrement, peut-être bientôt une heure du matin. Tu commandes un bière, juste une et la dame te sers, tu fouilles dans tes poches et paye ta consommation. Tu vois bien qu’Anastasia semble intriguée par le petit goupix posé sur les jambes du jeune homme et ne peut te retenir de sourire, attendri en te rappelant de tes premiers mois avec ta renarde, il y a déjà si longtemps.

« Je vois que je ne suis pas le seul à profiter de cette nuit, tu voyages souvent à cette heure ? Tu devrais faire attention … j’espère que tu es au courant que des bêtes sauvages courent pour se repaître des autres. »

Ton attitude presque amusée étire un rire à la tenancière, tu semblais conter cela comme s’il s’agissait d’une légende urbaine et alors qu’elle te demanda de ne pas faire peur à ton nouveau camarade de comptoir, tu te contentas d’hausser les épaules … Seul lui pourra comprendre où tu voulais en venir.
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  Mer 14 Mar - 22:40
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  Mer 14 Mar - 22:40


Non, tu n’avais pas été insensible. Tu l’avais senti également, cette présence, comme une ombre. Tes yeux s’étaient jetés brièvement sur la paume de ta main et tu avais pincé ta lèvre entre tes dents. Tu étouffais un juron, tu faisais de ton mieux pour ne rien laisser paraître. Pourtant, ta tête tournait à gauche, puis à droite. Tes yeux jaunâtres soudaient les horizons pour tenter de desceller l’origine de cette sensation. Ahri est assoupie, c’est une bonne chose penses-tu. Ainsi, cela voulait dire qu’elle ne prêtait pas attention à ton agitation soudaine et qu’elle n’allait pas s’inquiéter. Tu t’enfonces dans cette auberge, et tu restes sur tes gardes. Tu souriais à la serveuse. Elle aussi, tu ne voulais pas faire naître de la panique dans ses yeux. Tu avais envie de la connaître, de paraître sympathique en nourrissant une conversation remplie de banalité. Tu lui demandais si la journée avait été bonne, et elle te répondait tout naturellement que oui. Pour avoir été à sa place pendant un temps, tu savais que la plupart du temps, cette réponse était donnée dans le but de ne pas paraître négatif auprès de la clientèle. Elle pouvait être donnée avec toute l’honnêteté du monde aussi, c’est pour ça que tu n’avais pas insisté et que tu t’étais contenté d’hocher la tête lentement pour lui faire comprendre que tu avais bien écouté. Puis cette barmaid de demandait d’où tu venais, alors tu lui répondais « J’arrive de Valazur, je n’ai pas vraiment de chez-moi ». Ce n’est pas tout à fait vrai, tout comme ce n’est pas tout à fait faux. Tu en avais un chez-toi, tu refusais simplement d’y remettre les pieds. Non pas par égoïsme, mais par bonne conscience. C’était bien trop honteux, tu fuyais le regard de tes parents, tout comme tu t’es défendu du jugement des autres depuis que tu es tout petit. Ahri se réveille, elle a senti la bonne odeur du plat. Toi, tu as senti celle de cette obscure présence qui se rapproche. Comme si Yveltal était en train de resserrer l’étau de ses ailes autour de toi, comme s’il s’apprêtait à planter ses serres dans ton dos. Tes mains tremblaient, tu n’arrivais pas à les contrôler. Alors pour les occuper et masquer leur vibration, tu avais saisi ta fourchette pour la planter dans le poisson et en donner un morceau à ta Goupix. Tu avais besoin de t’occuper l’esprit, ne serait-ce que pour penser à autre chose. Difficile, une voix autre que les vôtres avait résonné. D’après le timbre, tu jugeais que c’était une personne certainement plus âgé que toi, avec du vécu et un peu de bonté. Automatiquement, tu avais tourné la tête vers la droite et c’est un Goupelin qui était présent. Puis à gauche, et cette fois c’était un homme à la carrure imposante et l’air détendu. Ta sensation t’étouffait et étouffait ta voix. « Bonsoir … » Avais-tu simplement répondu, impuissant. Il était préférable selon toi de te montrer poli et discipliné. Si cette Goupelin était à lui, il n’aurait pas de mal à te mettre à terre en deux coups de cuillère à pot. Ahri avait dévoré ce morceau en rien de temps, s’impatientant pour en réclamer un autre. Finalement, tu n’allais pas manger grand-chose ce soir, alors autant te rattraper sur ta boisson. Tu lui avais donné une autre bouchée, et de ta main libre était venu chercher ton verre d’eau. Tu n’étais pas du genre bavard, défaut qui n’était pas partagé avec l’autre homme visiblement. Il te posait cette question particulièrement malaisante, et toi tu te rétractais légèrement dans ta cape qui te servait de coquille. Tu ne savais pas comment le prendre. Si c’était un test de reconnaissance, Nox ou Idéalis en vadrouille ? A cette heure-ci, vous deviez être nombreux à en profiter pour bouger de ville en ville, donc cela ne t’étonnait pas qu’il y ait des veilles-tard pour gendarmer. Reprends ton souffle, détends-toi. Cette sensation oppressante avait un tout autre rôle et tu savais qu’elle n’était pas anodine. « Oui, je préfère quand les routes sont dégagées » avais-tu entamé tout en rendant leur sourire avant de reprendre. « Quant aux bêtes sauvages, je suis au courant, mais je n’ai pas peur. Je ne suis pas sans défense non plus. C’est plutôt elles qui devraient avoir peur de moi… ». Tu avais tenté toi-même de faire un peu d’humour, mais tu te doutais que ça n’allait pas faire aussi bien mouche. Finalement, ton assiette était vide et tu n’avais rien mangé. Ahri, quant à elle, était rompue. La petite chance. Tu fermais les yeux et tu soupirais. Tu n’avais plus qu’à redemander une autre assiette pour toi. « Et vous, pourquoi vous ne dormez pas ? Vous attendez les fameuses bêtes sauvages ? » Tu jouais un peu la carte de la provocation, mais tu n’en étais pas fier. Après tout, pour que tu l’intéresses et que vous détectiez mutuellement ce que cache l’autre, c’est que l’on ne t’avait pas présenté tout le monde. En même temps, si tu venais aux réunions, peut-être que tu aurais plus de chances de faire connaissances avec les membres de ta propre secte.
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  Ven 16 Mar - 0:06
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  Ven 16 Mar - 0:06

