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 [FLASHBACK] Restless Hands feat. Jericho

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  Ven 23 Mar - 3:33

Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Tu ouvres difficilement tes lourdes paupières dérangées par l’agression lumineuse de la pièce et instinctivement tu remontes les couettes et te caches sous l’oreiller en grognant pour faire savoir ton mécontentement mais rien n’y fait, une fenêtre qui s’ouvre et des volets qui grincent, des bruits de pas qui font craquer le plancher et des murmures maternels qui attirent ton attention avant qu’on ne vienne tirer sur tes draps d’un air vif.

« La belle au bois dormant il est temps de se lever ! »

Cette voix autoritaire tu la reconnaîtrais entre mille mais tu préfères te cacher sous ton coussin, la tête enfoncée dans le matelas en soupirant d’exaspération. Tu ne te souvenais pas de tout et tu cherchais à recoller les morceaux éparpillés ici et là dans ton cerveau alors que les paroles bienveillantes d’une blonde attirent ton attention pour t’arracher un sourire et quelques temps après tu te redresses pour faire face aux deux jeunes femmes te fixant, l’une exécrable et l’autre inquiète. Tu restes silencieux, te contenant d’un couinement de douleur en prenant ta tête entre tes mains à cause d’un mal de crâne fracassant tes tempes. Que c’était-il passé exactement ? Tu avais du mal à t’en souvenir alors que la propriétaire des lieux poussa un soupir en venant se poser sur le bord du lit.

« Ça fait trois jours que tu dors comme un Parecool. Comment tu te sens ?
- À part un mal de crâne insupportable … Je dirais que ça va bien … Même si j’ai un peu de mal à me souvenir de tout ce qui s’est passé. Et sans prévenir tu te jetas hors du lit en chancelant une fois les deux pieds posés au sol, manquant de t’écrouler au sol. Anastasia ?! ANA ?! »

Tu te souvenais, juste de petits bouts, mais tu te souvenais avoir été récupéré par ta belle après avoir passé les grilles de cette prison d’acier. Où était-elle ? Que faisait-elle ? Diana se leva à ta suite pour te retenir et te calmer mais la concernée accouru dans la pièce après avoir entendu son nom ; bousculant la danseuse sans même t’excuser tu allas chercher la renarde maintenant adulte pour la prendre dans tes bras dans une éteinte désespérée. Dix ans sans elle, dix ans loin de son affection te permettant de tenir le coup. Ce réveil dans cette maison si chaleureuse, les cris de Diana, les petits sourires de Prudence et surtout le museau tiède de ta demoiselle chatouillant ton cou ; tout semblait presque irréel et tu refusais de lâcher la Goupelin qui te rendait ton étreinte en silence, tremblante.

« C’est grâce à elle si on t’a retrouvé là-bas. Diana pousse un long soupir avant d’hausser les épaules. On dit des Goupelins qu’ils sont capables de lire l’avenir en fixant la flamme au bout de leur bâton alors elle s’est posée dans le jardin pendant presque quatre mois non-stop avant de me faire comprendre qu’elle avait ressenti quelque chose. Tu nous en auras fait voir de toutes les couleurs Ana’, tu tiens bien de ton dresseur pour ça ! »

Petite provocation discrète étirant tes lèvres en un sourire amusé alors que tu te détaches de ta renarde – un peu à contrecœur – pour reporter ton attention sur les filles, chacune leur tour. Puis un reniflement qui attire ton attention sur Prudence qui sanglotait en silence, les nerfs lâchant sûrement en tendant timidement la main vers toi pour que tu l’attrapes et la rassure pendant qu’elle essuyait les larmes perlant sur ses joues d’un revers de sa main libre.

« Je suis si heureuse que tu ailles bien Gerald, tu nous as tellement manquées que … Elle ne termine même pas sa phrase. Bon retour à la maison. »

Tu te sens mal à l’aise et attends tranquillement qu’elle sèche ses larmes mais tes yeux se déportèrent sur l’anneau entourant son index et délicatement tu rapprochas sa main pour l’observer de plus près et te retourner aussitôt vers Diana qui esquiva ton regard en ricanant bêtement.

« Tu m’expliques ce qui se passe Diana ?
- C’est moi qui l’ai demandé en mariage. »

Attention encore une fois portée vers Prudence en fronçant les sourcils : c’était une blague ? Tes deux sœurs … Ensemble … Et mariées ? Tu passas une main dans ta tignasse en rougissant doucement à l’annonce de ce coming-out particulier. Autant Diana n’avait jamais caché son affection pour les femmes autant tu fus étonné de savoir que Prudence s’en était allé de ce bord-ci mais tu n’y prêtas pas plus attention. « Je ne m’y attendais pas mais si vous êtes heureuses c’est le principal. » Haussement d’épaule de la part de la plus vieille qui d’un coup de coude dans les côtes te bouscula pour sortir de la pièce en soupirant doucement.

« Bientôt sept heures si tu veux petit déjeuner c’est maintenant sinon j’aurais pas le temps de t’emmener à la gare.
- À la gare ? Mais pourquoi faire ? »

Elle te jeta un t-shirt au visage pour que tu puisses t’habiller avant de définitivement sortir de la pièce suivie de son épouse et tu les suivis aussitôt en enfilant le vêtement. Tu ne comprenais rien en lui posant mille et une question auxquelles elle ne répondait pas, se contentant simplement d’attraper un portable posé sur le meuble de l’entrer pour te le fourrer dans les mains, ton téléphone.

« Tu te casses ! Tu retournes à Grimecoal tu as des choses à y faire à ce que je sache !
- Comment est-ce que tu sais pou –
- Comment est-ce que je sais ? Gerald putain mais tu me prends vraiment pour une conne ?! Tu es parti il y a dix ans en nous laissant Anastasia sur les bras avec quoi ? Juste une lettre, ton téléphone et une veste qui ne t’appartenait pas. J’ai écouté les messages que cet homme avait laissés sur ton portable et … putain mais t’es vraiment le dernier des fils de pute ! Donc c’est pas compliqué tu vas assumer les conséquences de tes actes et tu vas retourner chez lui pour t’expliquer sur tes choix. J’ai déjà préparé un sac avec le strict nécessaire, j’ai rechargé ton téléphone à fond, j’ai acheté un billet simple pour Albion et … Elle se stoppa dans sa phrase pour fouiller dans des papiers avant que Prudence ne lui tente l’enveloppe recherchée. J’ai obtenu des faux-papiers. »

Ses révélations sont tels des couteaux te découpant la peau à vif et bien conscient de n’être qu’un sombre connard tu te contentes de baisser les yeux, coupable de tant de malheurs pour un simple caprice mais elle vient te faire relever la tête en te tendant une enveloppe au contenu important et tu écarquilles les yeux à l’entente de ce que contenait ce contenant de papier.

« Tu peux remercier Esmeralda. J’te jure elle aussi je l’attends au tournant pour m’expliquer avec elle mais j’dois quand même avouer que sur ce coup là elle m’a troué le cul ! Je l’ai appelé le soir même où on t’a récupéré et on les a reçus hier matin sincèrement je sais pas où elle fourre son nez mais c’est épatant.
- À partir d’aujourd’hui tu t’appelleras Howard Owens et tu seras le petit frère de la chanteuse d’opéra Esmeralda Owens. Tu es né à Johto et tu y as toujours grandit avant de venir à Kalos il à moins d’une semaine. À l’intérieur de l’enveloppe tu as tous les papiers nécessaires pour prouver la véracité de tes propos, pièce d’identité, passeport principalement. »

Tu te contentes de fixer l’enveloppe sans rien dire, perdu, désorienté par toutes ces nouvelles que tu as du mal à digérer. Beaucoup trop d’informations en une seule fois alors que des petits bruits de pas provenant de derrière te font te retourner vers une toute petite fille baillant à s’en décrocher la mâchoire tout en se frottant les yeux. C’est Prudence qui réagit la première en s’approchant de l’enfant pour la prendre dans ses bras et lancer un regard gêné vers Diana avant de s’enfuir vers la chambre de la petite fille.

« Diana tu m’expl –
- C’est notre fille, Anita. C’était une histoire assez compliquée donc on en discutera plus tard si tu le veux bien, contente-toi de la considérer comme ta nièce si ça ne te dérange pas. »

Tu fronces les sourcils mais la fatigue te fait lâcher l’affaire alors que t’enfuis dans la cuisine pour attraper de quoi grignoter quelque chose et ainsi te remplir l’estomac avant de partir. Les paroles de Diana te reviennent encore en tête et les remords refont encore une fois surface ; c’est Prudence qui te sort de tes songes en venant passer sur main dans tes cheveux maintenant indomptables en se mettant sur la pointe des pieds et sa mine renfrognée te fait comprendre que quelque chose ne lui plaît pas et attendant que tu finisses ton maigre repas elle attrapes par la manche de ton t-shirt pour te faire te poser sur une chaise dans le salon pour que tu fasses face au grand miroir de l’entrée. Elle fronce les sourcils en tripotant ta tignasse et te remue la tête dans tous les sens, incertaine de ce qu’elle souhaite te proposer.

« On dirait un homme des cavernes presque, ça ne va pas du tout. Fais moi confiance je vais t’arranger tes cheveux rapidement et tu me couperas cette barbe avant de partir, d’accord ? »

Un soupir s’échappa de tes lèvres mais tu acquiesças quand même la demande de la blonde en la laissant couper ces cheveux devenus bien trop long en lui laissant quartier libre sur ce qu’elle voulait faire de toi. Ton menton reposé sur le haut de ton crâne après avoir terminé ce petit relooking rapidement, elle se contente de fixer vos reflets dans le miroir pour reprendre la parole, bien plus douce que la brune.

« Une fois là-bas, dis-lui la vérité d’accord ? Je suis sûre et certaine que tout se passera bien, s’il t’aime vraiment il arrivera à te pardonner mais il faut que tu sois patient surtout et je sais que ce n’est pas ton fort mais fais un effort. »

Tu ne lui réponds même pas en te contenant d’un petit remerciement tandis que tu te dirigeais vers la salle de bain pour t’occuper toi-même de cette barbe bien trop importante à l’aide de cette tondeuse déjà préparée sur le lavabo. Tu regardes ton reflet et les paroles de l’homme de Grimecoal te reviennent en tête doucement … Une barbe plus épaisse qu’à l’époque ? Tu pestas doucement ; après tout pourquoi pas.

Une douche rapide et une dernière vérification de tes affaires pour au final enfiler une paire de pompes légèrement trop petite ; les fringues d’Henri te sauvaient la vie à cet instant et tu eus à peine le temps d’embrasser le front de Prudence que Diana t’attrapa par le bras pour te jeter dans sa petite citadine après avoir rappelé Anastasia dans sa pokéball pour te la fourrer entre les mains. Durant le trajet jusqu’à la gare tu n’osas ouvrir la bouche pour entamer une conversation dénuée de sens mais tu t’approchais du quai pour attendre ton train plus tu appréhendais le moment venu.

Qui sait ce qui allait se passer.

------------------------

Dix ans sans revenir à Grimecoal, l’air de cette ville te n’avais pas manqué et aussitôt le pied à quai tu t’empressas de sortir Anastasia de sa prison et de tes mains nouvellement gantées pour dissimuler cette nouvelle marque y ayant élu résidence – tu savais que les filles l’avaient remarqué mais n’avaient préféré faire aucune allusion à ce sujet – tu attrapas sa main pour te donner le courage, celui nécessaire pour arpenter ces rues – et entames ta route après ces trop longues heures de trajet. Tu as peur la notion du temps et tu préfères te faire discret sous la capuche de ton manteau et tu rases les murs, chancelant, tremblant alors que la faim te fait tressaillir. Tu ne te sens pas bien et tu ne comprends pas sur le coup et ce moment est encore flou dans ton esprit, tu te souviens d’un homme que tu bouscules sans faire exprès, un de ces merdeux qui cherche la merde en t’embarquant avec lui dans une ruelle paumée et malgré ton manque certain de force tu arrivas à le faire à terre sans trop de difficultés et telle une bête sauvage te jettes sur lui. Il ne t’a pas fallu pour faire le rapprochement entre cette sensation que tu avais ressenti à cet instant et cette nouvelle force obtenue lors de ton évasion. Tu avais eu cette envie de refaire le test, de tenter encore une fois pour voir si ce processus si étrange refaisait surface lorsque ta peau rentrerait en contact avec celle de l’homme que tu attrapas à la gorge sans lui laisser la possibilité de se dégager de ton emprise. Tout est allé bien trop vite, beaucoup trop vite pour ton esprit encore tourmenté mais une chose était sûre : tu ne ressentais plus cette sensation de faim, ces vertiges te donnant la nausée depuis ton arrivée dans cette ville avaient presque aussitôt disparus. Tu t’es enfui en laissant cette nouvelle statue ici, la patte d’Anastasia toujours dans ta main toujours gantée alors qu’elle ne semblait pas comprendre elle non plus ce que tu étais devenu. Qu’importe, tu mettras ça au clair plus tard.

Tu avais bien plus important à t’occuper maintenant.

Tu as déambulé encore et encore sans but, tu as trainé un moment le temps de trouver le courage de te présenter face à cette maison, juste devant cette porte contre laquelle tu posas ton front doucement. Une minute, peut-être deux avant que tu ne te décides à toquer une fois à la porte. Ton corps entier tremblait, tu angoissais à l’idée de te faire jeter par cet homme et tu ne savais même pas quoi lui dire. Tu avais peur et tu sentais déjà les larmes monter alors que tu te mordais la lèvre au sang comme pour calmer tes appréhensions.

Aucune réponse.

Tu soupires en t’appréhendant à partir mais ta renarde ne l’entendit pas de cette oreille en te tirant vers elle lorsque tu cherchas à faire marche arrière et sans te laisser le temps de te préparer toquer à plusieurs reprises à la porte, bien décidée à se faire entendre par ce propriétaire qu’elle avait déjà rencontré, elle aussi il y a dix ans.

De nouveau rien.
Avant que le loquet ne remue sous une pression faisant ensuite grincer cette porte.

Tu te raidis en voyais ton amant apparaître à l’entrée de chez lui et tu n’oses pas prendre la parole en rivant tes yeux au sol ; pris de sueurs froides, tu as du mal à garder ton calme et ta gorge nouée empêche le moindre son de sortir de tes lèvres entrouvertes. Puis tu couines en sentant les larmes arriver bien trop vite.

« Bonjour … Jericho … Ça faisait … Longtemps … »

Tu étais ridicule à bégayer comme ça mais tu avais du mal à articuler le moindre mot, la voix tremblante et désespérée montrant bien ta détresse à cet instant.

« Je .. Je ne te dérange pas ? Est-ce que … je pourrais te parler … Quelques instants ? »

Tu hésites, tu ne veux ni le brusquer ni le forcer et alors que tu voulais prendre tes jambes à ton cou Anastasia t’attrapa par le poignet et de son nouveau fort caractère plus qu’étonnant – sûrement à cause de Diana – avant de bousculer Jericho pour forcer le passage dans cette maison te remplissant aussitôt d’une nostalgie aussi chaleureuse que déconcertante. Relevant tes yeux paniqués vers ta renarde sans que tu ne comprennes son geste, tu te collas au mur le plus proche sans jamais quitter le sol des yeux alors que ta compagne elle, croisa les bras en attendant les réactions de ton ancien compagnon.

Et elle semblait prête à en découdre s’il le fallait
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  Ven 23 Mar - 15:49
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Au bar.

Ce même bar qui vous aura servi de repère pendant de nombreuses années. Celui que tu fréquentes de moins en moins, jusqu’à carrément ne plus y aller pendant un mois entier. Et pourtant, tu y reviens de temps en temps, peut-être par pure nostalgie, sûrement car y aller est devenu une chose vitale pour toi. Tu as beau y inviter des collègues une fois de temps en temps, l’ambiance n’est pas la même. Tu leur offres un verre, tu discutes avec eux, tu leur fais part de ton envie de frapper vite et fort juste pour le bon plaisir d’emmerder l’empire. Ils ont tous l’air enjoués, levant leurs verres ; tes hommes n’ont jamais été vraiment connus pour leur grande douceur, au contraire.

Voleurs, figures populaires sur le pokéweb diffusant de la propagande discrètement, contrebandiers, ils viennent la plupart du temps de métiers vachement joyeux. Mais il y a parfois des enfants qui viennent se joindre à toi, des orphelins à qui on a tout enlevé, des petites frappes cherchant des sensations fortes, et même parfois juste des adolescents cherchant à faire bouger les choses, révoltés par l’empire ou ayant leurs raisons. Toutes ces têtes forment une famille et vous vous rassemblez parfois ici et là dans un objectif commun. Tu les diriges comme tu le peux, ce n’est pas une mince affaire mais tu te montres assez convainquant pour que personne ne vienne chercher les emmerdes avec toi. Bien sûr, il y a des moments où tu es en danger, où certains membres de la troupe cherchent à te trahir, mais tu parviens toujours à t’échapper de leurs griffes – on ne sait trop comment.

