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  Sam 17 Mar - 23:58
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Jericho
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
/!\ Le contenu du rp peut contenir du contenu assez violent et vulgaire.
Une respiration saccadée, tu trembles. Hurle, serre le corps malmené de ta femme entre tes doigts. Tu ne sais pas où te mettre, tu ne sais pas quoi faire alors que tu cherches tant bien que mal à la faire réagir, à faire repartir son corps inerte. Le sang souillant la moquette de la chambre, l’état misérable des lieux, les traces de coups, les éclaboussures, ses pauvres vêtements déchirés – la robe que tu lui as offert l’an dernier -, tout n’est là que pour montrer la violence de cette agression, de ce meurtre agrémenté d’une certaine touche de torture, les marques, les ecchymoses, son cou massacré, ce lieu de vie n’était plus qu’un champ de bataille.

Une guerre que tu ne comptais pourtant pas perdre.

Tu te réveilles en sursaut, le cœur battant fort dans ta poitrine alors qu’instinctivement tu ressers ton étreinte autour de la petite Roussil assoupie dans tes bras. Tu as du mal à appréhender les lieux mais les gémissements plaintifs d’un homme à l’agonie te font vite redresser la tête. Tu n’oses pas bouger pour autant, tu te contentes de jeter un coup d’œil circulaire à la pièce en reprenant une respiration à peu près normale, adossé à même le sol contre un mur miteux tacheté d’éclaboussures écarlate. Carnage alors que tu semblais ailleurs, vide de toute sensation ou même émotion. Tu ne lâches pas la petite renarde, caressant sa fourrure soyeuse en remontant la couverture sur vos corps frigorifiés par ce temps de moins en moins supportable. Tu la sens remuer, signe de son réveil prochain et la dépose à côté de toi pour la laisser émerger à son rythme. De toute façon vous n’étiez pas vraiment pressés.


Tu te lèves enfin, t’étires lentement pour traiter tes pieds vers cette lamentable cuisine presque abandonnée de ce minuscule taudis mal isolé et perdu au milieu de nulle part. Encore une fois, tu juges les lieux avant que tes yeux ne se posent enfin sur la troisième forme de vie vous accompagnant dans cette sordide descente en enfers et tu le réveilles d’un violent coup de tes pompes usées dans les côtes, le regard dur et menaçant, ta voix sèche et autoritaire.

« Debout fils de chien, t’as assez dormi. »

Plus un regard vers homme agonisant à même le sol, hurlant presque sous la douleur provoquée par ton coup, les mains attachées dans le dos à la merci la plus totale. Tu l’ignores presque alors qu’il grogne, mécontent de ce réveil forcé auquel tu ne répondis même pas en te contentant de fouiller les restes encore viables dans ce frigo grinçant. De l’eau chaude pour un café soluble probablement dégueulasse que tu fis chauffer au micro-onde. Le bourdonnement qui t’énerve bien trop vite alors que tu deviens de plus en plus impatient en faisant les cents pas pour croiser ton reflet dans le grand miroir de l’entrée. Tu te regardes un instant, les traits tirés, l’air fatigué, ta barbe de presque deux semaines qui te vieillis, tu ne ressembles plus à rien, juste un pitoyable clochard aux cheveux gras, la chemise suintant la sueur, tachetée de délicates goulettes pourpres. Tu ne ressemblais plus à rien, l’ombre d’un monstre se noyant dans les abysses d’une folie psychédélique.

Timidement, une petite patte vient attraper sa main et le timer du micro-onde te sors de tes pensées et jettes un regard vers Anastasia qui somnole encore un peu, épuisée par vos courtes et désagréables nuits de sommeil et dans un élan surprotecteur tu l’attrapes pour lui faire quitter le sol et la prendre dans tes bras. Vos regards se croisent et elle baille avant de passer ses petites pattes autour de ton cou pour se coller à toi et fermer de nouveau les yeux. Tu viens embrasser le haut son crâne, aussi tendrement qu’une mère avait son enfant avant de retourner vers la cuisine pour la déposer sur une chaise. L’homme semble émerger un peu plus et gigote et tu ne te retiens pas pour lui abîmer l’autre côte en passant à côté de lui pour récupérer ta tasse de café et alors qu’il lance une insulte à ton encontre, tu le dévisages en étirant tes lèvres d’un délicat sourire malsain.

« Au lieu de gâcher ta salive pour dire de la merde tu veux pas plutôt commencer à parler ? Ça fait trois jours que tu refuses de collaborer, le cadavre de ton frère va commencer à dauber et j’aimerais m’épargner l’odeur.
- Vas en enfer, fils de pute !
- Tu iras avant moi, ne t’en fais pas … »

Première gorgée, tu ne bouges pas, lui préfère cracher sur tes pompes.
Deuxième gorgée, nouvelle insulte, tu lui assènes un nouveau coup dans le ventre.
Troisième gorgée, tu le laisses hurler avant de te baisser à sa hauteur pour l’attraper par les cheveux et lui relever la tête.

« Écoute dans les deux cas tu vas crever donc sois intelligent et donne-toi une mort rapide comme ça on en parle plus. »

Tu ne te reconnaissais plus, toi qui en temps normal étais incapable de faire réellement du mal à une mouche te retrouvait à torturer doucement une pauvre raclure refusant de devenir le petit chien docile qu’il aurait dû être. Tu resserres ta prise un instant avant de le laisser tomber et te redresses pour déposer la tasse vide sur la table et fouiller dans les armoires dans l’espoir de trouver quelque chose à manger pour la petite renarde qui n’osait bouger.

« Pourquoi tu te bats pour une pute ? »

Sa question te stoppe, tu prends appui sur le plan de travail de la cuisine et un frisson parcourt ton corps, tu te retournes à moitié vers lui pour lui faire comprendre que tu étais tout ouïe quant à la suite de sa question.

« T’étais pas au courant que ta gonzesse c’était une pute ? Tout le monde était au courant … Même ton pote … Alors pourquoi tu cherches tant à la venger ? C’était qu’une catin … Certes très jolie mais …
- Un mot de plus et j’te laisse te faire bouffer par les pokémons sauvages du coin.
- La vérité est dure à avaler par vrai ? T’en fais pas elle aussi elle en a … »

Juste un coup qui retentit, un bruit sourd, le bruit d’un canon, d’un revoler, le bruit d’une balle s’enfonçant dans la chair puis le silence au-delà des croassements des cornèbres gênés dans leur sommeil. Tu trembles, tu t’es laissé aller à la colère, tu as achevé ce crevard bien trop vite. Tu respires bruyamment et dans un excès de colère balaie le plan de travail de toute vaisselle.

« PUTAIN DE MERDE ! »

Ce n’était pas bon, tu ne voulais pas l’achever, tu voulais le faire parler, lui faire cracher ses vérités et savoir ce qu’il avait vraiment fait subir à ta femme. Tu hurles et repousses Anastasia qui s’est rapprochée de toi pour te réconforter ; tu as besoin d’être seul et préfères t’enfermer dans la salle de bain. Non, rien ne va, rien ne va plus du tout. Te laissant tombé contre la porte fermée tu te laisses aller et exploses en sanglots, les remords, l’appréhension, les nerfs qui lâchent, c’était bien trop pour ton corps abasourdi par toutes ces émotions. La rancune, la colère, la haine, le désespoir, toutes ces sensations qui revenaient broyer ton cœur. Tu n’en peux plus, rien ne va plus. Tu entends Anastasia toquer à la porte mais tu lui demandes gentiment de te laisser seul, elle insiste et tu hausses la voix, brisé et désespérer.

Personne n’était là pour pouvoir te réconforter. Et à ton goût ces deux frères n’avaient pas assez souffert, eux qui ont buté le fiancé de Prudence, ceux qui ont été le déclic de tes décisions irréfléchies, ceux qui sont … venu achever ta putain de femme. Tu repenses d’ailleurs à ce qu’il t’a dit, trois jours qu’il te rabâche à longueur de journée que ton épouse n’était qu’une salope, une racoleuse cherchant l’affection que tu ne lui offrais pas et tu t’effondres, tu hurles en attrapant ta tête entre tes mains, tu hurles à t’en déchirer les cordes vocales.

« Ana’ … Tu savais pour … Suzie ? »

La petite ne répond pas à ta question tremblante, elle reste silencieuse un instant avant de pousser un petit couinement désolé, comme pour te répondre positivement. Le choc est dur à encaisser et ta voix se fait de plus en plus faible.

« Et … elle a déjà … Ramené … Quelqu’un à la maison ? »

Le même petit couinement, un peu plus plaintif et désespéré. Tu te mords la lèvre au sang en laissant tes larmes dévaler tes joues et encore une fois ta petite renarde toque à la porte, elle a peur que tu ne fasses une bêtise alors elle continue sans s’arrêter jusqu’à ta capitulation, ce moment où elle peut enfin rentrer pour se jeter dans tes bras en sanglotant elle aussi. Tu t’en veux de l’avoir traîné avec toi, de lui faire subir ces sordides vengeances ridicules… Mais tu en ressens le besoin et contre toute attente tu t’es même senti satisfait de cette sensation de puissance, cette impression morbide pour pouvoir dominer le monde. Tu fermes les yeux et profites encore un peu de sa chaleur réconfortante de la goupil avant de l’éloigner doucement en lui adressant un petit sourire.

« On va y aller Ana, j’vais juste chercher de quoi me changer et on y va. »

Tes tremblements ne cessaient pas alors que tu allais fouiller dans leurs armoires pour prendre le strict nécessaire, des fringues de rechange, des armes et des munitions que tu fourras dans le premier sac trouvé. Tu passas à la douche rapidement, retirant ce sang séché de ta tignasse, te lavant de tes péchés commis en arrangeant ensuite cette barbe bien trop en bordel ; tu as d’ailleurs failli te couper une ou deux fois à cause de petits spasmes t’arrachant des grognements agacés. Puis tu es retourné dans cette cuisine pour vérifier qu’il soit bien mort, tu l’as remué du bout du pied avant de continuer ta route jusqu’à la cave. Tu hésites, recules d’un pas mais te reprends bien vite pour continuer ; tu savais ce que tu cherchais, de l’essence, le gazole qu’ils utilisaient pour faire fonctionner le poêle que tu avais remarqué à l’entrée et sans aucune nouvelle hésitation empoigna les deux bidons que tu remontas.

Il était temps d’en finir.
Tu allais mettre fin à cette putain de pièce de théâtre.

Tu as juste jeté un dernier coup d’œil à cette maison paumée au milieu de nulle part, bien loin des taudis de Grimecoal, bien loin du reste du monde et d’une seule petite étincelle fit partir en fumée tout ce merdier, toutes les traces de cette risible vendetta. Aujourd’hui, vendredi 14 novembre 2003, les frères Pendleton ont péri dans les flammes et ils n’étaient que les premiers, le début d’une dégringolade presque libidineuse.

• • • • • • • • • • • • • • • •

Deux semaines que tu as fuis le centre de Grimecoal, deux semaines que tu étais introuvable, invisible aux yeux des autres, tapis dans l’ombre de nuits tumultueuses où Paolo, Mortimer et Delilah avaient eux aussi péris de ta main, eux qui pendant un an t’avaient mené la vie dure, eux qui avaient fais de ta vie un putain d’enfer sous les autres de ce démon machiavélique.

Edwin.

Ce soir pourtant tu te montres enfin bien qu’encore dissimulé, tu te renseignes sur les nouveautés traînant sur de vieux journaux ici et là, tu tires une taffe sur ta cigarette et encaisses encore une fois la pire des vérités. Suzie Richter a été retrouvée à son domicile, violée et assassinée et tu étais le principal coupable, celui qu’on recherche pour le punir de toutes ces atrocités et bientôt … Bientôt tu en auras d’autres sur le dos. Mais ce soir sera le dernier à Grimecoal, demain tu partiras, tu fuiras cet endroit, tu partiras pour de bon, un aller simple vers un enfer obscène, tu iras saluer tes démons pour les emmener avec toi dans ce précipice sans sortie.

Mais ce soir, tu devais terminer quelque chose.

Tu rentres dans ce bar, le même que d’habitude, celui où tu vas tout le temps depuis qu’il te l’a fait découvrir, le même où vous veniez pour une ou deux parties de poker entre bons amis. En cette heure bien avancée de la soirée, il n’y a quasiment personne et cela t’arrange alors que tu traînes Anastasia avec toi, serrant sa petite patte entre tes doigts abîmes pour te diriger vers une table. Cette table, la même que d’habitude. Et il est là, seul dans son coin, loin des autres, loin de tout. Tu hésites un instant à t’approcher un peu plus mais tu sais qu’il a remarqué une présence, tu t’en doutes du moins et tu viens tirer une troisième chaise d’une autre table pour la rajouter à côté de la tienne et inviter la renarde à se poser à tes côtés, juste en face de cet homme.

Celui qui t’a fait tenir jusque-là.
Celui hantant sans cesse tes pensées depuis bien trop longtemps.
Bientôt dix putains d’années.

« Salut. »

Ta voix n’était pas très assurée mais tu essayes de te reprendre. C’était étrange, particulier et instantanément tu te sentis plus décontracté en sa présence avec cette impression de pouvoir te laisser doucement aller après deux semaines de réelle frustration, d’angoisse et de peur constante.

« Ça fait longtemps … Jericho … Comment es-ce que tu te portes ? »

Peut-être allait-il te renvoyer chier, peut-être allait-il te demander de le laisser seul mais qu’importe sa demande tu resteras là à le fixer de ton air fatigué à la recherche de l’océan de ses yeux. À cet instant tu te fiches de tout, tu avais juste ressenti ce besoin pressant de le voir, de te noyer dans son regard avant d’au final …

… Lui dire au revoir.
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  Dim 18 Mar - 18:16
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Gerald
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #4083A4

21 juillet 2003.

Ces quelques semaines passées loin de Grimecoal vont te faire un peu de bien. Avec l’aide de quelques membres de ton groupe, tu as voyagé jusqu’à Moistgrove, attiré par l’appât du gain, par l’envie de faire gonfler les rangs et également de semer un peu la zizanie. Charmé par l’endroit, tu parviens à t’installer avec tes camarades chez un de leurs amis le temps de faire votre sale besogne. Il commence à se faire tard, le soleil se couchant peu à peu à l’horizon. Posé près de la fenêtre, tu fumes, pensif. Est-ce que ça vaut vraiment le coup d’être ici ? Cet endroit est paisible, attire ta sympathie. Mais il y a tes rêves qui priment ta bonne humeur. Tu as déjà fait beaucoup de chemin, sauf que ce n’est pas suffisant.

Un de tes alliés t’interpelle et tu tournes la tête. Tu le regardes en haussant les sourcils, un peu désorienté par sa présence. Tu l’ignores le temps de terminer ta clope, jetant le mégot dehors sans aucuns regrets, et tu te tournes enfin vers lui les bras croisés.

« Il y a un souci ?
- Non, Je voudrais juste savoir ce que vous avez prévu.
- On va faire la méthode habituelle. Si vous réussissez à convaincre certains dresseurs de se battre pour notre cause, ça m’arrangerait bien.
- Votre cause…
- Oui. Et ?
- Rien… Vous allez encore vous faire taper sur les doigts.
- Eh bien soit. »

Tu ne dis rien de plus, et tu te contentes de fixer l’énergumène droit dans les yeux. Il est immédiatement intimidé et baisse le regard pour fixer tes pompes dégueulasses. Toi, tu hausses les épaules avant d’être pris d’une illumination. Tu te redresses et tu t’en vas après avoir tapoté l’épaule comme pour lui remonter le moral ; tu as bien remarqué qu’il s’inquiète pour toi et ta sale gueule, et tu ne voudrais pas qu’il se fasse un sang d’encre juste pour ça. Tu as vécu bien pire. Il relève la tête et te regarde en silence alors que tu pars de ton côté pour faire ce que tu as à faire.

Cette nuit-là, tu as pris à part un voyageur sans défense. Tu l’emmènes dans une ruelle isolée, loin de toute cette agitation nocturne et des potentiels intrus. Il résiste au début, et tu commences à te faire menaçant. Tu le regardes droit dans les yeux, il déglutit et peut ressentir de la pression contre sa poitrine. Tu penches la tête sur le côté, brandissant de quoi te justifier un peu plus. Lorsqu’il tente de crier pour appeler à l’aide, tu viens poser ta main gantée sur sa bouche pour étouffer ses bruits et qu’il se taise.

« Allons, je sais d’où tu viens. Tu sais ce que tu veux. Pourquoi tu cherches à compliquer les choses ? »

Tu te veux calme et imposant, mais tu te montres impatient. L’inconnu se met à trembler et les larmes lui montent aux yeux. Tu te prends à sourire, te délectant de sa faiblesse, avant de te mettre à soupirer, finalement peu amusé. À chaque fois, c’est la même chose. À chaque fois, tu dois utiliser la force pour obtenir ce que tu veux et faire passer le même message à chacune de tes victimes. La violence résout tout, du moins c’est ce que tu penses, et tu attends qu’il daigne t’offrir ses pokémons sur un plateau d’argent. Sauf qu’il continue de résister, et s’il persiste, tu seras dans l’obligation de lui montrer qu’avec toi, on ne rigole pas. Tu grognes et tu t’apprêtes à venir te justifier une fois de plus en rapprochant la lame plus proche de sa gorge ; tu ne veux pas verser de sang, tu n’en as d’ailleurs jamais fait couler, et tu ne voudrais pas que cela arrive maintenant. Finalement, le pauvre voyageur tourne de l’œil et s’évanouit dans tes bras. Sans plus attendre, tu t’empares de tout ce qui pourrait t’intéresser, et tu tournes les talons.

Et tu continues ce petit manège jusqu’à retourner à Grimecoal à la mi-août.

31 octobre 2003.

Tes méthodes sont très discutables, et on passe son temps à te le rappeler, ce à quoi tu réponds par l’ignorance pure et dure. Si tu finis en taule un jour, tu as pleinement conscience que personne ne viendra te chercher. Tu aurais pu rester accroché à cette hiérarchie d’Idéalis, monter en rang à coups d’efforts et d’agressivité, mais tu n’as pas eu la patience d’attendre encore quelques années à tâtonner dans le vide dans l’espoir de ne pas tomber dans un ravin. Sur le chemin du retour, tu réfléchis déjà à tes prochaines actions. Derrière toi, tes camarades s’agitent et rigolent en se racontant des blagues. Parfois, ils remettent en question tes idées, mais ne semblent pas argumenter plus que ça.

Tu les abandonnes au hangar que tu as l’habitude de fréquenter pour rentrer chez toi. Quelque chose cloche, et tu le sens. Tu es agité, peut-être même un peu stressé. Fouillant dans tes poches, tu sors ton éternel allié, un paquet de clope toujours rangé au même endroit – et toujours aussi entamé. Tu en sors une que tu t’empresses de consommer sur le chemin du retour, regardant par-dessus ton épaule une fois de temps en temps en croyant être suivi. Tu te sens mal, tu as l’impression d’être une proie ; d’habitude, c’est l’inverse. Tu as horreur de cette sensation d’insécurité. Tu te prends même à grogner pour tenter d’intimider tes potentiels suiveurs, mais rien n’y fait. Rien ne te détend. Tu finis par rentrer chez toi sans accroche, mais même là-bas tu ne te sens pas bien. Tu relâches Philippe qui semble tout aussi agité que toi. Tu tentes de le calmer à coups de friandises mais ça ne marche pas, il refuse de manger.

« Bah dis donc, t’es malade ? », dis-tu en tapant du pied nerveusement. Il te répond pas un cri significatif et tu laisses tomber parce que tu ne veux pas te gronder avec lui.

Assis sur le canapé, tu regardes le temps défiler et tu sors de tes pensées lorsque la sonnette de ta porte retentit. Tu t’empresses d’ouvrir la porte, mais il n’y a personne. Tu pestes alors sur ces sales gosses qui s’amusent à sonner pour ensuite s’enfuir en courant, et ce n’est que pendant que tu fermes la porte que quelque chose t’arrête dans ta course ; une lettre posée sur le pas de la porte t’attend, tu t’abaisses pour la ramasser en regardant à gauche et à droite pour vérifier qu’il n’y ait personne.

Évidemment, pas âme qui vive.

Tu roules les yeux puis retournes t’asseoir sur le canapé, profitant par la même occasion pour donner un petit coup de pied au Sarmuraï s’amusant avec les lambeaux du fauteuil pour qu’il arrête de le péter plus qu’il ne l’est déjà. Quand tu observes la lettre, tu ne vois rien de normal. Pas de nom, pas d’adresse, juste ton prénom écrit d’une belle manière. Tu ne te doutes de rien à l’instant, venant ouvrir la lettre pour en tirer son contenu. Un message plutôt inquiétant. Plus tu parcours les lignes, plus tu commences à paniquer. Un de tes hommes a été enlevé, et il semblerait qu’il soit dans la merde. L’auteur du message te fait part de plusieurs endroits où il pourrait potentiellement se trouver, et tu comptes bien y aller pour le retrouver. En bas de la page, tu reconnais le prénom d’un de tes autres hommes. Il aurait pu te le dire en face-à-face, mais tu te souviens qu’il ne se trouve pas actuellement à Grimecoal.

Sans plus attendre, tu files prendre une douche et changer tes vêtements crasseux avant d’aller te mettre en route vers le premier lieu en laissant Philippe tout seul à la maison. Tu ranges délicatement le papier et marches dans les rues sombres de la ville, ne voulant interpeller personne. Tu te fais petit, discret, et tu erres dans toute la ville dans l’espoir d’y trouver l’enlevé. Lorsque tu arrives dans le premier lieu, il n’y a rien ni personne. Déçu, tu files au deuxième endroit, la pression montant un peu plus à chaque claquement de bottes que tu fais ; tu te sens mal, inquiet, tu as peur pour lui et pour sa vie. Il a fait l’erreur de se laisser capturer, tu ne le pardonneras pas pour ça mais tu ne dois pas non plus le laisser crever seul. Parce que c’est un homme d’une grande aide, celui qui a confiance en toi et qui sait beaucoup de choses sur ta vie et tes projets.