Ce jeune homme t’intriguait. Tu ne savais pas vraiment quoi penser de lui et sur le coup tu repensas à ta rencontre avec le petit Jérôme … Pourquoi fallait-il que tu ne tombes sur des petits jeunots en ce moment ? Pourtant ce n’était pas faute de répéter à qui voulait bien l’entendre que tu n’étais pas à l’aise avec les jeunes, bien trop protecteur et paternel, figure autoritaire cherchant probablement à les remettre dans le droit chemin. D’une main tu pianotes contre le bois du comptoir et de l’autre vient attraper la bière servie pour en boire une gorgée avant que ton coude ne rencontre à son tour le bois ciré, reposant ta tête contre la paume de ta main dissimulée sous ce tissu blanchâtre commençant à s’user. Il n’avait pas peur des bêtes sauvages se faufilant dans l’ombre à l’affût de la moindre petite proie à se mettre sous la dent ? Tu étiras un sourire qui se transforma en un soupir amusé lorsqu’il te retourna la question.

« Je pense qu’elles préfèrent m’éviter. »

Tu hausses des épaules, délaissant ton compagnon de comptoir pour relever doucement le regard vers Anastasia qui releva elle aussi ses petites mirettes en se sentant observer. Un unique coup d’œil silencieux alors qu’elle semble vouloir sympathiser avec la petite renarde polaire du gamin sans vraiment oser malgré tout ; elle se contente donc de rester assise à côté du jeune homme, une mine faussement distante pour paraître forte et élégante.

« Mais au fond si on y réfléchit bien, est-ce que ne sommes pas tous des bêtes sauvages ? »

Tu te sentais d’humeur taquine ce soir, peut-être souhaitais-tu simplement détendre ce gosse que tu sentais mal à l’aise ou peut-être voulais-tu simplement t’amuser à titiller ses nerfs pour le jauger comme si tu étais supérieur à lui, comme si tu avais quelconque autorité à son égard … Alors que tu n’étais rien, tout en bas de l’échelle comme le pitoyable chien que tu étais.

« Enfin devrais-je plutôt dire qu’en toutes mes aventures nocturnes, je n’ai croisé aucune bête cherchant à me dévorer donc j’en déduis que je les effraie et qu’elles préfèrent rester loin de moi. »

Nouveau petit rire, tu veux voir qu’il va commencer à jouer au même jeu que toi, celui des sous-entendus et à cette pensée tu bois une deuxième gorgée d’alcool. Encore un regard vers Anastasia qui semble s’endormir sur place ; tu la voyais piquer du nez et ta mine se referma presque aussitôt. Ta voix sévère fit sursauter ta demoiselle qui se raidit de surprise.

« Ana’, je sais que tu as envie de faire plus amples connaissances avec la petite Goupix mais si tu allais dormir ? Demain on doit partir de bonne heure et on a de la marche alors va te reposer. »

Elle grogna mais tu l’imitas, plus autoritaire au point où elle préféra abandonner la bataille et se lever pour retourner seule dans votre chambre provisoire à l’étage. Tu ne voulais pas te retrouver avec une renarde fatiguée sur les bras en plus d’un gosse encore dans le mal alors il en était mieux ainsi. Reportant ton attention sur le garçon, tu en profitas pour te dire qu’il se sentira peut-être moins oppressé avec une présence inconnue en moins.

« Excuse-moi, on en étions-nous déjà ? »

Tu fis mine de réfléchir, attendant que l’aubergiste s’éloigne de vous pour te rapprocher de ton collègue et lui murmurer doucement, le regard dur.

« J’espère que tu ne comptes pas te jeter sur cette femme pour en faire ton repas … Je ne te laisserais pas faire, tu iras chercher un autre repas ailleurs. »
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  Dim 18 Mar - 22:42
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  Dim 18 Mar - 22:42