« Santé. »

Il commence à se faire tard, et l’alcool vous monte un peu trop à la tête, vous décidez donc qu’il est plus judicieux de vous séparer. Après des éternelles salutations, tu te lèves de cette table en dernier, laissant de quoi payer cette foutue tournée avant de décamper à ton tour, en dernier. Sur le chemin du retour, tu es pensif, et tu ressens quelque chose d’étrange en toi. Pinçant tes lèvres, tu décides de faire un détour, regardant parfois l’heure d’un air pressé. Tu ne sais pas vraiment pourquoi tu as pris cette ruelle et pas une autre, mais tu es très vite attiré par des sanglots silencieux. Au coin de la rue, tu rencontres une femme à peine moins âgée que toi – une très bonne amie. Elle te regarde venir vers elle, préfère faire semblant de ne pas t’avoir vu, puis éclates en larmes dans tes bras dès lors que tu es assez proche d’elle.

« Allons, qu’est-ce qu’il se passe ?
- Jericho, c’est terminé, je suis dans la merde jusqu’au cou…
- Pourquoi donc ?
- Je n’ai plus rien… Il refuse de me parler, il me menace, s’il me revoit je suis morte.
- Alors ne reste pas là. »

Tu l’attrapes délicatement par la main, un petit sourire sur les lèvres ; tu veux bien lui offrir l’hospitalité pendant une nuit, le temps qu’elle remette ses idées en place, le temps qu’elle trouve une solution de secours. Tu es prêt à l’aider à quitter la ville s’il le faut, qu’elle s’éloigne de cette ville de merde et qu’elle aille refaire sa vie ailleurs. Tu la tires doucement, ne voulant pas la brusquer. Elle te suit comme elle le peut, titubant, sanglotant, elle cherche à réfléchir mais elle n’y arrive pas. Parfois, tu lui lances un regard inquiet, par peur qu’elle s’effondre derrière toi, mais elle tient bon jusqu’à ce qu’elle rentre chez toi. Elle s’effondre à moitié, et c’est avec difficulté que tu l’assois sur le canapé, lui servant un verre d’eau avant de venir te mettre à ses côtés.

La conversation se fait longue, tes paupières se font lourdes. Mais elle réussit à te faire rire, et toi, tu parviens à sécher ses larmes. Tu lui proposes plusieurs solutions, et elle est prête à partir le lendemain pour Impkeep puis Glastheim si elle ne se sent pas en sécurité. Là-bas, tu y as quelques amis, elle saura trouver de la compagnie, elle ne sera pas seule et surtout, elle ne repartira pas à partir de rien. Tu te lèves après avoir conclu ce petit marché, et tu files te coucher, t’effondrant dans ton lit avant de t’endormir comme une masse.

-------

À ton réveil, tu ne te souviens plus l’avoir invitée à te rejoindre, mais tu ne la repousses pas de peur de la briser à nouveau. Lentement, tu te lèves, et tu viens préparer deux cafés pour bien vous réveiller. Elle, de son côté, émerge lentement, les yeux gonflés par le chagrin et le cœur serré. Elle a du mal à lâcher prise, à se dire qu’elle ne sera plus ici dans quelques heures. Elle vient vers toi, boit son café, puis se remet à pleurer. Femme fragile à la voix enjôleuse, tu ne peux pas résister à l’envie de lui faire oublier son chagrin. Tu passes donc les prochaines heures avec elle après avoir préparé de quoi lui permettre de quitter la ville et vivre quelques jours sur le meuble non loin de la porte d’entrée. Elle t’emmène avec elle après t’avoir séduit de sa belle voix de sirène. Vous êtes imperturbables ; jusqu’à ce que quelqu’un vienne toquer à la porte.

Tu ne dis rien, croyant à un sale gamin venant juste pour le bon plaisir de t’emmerder.

La seconde fois, tu t’arrêtes dans ta course en grognant ; ce n’est vraiment pas le moment, mais tu te sens obligé d’aller voir qui ose interrompre votre danse. Tu te redresses lentement, soupirant, ne prenant pas la peine d’enfiler une couche de plus – car il faisait bon chez toi.

« Écoute, je pense qu’on n’a plus trop le temps, je te conseille de te faire belle et de partir. Il y a de l’argent sur le meuble à côté de l’entrée, et quelques noms et adresses griffonnés sur un autre papier. Bon courage Bella.
- Merci pour tout… »

La femme ose te voler un baiser et tu ne prends même pas la peine d’y répondre, complètement désintéressé. Tu as fait ça pour qu’elle oublie les menaces d’hier soir. Tu as fait ça pour qu’elle parte plus vite, le cœur léger. Tu sors donc de la pièce pour venir ouvrir la porte, grimaçant et grondant de colère en croyant à un autre enfant voulant te jouer un tour.

Ton cœur manque un battement.

Tu reconnaîtrais ce salaud entre mille, et sa renarde aussi. En quelques secondes à peine, tu deviens rouge de colère, tu ne lui as toujours pas pardonné ces dix ans de silence. Cela aurait pu durer encore plus longtemps, mais il est parvenu à venir jusqu’ici on ne sait trop comment. Dix ans sans entendre sa voix, sans voir sa gueule, tu es là, sans mots, bousculé par une renarde et son dresseur. Tu essayes de parler, de rester calme, mais tu crains de faire s’écrouler la maison sous la colère si tu l’ouvres maintenant. Philippe, lui, sort la tête depuis la cuisine, attentif à l’agitation. Il a l’air de très vite faire le rapprochement et s’avance timidement jusque dans le salon où il juge… Avant d’aller se jeter sur la Goupelin. Toi, tu observes la scène en retenant ton souffle, cherchant à gagner des secondes, non, des minutes avant de l’ouvrir.

D’un geste sec, tu viens attraper fermement la mâchoire de l’homme qui t’a brisé le cœur dix ans plus tôt. Tu lui relèves la tête, l’observant en silence, le sang bouillonnant. Au début, tu crois à une pâle copie de Gerald, ou une simple illusion, mais non, c’est bien lui. Du bout des doigts, tu en profites pour caresser cette barbe épaisse le vieillissant plus que nécessaire. Et tu frissonnes alors que ton regard croise le sien, le corps devant supporter toute une vague de sentiments comme cette fois où tu étais à deux doigts de l’achever et que tu as hésité.

Tu es en train de tomber amoureux de lui une seconde fois.
Toi qui as mis tant de temps à remonter la pente.
À SOIGNER TON CŒUR MEURTRI.

Tu respires vite et fort, comme une bête face à sa proie. Tu te sens si puissant, mais aussi vidé de toute énergie. Tu déglutis une fois, deux fois, lâchant enfin sa mâchoire pour reculer loin de lui.

« Tu es sérieux, là ? »

La machine est lancée, tu as tant de choses à lui dire, tant de choses à lui cracher à la gueule, pendant dix ans tu t’es étouffé avec ton propre venin, pendant dix ans tu as essayé de te faire une raison qu’il ne reviendra plus jamais. Pendant dix ans, tu t’es retenu de venir lui rendre visite ou de chercher à entendre parler de lui. C’était si difficile, cela t’a pris des semaines avant de te remettre de cette rupture, ta fragilité s’est répercutée sur ton attitude devant ces hommes et ces femmes te suivant pour tes idées et ton charisme. Tu as perdu beaucoup d’effectif, mais tu as su retrouver une certaine énergie, tes camarades t’ont fait à nouveau confiance mais n’ont pas oublié ces mois entiers où tu t’es montré faible.

« Dix ans… Dix ans que je ne t’ai pas vu. Et tu te ramènes comme ça, comme une fleur ? Et sans même apporter un cadeau ? Tu t’es cru chez les sauvages ? »

Tu te pinces la lèvre, les poings serrés. L’agitation dans le salon semble effrayer Bella qui reste dans ta chambre, qui cherche un moyen de partir sans faire de bruit. Courir ou faire le tour, attraper ses biens et partir ? C’était difficile, et tu n’as pas l’air disponible pour l’aider à s’échapper de la tempête se formant petit à petit dans cette baraque.

« Tu te fous de moi, c’est ça ? Tu viens faire comme la dernière fois… ? »

Ta voix se fragilise en même temps que ton cœur. Tu as de plus en plus mal, et tu t’es retenu trop longtemps de laisser tes poings parler. Tu t’approches à nouveau de lui les bras tendus, comme pour aller l’étreindre fortement, mais il se passe tout autre chose. De ta main droite, tu le gifles plusieurs fois sur chaque joue, n’hésitant pas à y aller jusqu’au sang. Les baffes résonnent dans toute la maison, les larmes coulent à nouveau sans que tu ne cherches à les arrêter. Tu serres les dents alors que ta main libre vient s’enfoncer dans son ventre.

Tout ça, c’est pour lui faire comprendre qu’il n’est pas le bienvenu ici.

« Tu es revenu pour quoi ? Pour une soirée, le temps de m’avoir dans le creux de ta main avant de venir m’écraser ? Le temps de me faire espérer des choses, d’ancrer des mensonges dans mon esprit avant de t’enfuir à nouveau ? Et ça serait pour combien de temps, cette fois-ci ? Cinq, dix, trente ans ?! »

Tu te retiens d’aller plus loin, tu te retiens de lui casser la gueule, tu ne veux pas devenir comme lui, tu ne veux pas commencer un massacre. Alors tu recules et tu lui tournes le dos en passant un bras contre tes yeux humides pour essuyer et cacher tes larmes. Tu ne le repousses pas, au contraire, tu lui hurles intérieurement que tu lui laisses une chance, mais ton cœur a mal, ton cœur a peur. Ton cœur n’a plus confiance en lui. Bella, elle, parvient à sortir de la chambre après avoir rassemblé tout son courage. Elle se fait toute petite, se mouvant lentement, essayant de se frayer un chemin vers l’unique sortie.
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Tu aurais voulu fuir, partir loin d’ici et tout abandonner. Tu ne voulais plus croiser son regard, tu ne voulais te sentir mais sentir ses doigts attraper vivement ta mâchoire et cet océan t’avaient terriblement manqué, bien plus que tu ne l’aurais réellement voulu. Tu ne dis rien, tu n’as pas ton mot à dire et te contentes de le fixer en tentant de dissimuler toutes tes émotions sous un masque de neutralité mais tes yeux rougis ne peuvent tromper le fait que tu as récemment pleuré, énormément. Tu te sens mal, tu veux faire marche-arrière, te jeter sous le premier train entrant en gare, rejoindre Emma.

Tu n’as plus la force d’avancer.

Tu te retiens au mur pour ne pas t’effondrer au sol et dès qu’il daigne lâcher ta mâchoire rebaisses aussitôt la tête en posant quand même tes yeux sur Anastasia qui se retourna vers toi en enlaçant malgré tout l’insecte qui semblait l’avoir reconnu en une fraction de seconde ; son sauveur, celui ayant fait fuir ses cauchemars atroces il y a dix ans et son regard te percute, elle aussi sévère comme pour te motiver à tenir bon mais tu ne t’en sens pour le moment capable.

Tu n’aurais jamais dû revenir ici.

Tu entrouvres la bouche mais tu n’oses pas lui répondre, tu ne mérites pas de te justifier, tu devrais simplement le laisser te massacrer pour passer ses nerfs et toute ta haine sur le miséreux que tu étais. Tu as joué avec lui, ses sentiments, sa faiblesse, tu t’es moqué de sa confiance pour mieux le broyer par la suite, tu étais un monstre, une bête sauvage méritant juste de crever seul, sans personne pour lui tendre la main. Alors tu le laisses te frapper, tu encaisses en te mordant la lèvre et souffle juste lorsque son coup te plie presque en deux ; tu es faible, physiquement, mentalement, tu sais que tu ne supporteras pas longtemps toute cette haine à ton égard mais si ainsi il pouvait se débarrasser de toi une bonne fois pour toute tu étais prêt à subir en silence.

« Jericho … »

Tu souffles son prénom mais tu ne sais pas comment engager la conversation sans exploser sans sanglots et t’écrouler alors tu te hais le temps de trouver les mots justes, pour tout lui avouer, t’abandonner et jeter cette fierté. Pour lui, tu délaisseras tout ce que tu as pu construire, juste pour te faire pardonner.

« Je … Je suis désolé pour l’intrusion. Ton regard se porta sur Anastasia qui provoqua Jericho d’un regard presque hautain pour lui faire comprendre qu’elle était la raison de votre présence entre ces quatre murs. J’ai honte de revenir ici sans rien … Je t’assure que je suis désolé et … Si tu veux que je parte d’ici alors je prendrais mes clics et mes clacs et tu n’entendras plus jamais parler de moi, je te le jure. »

S’il ne veut plus de toi, tu n’insisteras pas, tu prendras sur toi et accuseras le coup en te laissant voguer ici et là sans plus. En une soirée tu es devenu dépendant de cet homme, le seul à qui tu avais été capable de tout dire. Serrant les poings tu couines doucement en osant relever les yeux vers lui, de toi-même.

« Je ne t’ai jamais oublié en ces dix ans Jericho. Chaque minute dans cette putain de cellule, j'ai pensé à toi et tu as été ma motivation. Tu m’as manqué et j’ai failli péter les plombs à de multiples reprises mais j’ai toujours espéré qu’un jour je pourrais te revoir. Je … Je me suis évadé y a trois jours et dès que j’en ai eu la possibilité je suis venu ici pour te retrouver … »

Tu soupires et viens passer une main dans tes cheveux en tremblant, la voix cassée, tremblante.

« Ou plutôt, au moins m’excuser. Je ne te demande pas de me pardonner Jericho et si maintenant tu me hais je comprendrais tes choix et tu n’entendras plus jamais parler de moi je te le jure. Je … Il y a dix ans, je t’avais promis que je mettrais fin à tes angoisses vis-à-vis d’Edwin … Tu sais Jericho … J’ai vraiment eu l’impression de m’être transformé en bête sauvage ce soir-là … J’ai planté son Dimoret et j’ai vidé pour chargeur sur cet enfoiré … »

Il y a une pointe de crainte dans ta voix, comme si tu avais peur d’à nouveau te transformer en ce monstre terrifiant et d’atteindre cette fois à la vie de cet homme que tu aimes tant.

« Je voulais m’assurer que personne ne soit venu te faire du mal. »

Tu voulais fuir mais le regard persistant d’Anastasia te plantait sur place. Tu fixais le chef de bande de dos et dans un soupir te forçant à prendre sur toi tu t’avanças pour l’enlacer timidement, comme si tu avais peur de lui faire plus mal encore, te le casser, briser en mille morceaux.

« JE T’EN SUPPLIE JERICHO PARDONNE MOI ! »

Tu colles ton front contre sa nuque et tu finis par craquer en laissant ces larmes retenues dévaler sur tes joues et tu renifles, une fois, deux fois en couinant alors que tu resserrais ton emprise ; désespéré. Tu as peur au ventre, celle de te faire définitivement repousser, celle de te retrouver seul sans personne sur qui compter, sans personne à enlacer la nuit, quelqu’un pour t’embrasser, te rassurer sur tes choix de vie.

« LAISSE-MOI UNE SECONDE CHANCE ! S’il te plaît Jericho … Laisse-moi me rattraper … Je … Non Jericho je te jure que je n’abandonnerais plus jamais. Je suis prêt à tout laisser tomber pour toi … Je suis désolé … Tellement désolé. Je t’aime Jericho, je t’aime comme jamais je n’ai aimé quelqu’un et je suis prêt à tout pour me faire pardonner … Je te le jure. »

Tu lâches tout, tu avoues tout, tu trembles et refuses de le partir. Qu’importent les coups que tu pourras prendre tu ne céderas pas malgré les coups que tu pourrais recevoir. Non, tu préfères t’accrocher à lui comme un dégénéré. Tu te mords la lèvre au sang et couines doucement. Détresse, tu l’appelles presque pour qu’il réponde positivement à ton appel à l’aide.

Le froissement d’un vêtement, tu es pris d’une angoisse incontrôlée et relèves la tête en une fraction de seconde pour croiser cette femme à l’air paniqué, probablement déboussolée par ton entrée fracassante. Tu te figes et lui lance un regard incompréhensible alors que tu t’éloignas de Jericho. Tu suffoquais presque de gêne, de peur, déstabilisé par cette nouvelle à laquelle tu ne te serais jamais attendu. Tu bégayes en te reculant, un pas après l’autre alors que tu te retrouvais encore dos au mur, le souffle court, tétanisé en ricanant nerveusement.

« Je … Je suis désolé. J’aurais du m’en … M’en douter … Tu as refait ta vie … Je suis désolé … Je vais … M’en aller. »

Ou plutôt, tu aimerais mais tes jambes refusent de t’écouter et tu te laisses bêtement tombé au sol en prenant ta tête entre tes mains, pris de spasmes. Tu te sentais lamentable, misérable et quand bien-même tu te savais responsable de cette tragédie, tu te sentais trahi par cet homme. Ta lèvre explosée, tu baisses le regard cherchant à te reprendre.