Tu t’arrêtes en plein milieu du chemin le temps d’allumer une cigarette, puis tu reprends ta route, furieux. Les talonnettes de tes bottes claquent en rythme contre le sol, tu ne peux pas te permettre d’être plus lent, car chaque seconde compte. Tes pas te mènent jusqu’à un bâtiment désaffecté et connu pour être mal fréquenté. Il va falloir y entrer, tu le sais. Tu prends ton courage à deux mains, venant tâter du bout des doigts les armes qui pourraient potentiellement servir à négocier la libération de l’otage, puis tu t’engouffres dans le bâtiment par l’entrée. Attentif au moindre son, il ne te faut que quelques minutes pour comprendre que le lieu est habité.

Et quelques secondes à peine pour perdre connaissance.

À ton réveil, ta vision est trouble. Ton cou te fait mal, quelque chose cloche et tu ne veux même pas savoir ce qu’on a pu te faire. Assis sur une chaise, c’est avec étonnement que tu découvres que tu n’es pas ligoté, mais tu restes tout de même incapable de bouger, tes membres se faisant trop lourds. Au coin des yeux, tu as l’impression de voir des formes se mouvoir alors qu’une plus grande s’étend devant ton champ de vision. Tu relèves la tête alors que tu reconnais la voix cinglante te souhaitant un bon réveil. Tu grondes bruyamment, réussissant à bouger un bras pour venir masser la partie de ton cou te faisant mal.

« Allez, on se réveille et on me répond.
- Quoi ? »

Peu à peu, tu reprends tes esprits. L’individu face à toi insiste pendant de longues minutes puis t’abandonne le temps que tu émerges un peu plus de ton profond sommeil. Le temps qu’il revienne, tu observes la pièce où tu te trouves, une pièce foutrement froide pour une nuit d’été. L’espace est mal éclairé, puant la clope, l’humidité et la moisissure. Des odeurs te donnant mal à la tête et te donnant envie de gerber. Tu résistes à la tentation, mais tu te sens mal. Quand tu entends des bruits de pas, tu es pris de panique, tous tes sens sont à l’affût et ça ne te dit rien qui vaille. Tu remues sur cette chaise alors que tes yeux viennent se poser sur la forme que tu ne tardes pas à reconnaître.

Ce connard que tu as toujours cherché à fuir pour éviter les soucis.

« Bonsoir, on a beaucoup de choses à se dire, Jericho. »

Le son de sa voix se fait grave, menaçante, et tu as beau ne pas être de nature peureux, tu sais que sa présence ici ne dit rien qui vaille. Tu aurais dû écouter les rumeurs le concernant, mais tu as préféré faire l’enfant et faire semblant de ne pas les avoir entendues, ne sachant pas qu’il viendrait pour toi. Tu tentes de te lever mais il vient très vite te rasseoir d’un coup de pied bien placé. Ton corps retombe lourdement contre la chaise et tu te blesses, la tête pendante dans tous les sens, trop lourde à porter. Tu grognes pour lui répondre, pas très coopératif.

« Edwin. »

Tu as beaucoup entendu parler de lui. Un salaud, un véritable fils de pute, un type à qui on n’aime pas se frotter tant il peut se montrer déloyal pour satisfaire son ego. Un type un peu comme toi, mais encore plus pourri. Un des seuls qui pourrait t’intimider par sa simple présence ; et c’est exactement ce qu’il se passe actuellement. Tu racles ta gorge avant de japper comme un petit chien apeuré, et c’est exactement ce qu’il veut : te faire peur. Tu tentes néanmoins de lui cracher sur les pompes en te doutant du contrecoup.

« Tu pourrais te montrer un peu plus poli quand même, je me déplace pour toi, ce n’est pas rien. Je veux qu’on parle… Affaires.
- Quel genre d’affaires ?
- Gerald.
- Je ne vois pa-
- Si, tu vois très bien. »

Il se venge de ton petit coup de pute en venant t’écraser les pieds de tout son poids. Il n’est pas très imposant physiquement, mais il a de quoi faire courber l’échine de n’importe qui. Des putains d’arguments, et surtout un groupe d’esclaves prêts à tout pour avoir l’honneur d’être son bras droit. Il réussit à t’arracher une plainte alors que ton corps entier souffre d’on ne sait trop quoi. Délicatement, il vient relever ton visage pour venir planter son regard dans le tien. Ton visage se décompose, terrifié par la suite. Il pourrait faire n’importe quoi.

« Tout d’abord, je tiens à te rappeler que Gerald travaille pour moi. Mais… Comme tu m’as l’air assez proche de lui, j’aimerais te demander un petit service. Rien de bien insurmontable !
- Quel genre de service… ?
- Je voudrais que tu le convainques de se mettre au trafic de pokémons. Tu sais, ce que tu as l’habitude de faire depuis des années.
- Mais pourquoi ?
- Parce que c’est comme ça. Il refuse de le faire, et je commence à perdre patience. Je voudrais tenter ma carte maîtresse avant de passer aux choses sérieuses. »

Tu baisses les yeux, pensif. Tu ne sais pas ce qui doit lui arriver depuis on ne sait combien de temps, mais tu te dis que ça ne doit pas être beau à voir. Cela fait un moment que vous vous ignorez, tu as tenté de prendre de ses nouvelles de temps en temps mais vos échanges ont toujours été très brefs, alors tu as laissé tomber. Tu te forces un sourire gêné alors qu’il vient te tirer par les cheveux pour que tu le regardes lui et rien d’autre.

« Je suis désolé, mais je n’ai plus rien à voir avec lui. Tu es la seule personne qui nous relie encore. »

Tu te mords la langue dès lors qu’il te gifle. Tu as dû dire quelque chose qui ne lui a pas plu, et il commence à en avoir marre que tu résistes ainsi. Il veut te faire parler, il veut te persuader de lui rendre ce service. Tu halètes et paniques un peu plus lorsqu’il relâche une de ses créatures devant toi. Tu perds toutes tes couleurs, le regard rivé vers le pokémon. Un Dimoret qui te fait hurler et paniquer, ta faiblesse depuis que tu as neuf putains d’années. Farfuret ou Dimoret, c’est la même chose, tu te souviens de cette affreuse journée qui t’a détruit toute ton enfance et ton adolescence. Et alors que tu portes une main discrète à ta ceinture pour en sortir des armes, tu remarques qu’il t’a tout pris. Évidemment.

« Je… Je… ! Je te jure… Je te jure que je ne lui ai pas adressé la parole depuis un bout de temps ! S’il te plait, s’il te plait, fous le hors de ma vue ! Putain… Connard…
- Surveille ton langage, je pourrais avoir envie de te faire tuer si tu ne te montres pas plus courtois. »

Edwin s’empare de ta mâchoire entre ses doigts pour te faire taire et attirer ton attention. Le salaud a dû payer cher pour connaître ta faiblesse, tu t’es confié à si peu de personnes que tu te demandes qui aurait pu te balancer comme ça. Il commence à se faire pressant et appelle son Dimoret qui s’approche de toi lentement, amusé par la situation. De sa main libre, il retrace la balafre sur ton visage, un large sourire aux lèvres.

« D’accord… D’accord je… Je vais le faire, je vais faire mon possible pour qu’il craque… Maintenant laissez-moi partir par pitié…
- Tu vois, quand tu veux. »

D’un simple claquement de doigts, il a su te dresser, Jericho, la bête pourtant indomptable, sous cette épaisse couche d’agressivité se cachait un cœur meurtri et fragile. Heureusement qu’il n’y avait personne d’autre que lui pour assister à ce spectacle, sinon ta réputation en aurait pris un coup. Ton visage commence à être poisseux à force de transpirer et Edwin te relâche sans aucune douceur avant de s’essuyer les mains. Il t’attrape ensuite et te relève, se foutant ouvertement de ta gueule alors que tu tombes à ses pieds, le corps encore bien trop faible pour supporter ton propre poids. Tu trembles en regardant du coin des yeux le Dimoret mimer un coup de griffe sur son visage, comme pour te dire qu’il pourrait te trancher la chair à tout moment. Les minutes passent et tu parviens à te relever avec l’aide de ton bourreau qui vient t’humilier un peu plus en te donnant un coup de pied au cul.

« J’attends de tes nouvelles avec impatience, Jericho. Bonne chance ! »

Il te laisse partir, son pokémon emboîtant ton pas de très près pour éviter que tu fasses une connerie. Tu es complètement bouleversé et tu t’empresses de quitter les lieux, pestant contre ta propre personne en froissant le bout de papier ; tu t’es fait avoir comme un bleu, comme un putain d’enfant naïf croyant à tout ce qu’on pourrait lui dire. Tu rentres chez toi en titubant sans regarder derrière toi. Vas-tu vraiment chercher à convaincre Gerald de se plier aux ordres d’Edwin ? Tu n’en sais rien, mais si tu ne veux pas d’emmerdes, tu vas bien être obligé de le faire.

---------

Gerald est introuvable depuis deux semaines. Tu as tenté de reprendre contact avec lui, tu as à peine reçu une réponse au début du mois. Tu ravales ta salive, craignant pour ta vie à chaque seconde qui passe. Terré chez toi, tu es pris de crises d’angoisse, chose qui ne te correspond pourtant pas. Tu pousses un long soupir plaintif, fouillant dans tes affaires sans aucun but ; tu as dégueulassé tous tes vêtements et tu n’as pas pu les laver. Au coin de tes yeux, tu as l’impression de revoir Edwin et son Dimoret en train d’attendre que tu te bouges le cul pour le convaincre ; tu n’as rien fait depuis qu’il est venu te trouver.

Quelque chose attire ton attention ; une vieille tenue que tu as jusque-là snobée. Philippe regarde par-dessus ton épaule et pousse un grognement, cette tenue ne lui rappelle pas que des bons souvenirs. Combien de fois t’a-t-il vu dedans en train de déprimer ou de passer tes nerfs sur tout et n’importe quoi ?  Ça l’a marqué sans qu’il ne puisse mettre de raison là-dessus. Il vient un peu tirer dessus alors que tu lui grognes à la gueule pour qu’il lâche. Il fallait bien que tu mettes quelque chose sur toi pour sortir, et il est hors de question que tu te balades comme un clochard dans tout Grimecoal. Tu l’enfiles donc après t’être préparé, te regardant avec insistance dans la glace. Tu es pris de nostalgie… Puis tu hausses les épaules, tournes les talons et pars de la maison après avoir enfermé Philippe dans sa pokéball.

Tu erres dans toute la ville dans l’espoir d’apercevoir un visage familier, des yeux bruns, un air particulier et… Rien. Tu commences à sérieusement à t’inquiéter pour lui, chaque jour tu demandes à des connaissances si elles l’ont vu mais ils répondent toujours par la négative. Depuis deux semaines, Suzie ne répond pas non-plus. Plus de rencontres, pas même un mot. Le soir, tu es fatigué de fouiller dans chaque rue de Grimecoal. Tu finis par t’arrêter dans ton bar favori, t’asseyant à la même table que d’habitude, entamant un nouveau paquet de cigarettes dans l’espoir de le voir s’assoir à côté de toi, comme au bon vieux temps.

La lourde porte est poussée, tu ne relèves même pas la tête en pensant que ce n’était qu’un type comme un autre. Mais… Mais il y a une aura qui se dégage de l’individu, quelque chose de particulier et de familier en même temps. Tu oses lever le regard vers l’homme, et ton cœur manque un battement.

C’est lui.
Il est de retour.

Tu te mords l’intérieur de la lèvre pour te retenir de te jeter sur lui et de lui raconter tout ce qui a pu se passer depuis ce temps. Tu le laisses venir à toi calmement, mais ton corps tout entier brûle, tu serres le poing avant d’aller écraser ton mégot dans le cendrier. Entendre le son de sa voix te soulage car tu pensais à une énième illusion, tu trembles et tu n’oses pas parler. Lentement, tu viens le regarder, les yeux humides et brillants. Non, ça ne va pas bien.

Pas bien du tout.

« Gerald… Qu’est-ce que tu fous ? »

Tu l’accuses de on ne sait trop quoi, peut-être de t’avoir lâchement abandonné depuis des mois entiers. Tu hésites à lui dire d’emblée qu’Edwin est venu te faire chier, et seul un soupir exprime tout ce que tu as pu vivre ce soir-là.

« Est-ce que ça va ? »

Tu le regardes sous tous les angles avant de venir perdre ton regard dans le sien. Tu déglutis instinctivement, les larmes te montant aux yeux. Tu sens qu’il se passe quelque chose d’horrible, il ne dégage pas la même aura que d’habitude, quelque chose a changé en lui et tu ne sais plus quoi lui dire. Tu te sens complètement désarmé, gêné, comme si on venait de te prendre en flagrant délit d’une action honteuse.

« On a des choses à se dire… Beaucoup de choses… Mais dis-moi d’abord pourquoi tu ne m’as plus répondu ? »

Tu te pinces la lèvre, impatient mais aussi terrifié de ce qu’il compte te dire.
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rp flashback feat. Jericho
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
Tu n’étais qu’une coquille vide. Un corps sans âme alors que tu cherches ses yeux, désespérément, comme si lui seul pouvait te sauver de cette descente aux enfers, dernier espoir, ultime soutien. Depuis combien de temps ne l’as-tu pas vu ? Un mois, deux mois, peut-être trois, quatre à la limite ? Tout ce que tu savais c’est qu’il t’avait manqué, terriblement manqué et tu ne peux te défaire de cette mine presque inquiète, de ses yeux étincelants d’une lueur si particulière. Tu frissonnes, déstabilisé par cette vision bien trop sensible de cet homme ; il n’était pas dans son état normal, tu pouvais le sentir. Tu sembles gêné et préfères poser ton regard sur Anastasia qui fixe le sol, ses petites pattes remuant sans toucher le sol et tu viens poser une main sur sa petite tête pour la réconforter mais lorsqu’elle ose relever les yeux vers toi tu ne peux t’empêcher de l’attraper pour la final la poser sur tes genoux et lui offrir toute la tendresse dont elle avait besoin en cet instant.

Puis tu reviens vers cet homme, tu le fixes avant de demander deux verres au serveur d’un signe de la main, deux whiskys, probablement l’unique verre que tu boiras avant ton départ, hors de question de perdre tes moyens, de te retrouver pris au dépourvu dans un instant de folie incontrôlable et à cet instant tu te souviens … De cette fois où tu t’étais jeté sur ta renarde en hurlant chez les Pendelton après avoir vidé la bouteille d’alcool, tu te souviens de cette crise de folie alors qu’elle était simplement venue près de toi, et de tes doigts se resserrant violemment autour de son cou, imposant monstre la surplombant, prêt à l’achever. Tu t’en souviens encore et tu te contentes donc de resserrer ton étreinte protectrice. Que tu te dégoûtais.

Ton regard inquiet se repose alors sur l’homme et tu te permets d’attraper son paquet de cigarettes posé sur la table pour en piquer une et la pincer entre tes lèvres ; tu fouilles dans tes poches pour en sortir ton briquet et l’allumes. Tu ne sais pas quoi lui dire donc tu préfères d’abord tirer une longue taffe pour te donner du courage et d’une voix bien plus tremblante que tu ne l’aurais voulu, réponds à ses interrogations.

« Je … je ne sais pas ce que je fous. »

Bien sûr que si tu savais. Tu baisses les yeux, désolé, désespéré, tu ne sais pas comment lui dire, tu ne sais pas s’il est au courant, ni même s’il sait quelque chose au sujet de ta pauvre femme.

« Jericho … ça fait deux semaines … que Suzie est morte. Je … Tu n’arrives pas à continuer, tu as du mal à respirer, à rester calme quand cette sordide réalité refait surface. Je suis perdu … J’ai … été con … Et elle a péri … à cause de moi … »

Tu n’es pas bien, tu laisses échapper un petit rire de désespoir en cherchant encore plus le réconfort d’Anastasia, tu te mords la lèvre et baisse la tête pour éviter son regard. Il te faisait du mal, tu te sentais mal à l’aise en sentant ses yeux te fixer, tu voulais le fuir, t’en aller loin d’ici alors qu’au fond … tu te savais dépendant, désireux de rester à ses côtés, de rentrer avec lui, chez lui pour te reposer … pour te sentir accueilli chez quelqu’un.

« Comment es-ce que j’ai pu être aussi ignorant ! Tu attrapes ta tête entre tes mains, tu pètes les plombs petit à petit, tu n’arrives plus à dissocier le vrai du faux, la réalité de tes terribles délires psychédéliques. Jericho … Ma femme … c’était … une sale putain … tu te rends compte ? Tu deviens fou, toi qui cherches encore à t’enfouir dans ce stupide déni et tu t’attacherais presque le cuir chevelu tellement tu cherches à te focaliser sur autre chose. UNE PUTAIN DE CATIN ! Dix ans de mariage … quatorze ans de vie commune … et j’me rends compte à sa mort … qu’elle m’a trompé pendant tout ce temps … »

Tu relèves le regard vers lui, tu lui montres toute ta détresse, tu n’as plus la force de la cacher et tu cherches en son océan une bouée de sauvetage te sauvant de cette noyade certaine. Tu hurlerais presque mais seule ta respiration se fait doucement entendre, saccadée alors que des larmes pointent le bout de leur nez pour quitter le coin de tes yeux et dévaler tes joues. Tu délaisses tes cheveux, viens écraser ta cigarette bien trop vite consumée puis en prends une deuxième ; cette fois tu t’y reprends à deux fois avant de réussir à l’allumer à cause de tes spasmes angoissés.

« Il nous faudrait plus d’une nuit pour nous raconter ce qui nous ai arrivé … Je n’ai pas ce temps Jericho … Je … Je ne pourrais pas rester plus longtemps ici. J’ai été idiot tu sais … Tu ne m’auras pas servi de leçon et j’ai … j’ai osé provoquer Edwin … j’ai voulu couper les ponts, je ne voulais plus entendre parler de ses affaires … le trafic, la drogue, tout … j’ai tout voulu arrêter … J’ai eu peur Jericho, j’ai eu peur pour Suzie, j’ai eu peur pour mes proches … il m’a massacré pendant un an … J’ai rien pu faire … Je ne voulais pas vous attirer des problèmes à vous tous. »

Mais jamais tu n’avais réussi à l’oublier lui, cet homme, ce maître dont tu étais le chien, ce rocabot bien trop fidèle qui ne pouvait survivre sans quelqu’un pour le remettre dans le droit chemin.

Nouvelle taffe, ton regard se fait de plus en plus insistant bien que tu oses épier sa tenue et tu étires un sourire tendre, peut-être un peu trop tendre. Cet homme, tu comprenais petit à petit, doucement tu te laissais aller à ce désir si particulier. Toutes ces années à te sentir oppressé parce une désagréable retenue, une impression particulière te mettant mal à l’aise. Depuis dix ans bientôt ta relation avec Suzie n’évoluait plus, monotonie ennuyante alors que tu te rendais compte maintenant que cette femme n’était en rien celle que tu avais imaginé ; elle n’était pas l’angélique chérubine qu’elle disait être, non, elle n’était qu’une vile pute vous broyant les ailes, petit à petit.

« Cette tenue … elle te va bien sinon … »

Tu avais sorti ça tout naturellement, tu te sentais bien plus léger que d’habitude, les yeux pétillants d’une lueur presque libidineuse … ce soir … ce sera le dernier soir où tu pourras te satisfaire de ses yeux, de son visage, de ses mimiques ou même de sa tendre gêne. Alors ce soir, ce vingt-trois novembre, tu ne fuiras plus, tu assumeras ce que tu as toujours cherché à fuir.

Cet attachement si particulier te bouffant les tripes.
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rp flashback feat. Gerald
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #4083A4

Tu es presque tenté de te jeter sur lui pour le prendre dans tes bras, chose que tu ne ferais que pour très peu de personnes, bien trop fier et refusant de t’abaisser à ce genre de marques d’affection. Mais aujourd’hui – comme depuis quelques jours, tu n’es pas dans ton état normal, la pression constante et la menace planant au-dessus de toi te faisant faire des choses que tu n’aurais jamais fait d’habitude. Parfois, tu détaches ton regard pour observer la petite renarde qui reste là, silencieuse. Tu te sens terriblement mal, car tu te souviens de l’histoire de cette pauvre créature, mais tu te rattrapes bien vite en te disant que le mal est fait et qu’elle a su se reconstruire aux côtés d’un couple magnifique.

En parlant de couple…

Tu baisses les yeux en soupirant, venant jouer avec les articulations de tes doigts meurtris dissimulés sous d’épais gants de cuir. Tu es tellement inquiet, tu voudrais enfin demander et recevoir des nouvelles de Suzie mais aucun son ne sort. Tu te sens coupable de quelque chose, tu as l’impression que tout un monde s’écroule autour de toi et, happé par tes pensées, tu ne fais même pas attention aux verres d’alcool qui pourtant aurait attisé ta soif impossible à satisfaire lors de tes épisodes de stress intense.

Les mots de Gerald te découpent de l’intérieur, tu es déjà atterré et tu commences à creuser un trou alors que tu apprends à l’instant même que Suzie ne répondait plus car… Car elle était morte. Tu relèves la tête en faisant les gros yeux, tu ne fais pas attention à retenir tes gestes, tu sembles choqué comme si tu venais de perdre un être cher.

« Non, attends… Quoi ? Mais… Suzie… Elle a fait une connerie pour en arriver jusque-là ?! »

Tu te lèves de ta chaise et tu tends le bras mais tu n’oses pas le toucher, préférant le regarder en te sentant tout aussi impuissant que lui. Alors tu te dégonfles et tu t’effondres sur le siège qui grince sous ton poids. Tu n’as pas le temps de l’ouvrir une seconde fois que tu le vois s’énerver contre lui-même, c’est alors que tu préfères t’écraser et faire l’ignorant, ne pas savoir ce que pouvait faire Suzie lors de son temps libre, détournant ton regard complètement fautif ; bien sûr que tu es au courant, et tu grattes la table du bout des doigts en espérant que la renarde n’ait rien remarqué de ton attitude changeante.