Tes muscles étaient tendus, preuve que tu étais sur tes gardes. Cet homme dégageait quelque chose de spécial sans l’être. Un point commun qui ne vous rendez pas si différent l’un de l’autre, hormis l’âge peut-être. Tu te muet dans le silence et tu ne parlais que lorsque les mots t’étaient adressés. Ahri ne semblait pas plus paniquée que cela. Au contraire, elle tendait la truffe en direction de la Goupelin et elle piaillait pour que tu la laisses la rejoindre afin qu’elle puisse faire plus ample connaissance. Mais toi, tu te montrais prudent. Tu ne savais pas si le propriétaire serait d’accord, ou bien s’il verrait ceci comme un mauvais œil alors tu monopolisais son attention comme tu pouvais en lui présentant de la nourriture sous le nez. Tu répondais, et il rétorquait. Tu avais eu un petit sourire nerveux lorsqu’il avait annoncé faire peur aux bêtes sauvages. « C’est censé me rassurer ? » lanças-tu presque trop brutalement puisque tu avais aussitôt regretté tes propos. Tu verrouillais ta bouche aux nouveaux mots, l’occupant avec une gorgée d’eau. Tu ne voulais pas te montrer provoquant –quoi que, peut-être un peu, mais tu préférais taire ce vilain défaut- et tu le laissais continuer sur sa lancée tout en caressant distraitement le pelage de ta compagne. Tu jetais un œil à celle-ci, puis à la Goupelin en lui adressant un petit sourire en la voyant aussi pleine de retenue et de politesse. Par le biais de cette esquisse, tu la remerciais de ne pas trop te brusquer ou bien de chercher à insister. Tu n’avais rien répondu à la question de l’autre, tournant tes pupilles noirs et tes solaires en sa direction. Ton silence te permettait ainsi de réfléchir à ses propos et aux sens que tu devais lui donner. Est-ce qu’il disait ça dans le but de te rassurer ? De dire que tu n’étais pas si différent des autres. Même avant d’être une espèce de vampire, tu étais différent à cause de tes couleurs. Aussi, tu souriais brièvement à cette pensée, puis tu passais à la suivante. Est-ce que tous les êtres humains avaient tous un instinct aussi bas que celui de la survie ? Probablement. Cela expliquerait pourquoi ils se battent ou protègent les autres. L’instinct est aussi vieux que le monde, et les prédateurs ne sont que la représentation de son excès. Tu le laissais continuer, tu n’osais pas le couper Azazel. Il avait l’air parti dans sa lancée, cela serait dommage de le stopper. Puis tu avais fini par rire. Un éclat timide et à bas volume.  « Le contraire m’aurait étonné » disais-tu à voix-basse, plus à toi-même qu’à lui. Quelque part, tu l’enviais. Toi, tu ne faisais peur à personne. Tu n’étais pas d’un naturel violent, et tu avais la fâcheuse manie de t’écraser dès que cela sentait le roussi. Après, tu es un être humain malgré les apparences et les faits. Tu as quelque point de pression qui te pousse à sortir de tes gongs et à te montrer particulièrement terrifiant tant le contraste entre ton toi de tous les jours et le toi en colère était élevé. Mais, cela restait des occasions rares. Tu avais sursauté lorsque sa voix s’était haussée pour donner des ordres à son Pokémon qui s’assoupissait sur le comptoir et tes yeux se sont automatiquement dirigée vers la Goupelin. Ana’, un diminutif tu supposes. Tu lui envoies un sourire désolé, mais qui confirmait aussi les dire du plus âgé. C’était dans son intérêt après tout. Elle s’était échappée, les laissant ainsi tous les deux. Car même la gérante était partie vaquée à ses affaires et tu te sentais un peu soulagé. Moins il y avait de monde autour de toi, mieux tu te portais. « Les bêtes sauvages que vous effrayaient » disais-tu pour répondre à sa question, trop aveugle pour te rendre compte que cela était un mime. Tu profitais qu’Ahri se soit endormit pour manger à ton tour, sauf que tu as faillé t’étouffer à la première bouchée. La faute à ses propos, à ce semblant de menace qu’il te soufflait à demi-mot. Tu te raidis, tu as peur. Si les premières minutes de votre échange s’étaient globalement bien déroulées, c’était à présent un retour à la réalité brutal, froid comme une lame sur ton cou. Tu t’en doutais, tu aurais dû te méfier dès le début et tu t’en voulais presque pour ta stupidité. « N-non, je … Je viens juste prendre une chambre et… J’ai de quoi manger dans mon assiette, ça ira ». Tu bredouilles un mensonge, et tu tentes la plaisanterie pour changer de sujet. Oui, c’est vrai. Tu avais envie de cette femme, elle est été trop douce pour te laisser indifférent. Tu sens ta gorge qui se sert, les larmes montaient. C’était la seule chose qu’il y avait de normal chez toi et qui rappelait que tu étais un humain. La couleur des larmes et de ton sang était le même que chez les autres. Mais tu te retiens. Tu reprends, tu as besoin de savoir. « Qui êtes-vous au juste ? Vous êtes … Une bête sauvage ? ». Ce n’était pas pour l’insulter, mais pour lui faire comprendre que tu avais saisi la référence d’un peu plus tôt. Les bêtes sauvages, les monstres de l’ombre, les membres de Nox Oscuras qui drainait la vie d’autrui pour une cruelle divinité. Tu espérais être tombé sur un ange parmi les démons. Pas l’un de ces fanatiques complétement cinglé qui n’ont aucuns scrupules à s’en prendre aux innocents.  
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  Mer 21 Mar - 15:16
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  Mer 21 Mar - 15:16

Jeune homme particulier. Tu affiches un petit sourire satisfait en voyant que ta petite menace l’avait mis mal à l’aise, tu es même fier de toi alors que tu laisses tes doigts tapoter une nouvelle mélodie sans nom sur ce comptoir, un peu plus vive et cacophonique. Un regard vers la porte d’où était partie la gérante pour vérifier que votre tête à tête ne serait pas dérangée par son retour imminent. Puis un silence avant que tu ne ries doucement, léger ricanement amusé par la situation.