« Je … Je suis content pour toi. Je … Le principal c’est que tu dois heureux, c’est tout ce qui importes pour moi. »

Tu pètes les plombs alors qu’Anastasia est revenue vers toi, se posant à ta hauteur en cherchant à te réconforter tant bien que mal mais même en souhaitant prendre appui sur elle pour te relever, tes jambes refusaient d’obéir et tu te retrouvais là, confronter à une réalité à laquelle tu ne t’étais pas préparé, perturbé et dépassé.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Sentir sa présence juste derrière toi, entendre à peine son souffle, écouter le son de sa voix qui t’a manqué depuis tant de temps, tu lui en veux tellement, tu voudrais tellement le pardonner, mais c’est bien trop difficile, tout comme c’est difficile de le supporter. Du jour au lendemain, le revoilà chez toi, cherchant à s’excuser. Ses excuses entrent à peine dans ta tête qu’elles ressortent de l’autre côté ; tu te fermes complètement, tu refuses ses excuses – un peu à contrecœur. Un souffle glacé s’échappe d’entre tes lèvres alors que l’homme s’explique. Il s’est démené pour te venger en tuant la source de ta plus grande faiblesse, il a risqué sa vie pour vous sauver tous les deux, tu en as pleinement conscience… Mais quelque chose bloque.

« Je sais. Je sais ce que tu as fait. Et je t’en remercie… »

Tu fermes les yeux, te remémorant cette ignoble soirée que tu cherches tant bien que mal à enterrer comme ta vie d’adolescent. Mais les pensées t’échappent et tu te revois dans ce lit humide, les engueulades, les cris, les coups de feu. Tu te souviens lui avoir dit à quel point tu l’aimais avant de douloureusement sombrer dans un sommeil profond. Mais tu te souviens aussi de sa voix atrocement calme, la voix d’un monstre sanguinaire au bout du fil prononçant des mots sincères avant de raccrocher.

« … Mais tu n’aurais pas dû me mentir. »

C’est à cause de ça que tu lui en veux. Tu aurais pu l’accompagner, partners in crime jusqu’au bout, tu aurais eu une vie bien moins atroce à ses côtés en taule. Lui aussi t’a humilié à sa façon, en venant se servir de ta naïveté pour te faire avaler des mensonges en bloc pour mieux te planter derrière.

Le contact te fait frémir, couiner, tu cesses d’essuyer tes larmes pour venir agripper ces mains te tenant fermement. Tu pourrais te défaire de son emprise là, maintenant, mais rien n’y fait, il t’a beaucoup trop manqué pour que tu lui prives de ce maigre contact. Si seulement tu pouvais te retourner et l’enlacer à ton tour, tu le ferais sans hésiter, mais encore une fois, tu es complètement fermé, bloqué. Furieux, prêt à exploser tel un volcan entrant en éruption, c’est un miracle qu’il puisse t’atteindre alors que tu as juste envie de le mettre à terre, de laisser ta colère parler. Mais pour une fois, tu veux enfin te montrer mature, tu veux l’écouter jusqu’au bout, mais tu as surtout l’impression qu’il ne fait que remuer un vieux couteau dans la plaie peinant à cicatriser. Et ça t’irrite.

Et alors que tu t’apprêtes à parler, il a fini par remarquer Bella, pauvre femme n’ayant rien demandé d’autre que du réconfort pour un soir. Femme brisée, à la limite de la dépression, à qui tu as tendu la main pour un soir et que tu cherches à aider. Puis tu sens cette agréable étreinte se desserrer pour finalement s’éloigner pour de bon. Tu relèves alors les yeux vers la femme qui te pense furieux alors que tu es tout aussi déboussolé qu’elle. Plusieurs fois, tu clignes les yeux, et tu te tournes à toute vitesse vers Gerald qui se retrouve à nouveau contre le mur. Tu te pinces la lèvre, tu voudrais le rassurer, mais tu es un peu fautif. Tu t’es laissé charmer par cette sirène prête à te dévorer, et il est arrivé avant que tu ne fasses l’erreur ultime.

« Non… C’est pas ce que tu crois… »

Tu regardes Bella qui se fige et ne sait plus où se mettre, elle hésite à prendre ta défense mais elle hésite aussi à partir sans dire un mot pour te laisser bêtement dans ton affaire de couple. Gerald n’aurait jamais dû revenir, il t’a pris par surprise au pire moment, et le voilà à s’imaginer des choses. Tu te mets alors à trembler comme un fou, tu voudrais te jeter sur lui et le rassurer, mais ton corps bloque.

« Je ne suis que de passage. », dit-elle calmement. Tu la regardes sous la surprise, impressionné qu’elle ne soit pas tétanisée devant le spectacle. Elle a entendu tous ses aveux, mais n’a pas l’air d’en tenir compte. « J’ai passé la nuit dehors, j’ai failli mourir. Il m’a recueillie et maintenant je m’en vais. »

Tu prends une grande inspiration mais elle lève la main pour te faire taire. Docilement, tu lui obéis, baissant la tête, te tenant un bras sous la gêne et l’incompréhension. Tes dents viennent se planter lentement dans ta lèvre inférieure, tirant dessus, quitte à te faire mal, tu veux juste essayer de penser à autre chose.

« Merci Jericho, merci pour ton hospitalité, merci de m’avoir sauvée. Si un jour, vous avez un problème… »

Elle ne termine pas sa phrase, fixant Gerald effondré et complètement dérangé. Elle s’empare de ce que tu lui as gentiment offert, rangeant le tout dans ses poches, ouvrant la porte, préférant fuir sans prononcer un mot de plus. Et quand la porte claque, tu reportes ton attention vers l’homme de ta vie, toujours aussi chamboulé. Alors tu t’approches de lui, lançant parfois un regard inquiet à Anastasia. Tu t’arrêtes juste devant lui, le surplombant de toute ta hauteur, mais tu viens progressivement te mettre à son niveau, t’accroupissant et manquant de perdre l’équilibre. Tu trembles comme un fou, mais tu oses venir lui soulever la tête par le menton, cherchant son regard.

« Dix ans que j’essaye de me faire une raison… Mais je n’y arrive pas. Il n’y a que toi dans mon cœur. »

Dix ans que tu te fais du mal, que tu lui en veux comme un fou mais que tu ne peux pas laisser tomber. Finalement, tu viens te mettre à genoux, t’approchant un peu plus de lui, de ce visage vieilli et fatigué, ton autre main allant se perdre dans ses cheveux. Tu l’observes, tu rougis, tu voudrais ressasser cette période où il t’a trahi mais ça ne ferait que vous faire plus de mal que de bien. Il faudrait que tu apprennes à laisser les erreurs de côté et à aller de l’avant, pas à les utiliser pour t’acharner sur quelqu’un sans défense.

« Je ne veux pas de ton pardon. » Tu t’arrêtes net, sec, cherchant tes mots, cherchant à cacher la fragilité dans ta voix. « Tu as juste besoin de regagner ma confiance. »

Cette même confiance que tu as donnée bien trop vite. Tu aurais dû t’en douter, tu aurais dû attendre encore quelques semaines avant de lui offrir cette chose crédule. Il va lui falloir du temps avant que tu lui pardonnes, mais il ne l’obtiendra sûrement pas s’il préfère partir et ne plus faire parler de lui. Tu veux le savoir vivant encore un moment, tu veux qu’il fasse toutes les erreurs du monde pour lui gueuler dessus, mais cette fois-ci, tu ne veux plus qu’il s’en aille sans toi à ses côtés.

« Et pour ça, il va falloir commencer par m’embrasser. »

Tu lui offres tes lèvres timidement en t’approchant davantage de son visage, venant coller ton front au sien, tes pouces venant lentement lui caresser la joue, tes autres doigts s’amusant doucement à effleurer son cou. Tu lui souffles sur les lèvres avec envie, avec désir, tu pourrais très bien faire le premier pas mais tu veux qu’il fasse ce geste de lui-même.

« Je t’aime… »

Tu veux revivre cet instant où vous vous êtes embrassés pour la première fois il y a dix ans.
Un baiser s i n c è r e.
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Son museau te chatouillant timidement le cou, elle ne veut que calmer ta respiration saccadée, tes yeux fuyants ici et là à la recherche d’un soutien que tu ne trouvais pas. Tu aurais dû t’en douter, dix ans sans donner la moindre nouvelle et tu n’avais pas imaginé un seul scénario catastrophe où il aurait pu refaire sa vie ? Que tu étais naïf Gerald, tellement naïf. Tu entends bien cette femme prendre la parole mais tu n’arrives même pas à comprendre ce qu’elle cherchait à te dire, totalement ailleurs, perturbé par tant de choses à la fois. Tu ne comprenais pas, tu ne comprenais plus. S’il s’était reconstruit alors pourquoi avait-il attrapé tes mains de cette manière ? Pourquoi ne t’avait-il pas repoussé et jeté dehors ? Tu n’arrivais pas à faire la part des choses et gardas la tête baissée à t’en arracher presque quelques cheveux sous le stress.

Tu te sentais si vulnérable ainsi.

Et pourtant la femme s’en alla, fuyant presque cette demeure en claquant la porte derrière elle pour vous laisser tous les deux dans un tête-à-tête où tu cherchais plus que tout à esquiver le regard de ce dominant, rôles inversés depuis cette si particulière soirée alors qu’en cet instant tu ressemblais plus à un petit animal sans défense qu’autre chose, bestiole mal apprivoisée se retrouvant prise au piège dans la cage d’un loup terrifiant. Tu couinerais presque en le sentant s’approcher et instinctivement tu attrapes la patte d’Anastasia pour la serrer dans ta main moite, cette fois c’est elle qui te protège du moindre coup, de la moindre possible attaque de cet homme. Pourtant elle se détend, son étreinte devient plus lâche et tu la sens se reculer doucement et cette fois ton couinement de détresse est bel est bien audible aux oreilles de tous. Il s’accroupit et lorsqu’il vient relever ton menton tu déglutis difficilement en venant planter tes yeux dans les siens, angoisse, tu l’implores de t’épargner parce que tu sens encore les coups pleuvoir, tu les pressens comme ceux que tu as reçu il y a vingt-ans. Pourtant non, il y a juste cette phrase qui à elle toute seule arrive à te détendre légèrement, juste assez pour que tu puisses le regarder sans pousser des râles d’agonie insupportables.

Tu lui lances un regard surpris, tu cherches toujours autant à comprendre, tu veux savoir où il veut en venir tandis qu’Anastasia elle se contente de se lever pour vous laisser seuls ; tu la regardes partir alors qu’elle traîne timidement le Sarmuraï avec elle, probablement pour qu’il ne cherche pas à intervenir si la situation venait à légèrement dégénérée mais au fond tu t’en fous et reportes ton attention sur cet homme à qui tu as brisé le cœur il y a si longtemps. Tu arrives à te calmer mais tu cherches encore à échapper à son regard de temps en à autre mais ses doigts caressant cette barbe que tu avais pris soin d’arranger pour l’occasion te font toujours revenir vers lui, ces saphirs te mettant tant en confiance, cet océan pour lequel tu ferais tout, qu’importe qu’il te remette en laisse, qu’il fasse de toi son rocabot, tu t’en fichais bien tant que tu pouvais rester avec lui, qu’importe tant qu’il était capable de domestiquer la bête sauvage que tu étais devenu.

« Je ferais tout ce que tu voudras pour la regagner. Je veux me rattraper Jericho. »

Le moindre mot déchire ta gorge et tu te détends en le sentant se rapprocher de toi malgré un petit mouvement de recul en sentant ses doigts glisser le long de ta gorge. Et s’il te mentait à son tour pour se venger et te mettre en confiance avant de t’étrangler ici et maintenant pour t’achever ? Cette pensée t’arracha un frisson mais sa demande, simple et précise te firent revenir à la réalité ; ses lèvres proches des tiennes, son souffle se mêlant au sien, sa peau rencontrant de nouveau sa jumelle : tout te rend fou et tu as du mal à ne pas complètement péter les plombs.

Tu le fixes un instant sans bouger, tu cherches à te remettre les idées en place mais tu n’en peux plus en venant sceller votre union en un baiser passionné sans qu’aucun ne cherche à prendre le dessus sur l’autre, un contact amoureux, une étreinte sincère alors que de ta main tremblante tu vins chercher la sienne sans la bouger de ta joue ; tu ne voulais qu’entremêler vos doigts sans jamais compter court à cette sensation qui t’avais tant manqué.

Dix putains d’années que tu en rêvais.

Un instant tu reprends ton souffle en délaissant ses lèvres pour croiser son regard mais tu reviens à la charge aussitôt pour profiter encore. Tu ne voulais plus le lâcher, tu voulais rattraper le temps perdu, lui prouver que tu n’étais pas qu’un putain de menteur s’amusant avec ses sentiments, tu voulais qu’il soit fier de toi, fier d’être à tes côtés, dans tes bras, qu’importe l’endroit. Dans un élan de panique tu lâches sa main pour attraper son visage et le garder contre toi, angoissé à l’idée qu’il s’éloigne, terrifié par cette sensation désagréable de finir ta vie seul.

« Merci Jericho, merci merci merci. Tu seras fier de moi je te le jure ! Je vais rattraper le temps perdu, je vais tout faire pour être à la hauteur de tes espérances … Merci Jericho, merci infiniment. »

Tu n’arrives pas à y croire en pensant aussitôt à un mauvais rêve mais cette vive douleur te lançant alors que tu te mords l’intérieur de la joue te fais vite revenir à la réalité. Timidement tu récupères sa main pour la reporter à ton visage en lui adressant un petit sourire gêné. Tu avais encore du mal à articuler correctement à cause de cette vague de sentiments te prenant la gorge mais tu ne veux plus le lâcher du regard.

« Tu m’avais dit que tu aurais bien aimé savoir à quoi je pouvais ressembler avec une barbe plus importante … J’espère te plaire toujours autant malgré toutes les rides que j’ai pu prendre. »

L’amour, la peur, l’espoir, le désespoir, tu ne sais plus où donner de la tête mais tu l’embrasses encore en lâchant finalement sa main. Tu sentais son dos te lancer dans cette position et les crampes commençant à se faire sentir dans tes jambes te firent te redresser lentement et prenant appui au mur tu te relevas ; chancelant un instant, tu te retiens aux épaules de ton amant toujours à genoux au sol que tu relevas en attrapant son poignet entre tes doigts tremblants pour le tirer avec toi jusqu’à ce canapé de plus en plus miteux – tu te demandas d’ailleurs un instant comment il pouvait être encore debout, maintenant que tu étais d retour il allait falloir commencer à prévoir quelques changements de mobilier -.

« Je t’aime Jericho, je t'aime tellement. Je n’ai cessé de penser à toi pendant ces dix ans. Je n’aurais jamais imaginé … M’évader de cette prison. En te rentant compte de tes paroles, tu éclates de rire, un ricanement nerveux et paniqué. Tu te rends compte ? La prison d’état de Kalos … Je m’en suis échappé si facilement … Je … Maintenant je vais être recherché … Et je n’aimerais pas te causer des problèmes. »

Tu hésites alors à fuir en te rendant compte à l’instant de tes paroles mais en te tournant vers lui pour attraper ses mains et le regarder dans les yeux tu te rends compte que tu en es incapable, dans l’incapacité totale de l’abandonner encore une fois ; cet homme, ton amant.

« S’il te plait, laisse-moi être égoïste encore une fois. Il serait plus sage pour moi de fuir mais je n’en ai pas la force. Je ne veux plus t’abandonner, je ne veux plus t’entendre hurler et pleurer au téléphone. Toutes ces promesses … Je veux pouvoir les réaliser avec toi alors … Est-ce que tu penses que je peux m’installer ici avec beaucoup de retard ? Tu n’arrêtes un instant avant de reprendre. Je dormirais sur le canapé si tu penses que je vais trop vite. »

Tu es véritablement prêt à tout pour lui.
Pour luI prouver que ton amour était réel.
Que tu en étais totalement dépendant.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

La colère s’efface peu à peu, laissant place à une passion que tu as perdue depuis bien trop longtemps. Cela faisait un moment que tu n’avais pas ressenti ça, cette douce chaleur t’envahissant, et ça t’a foutrement manqué de pouvoir le sentir là, si proche de toi. Toi non plus tu n’en peux plus, ces quelques secondes semblent interminables et tu es à deux doigts de le supplier de venir coller ses lèvres aux tiennes. Tu veux t’assurer qu’il ne se soit pas fait une raison, qu’il ne te ment pas sur toute la ligne, tu ne veux plus souffrir après avoir donné ta confiance trop rapidement, tu cherches surtout à te préserver.

Égoïste, mais nécessaire.

Car s’il commet encore une erreur, tu n’es pas sûr de ce que tu risques de faire. Tu n’es pas sûr de rester calme face à ça, de ne pas faire couler le sang sous la colère, toi qui as failli tuer quelqu’un il y a peu d’ailleurs, un pauvre enfant que tu as fini par recueillir mais que tu n’enfermes pas chez toi, que tu laisses vagabonder librement ; tu lui sers plus d’abris qu’autre chose… Mais il y aura un jour où il rentrera lui aussi au pire moment, où tu devras le présenter à Gerald et lui expliquer comment tu en es arrivé à adopter un type comme lui.