« Je suis sûr… Qu’elle t’aimait quand même. »

Rafistoler les cœurs brisés, ce n’est pas vraiment ton fort. Tu te braques un peu, tu t’attends à te recevoir une pluie d’insultes et de reproches, tu prends une expression dure mais à la place tu vois un Gerald dévasté par les événements. Déglutissant, tu te rapproches de lui en faisant glisser la chaise contre le sol, la faisant grincer par la même occasion. Puis tu sors un bout de tissu d’une de tes poches pour le déposer à ses côtés, l’autre main venant délicatement attraper son épaule. Tu ne peux que compatir, mais tu ne peux pas non plus te permettre de réagir plus que ça. Tu cherches son regard, tu voudrais tellement le rassurer mais quelque chose te bloque, tu te bouffes la lèvre car tu vas devoir tenter une approche discrètement, sauf que ce n’est pas encore le moment.

Tu te glaces lorsqu’il te parle d’Edwin et ton visage devient tout blanc. Tu préfères tousser pour faire semblant que tu t’es étouffé avec ta salive le temps de retrouver quelques couleurs, et tu te dis que c’est vraiment un connard fini. Un salaud n’hésitant pas à briser ses hommes juste pour son propre plaisir… Cela te fait vraiment mal de voir ça, tu te remets en question un moment et tu t’énerves contre lui, la source des malheurs de bien trop de gens. Tu as envie de te révolter, de briser les chaînes qu’il a réussi à te mettre pour te contrôler, pour piéger le Rocabot qui a su se défaire des siennes en voulant tout arrêter ; dans tout ça, tu n’étais rien d’autre qu’un appât pour le tirer à nouveau dans ce cercle vicieux. Tu trembles rien qu’en t’imaginant tenter de le manipuler pour qu’il souffre encore plus qu’avant… Non… Tu ne peux pas faire ça… Mais tu es obligé. Tu te sens piégé, tu as peur pour Gerald, de ce qu’il compte faire, tu veux gagner du temps.

Tu veux lui parler… Tenter le tout pour le tout ou avouer ce qui te tracasse depuis bientôt un mois… Mais tu retardes l’inévitable.

Tu bois ton verre d’une traite, le visage toujours pâlot, le regard criant ce que tes lèvres ne veulent pas prononcer, tu relâches ta maigre étreinte pour pouvoir t’adosser contre le dossier de la chaise. Tu voudrais qu’il comprenne ce qui te tracasse, mais encore une fois tu n’as que tes yeux pour t’exprimer, quelque chose se noue dans ta gorge et tu manques de t’étouffer une nouvelle fois à sa remarque plutôt étrange. Non pas que ça te déplaise… Mais c’était trop soudain. Nerveusement, tu viens tirer sur les bretelles de ta tenue, tu ne l’a pas mise depuis un long moment et recevoir un tel compliment te change complètement les idées.

« Je… Merci. », réponds-tu complètement chamboulé. C’était soudain, trop soudain, et ça t’a mis dans le mal. Tu déglutis, observant son visage puis son pokémon… Ils ont l’air de former un sacré duo ; peut-être plus atypique que toi et Philippe. « Je me demande à quoi tu ressemblerais avec une barbe plus épaisse… »

Tu secoues la tête en réalisant ce que tu viens de dire et tu préfères te tourner vers la table après avoir recommandé deux verres, préférant fuir et oublier ce que tu viens de dire en allant te noyer dans l’alcool et la cigarette. À ce rythme, vous êtes bien partis pour le finir ce soir.

Un dernier paquet partagé.

Tu te grattes la tête nerveusement, tu ne sais vraiment pas quoi dire. Avouer, ou tenter une approche subtile ? Tu as beau retourner tout et n’importe quoi dans ta tête, tu ne sais pas comment formuler quoi que ce soit sans que ça ait l’air suspect. Alors tu vas juste faire semblant d’être déjà un peu trop éméché dès le premier verre.

« Pourquoi tu veux compliquer les choses… ? Tu pourrais tout arranger en te pliant à sa volonté… Tu sais… C’est pas si terrible le trafic… Au début on a du mal et… »

Tu n’as même pas le courage de terminer ta phrase. D’habitude, tu aurais dit franchement ce qui te passe par la tête, mais tu as tellement peur pour ta vie que tu perds tout ton courage. C’est trop de pression, tous tes muscles se tendent et tu viens consommer ton verre d’une traite encore une fois. Tu n’es pas beau à voir, vraiment, tu n’oses rien faire mais tu es à deux doigts de craquer. Ta respiration et tes yeux toujours aussi expressifs trahissent ton état d’esprit, tu ne peux plus tenir et tu viens te jeter sur lui à toute vitesse pour venir l’enlacer – en faisant bien attention de ne pas cogner la petite renarde par la même occasion. Non… Tu vas vraiment trop mal. C’est égoïste de dire ça en sachant ce qu’a pu vivre l’homme que tu serres comme un malade et que tu refuses de lâcher, mais toi aussi tu cherches un peu de réconfort.

Parce qu’au fond de toi, tu sais qu’il y a de grandes chances que tu ne le revois plus.

« S’il te plait… Il va te crever si tu- »

Tu t’étouffes à nouveau, tu cherches à cracher les derniers mots mais ils restent au fond de ta gorge, rien d’autre ne sort à part un gargouillement dégueulasse alors que tu luttes pour ne pas éclater en sanglots.

Tu es prêt à le supplier pour qu’il t’écoute, à te dévoiler tout entier pour qu’il te prenne en pitié.

Prêt à laisser tomber ta couverture de mâle alpha pour qu’il morde à l’hameçon et qu’il se laisse avoir par le piège d’Edwin.

Juste pour éviter qu’il ait plus d’emmerdes qu’il n’en a déjà.

Ce n’est pas toi.
Tu n’es pas Jericho.
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rp flashback feat. Jericho
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
Suzie n’était qu’une pute. Une vulgaire allumeuse ayant terriblement bien caché son jeu derrière son air angélique, sous cette affection et cette tendresse maladive mais même si en cet instant précis tu la maudissais pour cette trahison, jamais elle ne méritait ça, cette mort, cette violence, cette putain d’humiliation … Personne ne méritait pas. Alors tu repenses à Suerebe, à la dure vie qu’avaient du supporter Diana, Prudence et Esmeralda, ces trois femmes survivantes d’un enfer malsain et tu repenses à la dernière lettre d’Emma, les mots aussi acérés que des lames, ces excuses aussi insupportables d’une blessure qu’on torture à vif.

Même une pute ne méritait pas ça.

Anastasia s’accroche un peu plus à toi en voyant l’homme s’approcher de vous, ce trafiquant auquel tu ne trouvais pas les mots pour répondre, te contentant d’un silence pesant brisé par le crissement de sa chaise. À son contact tu sursautes et redresses la tête vers lui pour croiser son regard … oh que vous étiez pitoyables tous les deux et en le voyant aussi déchiré tu préfères t’en défaire pour ne pas craquer davantage.

« M’aimer tu dis ? Je commence à douter sérieusement. J’ai tout donné pour cette femme … Mais je ne suis pas sûr que ses mots d’amour m’étaient vraiment destiné. Quand était-elle sincère ? Qu’étais-je pour elle ? Je n’ai jamais été un bon époux … elle a été la première … et j’ai fait énormément d’erreurs … mais je me suis toujours démené pour elle … J’ai toujours tout fait … tout … TOUT ! Je l’ai toujours repoussé dans nos moments les plus intimes … je ne me suis jamais senti à l’aise … j’ai dû la froisser … plus d’une fois … mais j’aurais fait des efforts pour elle … beaucoup plus … »

Tu as du mal à articuler, reniflant entre deux sanglots bruyants. Tremblant, tu viens pourtant attraper la main de ce Lougaroc dominant et tu la serres entre la tienne aussi bien pour lui faire comprendre que son geste t’était nécessaire mais que tu le lui rendais timidement, lui qui semblait dans une détresse aussi immense que la tienne et tu hésites à attraper totalement sa main mais te retiens, te contentant de ce simple contact t’arrachant pourtant un terrible frisson. Alors tu poses ton attention sur vos verres déposés sur la table et l’attrapes pour l’enquiller d’une seule traite, cette sensation de brûlure, ce whisky pur qui déchire ta gorge pour te sortir de tes pensées pitoyables. Tu n’en pouvais plus, chaque seconde passante te rendait un peu plus fou et tu devais te faire violence pour ne pas partir dès maintenant, fuir ce lieu après t’être assuré qu’il allait bien … Physiquement du moins.

Sentant Anastasia remuer un peu en observant Jericho, tu es gêné à ton tour par sa remarque alors que tes joues se colorent en un léger rose, le regard fuyant et la gorgée serrée, tu as même du mal à lui répondre, bégayant timidement sous toute cette montée d’émotion te bouleversant. « Tu … tu penses … que ça m’irait … bien ? » Tu vins passer tes doigts le long de sa mâchoire en détournant totalement le visage pour presque lui tourner le dos ; tu ne te sens pas bien, tu as chaud, cette même chaleur enivrante que tu avais ressentie il y a quatorze ans en rencontrant Suzie, cette sensation presque ensorcelante. Tu lâches aussitôt sa main pour venir la passer dans tes cheveux ; tu ne veux pas lui montrer ta gêne et pourtant tu n’arrives pas à la dissimuler. Tu te contentes de pencher la tête vers le côté opposé, les yeux brillants, le regard perdu bien qu’éperdument troublé.

Puis la question qui broie.
Celle qui après vous avoir soumis vous étrangle.
Tu te figes, ton cœur loupe un battement et tu préfères totalement te retourner à lui, terrifié par cet homme faisant éclater en mille morceaux cette dernière barrière te retenant. Est-ce que lui aussi était de ce bord-là ? Est-ce que lui aussi voulait t’enchaîner pour te dresser, faire de toi l’animal qu’il voulait que tu sois ?

Pourtant au final … tu étais déjà sien.
Dépendance morbide.

« Jericho … Pourquoi es-ce que … tu dis … Quelque chose comm- …. »

Tu ne savais pas comment réagir, quoi faire pour lui répondre que tu étais venu ici pour un au revoir, ultime rendez-vous improvisé avant de mettre fin à tes jours, après avoir défait cette ville minable d’un pitoyable connard. Tu ouvres la bouche mais aucun son ne sort avant que tu ne sentes des bras t’enlacer presque violemment, désespérément, comme s’il avait peur que tu cherches à t’échapper et tu t’abaisses à cette attaque à laquelle tu ne t’attendais pas. Tes rouges maintenant pourtant, tes mains n’osant attraper ses poignets pour le faire lâcher prise et Anastasia qui préféra sauter de tes genoux pour te faciliter tout mouvement. Tu voulais riposter, lui demander de se dégager mais tu n’en as pas la force ou plutôt … Tu ne veux pas ; tu veux le sentir contre toi, contre ton dos, sa respiration, son souffle, cette chaleur agrémentée de sueurs froides, tu veux le protéger, l’aider, l’accompagner dans cette décadence dont il semble être victime.

« Jericho … s’il te plait … »

Tu te redresses doucement et le forces à te lâcher pour te retourner avant de le faire de nouveau se rasseoir sur sa chaise. Un silence s’installe durant lequel tu te contentes de le fixer, tu n’as plus pieds dans ses yeux et tu te sens coulé, emmené dans ses profondeurs. Timidement, pas très rassuré de peur d’avoir mal interprété son geste tu attrapes l’arrière de sa tête pour la rapprocher de ta tienne, collant ton front au sien en soupirant doucement sans le lâcher des yeux.

« S’il te plait Jericho … Tu ne peux pas me demander ça … S’il te plait … »

Tu te mords la lèvre, tu hésites comme un fou. Devais-tu céder ? Devais-tu tenter au risque de perdre le seul ami te restant ? Allais-tu supporter son refus ? Et s’il te repoussait ? S’il t’insultait, t’humiliais devant tout le monde ? La lèvre inférieure tremblante, tu laisses ta main glisser plus bas et frissonnes en rencontrant sa peau ; une décharge électrique t’arrache presque un soupir et une dernière fois tu hésites.

Juste une seconde.
C’était mal.
C’était mal vu.
Et tu avais cette peur au bide.
Cette angoisse te tordant en deux.

Un dernier regard, désireux, envieux aux arrières goûts d’appréhension alors que tu coupas court à cette attente interminable, tu te laisses aller et viens briser cette dernière séparation, tes lèvres rencontrent les siennes, un instant timides avant que tu n’empoignes sa nuque pour sceller ce contact. Tu ne veux plus te cacher, tu ne veux plus te poser de questions et quitte à crever alors tu préférais quitter ce monde sans remords, en paix aussi bien avec toi-même qu’avec tes pauvres sentiments semblables à une odieuse cacophonie écrasant ton crâne.

Le doute, le déni, ces années à te cacher sous ce stéréotype ridicule de l’homme parfait alors qu’au fond … tu te savais épris de cet homme, de ce presque reflet t’ayant pourtant martyrisé. Cette violence, cette dominance, cette petite hésitation avant de te mettre à terre … Tu ne voulais plus de tout ça. Tu voulais profiter d’une dernière fois, un ultime vice avant de t’offrir à cette faucheuse vicieuse.

Tu délaisses ses lèvres, à contrecœur, tu as peur de croiser son regard alors que tu viens mordiller sa lèvre inférieure et sans un soupir lui murmurer quelques mots à l’oreille « Jericho … On continue chez toi, viens. » sonnant tel un ordre indiscutable tandis que tu viens attraper une de ses mains entre la tienne et tu caresses ses doigts, sensible, sensuel, peut-être un peu trop doux. Tu pourrais rester comme ça longtemps mais tu préfères te relever sans jamais lâcher sa main ; c’est après avoir vidé un dernier verre et déposer un billet sur la table que tu le traînas hors de ce bar poussiéreux, Anastasia vous suivant docilement en silence malgré un petit sourire malicieux.

Elle aussi l’avait deviné en ce début de soirée.
La raison pour laquelle tu étais venu le chercher, le retrouver.
Lui, cet homme que tu aimais.
Jericho.
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Gerald
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #4083A4

Tu ne bouges pas, paralysé par la peur, par l’incompréhension. Tes yeux sont voilés et tu es toujours tiraillé entre deux camps, tu voudrais tout avouer mais tu peux sentir le fusil contre ta tempe, prêt à tirer si jamais tu oses gâcher les plans de celui qui te tient dans le creux de la main. Plus tu hésites, plus tu te revois dans cette salle trop sombre, les griffes acérées du Dimoret prêtes à venir te trancher la gorge si jamais tu oses désobéir, tu te revois mal en point, le corps engourdi et l’esprit malléable à souhait à cause de cette substance coulant dans tes veines. Tu n’as pas su retrouver un état d’esprit correct depuis cette nuit-là, tu n’as rien montré à tes hommes mais Edwin a su se frayer un chemin, non, une véritable autoroute à travers ta carapace que tu t’es donné tant de mal à construire.

Non, tu refuses de changer d’avis, et s’il faut le mordre pour le forcer à revenir du bon côté de la barrière, tu es prêt à faire ce sacrifice. Car tu ne veux plus de ces emmerdes, tu ne veux plus qu’il souffre, quitte à t’effondrer et à crever à petit feu une fois que tu ne seras plus utile, tu ne supportes plus de le voir malmené. Ce petit jeu aura duré bien trop longtemps à ton goût, et tu n’acceptes pas qu’il souffre ; tu l’as déjà bien amoché la première fois qu’il est venu te provoquer, il est hors de question que cela finisse pareil voire pire. Il cherche à te faire changer d’avis mais tu ne plies pas à ses demandes, ton corps tout entier souffre et tremble, tu es totalement impuissant et c’est de pire en pire. Venant resserrer ton étreinte, tu murmures des refus à voix basse, comme si tu cherchais à lui demander de l’aide de manière à ce que personne d’autre ne t’entende.

Le temps d’un instant, tu fermes les yeux, complètement noyé dans ton souvenir de ce 31 octobre. Un des pires jours de ta vie, le jour où il a réussi à t’épuiser mentalement pour que tu lui obéisses au doigt et à l’œil. Tes lèvres s’entrouvrent et se ferment aussitôt plusieurs fois alors que tu rouvres les yeux pour venir le fixer malgré toute la détresse qui y est présente. Tu te rassois contre ta chaise en ne cessant de geindre, tes lèvres te brûlent et tu te vois déjà le crâne fracassé contre cette table alors qu’il vient coller ton front au sien. À ce contact, tu frémis, tu te brises un peu plus, troublé par tes propres émotions, tu as comme l’impression de voir de la lumière filtrer à travers les barreaux de cette cage, une infime lueur t’effrayant plus qu’elle ne pourrait te donner espoir.

Non, tu dois le convaincre, sinon toute cette histoire finira dans le sang et la douleur. Tu ne veux pas souffrir, tu ne veux pas qu’il s’en prenne plein la gueule car tu as échoué, tu te retiens de hurler alors qu’il te demande une nouvelle fois de ne pas le retenir. Les chaînes te retenant te font bien trop mal, il a su s’immiscer jusque dans ton esprit et s’est servi de ton traumatisme d’enfance pour laisser une empreinte sur ta peau à vif ; si tu ne réussis pas ton coup, ses hommes viendront te chercher pour te rouer de coups et laisser ta pauvre carcasse crever à la vue des charognards.

Si Gerald continue de résister, il disparaîtra sans laisser de traces.
Pour de bon.
Toi aussi.

« Non… Non, non… Tu dois m’écouter c’est important… Fais ce que je te dis… »

Ou c’est la fin pour nous. Tu t’étrangles à moitié et tu ne peux pas terminer ta phrase. Tu as beau le regarder, tu n’arrives pas à te rassurer, tu es bouleversé et apeuré. Tu voudrais revenir dix ans en arrière, quand tout allait bien, l’époque où tu refusais de courber l’échine, qu’importe les risques. À l’époque où tu savais diriger d’une main de fer tes hommes pour gagner en influence et tenter de saisir l’opportunité. Aujourd’hui, qu’es-tu devenu ? Tu caches tout ce qui te tracasses à ton groupe, mais une fois rentré chez toi, tu sanglotes, tu te laisses aller, tu retombes dans cette ère encore plus lointaine, quand tu te faisais marcher sur les pieds et que tu te prenais des baffes par centaine sans pouvoir rien faire. Les ténèbres t’entourent, tu sens que le moindre faux-pas pourrait te trancher la gorge.

Jusqu’à ce baiser libérateur.
SALVATEUR.

Tu l’attendais – tu n’attendais que ça. Une étrange chaleur s’empare de ton corps, tu te sens revivre, et tu es aveuglé par la lumière. Ta main vient glisser sur sa joue, un contact nouveau, mais pourtant si agréable. À croire que tu vivais dans le déni depuis des années, que tu as ignoré cet appel. Tu t’es menti à toi-même pendant tout ce temps, depuis que tu as hésité. Tu as mis de côté ce que tu as ressenti à ce moment précis, croyant à une émotion parasite à éliminer le plus vite possible. Ton souffle se coupe alors que tu viens chercher timidement sa langue, tu te dis que tu vas trop loin alors tu finis par te résigner. Tu as honte, honte de trop de choses, honte de te laisser faire, honte de ne pas t’être remis en question, honte d’avoir laissé tant de d’années passer sans rien dire en pensant que le temps te ferait oublier ce que tu as nié depuis la première seconde où tu l’as ressentie.

Cette flamme s’embraser.
TE CONSUMMER.

Lorsque le contact se rompt, tu es déçu, et les ténèbres t’emparent à nouveau de toi. Durant un instant, tu as cru pouvoir tout lui dire, lui avouer que c’est Edwin qui te tient en laisse, que tu n’es qu’une façade pour qu’il se jette dans la gueule du loup. Tu fermes les yeux, obéissant trop docilement à cet ordre, tu ne résistes pas et tu te relèves après t’être emparé du paquet que tu t’empresses de ranger dans ta poche. Tu as honte, tellement honte, tu gardes la tête basse et tu le suis en traînant les pieds. Pendant tout le chemin, tu ne dis rien, tu ne réponds plus, tu te bats à nouveau contre toi-même, contre la partie qui brûle d’envie de tout lui avouer et l’autre complètement soumise qui craint la menace lui planant au-dessus de la tête. Plusieurs fois, tu entrouvres les lèvres, mais il n’y a que des gémissements plaintifs qui s’en échappent.

Une fois arrivés devant la porte, tu mets du temps avant d’ouvrir la porte, les mains tellement tremblantes qu’il t’aura fallu quelques dizaines de secondes avant de réussir à insérer la clé dans la serrure. Lorsque tu ouvres la porte, tu relâches Philippe qui vous toise silencieusement du haut de ses deux mètres. Tu lui adresses à peine un regard puis tu laisses l’invité entrer en premier, suivi de sa petite renarde. Tu es le dernier à t’introduire chez toi, et tu refermes la porte difficilement, comme si toutes tes forces venaient de te quitter. Quand tu décides enfin de relever les yeux, c’est pour aller les river dans ceux de l’homme qui a su te marquer dès la première rencontre. Tu restes un long moment contre l’unique sortie, te sentant piégé ; en restant contre celle-ci, tu as comme l’impression de sentir une présence de l’autre côté. Tu flippes, et tu viens te jeter sur lui pour te venger et venir t’emparer de ses lèvres.

Tu n’es pas doux non, tu es même agressif, venant mordre sa lèvre inférieure sans aucune tendresse, tu te débats et cherches à ne plus écouter sa voix résonnant dans ta tête, te hurlant dessus pour le livrer sur un plateau d’argent le plus vite possible. Il est dans ta tanière, tu pourrais lui mettre la misère et le traîner jusqu’à son bourreau après lui avoir pété la gueule. Mais tu ne le fais pas, tu cherches à retrouver cette lumière t’aveuglant, terrifié par l’obscurité revenant sans cesse dès lors que tu t’éloignes de lui. Tu serres ses vêtements, tu ne veux pas que le contact s’arrête, mais tu t’effondres dans le canapé en rigolant nerveusement.

Tu ne dis plus rien, complètement détruit, tu observes tes mains et tu te regardes tomber en lambeaux alors que Philippe vient vers toi Gerald en lui tendant un morceau de papier froissé ; tu aurais pu le jeter après l’avoir déchiré en mille morceaux, mais il est la preuve que tu t’es fait avoir, et tu le gardes pour te rappeler ce jour où tu as fait l’erreur de te laisser soumettre. Tu te fais du mal, oui, mais c’est comme ça. En réalisant ce que le Sarmuraï tends, tu te jettes dessus pour le lui arracher des pattes avant de retourner t’asseoir.