« Elle est belle, pas vrai ? »

La gérante aurait pu être à ton goût si ton cœur n’avait pas déjà été dérobé par cet homme de Grimecoal, cet Idéalis te faisant tourner la tête qu’importe où il se trouvait dans ce monde. Malgré ce choix sentimental, tu ne pouvais te défaire de ces formes féminines délicates, les femmes étaient d’une beauté inégalable et leur charme semblable à une bombe à retardement rendant la plupart de vous complètement fous. Des succubes terrifiantes comme lesquelles ont ne pouvait rien faire – Diana en était le parfait exemple et à cette pensée ton sourire s’étire un peu plus. –

« Jolies jambes, belle poitrine, sûrement la trentaine, brune aux yeux verts. Non vraiment, c’est une très jolie femme. »

Tu hausserais presque les épaules. Avoir reluqué cette femme, toi ? Un instant, peut-être, sans doute, probablement même et tu ne t’ais jamais caché ; toi aussi un instant tu l’avais épié comme si elle était ta nouvelle proie, tu t’es imaginé un instant passer par-dessus ce comptoir pour en faire ta victime ; encore une parmi tant d’autres. Mais tu t’étais retenu, non tu n’avais pas senti ce besoin primitif, cette envie incontrôlable de te nourrir et tu avais simplement décidé de reporter ton dévolu sur une autre cible.

La tête toujours reposée contre la paume de ta main, le tapotement de tes doigts se stoppèrent pour laisser place eau silence en terminant ton verre d’alcool. Sa question trop curieuse mais compréhensible qui t’arracha un nouveau petit rire ; étais-tu si effrayant que ça ? Ce n’était pourtant pas ton envie première de lui faire peur alors peut-être qu’au final tu avais vraiment un problème avec les gosses ?

« Ne penses-tu pas que tous les êtres humains sont des bêtes sauvages ? »

Après tout, qu’importe votre origine, votre éducation ou votre mode de vie, vous étiez tous des monstres, des infâmes créatures s’entretuant pour un pouvoir obsolète, pour une domination sur l’autre qui ne vous apporte pas grand-chose. Idéalis, Empire, Nox, vous étiez tous les mêmes, de ridicules acteurs dans cette pièce de théâtre orchestrée par des dieux auxquels tu ne croyais même pas.

« Mais effectivement, je suis peut-être un peu plus sauvage que les autres. Tu lanças un regard malicieux au jeune homme. Un peu comme toi au final, si on y réfléchi. Sauvage mais pas affamée et c’est probablement pour ça que je suis venu te retrouver ici. »

Tu ne voulais pas rentrer dans ce même sac que ces dégénérés qui attrapent et massacrent à tout bout de champ, tu ne voulais pas terminer dans le même rang que ces dérangés qui ne savent plus se contrôler, non tu étais différent, bien différent. Cet enfant lui aussi, tu sentais qu’il n’était pas comme eux, cette petite Goupix semblant si douce, son regard si particulier … c’est probablement ça qui t’a fais descendre ces escaliers pour venir le rencontrer, curieux, intrigué.

« Tu n’es pas comme eux. Nous ne le sommes pas. »

Timidement, après t’être redressé, tu oses tendre une main vers la petite renarde endormie sur les jambes du jeune homme. Tu hésites un instant avant de la caresser doucement en une petite attention délicate. Tant de bons souvenirs alors que tu t’écartes rapidement pour ne pas troubler son sommeil, tu sembles même gêné de t’être montré ainsi devant un inconnu juste après avoir été si dérangeant, quelques secondes auparavant.

« Ah ah … excuse moi … Elle me rappelle Anastasia quand elle était petite. »

Cette époque, tu ne pourrais pas dire si elle te manquait mais la nostalgie semblait refaire surface en compagnie de cette petite boule de poils. Tu te contentes de la fixer, attendrie de la voir dans de si bonnes conditions.

« Tu l’aimes, pas vrai ? Prends en soin, ils nous offrent bien plus d’amour que nous à nos semblables. Sans Anastasia, je ne serais probablement plus ici pour discuter avec toi. Elle a l’air heureuse à tes côtés, c’est une belle relation. »