Mais pour le moment, tu préfères te draper dans l’ignorance, haletant presque en attendant ce foutu baiser. Baiser que tu acceptes avec plaisir, que tu cherches à prolonger le plus longtemps possible quitte à t’en couper complètement le souffle. Tous ces baisers que vous auriez pu vous échanger en dix ans, tu cherches à les donner et recevoir, tu voudrais serrer cette éteinte se mêlant à tes doigts mais tu risquerais de venir planter tes ongles dans cette joue si tu le faisais. Et lorsque le contact se rompt, tu en redemandes presque immédiatement, obsédé par celui-ci, une sensation que tu n’as jamais pu retrouver en dix ans malgré toutes tes tentatives de tourner la page.

Quand lui t’attrape le visage, toi, tu te contentes de laisser tes mains doucement glisser pour venir terminer leur course sur ses larges épaules. Tu pousses alors un soupir agréable, souriant timidement, le regard perdu dans le sien, te demandant encore si tu as fait le bon choix, si tu devrais continuer à lui pardonner aussi vite. Tu ne dis rien, mais tes yeux expriment ce doute, et cette étincelle de crainte risque de persister encore quelques semaines – voire mois, la peur qu’il t’abandonne à nouveau, la peur de céder à une crise de colère, la peur de détruire tout ce que tu as construit tout seul juste à cause d’un caprice d’un homme dont tu es tombé fou amoureux.

Encore maintenant, tu te poses des questions sans réponse, tu te demandes si tu fais le bon choix, si tu dois le laisser faire ou si tu dois résister à la tentation de le croire sur parole ; tu voudrais vraiment lui redonner ta confiance, mais il te l’a recraché à la gueule le lendemain et tu t’es senti comme une poupée manipulée et jetée à la poubelle une fois devenue inutile. Alors tu es perdu, tu souris mais il y a ce profond sentiment de malaise dissimulé au fond de toi qui te met en garde. À nouveau, tu viens caresser cette barbe, laissant tes doigts la parcourir, ton sourire s’étirant davantage en te souvenant du moment où tu lui as dit cette phrase. Une tentative naze de le draguer à une époque où tu doutais encore de tes sentiments pour lui, où tu te croyais encore seulement attiré par les délicates courbes d’une femme.

« Tu as toujours été magnifique… Mais maintenant tu l’es encore plus. Ça te rend plus… Sauvage. », dis-tu en profitant de ce léger baiser pour tirer sur sa lèvre inférieure avec désir. « Et j’espère toujours te plaire malgré mes rides et… Mes golfes. »

En dix ans, tu n’as pas gagné de cheveux blancs mais ils ont commencé à doucement se dégarnir – sûrement dû au stress des premières semaines loin de lui et de cette lente descente aux enfers. Après l’avoir aidé à ta façon pour se relever, tu fais de même, le suivant docilement jusqu’au canapé, venant t’asseoir à ses côtés avant de venir le coller et le serrer contre toi. Tu ricanes en même temps que lui, ressentant sa nervosité. Il est vrai que ce n’est pas commun de pouvoir s’échapper d’une prison, surtout celle de Kalos, et ça te fait te poser des questions. Questions que tu ne prononceras que plus tard, après lui avoir déposé un doux baiser dans son cou maintenant dégagé de ses longues mèches rebelles d’autrefois.

« Je t’aime. Je t’aime… »

Lorsqu’il laisse sous-entendre qu’il ne veut pas te poser de problèmes, tu fronces immédiatement les sourcils, prêt à l’engueuler à nouveau, ton étreinte se faisant plus forte, plus violente. Tu grognerais presque si tu n’avais pas réussi à contrôler cette pulsion colérique. Mais tes yeux sont emplis de rage, d’incompréhension et surtout de peur. La peur de le voir repartir à nouveau. Tu voulais ouvrir ta gueule mais il finit par te rassurer, te proposant ce que tu as attendu pendant dix ans – ou plus ; tu hoches presque instinctivement la tête, les larmes te montant aux yeux sans qu’elles ne viennent dévaler sur tes joues pour autant.

« Bien sûr… Bien sûr que tu peux putain. Tu sais combien de temps j’ai attendu que tu me demandes ça ? Trop longtemps. »

Doucement, tu viens lui faire une petite tape dans le dos, tape qui ne se veut pas violente mais plutôt pour accentuer le fait qu’il a mis beaucoup trop de temps avant de prendre sa décision. Tu irradies de bonheur tout à coup, ne cachant pas ta bonne humeur, venant te jeter sur lui pour le faire doucement basculer.

« Je m’en bats les couilles que tu sois recherché, je te couvrirai s’il le faut, on fuira Grimecoal s’ils arrivent à te retrouver, mais il est hors de question que je te laisse partir une nouvelle fois dans la nature tout seul. »

Prenant son visage entre tes mains, tu viens le couvrir de baisers, profitant de cet enthousiasme te gagnant pour lui montrer à quel point il t’a manqué. Tu ne le lâches plus, venant le tirer contre toi en te redressant, l’emmenant dans la cuisine à toute vitesse, attrapant le paquet de clopes abandonné sur cette table depuis des jours. Tu le lui tends avec un petit air de chien battu.

« Je ne sais pas depuis combien de temps tu n’as pas pu en profiter, mais ça fait trop longtemps qu’on n’en a pas partagé une. »

Cette fois, tu comptes bien te venger de ce petit coup de pute qu’il t’a fait la dernière fois, où il est venu t’arracher la clope du bec pour en profiter. Tu comptes lui faire pareil dès lors qu’il aura allumé la cigarette, juste pour le faire rager et languir un peu plus de ce plaisir cancérigène.

« Tu as faim ? Soif ? Fais comme chez toi, vu que c’est le cas maintenant. »

Tu ne voudrais pas risquer de l’intoxiquer, alors il va falloir qu’il se démerde avec la bouffe. Heureusement que tu t’en es rendu compte assez tôt, sans quoi tu aurais tué on ne sait combien de personnes sans le vouloir. Après avoir tiré plusieurs taffes, tu lui tends le bâton de nicotine, ne t’éloignant une fois après avoir les mains libres. La bonne humeur te fait faire des choses plutôt étranges, et tu t’agites donc dans toute la pièce avant d’être stoppé par Philippe qui gronde car tu sembles le déranger – sauf si tu lui tends un peu de bouffe, bien sûr. Alors dans un soupir, tu viens lui tendre non pas un, mais deux petits biscuits qu’il attrape comme il le peut avant de repartir. Tu t’essuies les mains en les frottant entre elles avant d’aller les passer dans tes cheveux éternellement tirés vers l’arrière, maintenant pensif.

« Mais… Comment as-tu fait pour t’échapper de cette prison… ? »

Lentement, tu te tournes vers lui, inquiet. Qui sait par quel moyen il a pu partir de là, comment il a pu rejoindre Grimecoal ? Tu t’imagines divers scénarios tous plus sombres les uns des autres, déglutissant avec inquiétude. Et si les forces de l’ordre étaient déjà en train de fondre en grand nombre ici ? Lentement, tu te mets à trembler, le regard s’abaissant jusqu’à aller fixer le sol, ton visage jusqu’alors éclairé par le bonheur s’assombrissant à mesure que les secondes s’écoulaient. La fragilité te gagne à nouveau, et tu risques de passer par tous tes états pendant encore quelques mois, le temps de consolider ce petit cœur fissuré de toutes part.
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
« Tu es toujours aussi beau. »

Tu ne pouvais t’empêcher de sourire bêtement, trop bêtement même alors qu’il t’embrasse encore, toujours collés l’un à l’autre. Cette chaleur humaine, ce contact si réparateur, dix ans sans pouvoir en profiter, dix ans sans te sentir en sécurité dans cette cage bien trop petite en proie à une autorité risible. Quand tu t’es fait attraper tu te fichais de toutes les conséquences pouvant suivre et tu t’étais bien moqué des juges dans cette cour d’assise où même ton avocat n’avait rien pu faire pour toi et tu semblais indifférent lors de la première semaine ; tu étais juste satisfait d’avoir vengé ceux que tu aimais. Et pourtant tel le roi de la savane enfermé dans sa cage, tu t’es mis à tourner en rond, prêt à mordre la moindre main dépassant les barreaux de ton minuscule espace vital. Pendant dix putains d’années ce passé macabre n’a cessé de te hanter, le cadavre de Suzie jonchant le sol de votre chambre, celui de ce Dimoret et d’Edwin, les cris à l’autre bout du téléphone, rien de cela n’avait eu la bonne idée de t’abandonner et même cette faucheuse s’en était mêlé.

Tu as vu son regard mauvais revenir, un instant lorsque tu lui as fait part de tes appréhensions, mais tu t’étais rattrapé à tant, heureusement, pour le rassurer quant à tes objectifs immédiats ; vivre ici, parfois retourner chez tes sœurs mais en ayant toujours un endroit où revenir, une habitation sûre, un lieu accueillant où tu seras toujours le bienvenu avec quelqu’un pour t’y attendre. Tu le laisses t’embrasser mais à cet instant tu sembles ailleurs, encore un peu paniqué à l’idée de lui causer du tort, aussi bien à lui qu’à sa cause alors tu laisses échapper un petit soupir en tentant tant bien que mal à cacher ton appréhension à ce sujet.

« Tu es sûr ? Je ne veux pas te mettre dans le mal et s’il t’arrivait quelque chose je ne me le pardonnerais jamais. »

Tu as peur, peur de lui faire du mal peu importe comment, peur de le blesser, peur qu’il devienne victime de tes erreurs comme l’a été Suzie, peur de l’emmener en enfer avec toi ; peur de l’attrister, peur de partir un jour mais ne jamais revenir sans le vouloir.

« Mais en même temps, je ne veux plus partir, je ne veux plus m’en aller sans être sûr de pouvoir revenir ici. Je ne referais plus les mêmes erreurs Jericho je te le promets. »

La détresse qui refait surface dans ton regard alors qu’il te tire jusque dans la cuisine pour te proposer une cigarette, douce sauveuse salvatrice que tu tires du paquet sans même hésiter un seul instant. Dix ans sans en profiter, dix ans privé de cette addiction t’ayant rendu totalement dingue et même chez Diana cette dernière ne t’avais pas laissé la possibilité d’en fumer une en te retirant toutes celles que tu avais réussi à trouver ici et là pour les fumer à ta place sans la moindre vergogne. Alors cette fois tu soupires lorsqu’on te retira le filtre des lèvres à peine allumée et d’un regard menaçant tu t’approchas du voleur en grognant pour le faire reculer jusqu’à le bloquer entre la table et ton imposante masse. Tu te veux autoritaire alors qu’il tire une, deux, trois taffes dessus avant de te la rendre et tu la récupères d’un geste presque trop brusque pour tirer à ton tour une longue taffe après lui avoir dérobé un nouveau baiser brut.

« Tu es un enfant Jericho, en tant d’années je vois que tu n’as pas changé. »

À sa nouvelle question tu te permets de fouiller dans les placards et tiroirs à la recherche d’un truc à te mettre sous la dent mais désespère vite en voyant l’état du frigo presque à moitié vide et lui lance même un regard exaspéré en roulant des yeux. « Toujours aussi nul en cuisine ? Je vois que je vais devoir prendre la relève si tu veux arrêter de bouffer n’importe quoi. On commande ce soir ? »

Nouvelle taffe pendant qu’il faisait fuir son Sarmuraï bien trop encombrant et tu souris doucement à la Goupelin le suivant de prêt mais elle se contente de rougir doucement à ton petit regard sournois en fuyant presque la pièce en compagnie de l’insecte ; eux aussi avaient probablement des choses à se dire depuis tout ce temps et tu savais qu’Anastasia était du genre à rapidement s’attacher aux autres de Philippe s’était montré être un important soutien lors de ta dernière nuit en ces lieux. Et lorsque Jericho se retourne vers toi, sa question te fige sur place ; tu oses bien un instant le fixer droit dans les yeux mais sous l’angoisse tu préfères porter ton attention sur le sol en cachant tes tremblements avant de relever ta main gauche devant tes yeux. Tu réfléchis, à la situation, aux mots à prononcer, à comment t’expliquer sans te louper et en fermant ce frigo tu viens te poser sur une des chaises en l’invitant à faire de même.

« C’est difficile à expliquer Jericho. Tu sais, j’ai pris perpétuité et je n’aurais jamais dû sortir de là. Pourtant il y a quelques soirs, le 25, j’ai fait un rêve ou un cauchemar appelle ça comme tu veux, c’était étrange voir même terrifiant … Dedans il y avait une faucheuse, tout était sombre et on m’a proposé le pouvoir de m’enfuir, le pouvoir de sortir loin d’ici en échange d’un pacte et sans vraiment hésiter j’ai accepté. »

Tu viens lui prendre timidement la main pour faire cesser vos légers tremblements à l’un comme l’autre. Tu espères le rassurer mais tu sens bien que ton histoire, en plus de ne pas tenir debout, risque de l’effrayer plus qu’autre chose.

« Je ne sais pas si c’est une coïncidence ou non mais il y a eu un souci à la prison à ce moment là et j’ai profité de la naïveté de deux gardes pour les attraper depuis ma cellule ... J’ai fracassé le crâne de l’un contre les barreaux et en menaçant l’autre de faire de même j’ai réussi à obtenir les clés pour me barrer. Le problème c’est que … Tu t’arrêtes, ta respiration s’accélère à mesure de tes paroles et tu lâches aussitôt sa main pour reporter ton regard perturbé sur ces dernières, un rictus presque dégoûté au visage. J’ai voulu me rassurer, me dire que tout irait bien, que je n’avais pas tuer ce pauvre gosse mais en voulant le toucher … Il s’est transformé en pierre. J’ai pris peur et je suis parti sans jamais me retourner. Lorsque j’ai réussi à passer ce putain de grillage barbelé Anastasia m’a récupéré avec ma sœur. Je ne comprends pas Jericho. »

Tu hésites mais retires finalement tes gants pour lui tendre tes mains encore déchirées par le fil de fer, elles tremblent, apeuré en lui dévoilant par la même occasion cette marque sur le dos de ta main gauche.

« Ça a recommencé en revenant ici. J’ai touché quelqu’un et … Il s’est transformé en pierre. Je n’ai pas fait exprès je te jure ! Je ne comprends pas, je ne comprends rien même mais j’ai peur ça c’est sûr ! Je ne suis plus pareil et j’ai l’impression que plus rien ne sera comme avant ! J’ai eu une sensation de vertige avant de me jeter sur ce type et après tout est allé mieux … Je me suis senti plus fort, plus vif, tant de choses que je n’aurais jamais pu imaginer. »

Tu redresses la tête vers lui, tu l’appelles à l’aide, la lèvre inférieure tremblante en couinant presque. Tu ne veux pas le faire paniquer mais ton regard prouve bien que tu ne contrôles rien, totalement déboussolé et perdu. Tu ne sais plus où donner de la tête, tu ne sais pas si tu peux te permettre de rester là, tu ne sais rien.

« Jericho … Est-ce que tu as peur de moi ? Je suis devenu un monstre après tout … Une putain de bête sauvage. »

Tu sues, les larmes qui veulent refaire surface alors que tu te mords la lèvre en détournant le regard. Tu devrais fuir, ce serait mieux pour tout le monde, pour lui comme pour toi, pour son intégrité et la tienne mais tu as peur, peur de la solitude, peur de crever seul dans ton coin sans personne pour t’aider.

« Parce que moi … Je me fais peur, terriblement peur. »

Tu t'écoeurais même et comme pour te calmer tu te levas de ta chaise, titubes un instant et t’enfuis d’un pas aussi pressé que chancelant vers la salle de bain pour fermer la porte derrière toi sans la verrouiller pour autant. Un instant tes yeux croisent le miroir et tu n’arrives pas à voir autre chose que le reflet d’un meurtrier, un sauvage, un chien errant indomptable. Alors tu allumes le robinet du lavabo pour faire couler un fin filet d’eau glacé pour t’en passer sur le visage dans le but de te remettre les idées en place.

Tu avais besoin de quelqu’un pour t’aider.
Te dompter, te dresser.
Te remettre dans le droit chemin.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Tu flippes et pour lui, et pour ta gueule. Peur de connaître ce qu’il s’est passé pour qu’il ait réussi à s’échapper aussi facilement de taule, peur que le scénario que tu es en train de t’imaginer se réalise vraiment. Le temps d’un instant, tu oublies tout ce qu’il a pu te raconter quelques minutes plus tôt, lorsqu’il t’a traité d’enfant, lorsqu’il t’a demandé si vous allez commander à manger, il n’y a plus que la terreur qui occupe ton esprit, et plus les secondes passent, plus tu vois un avenir sombre, semé d’embûches, à passer votre vie entière à fuir de ville en ville, vous installant pour quelques soirs dans un hôtel avant de repartir.