« Ha… Haha… Ne t’occupe pas de ça. Ce n’est… Rien. »

La lettre tremble entre tes doigts et parvient à s’échapper. Tu t’effondres complètement alors que la note tombe à tes pieds, fondant en larmes sans pouvoir t’arrêter.

« Je… Il- »

Tu t’étouffes à nouveau dans ta propre bave, ne cherchant même plus à te débattre. Tu as tellement honte, ton corps se contracte, pris d’angoisses. Tes yeux viennent regarder par la fenêtre, tu admires avec un léger sourire forcé les lumières de la ville s’étendant à perte de vue.

« Désolé… »

Tu as besoin de te confesser.
De tout lui dire.
Que tu l’aimes malgré tout ce que tu as pu lui faire subir,
Mais que ce connard te tient en laisse et qu’il est la source de tous tes soucis.

« Gerald… »
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rp flashback feat. Jericho
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
Tu ne lâcheras cette main pour rien au monde, tu la garderas dans la tienne, forte poigne te permettant de garder la tête hors de l’eau, cette chaleur qui te permet de résister à cette emprise marine, cette proposition perverse de sombrer à jamais dans d’obscurs abysses. Tu n’as jamais été quelqu’un de très doué en ce qui concerne les relations, plus bourrin, franc et direct, tantôt violent physiquement, tantôt verbalement, petit merdeux qu’on fracasse pour remettre à sa place, Rocabot qui glapit lorsqu’on ne lui donne pas son os à mâchouiller. Tes doigts se liant aux siens, cette chaleur qui t’envahit alors que de l’autre tu tires sur une nouvelle cigarette pour t’échapper en compagnie de cette légère fumée, à certains moments tu cherches à attirer son attention mais tu lâches vite l’affaire en venant passer tes doigts contre ta nuque en faisant craquer cette dernière.

GÊNE.

Non vraiment, tu n’as jamais vraiment été quelqu’un de sociable, Diana t’a toujours fait remarquer ce côté bourru, cette difficulté que tu avais à te faire des amis. Tu n’en as jamais eu d’ailleurs, tu n’as eu que des sœurs, des grandes et des plus jeunes, des plus pures et des plus viles. Des plus fortes, des plus faibles, des qui n’hésitent pas à se battre, à exploser des crânes à coup de tuyaux, des qui abandonnent en se jetant sous un métro, des qui ne préfèrent rien dire, des qui calculent tout. Mais jamais tu n’as eu d’amis, pas un pote à qui tu pouvais tout dire, pas une bande avec qui tu pouvais traîner pour ne plus te sentir pisser. Rien, personne.

SOLITUDE.

Alors tu ne le laisseras pas tomber, tu n’en as pas la force, tu en as besoin ce soir, tu veux tout dire, tout avouer, tout déballer, ce poids te tirant vers le bas, cette honteuse vérité que tu n’assumes toujours pas. Tu as été éduqué d’une manière bien trop fermée d’esprit, un homme qui domine une femme sans la moindre discussion possible, sans aucune négociation. Peut-être est-ce pour cette raison que tu es tombé sous le charme de Suzie, cette demoiselle que tu pensais probablement facilement malléable, douce et innocente, soumise née, parfait épouse, mère d’exception. Mais maintenant tu te rends compte que tu ne t’ais jamais posé les bonnes questions et c’est à presque quarante ans que tu t’en rends compte en délaissant finalement tous tes principes, envoyant valser tous ces stéréotypes. Qu’on vous traite de faibles, qu’on vous traite de merdes, ce soir tu te ficheras de tout, tu ne souhaites qu’en profiter, profiter de lui, de cet homme, de ce reflet, de cette moitié. Celle pour qui tu as succombé.

SATISFACTION.

Tu ne le presses pas alors qu’il peine à ouvrir la porte de sa maison, tu te contentes juste d’écraser le mégot consumé de la clope et il t’invite en premier ; un petit sourire et de ta main libre pousse doucement Anastasia qui hésite juste une seconde avant se trottiner un peu partout pour découvrir les lieux avec sa curiosité presque enfantine en ignorant presque la masse qu’était Philippe et tu te contentes juste d’un petit sourire amusé en haussant les épaules comme pour lui faire comprendre qu’il avait réussi son coup il y a dix ans et à ce souvenir presque gênant tu laisses échapper un petit rire en entrant toi aussi à l’intérieur. Tout aurait pu bien se passer mais tu sentais encore Jericho tendu et tu n’aimais pas le voir comme ça, non tu ne supportais pas ça. Cette faiblesse ne lui ressemblait pas mais tu préfères le laisser venir à toi, tu ne veux pas le brusquer pour l’instant alors que tu le fixes juste, le laissant venir à toi pour un nouveau baiser tant désiré.

ANIMAL.

Qu’importe qu’il marque ta lèvre tu t’en fiches, tu te contentes de lui rendre la pareille, violent, agressif dans ce combat de dominance où tu ressors victorieux alors qu’il se laisse tomber sur le canapé. Tu le fixes, debout devant lui en le dévorant presque du regard avant que Philippe n’attire ton attention en s’approchant pour te tendre une feuille froissée mais avant que tu ne daignes l’attraper le propriétaire des lieux l’attrape pour t’éviter une lecture trop curieuse. Tu fronces les sourcils et pestes avant de rattraper le bout de papier tombé au sol en ignorant presque l’homme s’effondrant en pleurs juste à tes côtés mais avant le moindre réconfort tu veux savoir ce qu’il te cache, tu en as besoin pour comprendre la raison de son état et tu t’éloignes par sécurité pour ne pas être coupé dans ta lecture.

Un pas, une ligne, deux pas, une deuxième ligne. Tu connais cette écriture, tu en es persuadé mais tu n’arrives pas à te la remémorer alors tu continues sur quelques phrases et lorsque tu réalises enfin tu blêmis, ton cœur loupe un battement et tu titubes. Tu t’es stoppé dans ta marche, les doigts moites alors qu’une bouffée de chaleur envahit ton corps, le souffle court, la vision brouillée par cette colère monstrueuse qui te consume petit à petit.

« JE VAIS TUER CE FILS DE PUTE ! JE VAIS LE CREVER ! JE VAIS LUI PLOMBER LE CRÂNE ! CE … CE FILS DE PUTAIN JE TE JURE JE VAIS LE SAIGNER ! PUTAIN ! »

Tu hurles, tu pètes les plombs en fracassant ton poing contre un mur à l’opposé de la pièce pour canaliser toute ta colère, ta haine. Tu hurles à t’en péter les cordes vocales, ta gorge te fais mal mais tu t’en fiches et tu refrappes au même endroit au même endroit ; cette fois tes phalanges te démangent mais tu recommences en collant ton front contre ce dernier, tremblant, la respiration rapide. Tu dois te calmer, tu ne dois pas effrayer davantage la renarde qui est partie se réfugier dans les pattes de l’insecte, toute tremblante. Elle déteste quand tu t’énerves, tu lui fais peur et elle a cette fâcheuse habitude de sangloter doucement en poussant de petits couinements plaintifs mais cette fois ils ne t’atteignent pas, tu te concentres uniquement sur les sanglots de l’homme, ton homme, celui pour lequel tu donneras ta vie. Cette fois tu soupires et en l’espace d’un instant tu traverses la pièce, déterminé, désespéré en t’effondrant juste devant ce Lougaroc d’habitude si fier, tu restes à genoux devant lui pour chercher son regard. Tu ne te sens pas vraiment dans ton élément malgré cette étrange aisance à attraper ses mains pour les serrer dans les tiennes dans le simple but de lui faire savoir ta présence.

Tu fais en sorte de rester calme mais tu bouillonnes de l’intérieur, volcan endormi risquant de rentrer en éruption au moindre instant. Un silence s’installe et tu viens porter une main sur sa joue pour venir sécher une larme vagabonde de ton pouce en lui adressant un petit sourire réconfortant bien que forcé. Toi aussi tu vas mal et tu aimerais exploser, laisser les nerfs lâcher mais tu dois rester fort, tu dois être présent pour lui, le réconforter et ainsi partir l’esprit tranquille. Tu viens encore une fois goûter ses lèvres pour le faire se focaliser sur autre chose avant de revenir à l’attaque, peut-être un peu trop autoritaire.

« Jericho. Cette fois, tu attrapes son menton de tes doigts pour le forcer à te regarder. Jericho écoute moi, j’ai besoin de savoir … Est-ce qu’il t’a fait du mal ? Quesqu’il t’a fais ? Je t’en supplie Jericho. »

Tu deviens fou, tu as de plus en plus de mal à te contenir. Tu as peur, pour lui, pour toi, pour ses compagnons, pour tes sœurs. Tu as peur pour tout le monde, pour ton entourage alors que tu cherches à recoller les morceaux dans le bon ordre.

« Jericho … Ne me dis pas que … cette histoire de trafic … »

Tu n’as pas besoin de sa réponse pour comprendre et tu baisses la tête, presque déçu. Par amour pour lui tu aurais été capable d’accepter n’importe quelle demande, n’importe quelle proposition aussi vicieuse soit-elle. Pour lui, tu aurais pactisé avec le diable pour lui sauver la vie et lui offrir un avenir radieux.

« C’est pas vrai … Putain … »

Fils de pute. Tu lâches son menton et viens te poser à côté de lui en gardant le contact avec sa main. Tu agis instinctivement alors que cette fois c’est toi qui l’enlaces pour le prendre dans tes bras et le garder contre toi. Tu le protégeras, tu joueras ton rôle de Rocabot prêt à tout pour protéger la main qui le nourrit et tu t’en veux ; tu t’en veux d’avoir disparu, de n’avoir été qu’un lâche incapable de sortir de chez lui sans raser les murs, de n’avoir pas été capable de te révolter ou même d’aller le retrouver.

« Jericho je t’en supplie dis-moi tout … Dis-moi ce qu’il t’a fait … Comment est-ce qu’il a réussi à te mettre dans un état pareil, toi qui es pourtant si costaud. En réalité, tu as peur de savoir, tu as peur de ne plus réussir à te contrôler par la suite. Je suis désolé Jericho, tout est ma faute … J’ai été faible … »

Tu ne veux pas le lâcher, une main tremblante se perdant dans ses cheveux, l’autre dans son dos pour le pendre un peu plus dans tes bras. Tu serres les dents et jettes un regard au Sarmurai avant de reporter ton attention sur ton ainé en soupirant encore une fois. Tu devais lui dire, tu devais te livrer, admettre tout ce que tu pouvais et déclarer forfait face à tes sentiments si longtemps retenus.

« Jericho … Tu inspires et attends quelques instants avant de reprendre. Je t’aime … Enfin … Je pense … Tu te mords la lèvre, énervé par ta propre connerie. Enfin non, j’en suis sûr … Je suis persuadé de ce que je dis et … J’aimerais passer la soirée avec toi tu ne veux bien de moi … Encore une fois dans ton lit. »

Tu te recules doucement pour lui sourire doucement à cette remarque juste faite pour détendre l’atmosphère avant que tu ne viennes encore lui dérober en baiser, bien plus chaste que les précédents.

« Mais avant tu dois tout m’expliquer dans les moindres détails … S’il te plaît fait le pour moi. Je … Je te protégerai Jericho, fais-moi confiance. »

Oui, c’était décidé.
Demain tu partiras.
Tu abandonneras ce pourquoi tu te bats.
Pour tuer ce démon vous hantant depuis bien trop longtemps.

EDWIN.
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  Mar 20 Mar - 15:23
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Gerald
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #4083A4

Toutes tes forces te quittent pendant un moment, tu te sens impuissant alors que tu le vois s’emparer de ce foutu bout de papier. Ton visage s’assombrit, tu es furieux et tu aimerais te jeter sur lui pour lui reprendre le mot et le déchirer devant ses yeux. Tu tentes de bouger un bras, mais rien n’y fait. Tu déglutis avec difficulté, une désagréable sensation dans la gorge. Tu le regardes pendant ces maigres secondes, terrifié, humilié, tu n’as pas envie qu’il sache à quel point tu as pu être con, à quel point tu aurais dû te douter que c’était beaucoup trop beau pour être un vrai mot. Pourtant, tu y as cru jusqu’au bout, jusqu’à ce que tu te sois engouffré dans ce foutu bâtiment attendant qu’on le rénove ou qu’on le démolisse.

Ses cris retentissent dans toute la pièce, tu es pris de violents maux de tête tant il te pète les oreilles, tu viens prendre ta tête entre tes doigts en te pliant en deux tout en grognant. Il n’aurait jamais dû lire ce mot, Philippe n’aurait jamais dû faire le con, et il regrette déjà d’avoir voulu te faire cracher le morceau en te forçant la main. Il accueille la petite renarde et la serre fort contre lui, la protégeant en venant l’entourer des parties les plus dures de son corps. Toi, de ton côté, tu retournes t’adosser contre le canapé, cherchant à calmer le boucan résonnant dans ta tête en adoptant une posture plus détendue ; mais rien n’y fait, les larmes coulent et tu sembles inconsolable à tel point que tu ignores ses sollicitations.

Tu te pinces les lèvres alors que tu es à nouveau plongé dans ces ignobles souvenirs, si tu pouvais te faire tout petit et disparaître dans un coin de la pièce, tu le ferais sans hésiter. Si tu pouvais perdre connaissance là, tout de suite, tu le ferais également. Tu as tellement honte, tu n’aurais jamais dû te rapprocher de lui, tu aurais dû le laisser crever la bouche ouverte ce jour-là et ne jamais lui pardonner. Tu aurais dû rester loin de tout lien avec Edwin, à faire ta petite vie, à te battre plus ardemment, mettre toute cette énergie gâchée au profit d’Idéalis, tu aurais dû l’oublier…

Tu plisses les yeux alors qu’on vient sécher tes larmes, te calmant à ton rythme, reniflant parfois sans pouvoir te contrôler. Tu ne repousses pas cette présence contre tes lèvres, tu aimerais y répondre plus positivement mais tu te laisses bien trop vite dominer par peur que tout cela recommence. Pendant un instant, tu n’arrives plus à distinguer le bien du mal, tu confonds Gerald avec Edwin qui te tient par le menton.

Durant un instant, tu as peur de lui.

Ta respiration se fait plus rapide, erratique, mais tu reviens vite à toi après avoir cligné plusieurs fois les yeux pour te remettre en place. Tu t’es figé quelques instants, les doigts tordus comme des griffes et prêts à gratter comme un fou cette peau, mais sa voix parvient à te calmer avant que tu ne fasses cette erreur. Dans un silence, tu viens le fixer et il n’y a plus que lui dans ton champ de vision, il n’y a plus rien qui compte, il est ta lumière à travers l’obscurité qui cherche à te couvrir les yeux pour que tu n’oublies pas ce que tu dois faire.

« Non… Je voulais juste… Te proposer une alternative… »

Toi-même tu ne sais plus ce que tu racontes, tes mots n’ont plus aucun sens entre eux, il a su comprendre ce qui se tramait derrière ton attitude. Mais il voudrait en savoir plus, il voudrait comprendre, sauf que tu te fermes complètement et tu refuses de t’ouvrir. Par peur des représailles. Ta tête se fait lourde et tu te permets de la poser contre lui, cherchant un certain réconfort, cherchant à ignorer toutes ses demandes.

Et pourtant, tu finiras bien par cracher le morceau.
Il est trop important pour toi, tu ne peux pas lui cacher cette histoire plus longtemps.

Tu remues la jambe nerveusement alors qu’un frisson te parcourt l’échine. Tu es encore trop loyal à Edwin car tu as peur de lui, mais ton esprit, lui, cherche à se ranger aux côtés de Gerald. Tu respires difficilement, le regard perdu, rivé vers le sol. Intérieurement, tu pèses le pour et le contre, et tous tes doutes semblent s’envoler lorsqu’il passe aux aveux. Tu te redresses un peu pour mieux le regarder de tes grands yeux encore humides, surpris et tu le laisses aller chercher tes lèvres pendant que tu deviens plus rouge qu’une tomate.

« Gerald… Je- », tu marques une pause sans vraiment le pouvoir. Tu as peur de le brusquer, tu te poses un millier de questions pour être sûr de toi, mais finalement, tu te décides à finir ta phrase. « C’est réciproque. »

Puis tu te mets à trembler, tu n’oses plus rien dire ni faire, tu tournes la tête un bref instant pour observer Philippe qui s’est plongé dans son silence habituel. Il a l’air absent, tout comme toi, vous vous dévisagez sans qu’aucun message ne passe ; tu ne le comprends plus et lui non plus, chacun dans vos propres pensées. Quand tu te remets à bouger, c’est pour aller t’asseoir sur ses cuisses, t’appuyant sur les genoux pour ne pas l’écraser de tout ton poids. Tu te sens mal rien qu’à faire ça et tu regrettes ton geste avant de déglutir.

Maintenant, il faut tout lui dire.

Tu respires rapidement, ton regard le fuis alors que tu viens lentement tirer sur le col de ta tenue et de la chemise dissimulant cette peau encore meurtrie par la piqûre. Rien que l’idée de lui montrer ça te met mal à l’aise. Tu pousses un long soupir, les doigts tremblants, comme si cette révélation allait te détruire un peu plus. Tu voudrais lui dire que tu as cédé, que tu t’es essayé à la drogue, mais ça n’aurait pas arrangé les choses.

« Il m’a piégé… Je suis vraiment un sale con. »

Tu risques de prendre du temps avant de pouvoir t’expliquer. Tu tentes de te remémorer les quelques souvenirs de cette nuit-là, mais tu prends vite peur. Tu n’oses plus le regarder, la tête presque levée vers le plafond et les yeux encore perdu. Pourquoi est-ce si difficile de tout lui dire ? Pourquoi ça te fait si mal ? Pourquoi tu as peur, tout simplement ?

« Il m’a putain de piégé… J’ai cru qu’on avait capturé un de mes hommes, j’ai cru comme un putain de novice que je pourrais le retrouver dans un des endroits dans la lettre… Je me suis réveillé face à lui. Putain. »

Tu lâches enfin le col de ta tenue, cherchant à te détendre, mais tu n’es que plus stressé et tu pourrais presque sentir les mains glacées d’Edwin serrant ton cou de toutes ses forces pour avoir avoué. Tu éclates à nouveau en sanglots, venant te coller à lui par peur que l’on t’arrache à lui. Dehors, tu peux entendre des bruits de pas et des échos de voix et tu penses tout de suite qu’on vient pour te casser la gueule. Tu aurais bien besoin d’une petite cigarette, mais tu n’as pas la force d’en prendre une.

« Je… J’ai voulu jouer au mec innocent. Je lui ai dit qu’on ne s’est plus parlé depuis un moment, ce qui est plutôt vrai. Il ne m’a pas cru… Il a perdu patience… Il a su se montrer beaucoup plus convaincant. »

Tu manques de t’écœurer tout seul à la vue de son Dimoret, à ses doigts contre ta peau, à sa façon de te manipuler comme si tu étais sa petite marionnette. Tu grimaces et viens délicatement enfouir ton visage contre son cou, humant son odeur malgré tes narines bouchées. Tu te rassures à ta façon, mais ton corps continue parfois de convulser alors que les horribles images défilent dans ta tête.

« Il m’a dit… Il m’a ordonné de te ramener à lui. J’ai voulu te tendre un piège… Ça n’a pas marché… »

Tu relèves enfin la tête, bouleversé par tes dires, incapable d’en dire plus. Tu ne veux pas rentrer dans les détails, tu ne veux pas te souvenir de plus que ça, de l’humiliation qu’il t’a infligée, de ces coups qu’il t’a portés, de tout ce que tu as préféré omettre. Mais après réflexion, tu ne peux plus rien lui cacher. Tu déglutis, tu cherches tes mots. Tu le sens fou, bouillonnant de rage, mais tu le retiens en venant te blottir contre lui. Tu voudrais que cette étreinte dure éternellement, mais tu sais que dès demain, tout sera terminé.

Pourtant, tu continues de nier en bloc cette évidence.

« Il m’a giflé. Humilié. Il s’est servi de ma faiblesse et il a triché pour que je sois influençable à souhait. Il a su… Me dompter. »

Finalement, tu viens t’emparer de son visage entre tes mains, tu le regardes droit dans les yeux, le suppliant presque de ne pas commettre l’erreur de trop. Le savoir mort te briserait le cœur, et tu n’es pas sûr d’y survivre. En vérité, tu n’es pas sûr de l’avenir, tu n’es pas certain de pouvoir mener tes projets à bien, ton futur semble bien incertain – même si tu as déjà tracé un chemin pour te guider.

« S’il te plait Gerald… Tu vas crever pour rien… Et après il viendra pour moi… Encore une fois… »

Un sourire bien trop faux sur les lèvres, tu voudrais lui changer les idées, tu préfères néanmoins casser cette étreinte en te relevant, tu tires doucement sur tes gants pour les retirer. Tout aussi lentement, tu viens retirer la ceinture te broyant les intestins, peu à peu, tu te libères de cette tenue un peu trop petite pour toi pour ne garder que la chemise, le pantalon et tes vieilles bottes crasseuses. Enfin, tu peux respirer, tu as également cette impression de t’être retiré un poids. Ton cœur se sent plus léger, mais tu sens toujours ces chaînes autour de ton cou.

« Arrête ce massacre. »

Tu préfères éviter de faire face à la réalité, lui offrant ainsi ton dos, croisant les bras, cherchant du réconfort que tu ne peux pas te procurer. Tu viens fouiller ce paquet tant désiré dans la poche arrière de ton pantalon, tu en sors une cigarette que tu t’empresses d’allumer.