Elle t’avait sauvé, plus d’une fois, elle avait su te consoler et te relever, te trainer et te contrôler pour que tu ne perdes pas pied dans cet océan rougeâtre. Tu te contentes de sourire, un peu trop tendrement sûrement avant de reprendre, bien plus amical qu’avant. « Au faite, moi c’est Gerald et toi ? »
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  Mar 27 Mar - 16:05
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Tu retiens ton souffle, tu contrôles tes pensées pour que tes mots ne s’échappent pas. Au fond de toi, tu espérais que tout ceci n’était qu’une plaisanterie. Un simple petite provocation de comptoir dans le but de tester l’autre. Il faut dire que tu l’avais bien cherché à te montrer aussi détaché. A essayer du moins, car tu ne pouvais aller contre ta curiosité. Elle était là, présente et envahissante, rythmant ton coeur et ton pouls. Elle s’accélère, car tu decelles un sens caché dans ses paroles. Lorsqu’il te désigne la jeune tenancière, ton regard se glisse vers elle. Belle oui, tu ne disais pas le contraire. Elle était belle, comme tout ce qui appartenait à ce monde. Rien n’est parfait, mais la beauté était une notion abstraite où chacuns avec sa façon de la définir. Toi, tu ne savais pas trop. Tu n’avais pas de mot scientifique à mettre sur ton point de vue. Tu te contentais d’envier cette beauté naturelle, ce physique dans les normes, ses couleurs dont tu n’étais pas pourvu. Tu éprouvais une certaine jalousie, bien sûr. Elle pouvait sans doute se promener de jour sans craindre le soleil, ou bien le regard des autres. Elle pouvait aller à la plage, dans un jardin, à la piscine, profiter des saisons. Toi non. Il n’y avait que les lieux sombres, la vie de nuit qui t’ouvrait ses portes. Mais il n’y a pas que du mauvais. Et puis, tu es mauvaise langue. Ta cape noire te permet de te promener tout de même en plein jour car elle t’abrite des rayons du soleil. Parfois on te demande si tu ne crevais pas de chaud là-dessous et tu ne répondais pas. Oui, tu étouffais parfois, mais tu ne pouvais pas la retirer alors autant ne pas inviter qui que ce soit à poser la question du pourquoi tu ne l’enlèves pas. A l’entendre, tu avais l’impression que c’est lui qui allait la dévorer tant il te détaillait ses formes avec précisions. Ton regard avait glissé de nouveau sur lui et inconsciemment, tu avais les yeux d’un prédateur. D’un tigre prêt à bondir sur sa proie et qui jalousait l’idée que l’on lui vole. Tu n’osais pas le dire à voix-haute, alors tu te taisais. Ce n’était pas ton bord, ce n’était qu’une jolie chose dans un monde d’autres choses. Tu réfléchissais plutôt à sa question. Est-ce que tous les êtres humains étaient des bêtes sauvages ? Les englober tous dans le même sac était un peu trop généraliste, cela te faisait brièvement grimacer. Tu fais partis de ses personnes qui savent faire la part des choses, qui différencient le bien et le mal tout en acceptant toutes les nuances de gris possibles. Tu ne voulais pas lui donner raison, pas si c’était pour englober tous les êtres humains. Mais tu ne pouvais pas lui donner tort non plus. Chaque être vivant, humain ou pokémon, était doté d’un instinct qui se décline sous plusieurs formes : la prédation, le désire, la satiété et enfin, la survie. Le dernier était le plus conséquent, puisque la mort reste une mystérieuse épopée dont personne n’est encore revenue pour en parler. Les vivants en auront naturellement peur et chercheront à l’éviter, donnant ainsi lieu à l’adrénaline pour courir et respirer plus vite. Pour courir plus loin, plus longtemps. Oh oui, tu étais un garçon qui réfléchissait, peut-être un peu trop. Tes yeux s’étaient posés sur Ahri, puis tu avais eu un sourire attendri. Ses paroles te rassuraient, mais ta méfiance était maladive. Tu avais d’ailleurs fini par ouvrir la bouche quand il prit soin de te mettre dans le même sac que lui. “Nous ?” avais-tu relevé avant de reprendre “Vous n’êtes pas un être humain alors ?” Tu n’avais pas peur de poser la question, tu avais même relevé un sourcil. Tu avais jeté un oeil sur la serveuse suffisamment loin pour ne pas vous entendre, puis tu avais continué afin d’éclaircir la logique qui se tramait dans ton esprit. “Pour répondre à votre question : non. Non je ne met pas tous les êtres humains dans le même panier, à savoir celui des bêtes sauvages. C’est une minorité. Le monde serait bien triste et monotone si un seul type d’être humain existait.” Tu avais pris une pause, une bouchée de ton repas, ne serait-ce que pour ne pas paraître trop présomptueux. Bien que tu ne voyais pas en quoi cela l’était puisque tu te contentes de donner ton point de vue depuis les autres. “Si vous êtes réellement comme moi, alors vous n’êtes pas une bête sauvage, vous êtes plutôt un Corboss. Un oiseau funeste qui se contente de regarder de loin et qui se repaie que lorsque son ventre commence à crier famine, parce qu’il a une fascination et estime pour la mort aussi grande que celles qu’il possède pour la vie d’autrui”. Tu avais fini ton repas et tu avais imprégné toutes ses paroles. Étrangement, avoir vider ton sac t’aidait à te sentir plus confiant et tu étais plus enclin à te présenter. Tu as relevé la tête, tu souriais doucement, tu es rassuré maintenant. “Azazel, enchanté”. Ta main avait caressé distraitement le pelage d’Ahri, et tu avais répondu avec un naturel presque morose. “Elle est tout ce qu’il me reste de ma vie d’avant, et elle n’a pas peur de moi malgré tout. Alors oui, je l’aime énormément”.
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  Dim 8 Avr - 19:34
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  Dim 8 Avr - 19:34

Ne comprenait-il réellement pas où tu voulais en venir ou faisait-il exprès ? Jouait-il avec toi comme tu tentais de jouer avec lui ? Tu n’en savais trop rien et ce petit jeu commençait à doucement t’épuiser. Il se contentait de te reprendre sur tes paroles, te donnant son avis, ce qu’il pouvait bien penser de tout ça. Tu respectais son choix et ne diras rien à ce sujet mais tu le trouvais crédule, naïvement optimiste dans un monde où vous risquiez tous votre vie chaque jour ; n’importe quel humain serait capable de tuer pour survivre, de se salir les mains pour pouvoir respirer un peu plus longtemps, un coup qui part sans trop le vouloir, une embrouille de couple, pour survivre l’être humain était capable de toutes les atrocités possibles, égoïste, nombriliste, créature aussi bonne que mauvaise. Au lieu de prier et de craindre des dieux puérils – et probablement inexistants – il avait mieux avoir peur de vos semblables, ceux qui sont le plus à même de vous planter un couteau dans le dos si jamais vous veniez à les perturber un peu trop. Même la plus douce des femmes pouvait se dévoiler sous une facette plus sombre, plus dramatique et malsaine, tromperies, manipulation, tu étais tombé dans les bras d’une sorcière.