Lentement, tu viens t’asseoir à ses côtés, appréhendant ses paroles ; tu regrettes déjà de lui avoir posé la question. Tu aurais dû te taire, oublier le fait qu’il soit un évadé de prison, et continuer ta vie comme ça sans te soucier de rien. Mais d’un autre côté, tu veux savoir… Tu veux savoir comment il a pu écourter son séjour en prison. Alors lentement, tu relèves la tête vers lui pour venir le regarder dans les yeux. Et tu l’écoutes avec une attention particulière, te pinçant doucement la lèvre lorsqu’il te raconte son rêve. Tu tentes de l’imaginer – non sans difficulté, tu le vois à la merci de la mort prête à le faucher, et tu retiens quelques larmes de couler à cause de cette horrible vision.

Tu acceptes cette main venant timidement enlacer la tienne, la serrant de toutes tes forces, la ramenant tout contre toi, profitant de ce maigre contact pour tenter de te rassurer comme tu le peux. Sauf que celui-ci cesse bien trop vite pour toi et, alors que tu t’apprêtais à rattraper la main, tu préféras t’arrêter net dans ta course pour reculer un petit peu et bien t’adosser au dossier du siège, presque atterré par ce qu’il te raconte. Comment cela pouvait être possible ? Changer les gens en pierre, c’était vraiment une histoire à dormir debout, et tu crus un moment qu’il essayait de te faire avaler des salades pour dissimuler quelque chose d’encore plus grave.

Jusqu’à ce que tu aperçoives cette marque sur le dos de sa main.

Non, il ne l’avait pas il y a dix ans. Lentement, tu viens agripper sa main avant de caresser la marque du bout des doigts, l’observant sous toutes les coutures. Une trace d’une forme étrange, que tu tentes d’effacer comme si ce n’était qu’une tache à enlever d’un simple frottement. Mais rien n’y fait, elle demeure sur sa peau, et tu pousses un soupir à la fois déçu et rempli d’inquiétude. En relevant la tête, tu viens croiser son regard t’implorant, tu voudrais le rassurer mais aucun son ne sort de ta bouche à part un petit bruit gorgé d’incompréhension.

Alors tu te rapproches de lui lentement, cherchant à aller lui voler un baiser ; sauf qu’il se leva bien trop vite pour aller fuir dans une autre pièce. Toi, tu restes comme un con sur cette chaise, déçu et presque triste. Pourquoi, pourquoi à chaque fois qu’il était là, il se passait quelque chose d’horrible ? Ne pouvez-vous donc pas pouvoir passer une journée normale ensemble ? À croire que vous étiez maudit, liés par un amour improbable, impossible mais extrêmement puissant.

Pour le moment, tu restes là, comme un con, à regarder le plafond, puis le sol, faisant ça plusieurs fois de suite. Tu cherches à rassembler tes forces, à te relever, mais c’est difficile, car il te faut un peu de temps pour assimiler ce qu’il vient de te raconter. Tu ne pensais vraiment pas ça possible, mais s’il est là, chez toi, c’est bien qu’il doit y avoir une part de vrai, non ? Tu serres les poings, tiraillé entre l’envie de le croire sur parole et de garder une part de doute, car tu n’as plus vraiment confiance en lui, car tu as peur qu’il vienne te planter un nouveau couteau dans le dos.

Car tu refuses de revivre une autre soirée déchirante.

Mais tu as bien vu sa détresse dans ses yeux, tu l’as vu t’implorer, tu as remarqué ses petites mimiques qui prouvent l’authenticité de son récit. Alors tu réfléchis, encore, toujours… Tu finis par te lever lentement, t’appuyant sur la table pour éviter de tomber. Tu titubes toi aussi quelques instants, cherchant à remettre tes idées en place, et tu te diriges lentement vers le salon dans l’espoir de le retrouver là-bas. Évidemment, il n’y a personne à part les deux pokémons semblant occupés à se raconter tout et n’importe quoi. Lors de ton intrusion, ils se sont tus, Philippe te jugeant de ses yeux sans expression, toutes griffes sorties comme pour t’avertir de ne pas le déranger. Alors tu ne te poses pas plus de questions, tu continues ta route en cherchant ton homme dans chacun des pièces.

La salle de bain est le dernier endroit que tu n’as pas fouillé.

Lentement, tu t’approches de cette porte fermée, tu as un peu peur de voir ce qui s’y trouve derrière ; bête sauvage ou amant ? Tu appréhendes, t’approchant de la porte, saisissant la poignée fermement. Et silencieusement, tu viens ouvrir la porte, le miroir trahissant ton entrée dans la pièce. Tu te veux timide et faible, tu ne veux pas brusquer Gerald, mais tu t’avances en prenant sûrement beaucoup de risques jusqu’à venir te coller à lui, l’entourant de tes bras, soufflant délicatement contre sa nuque.

« Quoi que tu sois, je t’aimerais toujours. Sache-le. »

Qu’il soit un meurtrier, un fou à lier, un homme prêt à te tuer à la moindre occasion, tu t’en fous royalement. Tu lui souris, observant son reflet dans la glace et tu le berces doucement en remuant à gauche, à droite, déposant un doux baiser contre sa peau. Tu lui dois bien ça, dix ans loin de lui, il a beau avoir changé, pour toi, il demeure le même homme qu’avant.

« S’il faut te convaincre que tu n’es pas un monstre, je serai ton homme. »

Tant qu’il ne s’en prend pas à toi, tu n’auras rien à lui reprocher. Toujours en souriant, tu viens t’emparer d’une de ses mains, relâchant ton emprise pour le forcer à se tourner vers toi ; et dès lors qu’il se tient face à toi, tu viens l’embrasser délicatement, plissant parfois les yeux sous les chatouilles de sa barbe. Tu te prends même à pouffer un peu de rire avant de reculer le visage pour aller l’enfouir contre son cou, l’enlaçant à nouveau. Tu restes un moment comme ça, profitant de cette chaleur humaine qui t’aura beaucoup trop manqué.

« Je t’aime. Reste comme tu es. Sale gosse. »

Tu prends une grande inspiration après t’être retenu de rire, puis tu le relâches et tu quittes la salle de bain pour aller fumer un peu en allant te poser près de la fenêtre ouverte du salon ; tu ne cherches pas à le brusquer, il pourra revenir vers toi quand il le voudra, tu ne le repousseras pas. En attendant, tu consultes ce que vous pourriez potentiellement commander pour la soirée. Cela doit faire un moment que tu n’as pas fait de courses, préférant te gaver de bouffe un peu mauvaise, de conserves et de plats déjà préparés… Mieux vaut éviter un fiasco lorsque tu manges.

« Qu’est-ce qui t’intéresserait ? », dis-tu en haussant un peu la voix. Toi, de ton côté, tu n’es pas difficile : tout ce qui ne vient pas de toi te convient, même si c’est potentiellement encore plus dégueulasse que ta cuisine.

Mais tu retombes très vite dans tes pensées, réfléchissant à tout ce que Gerald a pu te dire tout à l’heure. Tu te mords la lèvre sous l’inquiétude, tu voudrais en savoir plus sur son évasion mais tu ne veux pas non plus l’embêter plus que ça sur cet épisode. Alors tu restes dans ton silence, remuant deux-trois questions qui resteront sans réponse. Tu te demandes aussi si c’est vraiment utile de rester assez méfiant envers lui. Tu rêverais de lui sauter dessus, de te laisser bercer par la moindre de ses paroles, mais de l’autre côté, tu refuses qu’il te fasse souffrir une deuxième fois.

« J’espère que tu réfléchis déjà à des moyens de regagner ma confiance. »

Tu souris doucement, un sourire plus provocateur qu’autre chose. Tu veux qu’il te chouchoute, tu veux qu’il te montre à quel point tu lui as manqué. Pour une fois, tu veux être égoïste et recevoir toute son attention, ne serait-ce que pour se faire pardonner de ces dix ans loin de toi.

Quelles retrouvailles mouvementées.
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Tu te sentais en sécurité dans les bras de ton amant, comme si rien ni personne n’étaient en mesure de venir vous troubler, comme si à vous deux vous étiez capable de survivre dans ce monde de dingue, comme si avec lui tu étais capable de rester sain d’esprit, loin de cette ombre sauvage cherchant à t’étrangler depuis ce cauchemar atroce, cette chasse à l’homme t’angoissant d’avance. Alors tu te complais de ses marques d’affection, tu te calmes petit à petit, lentement, doucement et tes muscles se détendent, tes doigts crispés relâchent les rebords du lavabo et au contact de ses lèvres tu te sens même frémir. Cette sensation, tu en aurais presque rêvé depuis ces dix dernières années. Ses paroles te rassurent et son baiser t’arrache un sourire alors que tu le laisses se serrer contre toi pour l’enlacer en retour, tendrement.

« De toute façon tu es déjà mon homme, non ? Tu pouffes à ton tour en venant déposer tes lèvres contre sa tempe. Et moi je t’aime comme tu es, même si avec le temps tu es probablement devenu un vieux con. »

Tu le laisses partir sans pour autant le suivre et te retournes à nouveau vers le miroir pour te regarder une dernière fois. Ses paroles avaient beau te mettre du baume au cœur, tu te sentais toujours mal à l’aise et cette sensation de ne plus vraiment être capable de te contrôlait était terriblement dérangeante ; tu avais peur, la boule au ventre de faire du mal à ceux que tu pouvais aimer, cette angoisse perpétuelle de ne pas pouvoir gérer une situation délicate. Et si tu ressentais ce même besoin que ce matin ? Et s’il leur arrivait à tous quelque chose ? Tu fermas les yeux et secouant la tête pour chasser toutes ces pensées néfastes et soupiras en ressortant de cette pièce, incertain de ce que tu devais faire par la suite. Devais-tu garder tes distances avec lui pour le préserver d’une crise ou devais-tu te jeter sur lui pour rattraper le temps perdu ? Tu n’en savais que trop rien et vins te poser sur le canapé sans pour autant le lâcher des yeux, perdu loin d’ici à te combattre toi-même après avoir déposé ton téléphone sur la table basse, faisant suivre le même chemin à ton paquet de cigarettes resté depuis toutes ces années dans la poche de ta veste.

« Je te laisse choisir, tu sais j’ai bouffé de la merde pendant dix ans alors tout m’ira. Prends ce qui te fait le plus envie ce soir et c’est moi qui régale. »

Heureusement que Prudence avait été bien plus prévoyante que sa brune en ajoutant de quoi te permettre de survivre quelques jours seul si tu venais à rencontrer des problèmes mais maintenant que tu avais été de nouveau accepté ici par l’homme que tu aimais tu n’avais plus à avoir de craintes concernant l’hôtel ou les transports et puis tu lui devais bien ça pour te faire pardonner. « Demain on ira faire les courses si tu n’as rien de prévu, je pense que tu ne vois pas d’inconvenants à ce que je prenne le relais à la cuisine. »

Tu l’admires de dos, silencieux, sans oser le déranger mais le vibreur de ton téléphone t’arracha un petit sursaut et sur le coup tu ne daignas pas consulter tes messages ; tu savais pertinemment qu’il s’agissait de Diana qui venait prendre de tes nouvelles et tu préférais te préoccuper du bien-être de ton amant en cet instant présent. Tu lui rendis son petit sourire provocateur et te permis même un petit rire amusé en te levant pour te rapprocher de lui et l’enlacer dos à toi. Tes lèvres glissant contre son cou pour le mordiller dans le simple but d’y laisser une marque et approchant tes lippes de son oreille tu cherchas à le provoquer encore plus, comme s’il s’agissait d’un jeu.

« J’ai tout mon temps pour ça voyons, maintenant que je ne compte plus m’en aller rien ne presse. »

Excitation mutuelle, incitation discrète à passer encore une fois ce cap une fois la nuit tombée alors que tu te contentais de le garder contre toi, silencieux, profitant de ce silence réconfortant, le bruit de sa respiration et l’odeur à la fois plaisante et désagréable de cette cigarette, tu fermes les yeux et resserres même ton étreinte. Puis une deuxième vibration, une troisième, quatrième et de nombreuses autres ne semblant pas vouloir s’arrêter qui commencèrent sincèrement à t’irriter au point où tu te détachas de ta moitié pour récupérer ton téléphone d’un geste agacé pour vérifier la multitude de messages que tu avais pu recevoir. Tu en profitas pour t’attraper une cigarette et grognas seul dans son coin en lisant chaque texte envoyé qui confirmait bien tes suppositions ; Diana était vraiment infernale quand elle pouvait s’y mettre et gênée par ses questions tu ne pu cacher les légères rougeurs colorant tes joues.

« Putain elle est insupportable quand elle s’y met … »

Tu t’es plains d’un murmure que Jericho avait probablement du entendre et reposant le téléphone à sa place tu retournas vers lui pour te poser à ses côtés cette fois en faisant comme si de rien n’était. Puis au bout de quelques secondes de silence tu attrapas timidement la manche de sa chemise pour attirer son attention et lui pointer la veste que tu portais sur toi en ce moment.

« Elle a probablement plus l’odeur d’Anastasia que la tienne maintenant mais comme tu peux le voir elle est actuellement en parfait état, je pense qu’elle aussi a finit par t’adopter bien trop rapidement et à ce qu’on m’a dit qu’elle en a toujours pris soin. »

Tu avais senti le regard de la concernée se relever vers toi et tes lèvres s’étirèrent encore une fois en un sourire sincère ; ce geste avait peut-être pu sembler ridicule mais échanger vos vestes avant ton départ avait visiblement fait une heureuse, une sorte de promesse d’un retour ici, au moins pour elle.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Tu viens tapoter doucement ton doigt contre ce bâtonnet de nicotine au-dessus de l’éternel cendrier toujours posé au même endroit près de la fenêtre. Dans un long soupir, tu oublies tout, même de penser à commander à manger pour ce soir. Tu réfléchis à ce que vous pourriez faire dans les semaines à venir, à ce qui a pu lui arriver durant ces dix longues années derrière les barreaux. Tes yeux errent un long moment sur la rue que tu peux apercevoir depuis ton perchoir, tu déglutis doucement avant d’être tiré de tes pensées par ton homme qui n’a pas l’air de te lâcher avec cette histoire de cuisine. Un peu irrité, tu te tournes à peine vers lui pour lui montrer tout ton mécontentement, mais tu le laisses marquer un point.

« D’accord, comme tu veux. De toute façon, tu ne peux pas faire pire que moi en terme de bouffe. »

Tu n’es pas sûr qu’il ait eu l’occasion de goûter à tes délicieux plats, et tu t’amuses à réfléchir sur ce qui pourrait lui plaire le plus en rigolant de ta propre bêtises : pâtes liquide noyées sous une sauce industrielle, viande aussi dure qu’une brique ou pizza grasse qui ferait exploser le taux de cholestérol de Grimecoal toute entière ? Ce serait intéressant de lui faire manger au moins une fois tes plats pleins de bon goût mais… Mais finalement, peut-être qu’il valait mieux ne pas le faire fuir deux jours après son retour. Alors tu abandonnes cette idée vicieuse de l’empoisonner gentiment, préférant retourner tirer comme un dégénéré sur ta cigarette.

Ce contact ne te laisse pas indifférent, comme si tu te retrouvais de nombreuses années en arrière, comme si c’était la première fois qu’on venait se coller à toi comme ça. Tu te débats un peu, faisant la petite vierge effarouchée avant de le laisser faire, te promettant de te venger un jour où l’autre. Tu te retiens de lui sauter à la gorge, préférant éteindre le mégot en venant l’écraser dans le cendrier, les joues s’empourprant à mesure qu’il se montre insistant. Dans un grondement, tu lui dis indirectement que ce crime ne restera pas impuni, que tu lui feras payer dans un futur proche, car il était hors de question que tu sois le seul à te retrouver avec une marque à cet endroit.

Tu le laisses docilement te serrer, mais tu viens tout de même venir poser une main sur un de ses bras t’entravant, n’osant pas te retourner. Tu restes calme, silencieux, puis tu souris à nouveau en riant légèrement. « Tu as raison, rien ne presse. Tu vas cependant devoir me mériter, Gerald. » Signe que tu ne comptes pas lui laisser l’occasion de faire ce qu’il veut de toi comme la dernière fois.

Plusieurs vibrations te sortent très vite de ton euphorie pourtant bien installée, tu te tournes alors vers lui à toute vitesse, fronçant presque immédiatement les sourcils sans pour autant faire de commentaires. Tu le regardes consulter son téléphone, cherchant à lire également la multitude de messages défilant à toute vitesse. Des messages paraissant courts, pressés, tu t’imagines beaucoup de choses, une autre partie de toi cherchant à relativiser vu que cela fait à peine quelques jours qu’il s’est évadé de cette foutue prison. Tu pinces doucement tes lèvres, préférant te tourner à nouveau vers la fenêtre pour observer ce qu’il se passe dehors, un peu irrité.