« Ouvre la fenêtre, s’il te plait. L’odeur va les déranger. »
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  Mar 20 Mar - 20:31
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Jericho
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
Si seulement tu avais été là, si seulement tu n’avais pas cherché à enfouir ces sentiments que tu trouvais si dégoutant au plus profond de ton cœur alors peut-être ne serait-il pas dans cet état, peut-être n’aurait-il pas eu à souffrir pour tes bêtises, pour tes crises de folies ridicules. Tu soupires, pris de remords en le laissant te surplomber, son corps au-dessus du tien alors que tu laisses échapper un soupir mêlant gêne et satisfaction. Relevant les yeux pour tenter de croiser ses deux saphirs te faisant tant perdre pied tu te contentes de jeter la tête en arrière pour porter ton attention sur le plafond, silencieux. Tu l’écoutes, tu le sens fragile et prêt à lâcher, prêt à craquer encore plus que maintenant et de ton côté tu ne sais pas vraiment comment réagir, tu n’oses pas l’attraper, tu ne veux pas paraître trop pressé, trop quémandeur, possessif ; pourtant tu en as envie, tu te forces à rester calme, le rouge aux joues en portant tes yeux sur autre chose pour plus penser à ce rapprochement si rapide, si soudain.

Sa voix tremblante t’empêche pourtant de te focaliser sur autre chose, tu soupires en redressant ta tête pour le fixer, tu ne veux pas le laisser plus longtemps dans sa solitude et tu l’entoures tendrement de tes bras pour le rapprocher un peu plus de toi. Réconfort, tendresse, tu ne laisses aucun détail t’échapper et dès lors qu’il daigne lâcher le col de sa veste tu portes une main contre son cou et caresser sa peau du bout des doigts, délicatement, avec minutie, comme si tu avais peur de le briser au moindre contact trop brusque.

« Jericho … »

Tu le laisses s’effondrer sans avoir le temps de réagir, tu es pris de court, déstabilisé en cherchant tant bien que mal à le réconforter. Tes mains tremblantes courant le long de son dos, son souffle dans ton cou t’arrachant un frisson d’excitation certain que tu n’arrivais plus à dissimuler mais tu te contentes de soupirer pour calmer tes pensées incontrôlables. Une main dans tes cheveux pour descendre dans sa nuque tandis que tu viens lui susurrer à l’oreille, doucement.

« Jericho je suis désolé …Tout est ma faute. S’il te plaît calme toi, c’est fini il ne viendra pas te chercher, il ne viendra plus te faire de mal je te le promets. Je suis là maintenant, je te protégerai je te le jure. »

Tu le bernes doucement, le regard perdu en cherchant à calmer les sanglots de cet homme d’un naturel si fier. Tu serres les dents et fermes les yeux pour te focaliser sur ce contact et échapper à cette colère, cette haine sans pareille que tu éprouves pour cette pourriture venue s’attaquer à lui alors qu’il n’avait rien à voir dans cette histoire absurde. Suzie et maintenant Jericho ? Avait-il si peur de toi maintenant qu’il n’osait plus venir te chercher en personne ? Avait-il tellement envie de te voir ramper à ses pieds qu’il en venait à fracasser tout ceux ayant contribués à ton avancée dans ce monde misérable ? Ou étais-ce autre chose d’encore plus sombre, d’encore plus vicieux et malsain ? Ton cerveau ne s’arrête pas un seul instant et tu viens à imaginer tous les scénarios possibles mais Edwin restait bien trop mystérieux pour que tu puisses chercher à le comprendre, personnage énigmatique se dissimulant à la perfection derrière son air intouchable.

« Si je n’avais pas été faible … Tu n’aurais jamais eu à subir tout ça. Si je n’étais pas venu te chercher des noises il y a dix ans, jamais tu n’aurais été lié à cette affaire. Je ne sais pas comment me faire pardonner Jericho mais je ferais tout ce que tu voudras … »

Tout sauf une chose, juste une. À cette pensée d’ailleurs tu ne peux qu’angoisser encore plus, oui tu es venu ici en connaissance de cause, tu as voulu le retrouver pour profiter de cette dernière soirée avec ton seul ami et bien que tu ne t’attendais pas à te retrouver ici, cette personne tant éprise dans les bras, tu en es satisfait. Mais pour rien au monde tu n’oublieras ton but, cette vengeance inachevée qui te perturbe malgré ce contact salvateur, bienveillant, bénéfique pour ton cœur enserré par la chaîne de barbelée d’Edwin. Tu le sers encore plus contre toi mais telle une marionnette tu le sais faire ce qu’il veut de toi et lorsque tu as enfin l’opportunité de rencontrer de nouveau ses yeux, tu bondis sur ses lèvres pour le consoler, effacer ses pleurs et ses larmes noyant son visage. Imitant son geste, tu viens encore une fois essuyer ses yeux en prenant bien soin d’esquiver cette cicatrice barrant son visage et tout en l’écoutant laisses tes lèvres se déposer sur son front, douce marque d’affection avant que tu ne reprennes la parole, peut-être un peu trop cinglant.

« Arrête avec ça Jericho. Il ne viendra pas pour toi, il ne me crèvera pas. Arrête d’avoir peur de cet homme, n’y penses plus je t’en supplie. Tout est fini maintenant … Penses à autre chose … Pense à … Tu ne sais pas quoi dire, tu cherches tes mots, tâtonnant timidement sur ce sentier que tu ne connais pas. Pense à ce qu’on peut faire, là maintenant ! Pense à nous ! »

À vous ? À quel futur ? Tu allais partir, tu allais crever, tu allais le laisser seul dans sa détresse et ta gorge se serre à ce mensonge détestable pour lequel tu iras probablement en enfer mais tu te contentes de lui sourire, un sourire aussi sincère que forcé en te redressant à sa suite pour le suivre. Un rire gêné t’échappe alors que tu l’imites pour venir retirer ta veste et la déposer sur le dossier du canapé après avoir retiré l’arme que tu dissimulais dans la doublure, ce fameux beretta 92 que tu déposes aussitôt sur la petite table basse du salon.

« Si tu veux … Je peux venir m’installer là … Je peux te protéger de cette enflure. Je ferais tout Jericho ! Ça sonne presque trop romantique mais … Je me suis rendu compte que tu comptais énormément pour moi, peut-être même un peu trop et … Je ne veux pas qu’on s’éloigne l’un de l’autre. »

Chaque mot était semblable à un couteau dans le dos et tu faisais de ton mieux pour garder ce sourire de plus en plus malsain. Tu t’en voulais terriblement, peut-être même à mort mais tu n’en pouvais de le voir dans cet état de faiblesse ; tu voulais retrouver celui que tu avais connu, tu voulais t’aventurer dans cette idyllique relation d’un soir sans lendemain, une qui te restera gravé même passé l’arme à gauche, celle qui te permettra de porter tes couilles jusqu’au bout, celle qui te permettra, à l’instant de ce mariage avec Suzie t’ayant broyé, de tenir bon jusqu’à ton dernier souffle.

Et qui sait, peut-être auras-tu la force de rentrer.
Mais pour ce soir, tu seras égoïste.
Égoïstement amoureux.

Tu pars ouvrir la fenêtre pour faire s’aérer la pièce et retournes vers le trafiquant pour venir attraper la cigarette de ses lèvres du bout des doigts et la porter contre les tiennes dans le but de tirer une taffe. Tu le toises dans le silence avant d’encore une fois l’embrasser, dépendant de ce nouveau contact te rendant fou en venant mordre sa lèvre inférieure et t’arrêtant uniquement à l’entente d’un petit son plaintif de sa part. Puis après une deuxième taffe, tu daignes encore lui rendre ce bâton de nicotine.

« Je t’aime Jericho. »

Tu lui fais face, le dépassant toujours de tes quelques centimètres d’avance pour sembler bien plus imposant que lui et l’attrapant fermement par les hanches pour le forcer à reculer au grès de ton envie tu le fais de nouveau tomber dans ce canapé grinçant sous son poids et les rôles s’inversent en l’espace de quelques secondes à peine. Ce petit sourire en coin, cette poigne dominante attrapant le col de sa chemise, tu ressemblais à une bête sauvage affamée, une bête qu’on ne retient plus, une bête qui soupire doucement, mécontent d’une cachotterie qu’on cherche à dissimuler.

« Tu me caches encore quelque chose, pas vrai ? »

Ta voix est stricte, tu ne le laisseras pas s’échapper pendant que tes doigts s’attaquent aux boutons de sa chemise pour l’en débarrasser et la déposer à vos côtés. Tu croises encore ses yeux un instant et tu frissonnes, de nouveau pris au dépourvu par ce regard que tu affectionnes tant. Un nouveau baiser tendre avant que tu ne viennes attraper sa mâchoire vivement pour le forcer à pencher la tête sur le côté. D’abord ce sont tes doigts qui viennent caresser sa peau malgré tout rapidement suivis par tes lèvres s’arrêtant ici et là pour l’embrasser, dessiner le contour de sa mâchoire pour venir mordiller son cou, à l’exact endroit où tu avais aperçu une marque, une trace que tu n’aurais jamais voulu voir ici. Tu le forces à te regarder de nouveau et lui relèves la tête sans la moindre douceur, tu semblais même énervé, agacé dans ton regard luisant d’une dominance animale toute singulière.

« J’espère que tu as une bonne excuse, Jericho. Je ne suis pas dupe alors n’essayes pas de me rouler dans la farine. Quesque tu as fait ? Réponds-moi. »

Tu te veux pressant et malgré le ton de ta voix, tu n’es pas violent, juste abrupt et sévère alors que tu lâches enfin son menton pour te redresser et l’abandonner seul sur ce canapé. Une main recoiffant tes cheveux, un petit rire pour détendre l’atmosphère tu lui lances un dernier regard, bien plus aguicheur, bien plus tendancieux et déboutant les deux premiers boutons de ta propre chemise.

Tu avais chaud.
Terriblement chaud.
Alors tu soupires encore.

Te dirigeant vers la cuisine, tu lui tournas le dos en allant toi-même te servir dans son paquet de cigarettes pour en tirer une et l’allumer. « Tu veux quelque chose à boire ? Tu as mangé ? Je me permets de faire comme chez moi, si ça ne te dérange pas bien sûr. »

De toute façon, tu ne lui laissais pas le choix alors que tu retirais tes pompes dégueulasses que tu jetas dans un coin pour t’engouffrer dans la pièce et disparaître de son champ de vision.
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rp flashback feat. Gerald
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #4083A4

Naïf.
Tu es tellement naïf.

Mais tu es tellement mal que tu pourrais gober n’importe quoi juste pour pouvoir te rassurer. Juste pour pouvoir panser tes blessures comme tu le peux. Non, tu ne veux pas qu’on te rafistole, tu veux juste entendre les bons mots. Ce que tu ne veux pas comprendre, c’est ce qui compte t’arriver dans le coin de la gueule le lendemain. Tu sais. Tu as deviné. Mais pourtant, tu réussis à le croire, tu réussis à lui faire confiance. Tu as souvent marché comme ça de toute façon, alors tu ne te poses plus de questions.

Tu as bu ses paroles sans t’arrêter, quitte à faire une overdose, c’est tout ce dont tu as besoin actuellement. Tes doutes se font très vite remplacer par l’espoir ; tu commences déjà à imaginer ta vie demain, dans une semaine, dans un mois et dans les années à venir jusqu’au moment fatidique ou la faucheuse viendra pour vous. Tu te vois vivre cette relation à l’abri des regards, là où personne ne pourrait vous voir, tu pourrais faire n’importe quoi pour lui et tu comptes bien le lui faire savoir. Mais pour ça, pour ça il doit te promettre quelque chose.

« Reste ici. Avec moi. Je t’en supplie. Tu t’installes dès demain. »

Tu le suivrais jusqu’en enfer s’il le faut, parce qu’il a réussi à t’amadouer, à te faire rêver alors que tu avais perdu tout espoir que ça s’arrange. Tu te sens étrangement mieux, mais il y a toujours une partie de toi qui sait que tout est faux. Qui n’a de cesse qu’une fois que tu comprendras qu’il te drape dans un fabuleux mensonge. Mais maintenant que tu es parti sur cette idée que tout finira bien dans le meilleur des mondes, on ne te fera plus changer d’avis. Tu te prendras une grosse baffe en retour, et à ce moment-là tu n’auras plus que tes yeux pour pleurer.

Un grognement retentit dans la pièce, tu n’aimes pas qu’on te vole ce que tu as durement acquis. Tu le regardes mal, reprenant peu à peu ta confiance en toi et ton agressivité, mais tu n’es pas encore assez en forme pour te battre et lui imposer ta domination. Alors tu le regardes savourer ce qu’il t’a volé en fronçant les sourcils, baissant la tête, capitulant. Au moment où il vient s’emparer de tes lèvres, tu cherches à reprendre le dessus mais encore une fois tu finis par le laisser gagner, hésitant. Tu n’hésites néanmoins pas à partager ton mécontentement et tu te calmes seulement lorsqu’il te rend ta foutue clope. Sans plus attendre, tu viens tirer une taffe toi aussi, venant le fixer et le provoquer malgré tes airs de chien battu.

« Je t’aime aussi… De tout mon cœur. »

Tandis que lui vient t’attraper par les hanches, toi, tu te contentes de venir lui caresser la joue tendrement. Tu es encore un peu perdu malgré le fait qu’il t’ait rassuré sur beaucoup de points. Il peut te promettre de te protéger mais tu auras toujours la pression tant qu’il sera vivant et qu’il pourra se permettre d’envoyer ses chiens à la chasse au loup.

Non…
C’est vraiment trop beau pour être vrai.

Tu te laisses pousser sur ce canapé en faisant attention de ne pas laisser tomber ta pauvre clope, fronçant les sourcils, refusant de te laisser aller. Tu pourrais sangloter mais à la place tu te contentes de t’empresser de terminer la cigarette. Une taffe, deux taffes, tu tires et tu souffles machinalement alors que lui se veut pressant en s’attaquant à ta chemise. Sur le coup, tu es à nouveau perdu, tu pensais… Tu pensais qu’il aurait fait le rapprochement. Alors tu te remets à trembler, plissant les yeux, tu restes atrocement soumis, chamboulé par ses mots.

« Quoi… ? Mais je t’ai tout dit. Tout. TOUT. »

Tout ou presque. Ta faiblesse. Tu ravales ta salive avec difficulté, gardant le mégot entre tes doigts alors qu’il pose ta chemise à côté. Tu grondes puis gémis, entre le dérangeant et l’agréable, il n’y a qu’une mince barrière. Tu cherches à le regarder, à le défier, mais il sait comment te faire taire et tu plonges tête la première dans le désir. Tu pourrais apprécier davantage son geste, mais il semble trop faux. Tu voudrais tellement qu’il continue, qu’il aille plus loin, mais tu comprends très vite qu’il cherche, qu’il a remarqué le moindre détail.

Il t’aura fallu de croiser son regard une seconde fois pour perdre tous tes moyens.

« Une excuse… »

Tu fermes les yeux avant de soupirer. À nouveau, tu te sens mal, tu te retiens de hurler alors qu’il continue de faire de toi ce qu’il veut, les gestes te rappellent de mauvais souvenirs et tu ne réponds plus de rien, jute par des soupirs agacés et plaintifs pour qu’il arrête. Pour qu’il te foute la paix un moment. Il se redresse et tu le regardes faire, massant cette partie meurtrie de ton cou. Sur le moment, il s’est montré horrible avec toi mais tu ne fais aucun commentaire, tu ne veux pas le vexer.

Sauf que tu dois le vexer encore plus à ne pas lui répondre.

Tu cherches à tasser la chose, venant observer ce maigre spectacle de tes yeux fatigués et affamés. Lorsqu’il t’abandonne pour de bon, tu viens te détendre un bon coup sur ce canapé. Tu pousses un long soupir, passant ta main libre sur tes yeux, les frottant avec insistance. Il t’a chamboulé et tu ne sais plus quoi dire, quoi faire. C’est bien la première fois que quelqu’un t’attire autant, t’obsède autant.

« Fais ce que tu veux… Je m’en branle… »

L’autre main continue de masser la marque dans l’espoir que ça la fera disparaître par magie. Tu te sens mal, tellement mal, tu as l’impression de ne pas lui avoir tout dit mais tu n’as plus rien à lui raconter. Plus rien qui vaille la peine… Tu te redresses avec difficulté et tu lances un regard inquiet vers ces pokémons beaucoup trop silencieux à ton goût ; Philippe ne s’est jamais tenu aussi sage depuis longtemps, il te regarde en silence et tu comprends tout de suite qu’il ne veut pas que tu le déranges. Alors tu t’extirpes de ce divan abîmé après avoir retiré à ton tour tes bottes. Tu déglutis, mettant un bout de temps avant de te décider à le rejoindre.

Sur ton chemin vers la cuisine, tu te prends à observer par la fenêtre en espérant ne pas croiser un regard indiscret. Personne. Pas très rassurant quand tu sais que quelqu’un attend avec impatience que tu fasses ta part du travail. Ce même quelqu’un qui saura bientôt que tu l’as trahi et que tu es allé tout raconter à sa cible. Tu trembles rien qu’à y penser, venant t’engouffrer dans la cuisine pour l’observer. En silence, tu viens te glisser dans son dos en allant l’enlacer délicatement, laissant tes mains découvrir son corps sans te gêner. Non, vraiment, tu cherches à lui faire oublier cette horrible marque sur ton cou et viens déposer tes lèvres contre sa nuque après avoir soufflé dessus maladroitement. Si tu n’avais rien à te reprocher, tu te serais montré plus direct, moins doux.

« Il y a quelque chose… Que je n’ai pas dû te dire, oui. », susurres-tu doucement alors que tes mains cherchent à déboutonner le reste de sa chemise. « Je… J’ai une sainte horreur des Farfurets. Et des Dimorets… »

Tu espères qu’il fera le rapprochement, venant tirer légèrement sur son oreille alors que tu viens de te débarrasser du dernier bouton. Tu ne vas pas plus loin, bloqué par quelque chose. Un nouveau coup de pression alors que tu te pensais à l’abri d’Edwin depuis que Gerald a promis de te protéger.

Et s’il venait prendre de tes nouvelles ce soir ?

Tu deviens blanchâtre, préférant dissimuler tes nouveaux doutes en caressant délicatement cette peau à nu. Tu viens dissimuler ton visage comme tu le peux, grondant contre toi-même.

« Tu as faim. », viens-tu lui murmurer au creux de l’oreille.

Un peu à contrecœur, tu viens te détacher de lui pour déambuler dans toute la cuisine et ouvrir les placards où se trouvent les aliments secs. Tu pourrais bien cuisiner pour lui, mais à chaque fois que tu tentes quelque chose d’élaborer, c’est Philippe qui se retrouve obligé de terminer ta part. C’est infect, et tu ne peux le nier… Mais peut-être que ce soir, la cuisine voudra bien de toi.

« Je peux… Faire un truc vite-fait. »

Sans plus attendre, tu t’exécutes, te mordant la lèvre jusqu’au sang pour résister à ce que ton corps crie depuis tout à l’heure ; tu t’es arrêté là par pudeur, et parce que tu ne veux le forcer en rien. Tu t’actives pour faire quelque chose de concret, mais tu es soudainement pris de vertiges et tu prends appui maladroitement contre le support le plus proche.

« Désolé. Je me sens mal. »

Alors tu abandonnes les travaux en cours pour te diriger vers le canapé en chancelant, serrant ta gorge d’une main en toussotant.

À croire que tu lui caches vraiment quelque chose d’autre.
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Jericho
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
Mensonge.
Mensonge amer.
Mensonge qui fait mal.
Mensonge qui ne s’oublie pas.

Mensonge pour le manipuler, en faire ta marionnette, mensonge pour le protéger, le sauver, le libérer des griffes du démon cherchant à le trainer loin de toi.

Mensonge.
Mensonge pour lui.
Mensonge pour toi.
Mensonge qui se n’efface pas.

Mensonge à moitié faux, à moitié déjà regretté alors qu’il t’enlace tendrement, te sortant de tes pensées grignotant, rongeant cette dernière part d’humanité s’en allant en cette soirée. Demain, tu tiendras ta parole, demain tu iras mettre un terme à cette mascarade perverse. Demain, tu traîneras le monstre dans sa tombe fraîchement creusée, tu l’enterreras même vivant s’il le faut mais tu le feras disparaître de ce monde, tu lui rendras tout ce qu’il vous a fait subir, à ta putain de femme, à ton si désiré amant, à ta pitoyable personne, tu seras l’esprit vengeur de vos trois vies lamentables, justicier corrompu, juge frelaté, faucheuse dépravée.

Ses lèvres contre ta nuque, ses mains se balançant un peu partout avant de s’attaquer à cette chemise blanche dérobée. Douceur, délicatesse, tu ne bouges pas, tu le laisses faire ce qu’il désire de toi, chien docile, Rocabot bien dressé, animal qu’on pense avoir domestiqué, petite bestiole jurant fidélité à son maître, celui qui le nourrit, quitte à donner sa vie pour lui. Tu serres les poings et te retiens au plan de travail mais tu n’arrives pas à retenir un petit soupir de satisfaction à ses avances si tendancieuses mais tu tiens bon, la tête encore hors de l’eau alors que tu te débats, le souffle court pour cette fois ne pas te faire submerger par cette vague de chaleur envahissant ton corps. Jamais tu n’avais ressenti cette sensation, pas même lorsque Suzie recherchait ces moments d’intimité en ta compagnie. Peut-être t’étais-tu réellement trompé sur toute la ligne depuis le début ? À refouler tes véritables sentiments, n’aurais-tu pas tout simplement vécu dans le déni sans même le savoir ? Cette question sans réponse te hante et sans même le vouloir vraiment tu te sens mal. Cette affection, ce rapprochement, c’est mal, vous êtes deux hommes, alors pourquoi ces frissons d’appréciations ? Après tout, l’amour entre deux hommes n’est pas bien vu alors n’était-ce pas plus dangereux pour lui comme pour toi ? C’était mal, n’est-ce-pas ? Tu sembles perdu alors qu’il s’éloigne pour fouiller dans les placards. Tu ne bouges pas, tu ne réagis pas mais tu n’as pourtant pas ignoré son aveu, sûrement, probablement même, pas le dernier mais un autre, un nouveau, un de plus et tu souris.