« Ais-je vraiment besoin de répondre à ta question ? Bien sûr que je ne suis pas humain. »

Un soupir qui s’échappe, tu lui as répondu d’un murmure agacé, tu aimes autant t’amuser de ce statut qu’il te met mal à l’aise, lorsque tu te retrouves à devoir ressasser le passé, tes crimes, atrocités, ce pacte scellé faisant de toi ce que tu es aujourd’hui. Quatre ans que tu te bats pour survivre à ce pacte sordide, quatre ans que tu as accepté ton sort et obéis aveuglement à cette déité morbide mais bien plus longtemps que tu te bats contre toi-même, quatorze ans que tu t’es laissé avoir par cette sensation de satisfaction incertaine, ce sentiment de puissance en fauchant quelqu’un, cette impression d’être plus fort, plus important, plus de sentiments contraires te faisant douter de ce que tu étais vraiment : un monstre ou un homme ?

« Je suis d’accord avec toi sur certains points, cependant je pars du fait que l’homme est capable de bien des coups bas pour se sentir satisfait et supérieur à son voisin. Tu hausses les épaules, après tout chacun sa vision de penser, de voir les choses comme il le désirait. Et au final je suis peut-être un tout petit peu plus affamé que toi, peut-être peux-tu me considérer comme un Feunard épiant ce petit Corboss pour en faire son repas s’il venait à se montrer un peu trop bavard. Un petit rire amusé tenta de détendre cette ambiance pesante. Je rigole bien évidemment. Même si effectivement je ne suis pas tout blanc et il m’arrive d’aller plus loin que ma propre faim. »

Tu te lèves, ton attention se posant de nouveau sur la petite Goupix en souriant doucement aux dires du garçon. Vous aviez tous besoin de quelqu’un sur qui compter, qu’il soit humain comme pokémon, quelqu’un à qui parler, à qui on peut tout dire lorsque plus rien ne va. Tu as cette chance de posséder à la fois une belle demoiselle prête à tuer à tes côtés et un conjoint te supportant qu’importe les erreurs que tu pouvais commettre et à cet instant tu t’en veux d’avoir renvoyé Anastasia se coucher mais comme si elle avait entendu tes désirs soudain, tu la vis redescendre les escaliers pour voir si tout se passait bien, un coup d’œil au garçon puis elle pressa le pas pour se rapprocher de toi, faisant mine de rien malgré toute l’inquiétude qui pouvait de lire au bout de son petit museau. Elle aimerait bien te tenir la main comme elle aime tant le faire pour pouvoir te retenir si tu cherchais à fuir mais elle n’ose pas, elle se retient.

Tu jettes un coup d’œil au jeune homme, fouilles dans tes poches pour attraper une cigarette dans ton paquet de clopes et viens la coincer entre tes lèvres. « Je t’attends dehors si jamais tu veux continuer cette conversation, j’ai besoin de fumer une clope » et sans attendre sa réponse t’échappa jusqu’à l’entrée du petit hôtel, Anastasia juste derrière toi qui soupira doucement en cherchant à te dérober ce bâton de tabac, agacée de te voir autant fumer.
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  Jeu 19 Avr - 23:02
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  Jeu 19 Avr - 23:02