Tu mets bien un petit moment avant de finalement daigner à lui adresser un regard, le jugeant de la tête aux pieds avant de t’attarder sur cette veste que tu n’as pas vue depuis bien trop longtemps. Tu voudrais rester impassible, mais un léger sourire s’étire sur tes lèvres, tu l’as cherchée depuis tellement longtemps, à tel point que tu abandonnas tes recherches au bout d’un an.

« Oh… C’était donc toi le fautif. »

Tu relèves ensuite le regard vers lui, te décalant un peu pour venir le coller. Du bout des doigts, tu viens jouer avec les boutons de la veste avant de tirer dessus sans gêne pour y humer l’odeur. Rien de spécial, mais bon, au moins la revoilà en parfait état. « Je me suis vengé en portant la tienne pendant toutes ces années. Pas sûr qu’elle soit dans le même état que la mienne, par contre. », dis-tu avant de hausser les épaules.

Cédant à une pulsion, tu viens l’agripper fermement par le col avant de le soulever comme tu le peux, le dominant du regard malgré ta plus petite taille, te voulant menaçant, adoptant même une mine bien plus colérique que tout à l’heure ; toute ta joie a disparu sur le moment, et tu sembles prêt à tout et n’importe quoi. Durant de nombreuses secondes, tu te terres dans un silence juste pour le regarder, le juger, jusqu’à ce que ta main trop curieuse aille lentement errer contre son corps. D’abord sur le torse, puis jusqu’au ventre, là où elle s’y attarde un peu trop, avant de venir s’aventurer dans les poches de ton amant. Tu es à la recherche de son téléphone, tu cherches à ne pas le faire savoir mais tu te trahis tout seul à coups de grognements.

« Bien, qui était-ce ? »

Tu te mets soudainement à sourire, un sourire carnassier, persuadé qu’il te ment encore. Tu es furieux – pour ne pas changer, et tu viens le plaquer contre le mur le plus proche en allant fixer ton regard dans le sien. Enfin, tu parviens à extraire son précieux de sa cachette. Et sans plus attendre, tu viens consulter comme tu le peux les messages qu’il a reçu tout à l’heure. Un seul problème : le téléphone est verrouillé. Tu viens donc lui montrer l’écran, ton sourire s’étirant maintenant en un rictus malsain.

« Laisse-moi lire ces foutus messages Gerald. »

Tu parviens néanmoins à calmer ta colère un instant pour le lâcher et lui laisser un peu d’espace, lui tendant son mobile d’une main tremblante. Tu t’imagines déjà des scénarios de merde, et tu cherches à ne pas les concrétiser dans ta tête, mais il est déjà trop tard.

« En fait… C’est toi qui as refait ta vie. En trois putains de jours ! Tu fais fort, dis donc. »

Tu lui lances ensuite un regard plein de mauvaises intentions, croisant les bras, allant te jeter contre le canapé qui manque de se casser lorsque tu lui atterris dessus à toute vitesse, préférant te rouler en boule et enfouir ta tête dans un des coussins décorant le meuble. Les larmes remontent lentement jusqu’à tes yeux, mais ne coulent pas encore.

Salaud.

« Ce soir, tu vas dormir par terre. »

Et Philippe ainsi qu’Anastasia auront droit à un traitement de faveur, pour la peine.
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
« Je ferais tout pour te mériter, chéri. »

Un nouveau baiser volé, encore un. Chaste, romantique, tendre, loin de toute l’agressivité dont vous pouviez faire preuve alors qu’il vient te coller à son tour pour inverser les rôles et déboutonner cette veste et alors que tu affiches un sourire amusé par sa réaction ce dernier s’efface très vite lorsqu’il agrippe ton col et te soulève doucement ; surpris tu pousses un petit couinement en te redressant presque sur la pointe des pieds en lui lançant un regard surpris mais lui aussi ne semble pas faire l’enfeu face à son faciès colérique. Tu déglutis difficilement sans le quitter des yeux en venant poser une de tes mains sur les siennes pour qu’il lâche ton col mais rien à faire il tenait bien prise le con ! Tu essayas d’articuler quelque chose mais sa main faussement baladeuse te fit hoqueter de surprise et les joues encore plus rougies par la gêne et la surprise, tu le laissas faire docilement.

À sa question tu comprends tout et roules des yeux en poussant un petit soupir. Était-il en train de se faire une crise de jalousie ? Tu le sens qu’il tâtonne dans tes poches pour chercher ce qui t’appartient et ses petits grognements ne peuvent que t’arracher un petit rire étouffé mais son sourire carnassier te remets bien vite à ta place alors qu’il te plaque totalement contre le mur sans te laisser la moindre option de fuite.

« Écoute Jericho je t’assure que tu n’as pas à t’inquiéter … »

Ton regard s’abaisse sur ton téléphone verrouillé et son regard te met mal, tu t’en veux de ne pas t’être dévoilé plus tôt et bégayes quelque chose d’incompréhensible en attrapant le mobile et sans te laisser le temps d’en placer une te crache vraiment des idioties au visage en se jetant sur le canapé à la manière d’une pauvre adolescente en crise d’amour ; que vous pouviez être des enfants tous les deux ! Soupirant, tu t’approches timidement en venant te baisser à sa hauteur, t’asseyant en tailleur à même le sol pour venir poser ta tête sur le bord du canapé, bien trop calme. Tu laisses un petit silence s’installer sans chercher à le dégager de son coussin.

« Chéri, tu penses vraiment que je serais revenu ici si j’avais souhaité t’oublier ? Et penses-tu un seul instant que je puisse t’oublier ? Jericho s’il te plaît regarde-moi. »

Tu attrapes le coussin du bout des doigts pour chercher à lui retirer mais tu n’y arrives pas à la première tentative alors tu attends, trente secondes, une minute, peut-être même deux avant de recommencer à tirer sur l’oreiller, toujours d’une douceur dont tu ne te serais même pas douté possible. Tu ne veux pas le brusquer mais tu veux lui faire quitter sa petite cachette.

« Tu veux voir mes messages ? Tiens, le code c’est le 2506 … Pour le 25 juin, si jamais ça te dit quelque chose. »

Tu soupires encore et cette fois c’est toi qui détournes le regard, gêné par cet aveu presque ridicule, le 25 juin 1995, l’époque de tes vingt-neuf ans et le premier jour où vos regards se sont croisés, scellant définitivement vos passés communs. Tu trembles doucement et viens déposer ton portable juste à côté de lui. Puis une nouvelle fois tu tiras sur son coussin en échange de ton téléphone et te redressas doucement pour venir baiser sa tempe, tendre geste pour le rassurer maladroitement.

« Diana, c’est ma grande sœur si on peut dire ça comme ça. Prudence, c’est ma petite sœur et accessoirement sa femme. Alors écoute je sais que dis comme ça c’est ridicule mais je t’assure ! Tu sais, c’est elle qui m’a récupéré pendant mon évasion et j’ai créché chez elle pendant les trois jours qui ont suivi. »

Ta voix hésite, tu ne lui as jamais raconté ton passé, ton enfance, ton adolescence et c’était peut-être le bon moment de lui expliquer ta relation tumultueuse avec cette ancienne danseuse de cabaret ; alors tu prends sur toi. Ta main vient caresser ses cheveux et tu te penches encore pour embrasser sa joue cette fois.

« Par contre je te préviens tu risques d’être gêné. Elle … Elle sait pour nous … Deux et elle est assez … Envahissante quand elle veut. »

Cette fois tu ne pus retenir un rire malaisé, tu savais d’avance que ces messages allaient le gêner et pour lui prouver ta bonne volonté tu déverrouillas toi-même ton téléphone pour le laisser à sa disposition. Tu ne voulais pas créer la moindre embrouille à cause d’une connerie pareille mais tu ne bougeas tout de même pas, attendant une réaction de sa part. « Tu auras accès à mon téléphone quand tu le voudras, tu pourras même lui répondre si tu veux, tu pourras la renvoyer chier mais attends-toi à des représailles. »

Tu fermes les yeux et à sa remarque tu frémis rien qu’à l’idée qu’il mette ses menaces à exécution et comme pour tenter de détendre l’ambiance plus que pesante tu te redressas pour t’asseoir sur le bord du meuble et passer un bras du côté opposé pour le surplomber et le coincer. Tu restas ainsi un moment, prêt de lui, te voulant réconfortant à ta manière sans jamais trop savoir comment te débrouiller.

« Très bien j’irais dormir par terre cette nuit. C’est dommage je voulais te chouchouter toute cette nuit et je voulais même te préparer un petit-déjeuner au lit mais si je ne suis pas au lit je ne pense pas que ce sera possible. »

Tu haussas les épaules, attendant qu’il décide enfin à reposer son attention sur toi alors que de ton côté tu laissais tes doigts glisser contre son cou, repassant parfois se perdre ici et là dans ses cheveux dans l’espoir qu’il te pardonne rapidement ce petit malentendu.

« Diana et Prudence, je les connais depuis que j’ai seize, peut-être dix-sept ans. Si tu veux je raconterais tout mais je te promets qu’il n’y a personne d’autre que toi. »

Dernières paroles réconfortantes avant que tu ne reportes ton attention sur la fenêtre ouverte et la fumée de ta cigarette se consumant seule, posée contre le rebord de celle-ci.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Tu râles comme un idiot dans ton coussin, le serrant de toutes tes forces pour qu’on ne vienne pas te le piquer. En même temps, tu cherches à ravaler ces larmes perlant difficilement au coin de tes yeux ; tu tentes un peu tout et n’importe quoi, calmer ton souffle, faire semblant de dormir, penser à autre chose, mais rien n’y fait, tu te fais des idées et tu viens un peu plus enfoncer ta tête dans le coussin en faisant l’enfant. À plus de cinquante ans, ce genre de gamineries ne se faisaient plus, et pourtant, tu es un spécimen vivant de gamin coincé dans un corps d’adulte. Heureusement que tu ne te comportes pas comme ça en public, sinon que penseraient tes camarades ?

« Après ce que tu m’as fait il y a dix ans, je m’attends à tout venant de ta part. »

Ah ça, tu ne cesseras sûrement jamais de le lui rappeler. Il t’a tellement fait mal que tu te serviras de cet argument pour tout et rien, pour obtenir ce que tu veux comme pour lui rappeler qu’il n’est pas tout blanc, qu’il a brisé plus de cœurs que nécessaire. Tu refuses de capituler, serrant ta barrière improvisée alors que Gerald ose tirer dessus, la gardant tout contre ton visage avec insistance, mimant presque de renifler avant de te mettre à grogner sous l’agacement. Tu étais à deux doigts d’exploser, prêt à lui sauter à la gorge pour l’engueuler, mais il y a cette phrase qui te fait complètement lâcher prise puis tourner la tête. Le 25 juin, sérieusement ? Tu le regardes du coin des yeux, un peu perdu, puis tu te remémores doucement les événements de ce fameux jour.

« Il y a trois jours, ça faisait 19 ans que je t’ai cassé la gueule et que je t’ai fait comprendre où était ta place. »

Jamais tu n’oublieras ce jour où tu as hésité à l’achever dans ce hangar puant et sûrement encore marqué par quelques gouttes de sang. Finalement, tu le laisses s’emparer de ton coussin et tu plisses les yeux sous son étonnante tendresse, te détendant peu à peu tout en restant un peu méfiant. Qui sait ce qu’il pourrait préparer comme plan foireux ? Ta main vient se diriger lentement au coin de tes yeux pour essuyer le surplus d’humidité, grondant un peu alors qu’il tente de s’expliquer tant bien que mal. Tu voudrais le croire, mais tu préfères tout de même ne pas te jeter la tête la première dans ce qu’il te dit, juste au cas où il se foutrait de ta gueule encore une fois. Tu risques de rester méfiant comme ça encore quelques mois, pour ne pas dire des années, rancunier comme tu es.

Tu tends la main avec insistance en gardant l’autre bras posé sous ta tête, on pourrait te comparer à un enfant attendant sa récompense, puis tu saisis le téléphone une fois déverrouillé en vitesse pour aller vérifier la véracité de ses propos. Du bout du doigt, tu remontes la conversation – peut-être un peu plus loin que prévu juste par curiosité, puis tu analyses le moindre message reçu. Si la plupart avaient l’air normaux au début, les questions de la fameuse Diana se firent un peu plus insistantes, avant de devenir totalement indécentes, te faisant rougir à mesure que tu fais défiler les mots.

Tu préfères néanmoins ne pas faire de commentaire, arrivant enfin à la fin de la conversation. Tu viens lui jeter un petit regard bref et accusateur avant de revenir fixer le téléphone, restant immobile de nombreuses secondes pour enfin oser répondre à cette sœur un peu trop curieuse. Un message à moitié respectueux, très court, et qui te fait sourire tant il peut prouver à quel point tu es un sale gamin. Tu viens ensuite reposer le téléphone à côté de toi en soupirant, retenant avec difficulté quelques petits couinements de satisfaction à cause de ses mains attentionnées.

« T’es con. »

D’un geste vif, presque violent, tu chasses la main en cherchant à te redresser pour venir t’asseoir dans le canapé. Ton regard se perd un moment vers le vide, tu profites de ce long silence pour remettre tes idées en place et regretter ce que tu as pu dire à la Diana, à tel point que tu posas tes mains contre ton visage pendant quelques secondes.

« On verra si tu es sage, on verra si tu mérites de dormir à mes côtés ce soir. »

Tu le regardes méchamment, comme s’il venait d’insulter ta famille toute entière sur de nombreuses générations. Lentement, tu viens te redresser, te tournant ensuite vers lui, venant l’agripper fermement en le tirant sans aucune douceur par la veste pour venir dévorer ses lèvres, profitant encore une fois de celles-ci comme s’il allait partir le lendemain ; tu crois à cette hypothèse comme un enfant croirait à certains contes de fées, et c’est bien pour ça que tu te montres aussi agressif.

Parce qu’il te fait peur bien que tu ne montres rien.

« Je vais commander, puis tu vas devoir t’expliquer Gerald. Depuis le début. »

En effet, tu n’as pas été très attentif à ses paroles, trop occupé à rester dans cette idée qu’il avait déjà trouvé quelqu’un d’autre et qu’il était là seulement pour te dire au revoir. Comme la dernière fois, en fait. Toutes tes craintes mènent à la plus grosse, la peur de le voir t’abandonner une fois de plus. Tu pourrais le harceler toutes les cinq minutes avec tes craintes, tu pourrais être franc comme tu as l’habitude de l’être et le faire chier avec ça mais tu te dis qu’il risque vraiment de fuir si tu oses jouer au petit con comme ça.

D’un pas lent, tu viens te diriger à nouveau près de la fenêtre sans avoir remarqué Philippe qui se faisait tout petit en rampant sur le sol pour aller voler à manger dans la cuisine. Pas de chance que tu te sois levé à ce moment-là, puisque tu trébuchas sur sa carapace pourtant bien brillante avant de t’étaler contre le sol comme une petite merde. Le gros insecte s’est alors redressé pour te regarder, mais comme il avait remarqué que tu n’allais rien avoir de grave à part un gros bleu, il préféra fuir dans la cuisine pour accomplir ses méfaits.

« PHILIPPE ! JE SAIS OU TU TE CACHES ! JE VAIS TE BUTER SALE ENCULÉ ! »

Tu te redresses alors et cours à toute vitesse jusque dans la cuisine, le trouvant en train de fouiller dans tous les placards à la recherche de sa nourriture préférée. Quel morfale ce salaud. Il ne t’a pas vu l’approcher, et ce n’est qu’au dernier moment qu’il se mit à crier pour tenter de t’intimider. Tu fronces alors les sourcils, lui fauchant juste sous les pattes ce qu’il aurait pu potentiellement piquer, puis tu cours jusque dans le salon pour tout laisser à la renarde.

« Tu sais quoi ? Tu vas le rationner, parce que sinon il risque de vous faire grossir autant qu’un Ronflex tous les deux. D’accord ? »

Tu n’es pas sûr qu’elle comprenne tout ce qu’il se passe, mais depuis qu’elle est de retour, il se comporte étrangement. Il a toujours adoré la bouffe, oui, mais il n’a jamais cherché à en voler autant en une fois. Un peu déboussolé, tu jetas un coup d’œil vers Gerald dans le doute, croisant les bras en faisant mine de gérer la situation alors qu’en fait c’était plus Philippe qui faisait sa petite loi lorsqu’il s’agissait de manger.

En parlant de manger, tu préféras oublier ce grand moment de gêne en allant consulter ton téléphone pour enfin commander à manger. Tu restes dans ton coin un long moment, pianotant d’une manière un peu étrange sur le mobile, avant d’aller t’installer sur les genoux de Gerald sans en avoir quelque chose à foutre de son avis. L’écrasant de tout ton poids, tu prends plaisir à te venger discrètement. Puis finalement, tu viens t’allonger en te contentant de faire passer tes jambes par-dessus ses cuisses.