« Je vois. »

Un sourire distordu par la folie, par cette haine refaisant surface alors que tes ongles crissent contre le bord du meuble. Tu respires bruyamment avant de t’enfuir presque aussitôt de la cuisine pour prendre l’air. Une clope, tu en attrapes une autre dans son paquet et ton regard se pose sur ta petite renarde, Anastasia, ton rayon de soleil. Elle semblait en sécurité dans les bras de l’insecte, calme et sereine, ton parfait contraire alors que tu te penchas par la fenêtre pour profiter de cette brise en cette nuit bien avancée. Tu épies la rue, tu l’attends inconsciemment, tu serres les poings jusqu’à faire blanchir tes jointures, jusqu’à t’en faire pisser le sang de tes ongles.

« J’imagine qu’il en a profité, ce crevard. »

C’était la force d’Edwin, se jouer des faiblesses des autres pour les écraser et les éliminer. Il n’éprouvait aucun plaisir à abattre sa cible rapidement, non, lui était un charognard préférant la voir mourir petit à petit, un chat s’amusant avec une souris s’en désintéressant lorsqu’elle pousse son dernier souffle. Edwin, il pouvait vous faire avouer n’importe quoi tant que cela pouvait lui permettre de vous briser en mille morceaux, tant qu’au final vous veniez ramper à ses pieds, il en était amplement satisfait. Tu le soupçonnais d’avoir un complexe d’infériorité quant à son physique presque insignifiant malgré son charisme particulier – qui lui donnait un certain charme, là-dessus avouer le contraire serait te mentir à toi-même … Mais au fond tu préférais ça que de le lui dire en face – et imaginer tout ce qu’il avait pu faire subir à Jericho t’arracha un frisson qui te bloqua un instant, violente sensation brisant presque ta colonne vertébrale.

« Lui aussi … Il ne viendra plus jamais te faire du mal. »

Lorsque tu termines ta clope et jettes le mégot par la fenêtre pour retourner dans la cuisine, tu accélères le pas vers l’homme visiblement mal en point qui cesse toute activité pour retourner se poser sur le canapé. Tu angoisses, il t’inquiète mais tu ne le rejoins pas immédiatement et termines le faible repas qu’il avait commencé à préparer. Aucun d’entre vous ne parle et le silence s’installant entre vous te broie la gorge. Tu t’en veux de t’être montré si dur avec lui juste avant et ses caresses te manque déjà. Manque, dépendance maladive, tu le veux pour toi, pour toi seulement, possessive possession, maître qu’on refuse de partager avec autrui de peur qu’on ne le brise, qu’on ne l’achève pour de bon. Tu as du mal à te concentrer sur ta tâche mais tu termines malgré tout et retournes dans le salon en déposant l’assiette et une paire de couverts sur la table.

« Jericho, mange. »

Tu ne veux pas lui laisser le choix, tu veux le mener à la question fatidique alors que tu le juges les bras croisés, la table basse vous séparant l’un et l’autre, tu ne lâches pas du regard. Un moment tu entrouvres la bouche mais te tais aussitôt, non, tu devais peser tes mots, tu devais le faire languir un peu plus, chaque seconde comptait.

« Tu veux un cachet peut-être ? Tu as mal où ? Au ventre ? Maux de tête ? Tu esquives la table et t’approche du canapé, juste une seconde à le toiser encore avant de venir t’asseoir à ses côtés pour poser une main sur son front, vérifiant sa température. Tu n’en pas chaud en tout cas. »

Tu te stoppes dans ta phrase et te mords la lèvre. Tu sais qu’il te cache encore des choses, ses regards fuyants, cette gêne, cette hésitation, tu le pressentais et tes yeux se rivèrent encore sur cette marque te mettant encore plus la puce à l’oreille et doucement tu vins lui murmurer au creux de celle-ci, encore une fois sévère.

« Ou plutôt, tu préfères encore te cacher ? Jericho je déteste quand on me prend pour un con. »

Tes doigts qui se posent sur cette marque, cette cicatrice éphémère. Tu en as marre et attrapes son épaule, instinctivement tes ongles griffent sa peau à vif mais tu retires vite ta main en te rendant compte de ton geste. Tu ne comprends pas ce qui t’arrive, les nerfs tourmentés, malmenés qui commencent à lâcher. Tu te fais peur et tu détournes la tête sans pour autant t’éloigner de lui. Tu ne veux pas qu’il te repousse, tu ne veux pas l’effrayer alors tu viens poser timidement ta main sur sa cuisse, tirant sur le tissu de ton pantalon un instant avant de la laisser là sans bouger. Tu voulais juste garder un contact physique avec lui, tel qu’il soit.

« Désolé Jericho, je ne voulais pas te faire mal. Je … S’il te plaît dis-moi ce que signifie cette marque, je m’inquiète pour toi. Est-ce Edwin qui t’as … enfin … tu vois où je veux en venir, non ? »

Tu ne voulais même pas y penser, tu savais cet homme fou et rien qu’à l’idée qu’il a pu le briser bien plus que nécessaire t’effrayes. Tu te rapproches encore plus de lui, une main passant dans son dos pour l’attraper par la hanche en délaissant sa cuisse avant que tu viennes enfouir ta tête dans son cou, tes lèvres embrassant sa peau délicatement.

« Ce soir Jericho … Je suis à toi. Je veux être aux petits soins maintenant alors … n’hésite pas … si tu veux quelque chose en particulier. »

Tu peux bien lui faire ça.
Pour sa dernière nuit dans tes bras.

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  Mer 21 Mar - 17:01
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Gerald
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #4083A4

Au milieu de cette pièce, tu te sens foutrement seul. Le silence pèse, te ferait presque paniquer, tu observes la paume de tes mains avec insistance, regrettant déjà d’avoir tenté le diable. Tu ne pensais pas à mal, tu voulais lui faire plaisir mais tu t’es stoppé sûrement au pire moment ; tu voudrais te jeter sur lui, recommencer, sauf que tu as peur de le froisser. Tes vertiges ne tardent pas à disparaître, ils laissent ton corps épuisé alors que tu viens écraser tout ton corps contre le vieux canapé après avoir fermé les yeux pour tenter d’oublier.

Effet contraire.

Tu rouvres les paupières presque aussi vite que lorsque tu fais un mauvais rêve, chassant rapidement tes pensées à coups de grognements de frustration et d’incompréhension. Gerald a su terminer de préparer ce pauvre plat et tu le regardes dans un frisson de dégoût. Tu n’en veux pas, même en voulant lui faire plaisir. Alors tu secoues la tête dans tous les sens comme le ferait un enfant lorsqu’on lui présente des légumes. Tu as également un petit mouvement de recul alors que sa main vient se poser sur ton front, tu te fais violence pour ne pas être pris de sueurs froides à chacun de ses gestes, encore sous l’emprise de ce foutu bâtard.

« Je vais mieux. Juste un petit vertige. »

Tu racles ta gorge en fixant l’assiette avec insistance. Non, tu n’en veux pas finalement. Alors tu regardes du coin de l’œil Philippe qui n’a pas l’air non plus intéressé, mais qui le sera peut-être lorsque la nuit ne tardera pas à laisser place à l’aube. Soudainement, tu redresses ton dos, bloquant ta respiration, suant à grosses gouttes. Tes lèvres sont comme cousues, tu ne peux rien dire d’autre, même en faisant tous les efforts du monde. Alors tu te contentes de trembler alors que ses doigts viennent toucher ton cou avant de grogner en sentant ses ongles.

De ton côté, tu voudrais te venger, tu voudrais lui arracher la gueule si seulement tu en avais la force, imposer ta domination. Mais de l’autre côté, tu apprécies cette constante bataille que vous vous livrez. Finalement, tu daignes tourner la tête pour lui adresser un regard, le dévisageant avec attention, à mi-chemin entre la colère et la compassion ; tu comprends parfaitement qu’il voudrait savoir, mais qu’est-ce que tu pourrais lui dire de plus ? Tu ne veux pas inventer une histoire pour qu’il s’enrage un peu plus.

Non, tu ne mettras pas d’huile sur le feu.

Tu le laisses parler, commençant peu à peu à douter sur quoi faire. Tu te sens mal, tu le sens mal, tu ne veux pas le décevoir mais tu veux également garder quelques choses pour toi. Dans un long soupir, tu viens diriger une main dans ses cheveux afin de dégager les mèches pour les voir retomber lourdement sur son visage. Il te rend fou et tu te retiens de ne pas lui sauter dessus à l’instant où tes yeux se posent sur lui. De tes doigts tremblants, tu viens lui relever lentement le visage pour qu’il vienne te regarder dans les yeux et qu’il pense à autre chose.

Juste un moment.

On pourrait croire que ton ventre gronde mais ce n’est pas du tout ça. En plongeant ton regard dans le sien, tu es pris d’une envie soudaine et insatiable, venant doucement serrer ta prise en te tournant lentement vers lui. Un geste lent mais calculé, tu finis par le faire basculer pour faire en sorte qu’il s’allonge contre le canapé, le surplombant avec cet air dominateur.

« Je ne sais pas… Ce qu’il s’est passé cette nuit-là. Je t’ai tout dit. Il m’a pris par surprise et à mon réveil, je n’étais pas dans mon état normal. »

Ces mots t’arrachent littéralement la gueule, tu es dégoûté car tu commences à t’imaginer tout ce qui a bien pu se faire durant ton black-out. Rien que la grimace que tu portes sur ton visage exprime l’horreur que tu es en train d’imaginer. Pendant de longues minutes paraissant interminables, tu t’éloignes de lui après l’avoir lâché en grognant, toujours autant tiraillé par la faim.

« C’est bon, t’es content ? »

Tu ne peux pas le cacher, tu es furieux. Furieux qu’il cherche à te tirer les vers du nez, enragé du fait qu’il cherche à connaître le moindre foutu détail, mais ça te fait trop mal d’en parler et il en sait déjà assez. Plus il insiste, plus tu te souviens de quelques secondes à peine et ton cerveau les interprète à sa manière.

Tu te pinces la lettre, observant ce corps allongé avec envie. Tu te retiens, tu luttes pour ne pas abandonner ton humanité, mais la bête en toi le quémande, la bête voudrait s’oser à planter ses crocs dans sa chair. Tu trembles de désir et celui-ci ne fait que grandir à mesure que tu parcours du regard la peau de cet homme que tu aimes tant – mais que tu as toujours du mal à assumer.

« Et merde. »

Tu fermes les yeux un instant, passant une main glacée sur ton visage. Tu cherches à te calmer mais rien n’y fait. Alors tu te laisses aller, tu viens t’allonger sur lui en faisant attention de ne pas l’écraser, plaçant tes mains de chaque côté de son visage, le fixant d’un regard à la fois accusateur et brûlant de désir. Oui, tu l’accuses en silence de le mettre dans cet état-là, et tu finis par oublier le démon te tenant en laisse, t’éloignant des sentiers battus pour rejoindre ce Rocabot dissident.

Ses lèvres sont les premières à subir tes assauts, tu les dévores avec appétit tandis qu’une main presque trop violente vient agripper son cou avec envie. Tu ne peux plus te passer de ce contact, tu pourrais rester accroché à ces douceurs pendant des heures, mais tu brises le contact pour venir déposer quelques baisers le long de sa mâchoire, lui susurrant quelques mots doux avant de reprendre ta course dans son cou légèrement meurtri par cette main traîtresse traçant un chemin irrégulier contre son torse.

Animal.

Sans aucune douceur, tu viens lui mordre le cou et tu ne le lâches plus, soufflant contre cette peau de ton souffle déjà trop irrégulier à ton goût. Qu’importent ses réactions, tu te montres égoïste et tu ne penses plus qu’à toi, succombant totalement à ce désir refoulé depuis maintenant trop longtemps. Tu t’es acharné sur d’autres choses en pensant finir par oublier ce jour où tu l’as regardé dans les yeux, mais ce n’est jamais passé, et tu as toujours été insatisfait.

Jusqu’à maintenant.

Tu te complais dans les illusions qu’il a su inculquer dans ton esprit, tu te vois déjà dans ses bras le lendemain, le surlendemain, à profiter de la chaleur de son corps, tu finis par le croire sur parole, tu rêves déjà de le voir vaincre le démon pour que vous puissiez vivre en paix, tu en pleurerais presque si seulement tu ne laissais pas toute ta frustration prendre possession de toi. Tu explores son corps dans les limites qu’on te donne, tirant parfois comme un sauvage sur tous ces obstacles avant de te stopper pour de bon et de relever la tête juste pour le plaisir de venir le regarder droit dans les yeux. Et quand tu reviens au niveau de ses lèvres, tu te contentes juste de le rendre fou en venant à peine les effleurer. Étrangement, une fois que tu as le cœur léger, on reconnaît tout de suite ce Jericho refusant pertinemment de courber l’échine.

« Gerald. Regarde-moi. », dis-tu en venant poser ta main toujours aussi glacée contre lui.

Petit cachottier.
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  Jeu 22 Mar - 0:02
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Jericho
28 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
Peur.
Peur d’assumer.
Peur de te tromper.
Peur de refaire une erreur.
Peur de souffrir.
Peur de ne pas être assez bon.

Peur de te planter.

Les révélations concernant ta femme te hantent encore, tu revois le moindre de ses regards, ses tendres affections à tout égard, ses mots doux, ses petits gestes te rendant fou … Tu te sens vide, las de cette burlesque hypocrisie. Et si Jericho se jouait lui aussi de toi ? Et s’il te domptait seulement pour te mener jusqu’à cet homme te terrorisant ? Tu n’oses pas montrer ta peur, tu ne veux pas, tu ne veux tout simplement pas y croire. L’ignorance, ilote préférant se nimber de ses bras quitte à oublier tout le reste avant cette odieuse tragédie. Tel le sacrifice d’Iphigénie, celui de ce pourri de chef est nécessaire pour apaiser l’insupportable colère rongeant tes os comme une bête affamée. Tu étais le seul capable de faire cesser cette peur quotidienne. Le seul capable de faire tarir les larmes de ses yeux.

Si seulement tu savais.
Si seulement tu n’étais pas aussi égoïste.

Tu t’es laissé faire, tu t’es laissé soumettre à son envie, silencieux Rocabot dissident n’osant plus bouger, otage de ce désir que tu ne contrôles pas, de cette envie d’aller plus loin, toujours un peu plus sans jamais oser, incapable de faire le premier pas dans cette relation si singulière. Tu te contentes de le fixer, un peu surpris par son initiative à laquelle tu affichas tout de même un sourire amusé. Voilà, tu le préférais comme ça, vif, indomptable, tu voulais retrouver l’homme qui t’avais mis à terre il y a dix ans, celui qui t’avait rappelé à quel point tu n’étais rien.

Ses lèvres rencontrant encore les tiennes pour une énième danse, tu frémis, dingue de ce contact pour lequel tu pourrais tuer. Cette main t’arrachant un soupir lui faisant savoir ta soumission en cet instant précis, ce regard empli de désir alors que tu attrapes le poignet retenant ta gorge du bout des doigts en grognant sous ses avances. Tu n’en peux déjà plus, pestant en sentant ses dents déchirer ta peau pour y apposer une marque qui refusera probablement de partir avant quelques jours. Cette bestialité soudaine mêlée à un amour passionné, tu ne pourras jamais te défaire de cette honte te prenant la gorge, celle qui t’a forcé à tourner le dos à cette réalité méprisante. Alors tu profites de ce moment sans même bouger, dépendant de cet asservissement dont tu ne cherchais pas à te défaire. Tu te contentes de remuer de temps en temps sous ce Lougaroc déchaîné, la tête en arrière reposée contre le dossier de ce canapé grinçant sous vos poids. À sa demande, tu obéis sans rechigner en relevant la tête vers lui, le souffle bien trop court, le regard malgré tout fuyant en pestant lorsqu’il se contente de te tenter.

« Je te préfère comme ça. C’est le Jericho que je veux voir … »

Tu te redresses sans lui laisser le temps de réagir pour combler cet espace séparant vos lippes l’une de l’autre pour y déposer quelques baisers avant de le repousser doucement pour te rasseoir sur le canapé à ses côtés. Peut-être effectivement l’aimais-tu ainsi mais peut-être préférais-tu finalement lui faire comprendre que tu n’étais pas encore totalement domestiqué. Te tournant vers les deux pokémons, tu lanças un regard silencieux au Sarmuraï pour lui demander de prendre soin de ta petite renarde qui semblait plus que satisfaite de s’être fait un nouvel ami aussi imposant alors qu’il léger sourire amusé s’étire sur tes lèvres encore doucement marquées. Puis sans perdre plus de temps tu attrapas le poignet de ton amant pour te lever et le tirer à ta suite jusque dans cette chambre où tu fermas la porte d’un violent coup de pied faisant trembler les murs. Tu reprends le dessus dans cette bataille sans gagnant, tu lui tournes autour comme un prédateur avec sa proie en le faisant reculer jusqu’au bord du sommier pour le pousser contre le lit et te jeter sur lui. Nouvelle embrassade où tu ressors conquérant avant de te redresser en le bloquant contre le matelas d’une main, simple geste sans force ni violence, juste prépondérant à cet homme. Un sourire carnassier déformant presque tes traits, tes doigts qui se traînent ici et là sans se presser, tu te mords l’intérieur de la lèvre pour te retenir encore un peu, juste un peu avant que tu n’attrapes sa mâchoire une nouvelle fois pour y déposer tes lèvres contre la commissure des lèvres.

« Je t’aime. »

Pour lui, Jericho.
Tu deviendras le monstre que tu as toujours cherché à fuir.
Qu’importe même si tu devais souffrir.
Tant que tu pouvais le sauver de cette tragédie.

---------

Tu n’as pas fermé l’œil de la nuit, pas à un seul moment. Tu n’y arrives pas, les yeux rivés sur ce plafond, le tictac incessant de la pendule de la chambre résonne dans ton crâne comme un compte à rebours vers une mort imminente et l’étreinte de l’homme endormi dans tes bras n’arrange en rien la situation. Tu es bloqué, les yeux rougis par ces larmes dévalent en silence tes joues, tu doutes de tes capacités à mener à bien cette mission que tu t’es toi-même donné mais tu ne peux plus faire marche arrière, tu lui as promis, tu lui as juré de le sortir de cette merde.

Et tu tiendras parole.

Tu inspires longuement comme pour te donner du courage mais tu repousses encore ce moment fatidique ; tu ne veux pas partir, tu veux rester ici avec lui, t’endormir et te réveiller à ses côtés demain et tous les autres jours qui suivront. Tu aimerais revenir en arrière et ne pas prononcer ces mots, cette promesse, ce mensonge, tu aurais même accepté la demande d’Edwin, tu te serais agenouillé devant lui pour être son chien, son jouet, tout ce qu’il voulait tant que tu pouvais veiller sur celui que tu aimais.

Mais il est trop tard maintenant.

Soupir, tu baisses ton regard dénué de toute émotion pour le fixer, longtemps avant de venir lui baiser tendrement la joue et laisser tes lèvres courir timidement vers la commissure des siennes, dernière attention avant que tu ne te défasses de son étreinte étouffante. Assis sur le bord du lit, tu contemples le sol sans silence, encore une fois tu hésites, oscilles entre ces envies contraires mais tu finis par te retourner une dernière fois en sentant la forme encore endormie remuer doucement.

« Je reviens, j’en ai pour une minute. »

Tu lui as soufflé ce mensonge d’un calme presque terrifiant. Tu t’en veux, tu t’en veux à putain d’en crever mais ton destin ne pouvait être changé ; tu allais droit au mur, droit dans la gueule du loup sans même t’y préparer convenablement : une fois là-bas tu laisseras ta colère prendre le dessus et tu ne répondras probablement plus de rien. Tu fouilles dans son armoire pour récupérer une chemise descente et t’habilles rapidement en laissant entrouverte la porte de la chambre. Tes doigts s’accrochant au bois de la porte te feraient presque tituber mais tu te forces à faire un pas devant l’autre. La fatigue, la peur, la détresse dans le moindre de tes gestes alors que tu fouilles dans ses papiers à la recherche d’une feuille et d’un stylo. Tu t’écoules sur le canapé, le crayon glissant à deux reprises d’entre tes doigts tremblants et tu attends devant cette feuille blanche, tu cherches tes mots, les justes, les bons, ceux qui blesseront le moins.

« Jericho,
Tu vas probablement me détester et tu auras probablement raison. J’ai été odieux avec toi, je t’ai bercé dans d’horribles mensonges en espérant te faire aller mieux. Je pensais pouvoir m’enfuir loin d’ici sans le moindre remord mais cette soirée dans tes bras m’a fait me rendre compte d’une chose : avant toi je n’avais vraiment aimé quelqu’un. J’aurais aimé rester avec toi, être ici à ton réveil, j’aurais aimé te faire sourire, te rendre heureux.

Mais je dois y aller.

Si je suis encore en vie Jericho, c’est grâce à toi. Tu m’as remis en place il y a dix ans et je pense avoir été charmé par cette autorité ta force qui m’a aussi permis de me remettre en question. J’ai réfléchi pendant les deux semaines qui ont suivi et je n’ai cessé de me mettre des coups de pied au cul pour me reprendre et te prouver que moi aussi je pouvais être … fort. J’ai voulu te ressembler, devenir aussi charismatique que toi mais ton regard m’a dévasté. Depuis ce jour j’ai voulu te chasser de mon esprit mais tu ne voulais me laisser seul alors j’ai préféré ignorer ces propositions indécentes. J’ai eu peur … peur de me faire malmener … que tu me traites de faible, que tu sois dégouté … peut-être ai-je eu peur de me faire ruer de coups à nouveau. J’ai fais comme si de rien n’était et j’ai pris sur moi en me disant que j’aimais ma femme plus que tout au monde.

Au final, c’est peut-être mieux ainsi, non ?

Elle comme moi, nous ne nous sommes jamais aimés. J’ai probablement voulu faire comme tous les jeunes de mon âge à l’époque, je voulais que mes sœurs soient fières de moi … mais je suis probablement précipité. Une chose est sûre, qu’importe l’amour que j’ai pu lui porter celui que j’éprouve pour toi n’a rien à voir. Je ne veux plus me cacher et au risque de me répéter encore et encore je suis prêt à le crier sur tous les toits s’il le faut : Jericho, je t’aime.