Sans était-ce ta faible expérience de la vie qui rendait tes paroles si naïve. Après tout, tu n’avais pas la trentaine, tu étais encore relativement jeune. Et si on exclue l'événement avec un noxien qui a chamboulé ton existence, tu n’avais pas eu d’autre chamboulement. Tu vivais une vie tranquille, avec ton élevage de Caninos. De là où tu venais, ils étaient appréciés pour tirer les traîneaux grâce à leurs robustesses et leur type feu qui les rendaient insensibles au froid. Alors oui, tu assumais cette part d’ignorance. Tu n’avais pas eu encore de grand amour, ni la prétention d’avoir des enfants. Plus tu y réfléchissais, et plus te disait que cela t’était devenu inacessible avec ta condition nouvelle. Ton touchée pouvait s’avérer être mortel pour autrui si tu perdais le contrôle, si tu laissais tes émotions déborder. Cela peut être handicapant pour avoir une relation sérieuse. De ce fait, tu avais fais une croix dessus, tu remettais ce genre de chose à plus tard et une nouvelle ambition était née. Elle était modeste, tu aspirais seulement à vouloir reprendre un tant soit peu d’humanité. Tu resteras unique malgré tout. Tu es blanc, sans couleurs, tes yeux ressemblent à ceux d’un démon, mais tu n’aurais plus peur de tuer qui que ce soit. Tu as de faibles convictions, mais tu n’oses pas t’accrocher dessus parce que tu ne veux pas d’ennuis. C’est dommage, hein ? Quand on sait que tu as mis, contre ton gré, les mains dedans. Tu partages, tu discutes et tu essayes de comprendre cet inconnu. Pas si étranger que cela, parce que tu avais compris qui il était. C’était la première fois que tu le croisais, et tes paroles pouvaient être confondus avec une forme de test. Tu voulais le sonder, voir jusqu’où il avait plongé. Malgré sa blague douteuse qui te fit frémir, tu remarquais tout de même une forme de bonté. Après tout, les Pokémons n’acceptent pas de s'acoquiner avec n’importe qui, et le fait que cette Goupelin soit revenue malgré son ordre était une preuve flagrante. En la voyant, tu avais l’impression de visionner Ahri en plus vieille. La seule chose qui les séparerait, c’est la raison des remontrances. Jamais tu n’avais touché à la nicotine encore, et ta santé était suffisamment bancale comme ça pour que tu es l’envie de t’y mettre. Tu te tais, tu écoutes ses paroles. Tu les bois même avec une curiosité certaine et une réflexion se fait derrière. Tu te demandes à quoi pouvait-il faire référence pour avancer de telles choses. Tu baisses la tête brièvement pour cacher ton sourire, puis tu la relèves, plus sûr de toi. “C’était une question stupide, j’avais bien deviné. Mais je voulais avoir la confirmation de votre bouche. Quand au reste, je m’en doute bien. J’essaye simplement de l’ignorer. Ce n’est pas ce qui attire mon attention la plupart du temps, mais je ne remet pas en doute vos propos. Je vous crois. Vous avez l’air d’avoir une expérience sur la vie plus conséquente que la mienne.” Tes paroles débordent de tolérance que c’est à se demander si tu es tout à fait honnête. Non, tu ne l’es pas bien sûr. Il y a certain point-de-vue que tu gardes pour toi, et tu ne souhaites pas le contrarier. Surtout en te remémorant la blague précédemment faites entre les Feunard et le Corboss. Tu poses ta fourchette sur ton assiette à présent vide, et tu te permets même de la repousser pour signifier que tu avais terminé. Maintenant que tes deux mains étaient libres, tu avais saisi ta Goupix sous le ventre pour pouvoir la prendre dans tes bras plus confortablement. Elle avait l’air d’être un bébé dans tes draperies croisées, formant ainsi un berceau de fortune dont les charpentes seraient tes membres et ton buste. Tu avais besoin de te lever après tout si tu voulais suivre cet homme dehors. C’était peut-être imprudent, voir insensé. Mais tu sentais que tu n’avais rien à craindre. Que tu étais comme lui, en plus novice et ignorant. En voyant la dénommée Anastasia chercher à retirer le bâtonnet, tu souris automatiquement et tu les rejoins dehors à leur suite. Plus tardivement, l’autre devait avoir eu le temps d’allumer son poison. Tu repris alors : “Cela fait combien de temps pour vous ? Vous avez l’air si assuré lorsque vous parlez, dois-je comprendre qu’il y a beaucoup d’expérience déplaisante pour soutenir de tel propos ?” Te voilà plus franc, plus direct. Les trottoirs à cette heure-ci avaient l’avantage d’être vide, et donc d’être moins envahis par des oreilles curieuses. Sans lui laisser le temps de répondre, tu continues. “Vous n’êtes pas obligés de répondre. C’était juste des relevés pour vous faire comprendre que j’ai saisi. Enfin, je crois.” Tu t’arrêtes et tu te tournes vers le port d’où tu venais un peu plus tôt. Tu ne pensais pas un jour voir tout ceci de tes propres yeux, si bien que tu n’avais pas pu résister à l’envie de partager ta nature relativiste. “Malgré tout, j’ai tendance à prendre le bon côté des choses. Il y a quelques mois encore, jamais je n’aurais songé à voyager. Maintenant que je suis contraint d’errer sur les routes, et je me rends compte que je serais passé à côté de beaucoup de chose”. Distraitement, tu caresses la tête d’Ahri qui somnole dans tes bras. Un petit couinement s’échappe de ses babines, comme si elle cherchait à confirmer tes propos. Voir t’encourager à les soutenir. Tout n’est pas blanc, mais tout n’est pas noir non plus. Tu es la parfaite allégorie de cette vision des choses.
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  Lun 14 Mai - 20:36
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  Lun 14 Mai - 20:36

Ta cigarette d’allumée, une taffe tirée, nonchalamment, soufflant cette fumée allant rejoindre les nuages grisâtres dissimulant les étoiles du ciel. Un soupir en entendant le jeune homme te rejoindre avec sa petite Goupix dans ses bras, Anastasia dans les tiens en sentant son museau venir chatouiller ton cou. Couple étrange, intriguant, peut-être malsain mais on ne peut plus passionnant, sincère sentiments vous liant l’un à l’autre. Tu l’entends toujours grogner lorsque tu vins tirer une nouvelle taffe mais elle sait au fond d’elle que venir te brider ne servira à rien. Tu pouvais sentir ses petites pattes se resserrer autour de ta taille, ses griffes longeant ton dos pour t’arracher un rictus désagréable, petite vengeance personnelle contre laquelle tu ne pouvais rien le temps que tu venais tirer un peu plus sur ce bâtonnet cancérigène.

Tu haussas un sourcil puis les épaules à la question du garçon, combien de temps ? Pour certains beaucoup trop, pour d’autres tu n’étais qu’un jouvenceau, un enfant parmi les grands de cette secte noire comportant des êtres de toutes les générations possibles. Tu n’étais rien, un pion parmi tant d’autres, peut-être même un jouet qu’on jettera lorsqu’il deviendra défectueux, poupée de porcelaine brisée par la démence de cette immortalité à double tranchant. « Quatre ans déjà, ce n’est pas grand-chose mais c’est assez pour prendre l’habitude de ce mode de vie. » Une vie qui en déplaît encore à certains, un tout particulièrement qui pourtant commençait à s’accommoder petit à petit, t’acceptant telle la bête féroce que tu étais, un monstre. « Mais ça fait plus longtemps que j’épie des Corboss à déplumer au moindre battement d’aile pouvant leur causer du tort. »

Tueur aux états d’âmes, animal encore enchaîné que tu étais, un pauvre type traînant avec lui les fardeaux d’une vie passée, subissant encore aujourd’hui ces putains d’erreurs cherchant encore à l’étrangler, précipitations amoureuses qui auront coûtées des vies pour une simple et morbide avarice. Encore une taffe pour te calmer, pour faire s’envoler avec ce nuage de nicotine toutes ces pensées torturant ton esprit, tu chasses la fumée d’un geste de ta main libre et en profites pour venir gratifier ta renarde d’une petite caresse dans ton cou, un geste tendre et empli de bonnes attentions à son égard.