« On va se faire un festin ce soir, puisque tu tiens tant à régaler. »

Alors tu commences à prendre à boire et à manger, des trucs plus ou moins bons, avant de lui tendre ton téléphone en restant un peu méfiant.

« Prends ce que tu veux, modifie la commande si tu veux, mais je veux qu’on se pète le bide. Par contre, JAMAIS tu vires ça, sinon je te bouffe à la place. Compris ? », dis-tu en pointant un plat particulier avec insistance. Une recette que vraiment peu de gens apprécient – pour ne pas dire personne – mais que tu pourrais manger en quantités illimitées. « Me juge pas. »
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Restless Hands
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28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Un petit sourire pour le rassurer davantage, tu ne le lâches pas des yeux lorsqu’il vient enfin consulter tes messages et répondre à cette très chère Diana alors que ses joues s’étaient empourprées d’une couleur qui te fit doucement rire au point où tu vins embrasser son front avant de te reculer à nouveau. Ses réactions ne passent pas inaperçues mais il te repousse vivement pour se redresser, te forçant presque à faire de même alors que tu ne lâchais pas du regard, tantôt charmeur, tantôt faussement provocateur pour lui faire reprendre du poil de la bête et peut-être est-ce pour cet affront qu’il t’attrapa si vivement pour t’embrasser encore une fois, s’accrochant à toi comme si tu allais t’enfuir à nouveau ; tu aurais voulu lui prendre la main mais il se leva pour te fausser compagnie. Tu soupires et poses le téléphone sur la table basse de sorte à le laisser à sa disposition s’il désirait espionner tes moindres faits et gestes et tu n’eus pas le temps de relever la tête que le bruit sourd de sa chute te fit te redresser d’un bond, en alerte en s’approchant de lui avant qu’il ne se relève pour poursuivre l’énorme insecte s’était fait la malle dans la cuisine. Écarquillant les yeux, tu te retournas vers la belle renarde qui semblait exaspérée, soupirant doucement en osant s’approcher de la pièce mouvementée pour vérifier que tout allait bien pendant que tu te reposas sur le canapé. Lorsqu’elle daigna te regarder à son tour, tu haussas les épaules mais ne pus t’empêcher de pouffer lorsque ta moitié revint dans le salon pour lui fourrer le sachet de friandises, objet de la tentative de vol de l’insecte et elle se retrouva dans une situation délicate face à l’insecte, probablement entre le malaise et la gêne.

« Au moins je vois que je ne suis pas le seul à me faire dominer par mon pokémon. »

Petit rire, c’est vrai que depuis ce matin Anastasia t’avait bien fait comprendre son changement de caractère, passant de petite renarde timide à mère protectrice prenant la main de son enfant pour le trainer avec elle et le forcer à assumer ses décisions ; elle était devenue belle et élégante … Tout comme Suzie l’aurait voulu. Tu manques de replonger dans tes pensées mais Jericho t’en sorti aussitôt en venant s’installer de tout son poids sur tes genoux et à cette lourde charge tu poussas un grognement désagréable sans pour autant le pousser de là, te contentant de le supporter en lui faisant tout de même comprendre ton mécontentement de quelques soupirs agacés. Il daigna pourtant se reposer sur le canapé, seules ses jambes t’empêchant de t’évader de ce divan, pris au piège à fixer ton amant du coin de l’œil en le laissant commander tout ce qu’il désirait prendre, quitte à devoir expliquer ce petit écart financier à la brune lorsque tu retourneras chez elle. Un haussement de sourcil lorsqu’il te passa son mobile en te pointant un plat du doigt et en bon enfant tu ne pus que lui adresser un sourire provocateur, presque carnassier.

« Me bouffer ? Eh bien ta menace semble tellement intéressante que je risque de supprimer ce que tu me montres. »

Tu ajoutas tout ce qui te faisait envie, au pire des cas bien conservés les restes pourraient vous servir pour demain. Tu pianotas sur son téléphone quelques minutes pour une dernière vérification et lui rendit son téléphone en te penchant vers lui en même temps pour frôler ses lèvres, malicieux. « Mais je ne sais pas si tu me mérites, toi aussi. » et sans lui laisser l’opportunité de t’embrasser tu relevas ses jambes pour te sortir de son emprise et croiser encore une fois son regard ; tu savais pertinemment qu’il allait se vexer à ta remarque alors tu préféras détendre l’ambiance en ajoutant un petit « Je rigole » en piochant dans son paquet de cigarettes, la gardant au coin des lèvres sans pour autant l’allumer. Tu restes debout, juste à côté de lui, perplexe, comme si quelque chose te tracassait soudainement, comme si en te levant de ce divan tu cherchais à te donner du courage.

Tout lui expliquer.

Il t’avait bien fait comprendre qu’il voulait tout savoir, absolument tout. En avais-tu simplement la force ? Devais-tu tout lui raconter dans les moindres détails ? Tu n’en savais que trop rien et tu préféras retarder cette discussion en fuyant dans la cuisine à la recherche d’un verre et de la moindre bouteille d’alcool rangée dans un placard quelconque, ridicule boisson que tu trouvas planquée, un fond risible de whisky datant de tu ne savais combien de temps que tu vidas dans ton verre pour le gober cul-sec. C’était toujours aussi dégueulasse mais tu t’en fichais, qu’importe que ce liquide ne te brûle la gorge, qu’importe qu’il te reste un arrière-goût à gerber, tu t’en fichais bien ; tu avais juste peur d’assumer, peur de te souvenir de choses terribles qui te feraient craquer devant ton homme. Tu fermes les yeux et serres le verre entre tes doigts avant de le déposer dans l’évier pour retourner dans le salon. Un regard vers Jericho et après avoir pris une grande inspiration tu repris enfin la parole.

« Tu voulais que je t’explique tout, n’est-ce-pas ? »

Nouvelle hésitation, tu restes planté comme un con au milieu de la pièce ; tu cherches à dissimuler tes tremblements mais tu n’y arrives pas, tu vas besoin de réconfort, besoin de te sentir en sécurité avec quelqu’un, loin de la solitude pourrie de ta prison. Alors tu retournes le voir et le forces à se bouger pour te poser dans un coin du canapé pour le tirer à nouveau vers toi de sorte à ce qu’il vienne poser sa tête sur tes genoux. Tu allumes ta cigarette pour tirer une taffe dessus pour te calmer et esquives son regard, angoissé.

« Je viens de Rhode, c’est sur le même continent qu’Unys pour te donner une idée. Plus précisément je viens de Suerebe, une ville souterraine où règne toutes les pires messes basses de la société ; une putain de ville où la sale race se bouffe entre elle pour ne pas crever la gueule ouverte. Mon père faisait parti des plus gros, un proxénète qui n’hésitait pas le moins du monde à employer des jeunes en s’enrichissant sur leur dos. J’ai jamais connu ma mère et j’ai toujours suivi aveuglement mon père dans ses conneries … Un véritable petit chien. Tu te passes une main sur le visage, un rire nerveux te coupant dans ton récit. Puis lorsque j’ai eu seize ou dix-sept ans, j’ai rencontré Diana qui a protégé pute de sales gosses, putain tu aurais dû voir ça à l’époque c’était déjà une tigresse. Puis y a eu Prudence, Esmeralda et … Emma. Ta gorge se serre, tu te stoppes pour tirer une nouvelle taffe. Elles ont toujours été là pour moi, des sœurs exemplaires pour lesquelles je me suis battu puis un jour Emma nous a abandonné, désespérée et à bout, elle s’est jetée sous le métro. Tu te mords la lèvre au sang, les larmes commençant à monter. Alors j’ai pris la décision de me barrer, j’ai trahi mon salaud de père en le faisant assassiner et je me suis barré avec les filles. J’ai réussi à avoir des faux papiers et avec toute la thune du daron j’ai payé un trajet simple pour Albion à chacune. Esmeralda s’est barrée seule et Diana est toujours restée avec Prudence pour veiller sur elle. J’ai appris y a trois jours qu’elles s’étaient mariées et qu’elles ont même une petite fille. Quant à Esmeralda... »

Tu fouillas dans les poches internes de ta veste pour en sortir l’enveloppe contenant les papiers t’identifiant maintenant. Tu l’ouvris et la tendis à ton amant comme pour prouver tes dires.

« ... Maintenant officiellement je m’appelle Howard Owens, je suis le petit frère de la chanteuse d’Opéra Esmeralda Owens. Visiblement cette dernière a des contacts assez louches pour réussir à se procurer des faux papiers à une allure plus que surprenante, c’est presque terrifiant. »

Bien trop terrifiant, tu t’inquiétais même pour cette dernière qui ne t’avais ni appelé ni envoyé le moindre message ; de toute façon elle a toujours été mystérieuse, à la fois aimable et cinglante.

« Tu es rassuré maintenant chéri ? Je pense que c’est suffisant pour te faire comprendre qu’il ne se passera rien entre une d’entre elle et moi. » Tu te penchas pour déposer un chaste baiser au coin de ses lèvres. « Tu es le seul, je te le jure. »
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  Mar 27 Mar - 12:35

RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Immobile, tu n’as pas l’air de vouloir qu’il bouge ou qu’il se défasse de ton emprise. Tu viens lui lancer des éclairs par les yeux, n’appréciant que peu cette provocation ; il ne faut pas te pousser à bout, car tu risques vraiment de mettre tes menaces à exécutions. Alors tu grimaces comme pour lui dire que tu étais prêt à faire un carnage s’il osait passer outre ton avertissement. Menaçant tel un chien face à un adversaire, tes muscles se tendent et tu fais très attention à ce qu’il fabrique sur ton téléphone, non pas par peur qu’il découvre un truc à propos d’Idéalis ou qu’il soit au courant de ta (longue) liste de contacts, mais parce que tu tiens vraiment à ce foutu plat que personne n’aime.

« Fais gaffe hein, parce que je commence à avoir super faim. »

Faire le con, ça creuse le ventre et ton ventre ponctue ta phrase d’un léger gargouillis que tu cherches à dissimuler tant bien que mal avec tes bras. Le temps qu’il termine de prendre ce qui lui plairait potentiellement, tu regardes le plafond en écoutant attentivement les petits bruits environnants comme les craquements du plancher sous le poids de Philippe ou ton ventre continuant à se plaindre, cette fois-ci plus en silence. Et lorsque tu récupères ton téléphone, tu viens te noyer dans son regard sans vraiment comprendre ce qu’il était en train de faire. Ce manque de contact te frustre, hérisse tes poils, et tu lui montres presque immédiatement ton mécontentement en ramenant tes genoux contre toi dès lors qu’il cherche à enlever tes jambes, te fermant à toute nouvelle approche potentielle. « J’espère bien que tu rigoles… »

Tu le laisses partir jusque dans la cuisine, soupirant longuement avant de t’étaler comme une crêpe contre le divan. Tu te demandes bien ce qu’il compte foutre là-bas, mais tu ne prends même pas la peine de te lever pour venir le voir, préférant qu’il revienne comme un grand, préférant garder la porte d’entrée qui se trouve bien plus proche de toi que de lui. Le temps qu’il se décide à retourner dans le salon, tu fermes les yeux, cherchant à te détendre tant bien que mal. Tu restes tendu, sur tes gardes, et plus il s’éternise là-bas, plus tu commences à te poser des questions. Et dès lors qu’il revient, tu viens poser tes yeux sur lui en te pinçant la lèvre, quittant ta position de type avachi pour te rasseoir comme tout adulte responsable. Il y a quelque chose qui cloche chez lui, comme s’il ne voulait pas t’expliquer cette foutue histoire. Tu hoches néanmoins la tête, tout ouïe, et viens t’installer confortablement en le regardant d’en bas.

Durant tout son récit, tu restes attentif, et tu regrettes parfois de lui avoir demandé de cracher le morceau. Tes doigts te démangent et tu viens les serrer pour former deux poings tremblants, puis tu viens diriger doucement une main vers son menton pour venir le gratter avec insistance, n’osant prononcer aucun mot. Toi, tu n’as jamais vécu la misère, du moins pas comme ça, et tu te sens coupable de lui avoir fait remonter de douloureux souvenirs ; mais maintenant, te voilà rassuré et il vient d’enlever un poids de tes épaules, toi qui craignais vraiment qu’il était en train de t’embobiner pour mieux te briser.

« Désolé. »

Désolé de lui avoir tiré les vers du nez comme ça. Désolé d’avoir été aussi insistant et chiant. Tu attrapes la lettre du bout des doigts que tu ouvres pour découvrir tous ces nouveaux papiers. Tu plisses les yeux un long moment, ayant du mal à imprimer cette nouvelle identité dans ta tête. Hors de question que tu l’appelles comme ça à la maison, car ce serait lui mentir, et tu ne veux plus de mensonges. « Je peux quand même t’appeler Gerald, hein ? », dis-tu en relevant le regard vers lui. Tu te redresses comme tu le peux grâce à tes coudes pour venir l’embrasser à ton tour, serrant entre tes doigts tremblants ces faux papiers… Mine de rien, ça faisait de lui un… Double imposteur ? « Sorry… Je voulais vraiment pas t’emmerder… Je t’aime… »

Tu cherches à le rassurer mais au fond de toi c’était nécessaire s’il ne voulait pas se taper une adolescente jalouse coincée dans un vieux corps à moitié croulant. Tu te poses à nouveau contre ses genoux le temps de ranger les papiers dans la lettre pour la lui rendre avant de te redresser pour de bon. Durant ces longues secondes de silence, tu as l’impression de ressentir une gêne et un appel à l’aide de la part de ton amant, un appel irrésistible auquel tu te sens obligé de répondre en venant l’enlacer tout contre toi. Une étreinte que tu refuses de défaire, faisant de lui ton prisonnier pour quelques minutes au moins. Tu restes sage un moment, te contentant de le rassurer en restant immobilisé et silencieux, puis tu cherches à lui faire oublier tout ça en allant le prendre par surprise au cou avec les dents. Une morsure modérée qui ne le surprendra que sur le moment. Sur le moment, tu hésites aussi à te confier, mais pour lui dire quoi ? À quel point ta vie a toujours été radieuse, sauf pour quelques passages ? Pour le rendre jaloux et l’écraser un peu plus qu’il ne doit déjà l’être ? La seule chose qui s’échappa de tes lèvres fut un souffle tiède, entre le soupir et un aveu silencieux.

« Je t’embêterai plus avec cette histoire… Tu me les présenteras un jour, hein ? »

Tu te forces à lui sourire pour te vouloir rassurant, venant perdre tes mains le long de son dos et dans ses cheveux. Tes yeux cherchant les siens, tu es un peu perdu, tu cherches à capter son attention, à le rassurer. Tu as vraiment merdé sur le coup, ton égoïsme et tes caprices d’enfant l’ayant poussé à se mettre dans un sale état. Alors tu cherches à te racheter avec quelques attentions – même minimes. Pour lui comme pour toi, ça ne doit pas être facile de montrer de l’affection et d’être attentionné. Doucement, tu viens jouer avec le col de sa chemise, l’esprit ailleurs, divaguant, réfléchissant à tout et n’importe quoi. Tu as l’impression de flotter et tu ne sais pas combien de temps passe avant que tu ne reviennes à toi. Tu le lâches enfin, préférant t’éloigner de lui pour te lever et errer dans toute la maison sans aucun but à part pour perdre du temps et attendre que la commande arrive.

Lorsque la sonnette retentit, tu sursautes presque jusqu’au plafond, ne t’attendant pas à ce qu’on vous livre aussi vite. Pour toi, il restait encore une demi-heure avant qu’on ne vienne vous embêter, tu te tournes donc lentement vers Gerald qui t’a promis de tout payer. Sur le coup, tu te sens encore plus mal, culpabilisant en pensant être l’auteur de tous ses malheurs. Les nerfs ne tardent pas à craquer, et tout ce que tu as accumulé jusque-là éclate, tu préfères t’isoler dans la chambre le temps que ton homme récupère tout et paye, fouillant dans le tiroir de la table de chevet pour tirer un mouchoir que tu utilises pour essuyer les quelques larmes dévalant tes joues. Tu ne pensais vraiment pas à mal, et tu as ressenti tout son malheur lorsqu’il s’est ouvert la gueule juste pour satisfaire une curiosité maladive, ça ne t’a pas laissé indifférent et voilà le résultat.

Et en plus de ça, ton ventre commençait à se montrer impatient.
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Ses questions te font frémir alors qu’il s’excuse de t’avoir forcé à parler de cette histoire te rongeant sans même que tu t’en rendes compte ; tu hausses les épaules en le rassurant d’un sourire, tes doigts ne cessant de se perdre dans ses cheveux en le fixant, encore légèrement angoissé que ton passé ne revienne te hanter plus que tu l’aurais voulu. De toute façon, il aurait bien fallu qu’un jour ou l’autre tu lui fasses part de ton histoire, de ce qui t’a poussé à sauver trois pauvres putes vouées à se suicider d’une manière ou d’une autre par désespoir.