Je donnerais ma vie pour te protéger de ce monstre et j’en deviendrais même un s’il le faut. J’aurais aimé passer plus de temps avec toi, j’aurais aimé m’assumer plus tôt mais je n’en ai pas trouvé le courage. Tu sais, j’ai beau ne pas le montrer … j’ai peur. Je ne terrorise depuis que j’ai buté et torturé les deux frères Pendelton … Je m’effraie mais je ne dois plus reculer maintenant, je vais y arriver pour toi et … tu pourras enfin vivre sans crainte qu’il ne vienne te chercher.

Je suis désolé Jericho, j’aurais dû attendre ton réveil pour en parler avec toi mais je sais pertinemment que je n’aurais jamais trouvé le courage de partir alors je préfère être lâche et m’enfuir sans que tu ne puisses me retenir. J’espère que tu comprendras mon choix et que tu ne m’en voudras pas trop. Je n’oublierais jamais cette soirée et j’emmène ce magnifique souvenir avec moi.

Merci de m’avoir donné la force d’aller jusqu’au bout.
Je t’aime et je t’aimerais toujours.

Désolé.
Adieu. »

Ton écriture tremblante rend quelques mots presque illisibles pour accompagner les quelques ratures et les endroits où l’encre avait bavé à cause des nombreuses larmes s’étant écrasées contre ce papier de moyenne facture. Tu ne veux même pas te relire et préfères charger ton arme que tu dissimulas dans la poche interne de la veste que tu attrapas sur le dossier du canapé. Tu repasses une dernière fois devant la chambre et t’arrêtes pour l’épier de loin avant de baisser les yeux pour t’approcher des deux pokémons traînant dans un coin de la pièce. Tu aurais pu lui laisser Anastasia mais tu préfères l’emmener avec toi en la réveillant doucement. L’insecte te juge, tu sens son regard sur toi alors que la petite renarde se réveille difficilement alors que tu l’attrapes pour la déloger de son nouveau lit sur pattes et l’emmitoufler dans la veste pour de la prendre dans tes bras. Telle une enfant, elle s’accroche à ton cou et grognes doucement d’avoir été réveillé au beau milieu d’une bonne nuit de sommeil.

« Prends bien soin de Jericho, d’accord ? »

Tu avais murmuré ces mots au Sarmurai avant de quitter les lieux dans un silence macabre. Tes pas sont lourds et hésitants mais tu ne prends même pas la peine de regarder derrière toi, tu avances le regard vide dans cette rue déserte à cette heure si peu avancée de la journée. Tu commences à renifler après t’être tant retenu pour ne pas le réveiller et Anastasia se serre un peu plus à toi, venant déposer son museau brûlant contre ton cou en couinant. Tu l’étreins toi aussi doucement en cherchant à sourire, difficilement.

« On va y arriver … pas vrai ? »

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LYING TONGUE
rp flashback feat. Gerald
29 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #4083A4

Ce sentiment que tout va bien se passer, d’être tout puissant, de ne pas craindre le lendemain, c’est une chose que tu n’as pas ressentie depuis bien trop longtemps. Dans tes yeux, on peut lire tous tes espoirs, la peur a laissé place à de la passion, de l’amour. Tu lui souris tendrement alors qu’il te complimente pour une attitude qui t’a foutrement manqué. Te savoir enchaîné ainsi t’a frustré, et ne pas craindre de briser tes chaînes te met du baume au cœur.

Tu lui fais confiance.

Le genre de confiance qu’on ne donne qu’aux plus proches, le genre de confiance avec laquelle on ne doit pas du tout s’amuser, qu’on ne doit pas érafler sous peine de faire bien plus de dégâts que nécessaire. S’il venait à la perdre, qui sait combien de temps il lui faudra pour se faire pardonner ? Tu préfères ne pas y penser, tu préfères rester bercé par toutes ces ILLUSIONS dissimulant de réelles DÉSILLUSIONS. Aveuglé par l’amour, tu viens le suivre jusqu’à ta chambre et tu te prends au jeu, cherchant à le dominer par ta prestance, mais tu finis par le laisser gagner après quelques minutes à te débattre, curieux de voir de quoi serait capable ce petit Rocabot cherchant encore et toujours à te prouver qu’il est de taille contre toi.

Ton corps glisse dans le lit alors que tu cherches à lui donner un peu de fil à retordre. Tu ne lui obéis pas souvent, venant répondre à ses provocations en lui rendant la pareille comme tu le peux. Mais il y a un moment où tu capitules pour de bon, où tu lui laisses le plaisir de savourer sa victoire – mais juste pour cette fois. Et alors que tu es sur le point de t’abandonner au désir, tu profites d’une dernière étincelle de conscience pour lui murmurer des mots simples. « Je t’aime. » Un écho à sa phrase similaire.

------

Il t’aura fallu du temps avant de pouvoir trouver le sommeil. Tu t’es retourné dix, cent, non, mille questions dans ta tête, des questions sans réponse, sans aucun sens et d’autres qui mériteraient d’être posées ; mais tu n’as jamais voulu perturber la douce nuit de l’amant blotti dans tes bras. Finalement, tu t’es laissé happer par l’envie pressante de dormir, fuyant ce monde de brute pour en rejoindre un bien meilleur, bien plus doux. Un putain de songe que tu as cru bien réel jusqu’à ce que tu te fasses réveiller par les mouvements de l’homme qui ne quitte plus tes pensées.

Durant un bref instant, tu ouvres les yeux, mais tu ne remarques rien d’anormal. Tu te prends à souffler doucement, un léger sourire s’étirant sur tes lèvres alors que sa légère barbe vient te chatouiller la joue. Tu voudrais répondre à ces attentions si particulières, mais tu n’as pas la force de bouger. Alors tu le laisses partir naïvement en retournant au pays des songes, persuadé qu’il viendra perturber à nouveau ton sommeil en venant à nouveau chercher ton étreinte.

MAIS CE N’EST QUE LE DÉBUT D’UNE LENTE ET LONGUE DESCENTE EN ENFER.

Tu te réveilles au bout de quelques heures, encore épuisé par cette nuit agitée. D’une main timide, tu viens chercher le corps de l’homme que tu aimes, mais à la place, tu ne sens qu’un espace glacé et effrayant. Tu fronces alors les sourcils, prêt à élever la voix pour qu’il t’entende et rapplique aussitôt. « Gerald, j’espère que tu as une bonne raison pour ne pas être ici, maintenant. »

Aucune réponse.

Plusieurs fois, tu l’appelles, tu te plains, tu remues dans ce lit trop froid. Tu cherches la chaleur de son corps, tu cherches du réconfort, mais celui-ci ne vient pas et tu commences à être de mauvaise humeur. Ouvrant un œil, tu observes la pièce trop vide pour toi, puis la porte entrouverte. Lentement, tu viens te redresser, enfilant la première chose te tombant sous la main pour pouvoir sortir de ta tanière. Ton premier réflexe est de te diriger vers la cuisine ; pas une odeur de café, pas un bruit sourd, rien, tout est froid et avec un arrière-goût amer.

Philippe ne tarde pas à te rejoindre en silence, mais cherche à attirer ton attention sur quelque chose. Tu fronces les sourcils, agacé par cette présence toujours collée à ton cul, tu te retournes en vitesse pour donner un coup de tête à l’insecte cherchant juste à te montrer ce qui se trame. Il a eu le réflexe de baisser la tête et tu viens te cogner à sa carapace aussi dure que le diamant, les vaisseaux du nez explosés sous la violence de ton coup. Tu grondes alors que lui n’est pas d’humeur à rigoler et tourne la tête vers le mot soigneusement déposé. Curieux, tu t’approches en te pinçant le nez pour calmer la petite hémorragie, empoignant la note avant de la mettre assez proche pour la lire.

Dès lors que tu as lu ton nom sur la première ligne, tu as compris. Tu es pris de haut-le-cœur et tu t’effondres sur le canapé manquant de s’éclater sous ton poids. Sous le choc, tu mets du temps avant que tout ne devienne morose autour de toi. Les mots te tranchent de toute part, toi qui avais réussi à reprendre un peu du poil de la bête, tu te sens à nouveau fragilisé, trahi par l’homme que tu aimes le lendemain des aveux. Tu souffres, avec cette horrible impression de t’être pris plusieurs coups dans le dos. Ton corps entier se met à convulser alors que les larmes se mettent à couler sans cesse le long de tes joues ; tu perds le courage de terminer cette foutue lettre, tiraillé entre la tristesse et la colère. Leur seul point commun : cette envie d’exploser.

Tu cherches à te relever mais tu n’y arrives pas, tu te débats avec toi-même et tu es prêt à ramper pour pouvoir le rattraper. Tu ne sais pas depuis quand il est parti, mais il est hors de question que tu le laisses crever seul. Ton souffle, jusque-là coupé, reprend du service et tu éclates totalement en sanglots, ne te gênant pas pour hurler à t’en arracher les cordes vocales, froissant avec colère ce morceau de papier annonçant la mort certaine de cet homme.

Tu l’as prévenu un milliard de fois, tu l’as supplié de ne pas partir, et il t’a promis de rester à tes côtés. Tu te sens comme une merde, complètement inutile, tu tentes tant bien que mal d’essuyer tes larmes mais ton chagrin n’est que trop grand, alors tu laisses l’eau couler, repoussant Philippe qui cherche à te réconforter malgré tout. Tu le repousses dans un hurlement, le regardant comme jamais tu ne l’as regardé auparavant ; un air mauvais, accusateur, tu es tellement remonté, tu as l’impression que le monde entier t’en veut, que tu es tellement pourri que même celui qui a su te dire qu’il t’aime ne voudrait pas de toi après un soir passé avec toi. Philippe semble en colère lui aussi, tu te relèves et tu trébuches sur cette table basse, t’effondrant de tout ton poids, te blessant une fois de plus.

« Tu ne m’as rien dit… Tu n’es même pas venu me réveiller… Alors que d’habitude t’es le premier à faire chier… »

Le Sarmuraï se sent fautif, oui. Il aurait pu aller gratter à la porte avec insistance, il aurait pu te baver dessus pour te prévenir et que tu puisses le rattraper, mais il n’a rien fait. Mais lui a respecté le choix de Gerald et l’a laissé partir alors qu’il s’était déjà attaché à la petite renarde qu’il a protégé toute la nuit. Toi, de ton côté, tu te remets sur pieds en tremblant, et tu vas et viens dans toute la pièce telle une bête en cage, bête à qui on aurait retiré son bout de viande. Tu pleures, tu baves, il a réussi à te mettre dans un état lamentable avec de simples mots. Il te faut bien dix, vingt, trente minutes avant de calmer ta crise. Il te faut à peine une minute pour enfiler tes vêtements, et à peine tout autant pour sortir de chez toi et commencer tes recherches.

LA TRAQUE.

La foule s’éloigne en voyant tes yeux fous, injectés de sang et gonflés par les larmes que tu retiens comme tu le peux. Tu cherches dans les ruelles, tu viens tirer violemment les vers du nez de pauvres passants, ils ne te répondent qu’en criant et tu n’hésites pas à éclater la gueule de certains gentiment avant de repartir. Tu as laissé Philippe à la maison et tu sais qu’il s’inquiète pour toi, qu’il va chercher à te rejoindre pour te ramener tant bien que mal et t’emmitoufler sous une tonne de draps chauds.

Furieux, tu passes devant des connaissances sans même les voir, t’arrêtant au hangar, hurlant son nom, faisant sursauter les quelques squatteurs qui te regardent l’air béat. Si certains font profil bas, ceux qui ont osé croiser ton regard se retrouvent secoués de toute part et répètent toujours la même chose. « J’ai rien vu, je le jure ! » Tu leur réponds en leur crachant à la gueule, repartant de l’autre côté, errant dans cette ville de merde sans aucun but, à la recherche d’une proie déjà trop loin pour toi.

Tu ne sais pas combien de temps passe, tu ne sais pas depuis combien de temps tu le traques. Une demi-journée ? Un jour entier ? Dans tous les cas, tu es tellement mal en point, tu n’as rien mangé mais il n’y a que Gerald qui t’intéresse. Tu ne t’arrêtes pas dans ta course, arpentant chaque rue de Grimecoal, t’éloignant petit à petit du centre de la ville avant d’enfin cesser ta course effrénée pour venir hurler au milieu de nulle part, éclatant à nouveaux en sanglots après t’être effondré dans une rue déserte. On ne peut pas t’arrêter de pleurer, on ne peut pas te consoler, il n’y a que ce traître qui puisse apaiser ta souffrance. Mais une vibration te sort enfin de tes pensées, tu renifles une dernière fois avant de tirer ce téléphone de ta poche et regarder le numéro.

MASQUÉ.

Tu ne sais pas pourquoi tu appuies sur le bouton pour répondre, tu ne sais pas pourquoi ta main dirige le cellulaire jusqu’à ton oreille, tu ne sais pas pourquoi tu engages la conversation avec ton bourreau, pourquoi tes lèvres bougent toutes seules et forment des sons alors que tu tentes d’articuler avec une voix détruite.

TU NE SAIS PAS POURQUOI ON S’ACHARNE ENCORE SUR LA CARCASSE QUE TU ES.

« Où est-il ?
- J’en sais rien… J’EN SAIS RIEN !
- Ne te fous pas de moi, Jericho. Ou est-il ?
- Je vous jure… Il…
- Allons, Jericho. Ce serait dommage que quelqu’un vienne te faire parler le temps que j’arrive, non ?
- Non… Par pitié… »

Tu te retiens de fondre en larmes pendant la conversation. S’il comprend que c’est de la faute de son petit Rocabot favori, il risque de te crever plus lentement que prévu. Tu renifles, tu entends à peine le son de sa voix que tu te couches pour lui présenter tes flancs, pour le laisser te rendre plus misérable que tu ne l’es déjà. Tu n’as plus rien pour te cacher, plus rien pour te motiver, ton esprit, tout comme ton corps est complètement brisé.

« Apparemment, on l’a aperçu chez toi. Pas plus tard que hier.
- Je…
- Tu ne lui aurais pas tout raconté, quand même ?
- Non… »

Tu ravales ta salive, ton mensonge n’est pas crédible du tout. Tu pourrais presque le sentir contrarié, serrant ses doigts atour de son téléphone comme s’il serrait ta gorge. Tu as du mal à respirer, tu viens tirer sur le col de ta chemise poisseuse et puante, déglutissant avec difficulté alors que tu entends un léger rire lui échapper.

« Je te laisse une dernière chance Jericho.
- C-C’est vrai… ?
- Si tu ne me le livres pas dans la journée, je vais monter dans le premier train en direction de ta piaule, et tu connais la suite.
- D’a- Très bien…
- À très bientôt. »

Ses derniers mots sonnent comme de nouveaux coups de couteau. Tu laisses ton téléphone tomber à terre. Il te faut bien vingt minutes pour te remettre de cet appel, tu voudrais tant recevoir du réconfort là, maintenant, mais personne ne comprendrait pourquoi tu es dans un tel état. Alors tu te contentes d’angoisser seul, la gueule grande ouverte, cherchant à rassembler toutes tes forces et ton courage pour le chercher.

D’une main tremblante, tu récupères ton téléphone, et tu cherches à le contacter. Tu l’appelles en boucle mais il n’y a personne pour répondre à l’autre bout de la ligne, tu laisses des messages déchirants mais tu ne reçois aucun appel en retour. Tu es seul face au monde, et tu dois le retrouver avant la fin de la journée ou il viendra prendre plaisir à te faire connaître la pire misère jusqu’à ce que tu rendes ton dernier souffle. Douloureusement, tu te redresses sur tes jambes, et peu à peu tu te mets à courir, cherchant une motivation pour ne pas traîner les pieds.

TRAÎTRE.

Mais tu as beau y mettre toute ta bonne volonté, il demeure introuvable. Alors tu rentres chez toi la boule au ventre, Philippe se jetant sur toi pour ne plus te lâcher et tu te retrouves à trainer presque deux-cents kilos jusque dans un coin de la pièce – toi et Philippe. Sur le chemin du retour, tu t’es déjà résigné à crever, alors tu attends ton bourreau les genoux ramenés contre ton torse dès lors que le Sarmuraï a lâché prise. Il fait tous les efforts du monde, ouvrant les placards en cherchant à ne rien renverser, déposant à côté de toi à boire et à manger. Tu l’ignores comme s’il n’existait pas, les yeux rivés sur cette porte que tu n’as même pas pris la peine de fermer à clé.

Et puis ton téléphone sonne pour la deuxième fois de la journée. Tu jettes un coup d’œil au numéro, espérant jusqu’au bout que ce soit Gerald répondant à ta détresse…

LA MORT AU BOUT DU FIL.

Instinctivement, tu décroches ; l’appel commence fort, il n’y a qu’un long silence gênant venant des deux côtés. De ta voix brisée, tu tentes d’articuler tant bien que mal tes derniers mots.

« Edwin… J’ai échoué…
- Je suis au courant de tout. »

S’ensuit un long dialogue où tu fonds en larmes, où tu lui avoues tout, et où il s’amuse à détruire ton moindre espoir de te réveiller sain et sauf le lendemain. Où il ressasse le soir où il t’a piégé.

IL ARRIVE BIENTÔT POUR TE TUER.
Et Gerald n’en saura rien.
Ou pas ?
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  Jeu 22 Mar - 19:09
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rp flashback feat. Jericho
29 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
Tu n’as pas réussi à fermer un œil dans le train, silencieux et vide, cadavre ambulant se traînant difficilement jusqu’à la porte de cette maisonnette pour y toquer deux coups ; épuisé et affligé, ridicule réceptacle sans vie. Tu t’en étais allé chez Diana et Prudence, les deux seules femmes en qui tu pouvais avoir une confiance aveugle, affection toute particulière pour ces demoiselles opposées telles le jour et la nuit, étranges colocataires fuyant leurs passés mouvementés de prostituées de bas étages, de celles qui normalement ne survivent pas. Le regard empli de pitié de Prudence, celui presque dédaigneux de Diana avant qu’elle ne te prenne dans tes bras pour te réconforter. Tu étais recherché, vulgaire monstre assassin, créature qu’on poursuit, ouragan détruisant des vies et pourtant elles t’ont ouvert la porte de leur demeure sans la moindre hésitation.

Diana n’a jamais su mâcher ses mots en parlant de Suzie et elle t’avoua même s’être doutée à plusieurs reprises de son infidélité à ton égard sans jamais trouver la force de t’en parler de peur de te briser. Sa voix nouée alors qu’elle cherchait à faire fuir ses larmes, le silence pesant de Prudence qui blêmissait à vue d’œil en gardant la petite Roussil dans ses bras pour la protéger du démon que tu étais devenu en l’espace d’à peine un mois, toi le garçon qui les avait sauvés d’une fin tragique.

Tu as passé la soirée avec elles dans un silence bien particulier, celui où personne n’ose prendre la parole de peur de brusquer l’autre en profitant de l’étreinte de la brune autour de tes épaules et de la petite main de la blonde dans la tienne pour te faire savoir sa présence. Tu n’arrives d’ailleurs pas à regarder la blonde dans les yeux, elle qui a tu as tout arraché. Si Henri a été tué il y a peu c’est à cause de ces putains de frères à qui tu avais vendu des armes, à ces chiens galeux de cette créature pourrie jusqu’à la moelle. Les lèvres de Diana se déposant sur ton front en signe de bonne nuit avant qu’elle n’aille se coucher suivie de la demoiselle fantomatique en te laissant seul avec tes doutes et tes appréhensions. Une, deux, trois heures à fixer cette télévision muette avant de finalement grimper dans ta chambre provisoire avec Anastasia dans les bras, toujours recroquevillée dans cette veste n’étant pas la tienne après avoir déposé un simple mot dans le salon ; une lettre, encore une, pour t’excuser de n’être qu’un minable bon à rien.

« Chères Diana, Prudence, Anastasia,

Je ne pourrais jamais assez vous remercier de ce que vous avez fait pour moi depuis le tout début. Je n’ai jamais été doué pour les longues discussions alors je préfère être faible jouer la carte de la facilité et vous laisser cette lettre. Diana, tu as toujours été cette grande sœur un peu trop masculine malgré ton style si sensuel et je t’ai toujours considéré comme un modèle à suivre, un exemple à recopier pour survivre et toi qui n’as jamais courbé l’échine je te remercie d’avoir pris soin de nous tous à Suerebe, de nous avoir tous pris par la main pour nous montrer qu’en haut de ce plafond de terre se dissimulait un avenir radieux. Cet espoir, tu nous as aidés à l’obtenir Prudence, ta détermination silencieuse, tes douces attentions et embrassades chaleureuses. Prudence je suis désolé pour Henri … Tout est ma faute mais il a été vengé et j’espère qu’un jour tu retrouveras l’amour que du mérite, celui qui te rendra heureuse.

Je vous confie Anastasia, cette petite est tout ce qu’il me reste et je n’en peux plus de la trainer partout. Elle a besoin d’un environnement stable et je ne peux pas l’abandonner dans un refuge une nouvelle fois. Je sais que vous êtes la famille qu’il lui faut pour s’épanouir et … je sais qu’elle deviendra forte à vos côtés. Dites-lui qu’elle a été mon véritable rayon de soleil et qu’elle le restera même de l’autre côté.

Dites à Esmeralda que je suis fier d’elle, elle qui a réussi sa vie malgré les difficultés, je suis sûr qu’elle deviendra une artiste de renom et qu’elle arrivera à se défaire de son passé elle aussi. Sans sa ruse, jamais nous n’aurions pu nous en sortir aussi facilement.

Les filles, mes sœurs, je vous remercie pour m’avoir accompagné jusque-là.
Je pars devant et j’espère ne plus vous revoir avant des années.
Je vous aime.

ADIEU.

P.S si je venais par miracle à m’en sortir, ne cherchez plus à reprendre contact avec moi, abandonnez-moi, laissez-moi tomber, je ne veux pas vous entraîner dans mes histoires. S’il vous plaît. »

Tes pompes enfilées, ces escaliers que tu descends à reculons et ce retour à la réalité en croisant cette femme aux cheveux de blés t’attendant visiblement en relevant le regard vers toi, ta lettre dans les mains. Elle était calme, bien trop calme alors qu’elle baissa le regard en soupirant doucement, résignée.