« Tu sais, je pense qu’avant de se lancer dans une aventure on ne se rend pas compte des merveilles que peuvent nous réserver ce petit monde. Avant je n’avais jamais bougé de mon taudis de merde et depuis j’ai fais de très sympathiques rencontres, j’ai même pu me lier d’amitié avec quelques agréables bestioles. Parfois on comprend ce qu’on loupe trop tard, enfin bon. »

Tu jetas ton mégot à terre, l’écrasant de ta pompe couinant, abimée par le temps et te défais de l’étreinte de ta belle demoiselle. Un nouveau regard vers le jeune homme à tes côtés et tu te permis de décoiffer ta tignasse d’un blanc immaculé d’un geste paternel, toi qui semblais l’être un peu trop avec tes semblables maudits. Un sourire chaleureux, peut-être trop, et tu te retournas vers l’intérieur de l’auberge, accompagnant ton mouvement d’un petit geste de la main. « Il commence à se faire tard pour moi, je me lève tôt demain et j’ai besoin d’être en forme alors je pense que je vais aller me coucher. On aura bien la chance de se retrouver de toute façon alors je te souhaite bonne chance pour la suite. Une main sur son épaule pour accentuer tes paroles, suivit d’une petite tape dans le dos d’encouragement. T’es un bon garçon, je suis certain que tu t’en sortiras bien. Si t’as besoin de me retrouver quelqu’un part pour une quelconque raison, tu pourras demander Gerald à Dun Scaith, ou tout simplement parler de la Bête Sauvage, visiblement on me connaît mieux sous ce surnom. »

Un rire amusé par cette appellation te correspondant plus que bien et tu retournas dans le bâtiment sans demander ton reste, un simple signe de tête à l’aubergiste pour grimper le premier étage et t’enfermer dans ta chambre d’hôtel dans le plus grand des silences.

Telle l’ombre que tu étais.
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  Mar 15 Mai - 22:14
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  Mar 15 Mai - 22:14


Dans le froid de la nuit, tu t’enfonces. Tu passes la porte, tu suis cet homme qui t’inspire confiance, et  tu ne sais pas si c’est une bonne idée. Mais il se fait tard, toi-aussi tu menaces de tomber dans le sommeil et pourtant, tu continues de marcher. Car ton repos, tu ne le trouveras qu’à l’aurore, quand la ville reprendra son animation journalière pendant que toi, tu te cacheras du soleil. Dans cet état, tu n’as pas envie de réfléchir ni de te méfier. Ta concentration est davantage portée sur tes jambes pour qu’elles continuent leur travail. Tu sers doucement ta renarde dans tes bras, tu poses ta joue contre sa tête et ainsi, tu l’entends respirer en toute quiétude. Elle semblait ailleurs, dans un autre monde et tes bras demeurent être son abri. Tu déposes un baiser entre ses deux oreilles et tu lances un sourire en sa direction. Un sourire qu’elle ne verra pas, alors autant le porter à d’autre. A ce couple étrange, mais si semblable au vôtre. Tu ne voyais rien de malsain dans ce geste. Ce n’était qu’une façon comme une autre de témoigner l’affection portée envers l’autre. Tu avais peut-être été trop brusque sur ce coup-là, tu ne savais pas. Quoi qu’il en soit, tu écoutes sa réponse et tu te dis que si on le prend pour un mousse avec quatre ans d’expérience pour lui, comment toi on pourrait te voir avec des deux-trois mois aux compteurs ? Tu fais simplement un vague signe de la tête pour faire comprendre que tu avais écouté, et tu hésitais à reposer une autre question dérangeante. Non, une seule suffisait et cette main dans ta tignasse blanche avait coupé l’élan à ta réflexion. Cela faisait longtemps que tu n’avais pas eu ce geste, si bien qu’il ne te laissait pas indifférent. Ton coeur se serrait. Tu pensais à ton père, tu pensais à ta mère. Tu pensais à tout ce que tu avais laissé derrière toi sans dire un mot, et tu te demandais comment ils allaient. Tu te repasses ses propos au sujet des voyages et des découvertes dans ton esprit, et tu y vois une certaine forme de réconfort. Peut-être étais-tu trop optimiste, tu n’en savais rien. Mais tu étais surtout ravis de savoir que vous êtiez sur la même longueur d’onde sur ce coup-là. Tu le suis du regard et ton esquisse ne s’efface pas. Ce n’est pas faux, il est tard. Tu dois reprendre la route, et revenir à cette auberge qu’une fois que tu auras fini de faire le tour des lieux. “Très bien Monsieur Gerald, je vous souhaite une bonne nuit dans ce cas. Je pense que nous serons amené à nous recroiser.” Tu t’inclines poliment et tu réajustes ton sac sur ton épaule en essayant de ne pas trop secouer Ahri. Puis tu rajoutes à un volume plus bas, plus pour toi même que pour lui. “Merci, j’avais peur de me sentir seul.”
Personne ne naît bête sauvage. Les circonstances font qu’on le devient et tu en es tout à fait conscient. C’est ce qui te fait le plus peur en faites. Tu es effrayé à l’idée de devenir comme cet homme, à l’idée qu’Ahri devienne comme Anastasia.
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