« Tu y vas vraiment alors.
- Je –
- Tu n’as pas à te justifier.
- Tu ne vas pas me retenir ?
- Gerald, ce serait si égoïste de ma part de faire ça.
- Pourtant tu sais que –
- Que tu en as besoin pour continuer à avancer.
- Écoute Prudence je suis dé –
- Merci. »

Tu t’es retourné vers elle en enfilant une veste qu’elle t’avait tendu ayant probablement appartenu à son fiancé, elle était prévoyante, bien trop prévoyante même dans les moments les plus délicats. Timidement elle vient remettre en place le col de ta chemise et tu la fixes, les yeux écarquillés, surpris par ses mots prononcés avec tant de douceur.

« Merci pour Henri, tu m’as sauvé la vie. »

Son sourire désolé et ses yeux brillants dans cette pièce noircie par l’obscurité de la nuit, il ne t’en faut pas plus pour comprendre et la prendre dans tes bras pour la réconforter, juste une dernière fois. Tu te retiens d’éclater en sanglots de peur de réveiller la propriétaire des lieux et après une dernière embrassade fraternelle t’enfuis telle l’ombre que tu étais en laissant derrière toi tout ce que tu avais réussi à construire.

Pour le meilleur comme pour le pire.

-------------

Tu n’avais pour t’aider à le retrouver qu’une adresse notée sur un minuscule bout de papier ; ce qui revenait à chercher une aiguille dans une botte de foin alors que tu déambulais dans cette ville inconnue à la recherche de cette maison dont tu ne savais rien. Tes doigts frôlant le métal froid de ton arme dissimulée, tes lourdes bottes s’écrasant contre les pavés anciens de ces ruelles désertes alors que tu laissais ton doigt glissé sur le plan du centre-ville situé au centre de la grande place. De tes yeux, tu suis les lignes dessinant les rues et ruelles principales à la recherche d’une aide, même infime. Tu trembles et parfois un bruit attirant ton attention te fais perdre le fil de tes recherches. Pourtant, tu étais tout seul sur cette place déserte, tout le monde s’en était allé se cacher dans leurs chaumières.

Comme s’ils savaient que le monstre était de sorti.

Tu avais finalement mis le doigt sur la rue que tu désirais, une petite ruelle se situant probablement à une dizaine de minutes à pied d’ici. Un soupir, tu déglutis difficilement la gorgée nouée par l’angoisse d’échouer lamentablement. Et si … il survivait ? Et si ces balles ou ce couteau volé à Diana ne l’atteignaient pas ? Et si … tu te faisais lamentablement tué ? Qui serait en mesure de protéger ton amant ? Et s’il arrivait à faire le lien entre tes sœurs et ta minable personne … Qui pourrait les défendre de ses griffes acérées ? Et si … elles venaient à subir le même sort que Suzie ? Tu te figes au beau milieu de la première rue que tu avais emprunté, le souffle court, les dents grinçantes en chancelant, le cœur pincé par une peur viscérale.

Et si au final tu faisais plus de mal que de bien pour un vulgaire caprice ?

Tu recules d’un pas puis d’un deuxième. Ne valait-il mieux pas faire demi-tour pour attraper Anastasia dans tes bras et repartir à Grimecoal, retrouver Jericho, t’excuser et subir les envies vicieuses de cette vipère intouchable ? Au pire peut-être pourrais-tu l’attendre en terrain connu ? Tu ne sais pas quoi faire, toi qui ne savais pas vraiment comment tuer un homme, toi qui t’étais retenu de chialer à chaque fois que tu avais arraché une vie. Et si tu te défilais en face de lui ? Peut-être seras-tu incapable d’y arriver, peut-être te feras-tu humilier comme avait pu le faire Jericho avec toi il y a dix ans. La fatigue, la peur, tu es pris de nausées alors que tes jambes arrivent à peine à te porter. Tu étais faible, terriblement faible et pourtant tu reprends ta route ; le regard perdu dans le vide sans plus jamais te retourner.

Tes muscles se tendent quand enfin tu te postes devant la porte portant le numéro inscrit sur ce papier tacheté de sang, tu le froisses entre tes doigts moites. Comment faire ? Devais-tu rentrer par effraction ? Aucune fenêtre ne donnait convenablement sur ce côté de la rue et tu ne voyais pas du tout comment te faufiler discrètement … Ce n’était pas vraiment ton fort. Tu rigoles nerveusement, comme si maintenant face à la grotte du prédateur tu te retrouvais désarmé face à un problème auquel tu n’avais pas pensé … Tout semblait pourtant si facile quand tu t’étais imaginé la scène à répétition. Tu réfléchis, les yeux fermés en cherchant à calmer ta respiration commençant à s’accélérer. Tu trembles en venant toquer presque trop naïvement à cette porte et chaque seconde passant accélère ton pouls d’un battement accélère.

Un.
La poignée qui bouge, doucement.

Deux.
Tu retiens ton souffle, prêt à frapper.

Trois.
La porte qui s’ouvre, lentement.

Quatre.
Un unique regard vers la créature effrayant tant ton amant, meurtrier.

Cinq.
Ton couteau dans la main, tu resserres ton emprise.

Six.
Un seul coup, net et précis.

Sept.
Tu profites de la surprise.

Huit.
Telle une facétie.

Tout s’est passé en une fraction de secondes, ta lame s’enfonçant dans cette pauvre bête n’ayant pas eu le temps de se protéger de ton agression inattendue. Tu l’as croisé, son regard épouvanté mais tu n’as pas hésité un seul instant et tu n’as ressenti aucun remords en le sentant s’effondrer au sol, inerte en se vidant lentement de son sang. Tu respires bruyamment, passant une main sur ton front pour y essuyer les gouttes de sueur perlant le long de tes tempes. Refermant la porte derrière toi tu avances, les mains poisseuses de rouge, le visage maintenant recouvert de ce liquide écœurant alors que tu déambules sur la pointe des pieds jusqu’à trouver cet homme.

EDWIN.

La lumière de son bureau attire ton attention et tu t’en approches doucement pour l’observer à travers la porte entrouverte. Dos à l’entrée, tu jauges la situation en l’entendant parler au téléphone ; sa voix autoritaire et malsaine t’arrache un frisson d’angoisse et tu te contentes de garder ton Beretta à portée de main dans un silence étrange. Tu fermes les yeux pour te calmer et oublier cette silhouette te mettant si mal à l’aise mais tu cherches à te concentrer sur cette conversation pour rester à l’affût de la moindre faiblesse.

« Je suis au courant de tout. Tu pensais pouvoir me cacher plus longtemps ce petit mensonge ? Que tu es naïf mon pauvre petit agneau ! Tu devrais pourtant savoir que je sais tout de toi, de lui, de vous. Je sais des choses qui ne devraient pas se savoir et je te pensais sincèrement assez intelligent pour ne pas te foutre de ma gueule. Je n’ai pas été assez menaçant la dernière fois ? Je ne t’ai pas assez fais comprendre ta place de pauvre merde ? Tu n’es rien face à moi ne l’oublies jamais, je te ferais courber l’échine et peut-être, si tu es sage et obéissant, nous pourrons rejouer ensemble comme la dernière fois … Oh pardon, je ne sais pas si tu te souviens de ce petit passage mais tu aurais dû te voir tu étais tellement vulnérable, tellement misérable … Tu m’aurais presque attendri et si tu avais été un gentil garçon j’aurais même probablement pu te – »

Le bruit d’une arme qu’on charge, un canon qui se pose à l’arrière de son crâne pour lui faire savoir ta présence, il se stoppe dans sa conversation mais n’essaye même pas de se défendre et son calme te perturbe, t’angoisse, te fais paniquer.

« Bien le bons –
- LÂCHE CE TÉLÉPHONE !
- Tant d’impolitesse.
- LÂCHE CE PUTAIN DE TÉLÉPHONE ! »

Il déposa le mobile sur son bureau avant de se retourner lentement vers toi, bien trop confortablement installé dans son fauteuil en cuir véritable. Le léger tremblement faisant vaciller l’arme te trahit et tu sais qu’il aura remarqué ce petit détail que tu cherches désespérément à cacher. Son regard croise le tien et tu serres les dents pour contenir ta colère alors que ton doigt manque d’appuyer sur la détente de ton flingue. Une respiration, une deuxième.

« Ne tente rien de suspect … Sinon je te plombe.
- Tu n’oseras pas.
- FERME LA !
- Tant de violence. »

Il soupire, comme agacé que tu sois venu le troubler dans sa conversation mais tu le trouves trop détendu, bien trop serein pour quelqu’un pris pour cible par un revolver. Il sourit même, tes doigts pianotant contre l’accoudoir de ton siège.

« J’étais sûr que tu viendrais te jeter dans la gueule du loup. Tu es venu venger ton petit agneau, je me trompe ? »

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LYING TONGUE
rp flashback feat. Gerald
29 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #4083A4

Edwin ne te laisse même plus en placer une. Tu subis ses mots un par un, sûrement choisis spécialement pour qu’ils t’atteignent le plus profondément possible. Tu le sens t’asséner d’innombrables coups de couteaux et se foutre littéralement de tes explications, tu tentes de justifier tes choix, tu cherches encore à t’innocenter, à faire celui qui n’est au courant de rien. Si tu pouvais tomber plus bas que terre, tu le ferais sans hésiter. Ce salaud marche sur les restes de ton esprit brisé, cherche à te faire capituler pour de bon pour que tu ne te débattes pas lorsqu’il viendra s’occuper de ton cas.

Alors tu sanglotes, tu cesses complètement de parler, il sait que tu es toujours au bout de la ligne en t’entendant renifler, tu retiens tes larmes comme tu le peux alors que tu repousses Philippe qui, pour une fois, n’est pas d’humeur à te tenir tête. Non, tu ne te sens pas capable de résister à un nouvel épisode de cœur brisé. Tu viens agripper ta chemise fermement au niveau de la poitrine, fermant les yeux alors que la conversation est coupée au milieu de sa phrase.

« Edwin… ? Tout va bien ? »

Tu cherches à recevoir une réponse de ton bourreau qui s’amuse à remuer le couteau dans la plaie, mais ne pas l’entendre durant ces quelques secondes te laisse le temps de respirer à nouveau et de reprendre ton souffle, pour le meilleur et pour le pire. Tu le penses perturbé par quelque chose qu’il balayera d’un simple revers de la main avant de revenir s’occuper de toi pour te préparer à une très mauvaise nuit.

Ce n’est qu’en entendant les échos de voix que tu réalises très vite ce qu’il se passe.

« Gerald ?! », dis-tu d’une voix brisée. Tu n’es pas sûr qu’il t’entende, mais tu tentes quand même le coup, inquiet, pris de panique. « Gerald, non… »

Un bruit désagréable te pète l’oreille et tu éloignes le téléphone de ton oreille le temps d’un instant, le regardant les sourcils froncés. Quand tu le rapproches à nouveau contre ton oreille, tu ravales ta salive, tu es à la fois furieux et complètement détruit, venant t’asseoir sur tes talons, attentif à l’agitation que tu écoutes tant bien que mal. Tu te sens mal, si mal, tu as envie de vomir, tu as la tête qui tourne, tu es tout chamboulé et le savoir dans la tanière de ce démon te rend complètement fou, tu retiens encore moins tes larmes qu’avant et tu cherches à communiquer avec lui, tu hurles, tu t’arraches à nouveau les cordes vocales juste dans l’espoir qu’il puisse t’entendre.

« Ne fais pas ça… Gerald merde- »

Tu te coupes et tu te sens impuissant, le téléphone scotché contre ton oreille, tu te redresses et tu titubes dans toutes les pièces de ton habitation sans même comprendre pourquoi. Tu paniques, tu cherches un moyen de le rejoindre, tu pourrais raccrocher et courir à toute vitesse pour attraper un train et le traquer dans le monde entier s’il le faut, mais tu finis par comprendre que c’est trop tard, qu’il est condamné et qu’il ne cessera pas son massacre tant qu’il n’aura pas achevé sa dernière cible.

« Gerald… Si tu m’entends… Rentre à la maison, je t’en supplie. »

Ta voix est cassante, tu es à deux doigts de craquer psychologiquement, tes pieds fous terminent leur course dans ta chambre où tu viens te jeter dans ton lit, inutile, impuissant, spectateur d’un prochain massacre au bout du fil. Tu suis tout, tu entends tout, tu sens tes doigts riper et tu actives le haut-parleur pour t’épargner l’effort de rester l’oreille collée contre le téléphone, puis tu pleures toutes les larmes de ton corps, serrant les dents, serrant l’oreiller, Philippe osant entrer dans ta tanière car il commence vraiment à flipper de ton état. Il sait ce qui doit se passer actuellement, à quel point c’est dur, et il a promis inconsciemment à Gerald de veiller sur toi, il ne compte pas te laisser faire de bêtises.

Toute la scène se déroule de l’autre côté, tu n’as pas besoin de le voir pour comprendre qu’il se passe une scène horrible. Tu n’as pas besoin de voir cette scène tout court, tu hurles alors qu’un boucan ignoble résonne ailleurs, tu lâches ton téléphone un instant pour venir te prendre la tête et l’enfoncer dans le matelas, puis la marteler contre le mur. Philippe se jette sur toi pour t’arrêter dans ta folie et te maintient comme il le peut pour te calmer, tu le regardes de tes yeux noyés sous les larmes et viens l’enlacer de toutes tes forces alors que des coups bien significatifs résonnent depuis le haut-parleur. Tes ongles viennent riper sur la carapace du Sarmuraï qui te serre à son tour et te protège comme il le peut ; son étreinte ne sera jamais plus réconfortante que celle de Gerald, mais tu sauras faire avec, tu parviens à résister à la tentation de te crever à l’instant où tout redevient terriblement silencieux.

« Lâche-moi Philippe… ! »

Il s’exécute et tu te retournes pour te jeter à nouveau sur ton cellulaire, dernière liaison entre ton amant et toi. Tu as l’impression qu’il s’est passé des heures depuis que tu as reçu cet appel, et c’est en tremblant que tu rapproches ton précieux de ta bouche, articulant avec difficulté des mots comme tu le peux, la voix aussi brisée que ton esprit, tu veux juste être rassuré… Qu’importe qui réponde, tu veux savoir qui d’entre eux est triomphant, ou s’ils ont tous les deux péris dans l’affrontement.

« Gerald… Gerald… Je t’aime… Dis-moi que tu es encore là… »

Tu marques une courte pause, tentant tant bien que mal d’essuyer tes larmes avec cette chemise gorgée de sueur et d’eau, incapable d’en absorber une goutte de plus.

« S’il te plaît… Ne me quitte pas… Sans toi je… »

Tu sanglotes à nouveau, t’effondrant pour de bon dans ce lit glacé et humidifié par tes larmes. Tu fermes les yeux, incapable de les rouvrir ensuite, reniflant péniblement en attendant une quelconque réponse.

Peu à peu, tu es emporté par la fatigue et le choc de cette sale journée.
Une date qui restera à jamais gravée dans ta tête.

FAITES QUE TOUT CECI NE SOIT QU’UN SIMPLE CAUCHEMAR.
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LYING TONGUE
rp flashback feat. Jericho
29 NOVEMBRE 2003 A GRIMECOAL #E8112D
Le canon toujours pointé en directement de ta cible, tu n’arrives pas à tirer, tu n’arrives pas à tirer sur la détente alors que tu en crèves d’envie. Tu serres les dents alors que lui ne bouge pas, insaisissable jusqu’au bout, un sourire amusé aux lèvres dans le simple but de te provoquer.

« Sincèrement, je ne sais pas ce que tu trouves à cet agneau mais il n’a vraiment rien d’exceptionnel. »

Tu ne lui réponds même pas, tu cherches à ignorer ses paroles pour rester concentré sur ton objectif final et le regard haineux tu ne le lâches pas des yeux en pestant, grognant quelques fois comme le ferait une bête sauvage mécontente. Tu n’arrives pas à cerner cet homme qui se rapproche un peu plus de son bureau pour déplacer ses doigts contre le bois vernis de la table pour y tracer des formes invisibles.

« Quesque tu lui as fait subir la dernière fois ? Réponds-moi. »

Il soupire doucement et baisse le regard en riant doucement. Tu ne savais plus comment réagir, gêné par sa réserve à laquelle tu ne t’attendais pas vraiment ; tu le savais étrange et imperturbable mais même face à la mort cet homme était un mystère. Il te mettait le doute et tu tremblais de plus en plus, ta voix de plus en plus pressée et hésitante.

« RÉPONDS MOI !
- Nous ne sommes pas pressés Gerald, pas besoin de t’énerver ainsi.
- FERME TA PUTAIN DE GUEULE ET RÉPONDS MOI !
- Je ne voudrais pas perturber ton esprit déjà si fragilisé mais si tu y tiens tellement j’ai peut-être quelques souvenirs sur mon téléphone, si tu vois où je veux en venir. »

Tu allais lui faire payer cette humiliation et alors qu’il avança doucement sa main vers son portable pour le récupérer tu enjambas les quelques mètres vous séparant et sans lui laisser le temps de réagir le stop violemment dans son avancée en venant planter ton couteau dans sa main sans la moindre hésitation ; ENFIN il hurle de douleur en relevant un regard haineux vers toi et tu peux enfin apercevoir la peur dans ses yeux alors qu’il se mord la lèvre pour ne pas hurler davantage mais tu ne comptes pas le laisser dans cet état en remuant ton arme.

« JE VAIS TE TUER BATARD ! TU VAS CREVER LA GUEULE OUVERTE DIRECTION L’ENFER ! »

Tu n’arrivais plus à te retenir, la colère, cette envie irrésistible de le plomber petit à petit, doucement, lentement pour lui faire comprendre tout ce qu’il a pu vous faire subir à ton homme et toi. Tu te penches vers lui, ton visage à quelques centimètres du tien pour lui adresser un regard presque monstrueux et crier garde lâche le couteau pour lui fracasser ton poing contre la mâchoire sans mesurer un seul instant ta force et tu recommences, une fois, deux fois jusqu’au moment où tu le sentais faiblir sous tes coups. Son regard mauvais ne quittant pas son regard tu retiras ta lame du meuble et instinctivement il se leva pour se reculer le plus loin possible de toi, désarmé et en position de faiblesse.

« NE FAIS PAS ÇA GERALD ! TU … TU NE PEUX PAS ME BUTER ! JE T’AI DONNÉ UN BOULOT, JE T’AI PERMIS D’EXISTER ! »

Tu ne l’écoutes toujours pas, t’avançant lentement, minutieusement vers ta proie blêmissant à vue d’œil en couinant même de détresse. Tu te délectais de sa peur, de ses spasmes d’angoisses alors qu’il te menaçait à chaque petit centimètre de distance dévoré et s’entravant dans son tapis il tomba au sol dans un bruit sourd et tu le remets en joute de ton arme, silencieux. Qu’il était bon de voir enfin les rôles s’inverser, maintenant étalé tel un misérable à terre tout en suppliant son bourreau de le laisser partir. Il hurle, tu te contentes de le fixer en étirant un regard satisfait. Tu te retiens encore, juste encore un peu.

« Tu me demandes de t’épargner ? À ce que je sache tes hommes n’ont pas épargné ma femme. »

Tu t’avances encore et une fois à sa hauteur t’accroupis pour venir attraper sa mâchoire entre tes doigts. Ce rictus malsain déformant ton visage alors que tu le fixes, prédateur jaugeant sa proie ; tu ricanes même en le voyant ainsi désespéré, traîné face à au jugement fatidique.

« Gerald … Sois raisonnable … Cet homme ne t’apportera que des soucis … Si tu arrêtes maintenant je t’offrirais une place de choix à mes côtés … »

La peur le fait bégayer et sa respiration se fait de plus en plus rapide. Ton point s’abat encore contre sa mâchoire et tu te redresses sans un mot alors qu’il porte une main à sa bouche en poussant des gémissements presque inhumains, ses traits déforcés par la douleur alors qu’il te supplie sans cesse.

« GERALD JE T’EN SUPPLIE ARR - »

Tu ne le laisses pas finir sa phrase, le coup est probablement parti sous l’effet de la colère mais tu sais que le bruit sourd de l’arme a alerté le voisinage qui reste d’alerter les forces de l’ordre rapidement mais à cet instant tu ne te sens pas apaisé, tu trembles toujours autant et ta respiration ne veut se calmer. Tu recharges et repointes encore le corps pourtant inerte, les larmes te montant aux yeux.

Une pour Suzie.
Une pour toutes ces années de misère.
Une pour les humiliations.
Une pour Henri.
Une pour vos vies qu’il a détruites.
Une pour t’avoir transformé en ce monstre que tu hais.

Une pour ton homme.

Et tu continues, tu t’acharnes en hurlant jusqu’au moment où le flingue, vidé de ses munitions, cesse d’effectuer le seul travail que tu lui avais pourtant demandé : te défouler, satisfaire cette vengeance ridicule alors que tu te traînes jusqu’à son bureau pour prendre sa place en déposant le revolver juste à côté du téléphone. Tu soupires et fermes les yeux un instant pour te calmer après cette folle folie.

Enfin c’était terminé.
Mais tu n’avais gardé aucune balle pour en finir toi aussi.

Tu attrapes le téléphone du bout des doigts pour le porter jusqu’à ton oreille et entrouvres la bouche sans pour autant prononcer le moindre mot. Tu entends qu’on tambourine à la porte d’entrée et tu étires un petit sourire satisfait, la voix enrouée mais calme … Bien trop calme.

« Tu vois chéri, je t’avais bien dit que je te protégerai. Plus jamais il ne viendra te faire du mal. »

La porte d’entrée qui se fracasse, des pas qui accourent jusqu’à cette pièce criminelle et instinctivement tu resserres ton emprise autour du combiné en poussant un nouveau soupir.

« Je suis désolé Jericho, j’aurais aimer être à tes côtés ce soir. Je t’aime. »

Des ordres qui te sont hurlés, tu raccroches le portable pour le reposer sur le bureau et obéis sans faire d’histoire en levant les bras. Tu étais fatigué de toute façon, fatigué et résigné.

ENFIN CE CAUCHEMAR ÉTAIT TERMINÉ.

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