« Ne t’excuse pas. Je préfère t’en parler maintenant comme ça s’est fait et si en plus ça peut te rassurer sur certains points, c’est encore mieux. »

Oui, c’était mieux ainsi alors que tu te baisses pour répondre à son baiser, délicat, bien trop tendre, chien dompté par des sentiments que tu avais encore parfois du mal à réaliser ; vingt putain d’années à vous connaître, peut-être que vous auriez pu éviter cette tragédie si vous n’étiez pas restés chacun de votre côté, à vous buter comme deux cons refusant de s’avouer, probablement par peur de l’autre, peur des refus, des rejets, de cette faiblesse stéréotypée avec laquelle on vous a bourré le crâne depuis tout petit.

« Je te demanderais juste de faire gaffe en public, c’est tout. J’aurais aimé ne pas avoir à me dissimuler sous une histoire et une personnalité qui ne me correspond pas mais je n’ai pas le choix, pour me cacher et vous protéger il va falloir que l’on fasse avec d’accord ? »

Tu aurais préféré ne jamais avoir de soucis avec la justice, tu aurais aimé fuir après avoir achevé Edwin, fuir loin d’ici, dans une autre région même s’il l’avait fallu mais tu t’en voulais encore terriblement de l’avoir fait souffrir pendant ces dix ans, un manque irremplaçable, un mensonge qui ne s’oublie pas tandis qu’il t’enlace encore, silencieusement, tendresse plaisante en passant tes bras autour de lui après avoir rangé l’enveloppe en place ; tu fais gaffe à ne pas le brûler avec cette cigarette presque consumée. Il ne se passe rien, quiétude reposante malgré son arrière-gout de malaise à laquelle tu coupas tout de même vite court en sentant ses dents se venger contre ton cou, pestant doucement même en te débattant pour le faire lâcher prise. À sa nouvelle demande tu pouffes de rire mais ne fais rien, le laissant divaguer autant de temps qu’il le voudra, patient, attentif au moindre regard, à la moindre réaction particulière. Et finalement tu le laisses s’éloigner mais tu ne bouges pas, reste à la même place et termines ta clope avant d’aller l’écraser dans le cendrier qu’il allait vraiment falloir vider.

« Tu fais déjà parti de la famille, j’en suis persuadé. »

Sinon elle ne t’aurait probablement jamais renvoyé ici à coup de pied au cul, jamais elle n’aurait pris le risque de te jeter hors de chez elle aussi vite ; ce n’était très clairement pas son genre. Elle aurait probablement tout fait pour te cacher, te dissimuler aux yeux des autres, de cet empire te cherchant pour remettre la bête que tu étais en cage. Tu jettes un coup d’œil par la fenêtre, silencieux, tes yeux s’égarant sur la rue alors que tu entends ses pas faire grincer le vieux plancher et enfin la sonnette te fais te retourner vers la porte d’entrée que tu jugeas un instant ; ni une ni deux ta moitié s’était volatilisé dans votre chambre, te laissant gérer seul le paiement. Un soupir le temps que tu attrapes le portefeuille prêté par Diana dans ton sac et que tu ailles ouvrir la porte au livreur pour échanger nourriture contre billets, troc silencieux sans jamais croiser le regard de ce jeune qui repartit dans demander son reste, probablement jeune employé n’ayant pas trouvé meilleur boulot. Nouveau soupir, tu fermes la porte – à clés cette fois – pour aller déposer le sac en papier contenant les différents plats sur la table de la cuisine et appelle ton amant une fois.

Aucune réponse.

Tu lèves les yeux au ciel et part le rejoindre dans la chambre en t’adossant à l’encadrement de celle-ci dans un premier lieu, le fixant en silence pour juger la situation ; tu ne voulais pas le brusquer, tu cherchas son regard un instant, comme une invitation à le rejoindre. Tu te contentas de croiser les bras, te retournant vers vos deux pokémons toujours dans leur côté et ne pus que sourire lorsque tu vis ta belle renarde retirer des pattes de l’insecte le sachet de friandises probablement déjà bien entamé puis tu te retournas vers ton homme. Au final tu t’invites dans son antre et viens te poser à tes côtés sur le bord du lit qui s’affaissa doucement sous ton poids ; tu ne fais rien, regardant le mur te faisant face avant de venir porter ta main à son visage pour venir essuyer une larme rebelle, un sourire au coin des lèvres.

« Je n’aime pas quand tu pleures. Je sais bien que je suis une des sources de ton malheur mais je ferais en sorte de te rendre heureux alors s’il te plait arrêtes de pleurer, surtout si cela me concerne. Je préfère à la limite quand tu me gueules dessus. Un nouveau baiser volé sur la tempe, tes doigts frôlant sa main avant que tu ne te relèves. Tu viens manger ou tu vas d’abord à la douche ? Je vais tout préparer en attendant le temps que tu arrives. »

Sur ces mots, tu le laissas à nouveau seul dans la chambre pour retourner dans cette cuisine. Derrière tes sourires, tes tendresses et tes marques d’affections tu te sentais terriblement mal à l’aise, apeuré, angoissé, en permanence sur tes gardes à l’idée même de péter un câble. Tu frémis et fixes ce sac quelques secondes en lisant à répétition le ticket de caisse agrafé à celui-ci. Encore un soupir, exaspéré par toutes les questions que tu pouvais te poser et tu commenças à préparer les plats encore chauds, attrapant assiettes et couverts pour qu’il n’ait plus qu’à venir se mettre les pieds sous la table. S’il fallait que tu joues à la petite femme stéréotypée pour lui faire plaisir, tu étais prêt à laisser ton ego de côté.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Le silence règne dans ta tanière et tu cherches à ne pas alerter le pauvre homme. Tu aurais dû lui répondre, tu aurais dû venir, mais à ce moment-là tu ne pouvais pas te montrer et ta voix aurait été déchirée. Le pire, c’est que tu t’en veux de passer ton temps à chialer, tu t’en veux d’être aussi fragile depuis plus de dix ans, tu n’as pas encore réussi à tout remettre en place et ça ne le sera sûrement jamais, mais ça te fatigue ; tu te sens comme un poids, un boulet qu’on traîne un peu partout couplée à une épine dans le pied pour tous ceux qui ont appris à t’apprécier. Tu as conscience d’être une sorte de fardeau pour Idéalis, mais tu voudrais que cela se limite à ça, pas que ça empiète sur ta vie privée.

Tu te sens mal lorsque ton homme s’approche, n’osant même pas le regarder, préférant t’éloigner de lui de quelques centimètres, tournant la tête ailleurs en tirant la tronche juste pour faire semblant que tout va bien. Mais tu sais bien qu’il n’est pas dupe et qu’il a dû voir ces larmes silencieuses couler. Tu voudrais le chasser mais tu n’en as pas la force, préférant le laisser faire ce qu’il veut, te contentant juste de grimacer comme pour l’avertir qu’il n’a rien à faire ici, qu’il aurait dû te laisser seul dans ta tristesse et s’occuper de ses affaires.

« Laisse-moi un peu de temps et j’arrive. »

Juste assez de temps pour te calmer, pour éviter de péter un câble. Tu as besoin de quelques précieuses minutes pour avaler toutes ces nouvelles, remettre tes idées en place, et surtout pour t’habituer à l’appeler sous un autre prénom dès lors que vous passerez le pas de la porte. Non, ça ne t’enchante vraiment pas, mais si c’est pour sa sécurité, alors tu vas devoir faire avec, mentir, t’arracher la gueule à chaque fois que tu l’appelleras par un prénom sonnant trop faux à tes oreilles. Tu fronces les sourcils, cherchant à te calmer, mais ça prend un peu plus de temps que prévu.

Peu à peu, la tristesse se transforme en frustration, puis en colère. Tu as beau soupirer, tu n’arrives pas à te calmer, et tu te laisses aller au point d’aller marteler ton poing contre le mur le plus proche. Une fois, deux fois, tu ne comptes plus et tu t’arrêtes seulement lorsque tes articulations commencent à saigner et à te lancer. Tu as l’air bien con maintenant, mais tu as au moins réussi à te calmer. Tu essuies une dernière fois le coin de tes yeux pour t’assurer que tu ne pleures plus, et tu quittes enfin la pièce sans remarquer que tu as laissé une petite trace de ton passage contre le mur.

En traînant les pieds, tu viens rejoindre ton amant sans même lui adresser un regard. Tu gardes d’ailleurs les yeux rivés vers le sol, la honte pesant sur tes épaules. Tu aurais pu rester dans la chambre et te glisser dans les draps pour dormir malgré la faim pour le fuir, mais tu as tout de même préféré être présent. Tu te forces à sourire, venant t’asseoir sur la première chaise venue et ce n’est qu’une fois assis que tu daignes relever les yeux, la gorge nouée et le ventre se tordant dans tous les sens. Il n’aime pas quand tu pleures, mais est-ce qu’un homme muré dans le silence est mieux ? Toi-même tu ne sais pas. Tu pourrais faire comme s’il ne s’était rien passé, mais tu ne peux pas rester indifférent face à ce que tu lui as fait. Finalement, peut-être que tu vas céder à tout ce que tu aurais pu lui interdire aujourd’hui.

« Merci. », dis-tu sèchement. Tu te sens agité, tu le sens étrange, et tu ne sais pas quoi faire. Tu te sens complètement impuissant, n’osant même plus le regarder dans les yeux, préférant faire semblant d’être attiré par autre chose. « … Bon appétit, mon cœur. »

Au moins, maintenant, tu es sûr que personne ne viendra vous emmerder. Tu t’emparas à toute vitesse du plat que tu avais demandé à laisser à toute vitesse, un sourire plus grand sur les lèvres, et celui-ci ne tarda pas à se faire dévorer en deux secondes. Tu laissas néanmoins un peu de nourriture, venant enfin regarder Gerald la bouche encore à moitié pleine. « Chi tu veux goûter… » Tu lui as proposé gentiment de goûter à ce plat très particulier, mais soyons honnête, celui-ci est peut-être du même niveau que ta cuisine ; il est vraiment dégueulasse, mais tu ne sais pas pourquoi, tu l’adores, tout simplement.

Tu n’oses rien dire d’autre, préférant faire comme Philippe : manger la plus grande quantité en peu de temps. D’habitude, tu préfères prendre ton temps, mais le stress et la honte changent tes habitudes, tu engloutis tout ce que tu peux en un temps presque record, priant pour que le repas ne s’éternise pas. Tu voudrais fuir là, maintenant, sauter par la fenêtre pour ne revenir que quelques heures plus tard, mais tu restes le cul collé contre cette chaise car tu crains qu’il s’en aille pendant ta petite escapade. Tu te sens bien con – pour pas changer, restant immobile les bras croisés en attendant que Gerald termine son repas. Tu te pinces la lèvre, celles-ci te brûlant légèrement, tu voudrais lui dire quelque chose mais finalement tu préfères te dégonfler.

« Je… Je vais me doucher. »

Ce faux sourire gravé sur ton visage, tu le gardes lorsque tu te lèves, allant l’embêter quelques secondes le temps de passer une main dans ses cheveux avant d’aller te terrer dans la salle de bain. Tu laisses la porte entrouverte, ce que tu as toujours eu l’habitude de faire afin de limiter l’accumulation de vapeur sur le miroir. Tu laisses couler l’eau quelques minutes, le temps que celle-ci soit brûlante, puis tu viens te mettre sous le jet pour y rester longtemps, une trentaine de minutes si ce n’est pas plus. Pendant ce temps, tu réfléchis, tu te bouffes les doigts, tu souffres à cause de tes blessures à vif, mais au moins, tu réussis à t’échapper, à fuir.

Juste le temps de reprendre un peu de poil de la bête.

Une fois sorti de la douche, tu t’essuies négligemment, enfilant le strict nécessaire avant de retourner voir ton homme, souriant cette fois-ci plus sincèrement. Tu as l’air d’avoir oublié ce petit épisode malheureux, t’approchant de lui dangereusement avant de l’agripper par les épaules pour le pousser à son tour dans la salle de bain. « Allez, à ton tour, je suis sûr que ça va te faire un bien fou. », dis-tu avant de ponctuer ta phrase d’un simple clin d’œil. Tu laisses quelques secondes passer et finalement tu viens lui sauter à la gorge pour lui voler un baiser plein de désir.

Tu retournes ensuite dans le salon, venant t’avachir sur le canapé, posant les pieds sur la table basse après t’être emparé d’une télécommande plutôt bien planquée dans un tiroir. Tu allumes la télé, plissant les yeux un moment ; cela fait si longtemps que tu ne l’as pas regardée, tellement longtemps que tu remarques que Philippe a redressé la tête, étonné de voir toutes ces images en couleurs bouger sur l’écran. Le programme diffusé te berce doucement, au point que tu t’assoupis un bref instant au bout de quelques minutes à peine, épuisé par ces quelques crises et ces retrouvailles soudaines.
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28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Tu n’aurais jamais dû revenir ici, jamais. Tu aurais dû rester dans ta cage, détenu par des gens capables de te maîtriser. En revenant, tu n’as fait qu’aggraver la situation, tu as fragilisé cet homme déjà si faible, tu lui as broyé le cœur une deuxième fois en voulant bien faire et tu te retrouves pris au dépourvu par ses larmes et sa tristesse, incapable de recoller correctement les morceaux de cet amour aussi bancal que sincère ; tu les rassembles dans le désordre, incapable de savoir comment t’y prendre étape par étape, perdu, désemparé. Tu aimerais lui hurler que tu ne fuirais plus jamais, tu aimerais lui promettre, lui jurer mais tu ne veux plus de ces promesses, tu ne veux plus lui demander sa confiance de peur de l’achever, lui et sa naïveté étrange à ton égard. Tu l’as senti distant sur ce lit, hésitant, fuyant en cherchant à t’éloigner de sa tanière plus vite possible ; tu as entendu ce coup contre le mur suivi d’autres et tu as fermé les yeux en resserrant ton emprise sur ces boites en plastiques, tes dents grinçantes alors que tu faisais mine de rien.

Lorsqu’il arrive tu ne cherches pas son regard, vous vous évitez mutuellement et termine de déposer les plats que tu avais commandé pour toi de ton côté avant de froisser le sac pour le jeter à la poubelle. Toujours aucun contact visuel, tu as peur à cet instant, peur de l’angoisser encore, peur de faire exploser la situation, peur de te voir dans ses yeux ; tu l’esquives et termines de faire de la place sur la table dans un silence qu’il brisa d’un petit surnom affectif qui te fit redresser la tête. Un coup d’œil rapide, timide et tu lui répondis doucement en esquivant un sourire gêné lorsque tu vins t’asseoir en face de lui. « Bon appétit chéri. » Tu posas ton attention sur cette bouffe pourtant si appétissante mais tu n’y touche pas avant au moins une bonne minute, jouant plus avec ces aliments qu’autre chose avant qu’il t’attire ton attention en posant son plan non loin de toi. Enfin tu recroises son regard mais tu sens bien que quelque chose ne va pas, tu sens qu’il se passe quelque chose et tu déglutis difficilement en venant attraper son assiette pour lui faire plaisir, pour cacher ce mal-être certain en le dissimulant derrière un sourire faux, un « Merci mon cœur » ayant du mal à dépasser la barrière de tes lèvres et en le voyant engloutir tout ce qu’il avait commandé tu commenças à manger à ton tour, chaque bouchée plus dure à avaler que la précédente, plus amère, à t’en donner la gerbe et tu as beau manger la plupart de ton repas tu ne te sens pas repu, étrange, las, particulier. Alors tu remets les restes en boite et préfères ignorer l’homme à tes côtés pour tout ranger dans le frigo ; au moins il vous restera de quoi manger demain si le besoin se faisait sentir.

Tu le laisses passer une main dans ta tignasse avant de le laisser partir ; tu aurais aimé le prendre dans tes bras pour égoïstement te réconforter mais tu n’as pas trouvé la force, lâche, pitoyable. Tu aurais aimé fuir tes responsabilités, tu y as pensé à cet instant et cette idée te donna presque la gerbe : tu te dégoûtais. En lavant toute la vaisselle sale pour t’occuper, tu t’imaginas prendre ton sac et te barrer, loin d’ici, loin de cette vie, de ce monde, tu as encore eu cette envie de te jeter sous le premier train, juste pour comprendre ce qu’avait pu ressentir Emma avant que le métro ne la percute de plein fouet. Tu trembles et manques de laisser échapper un verre mais tu le rattrapes au dernier moment, lui échappant une fin certaine dans cet évier. Un soupir, tu entends l’eau de la douche couler et viens déposer la dernière assiette sur l’égouttoir. La même peur au ventre qui revient, celle qui t’écrases, te fais chanceler au point où tu arrives à peine à soulever ta miséreuse carcasse : appréhension, hésitation, tu te mords la lèvre au sang et restes là, bloqué, ailleurs, les quelques gouttes d’eau se détachant du robinet semblent pour t’apaiser. Tu ne sais pas pendant combien de temps tu restes là, le torchon dans les mains sans réussir à te les essuyer ; tout ce que tu sais c’est que l’eau de la douche avait déjà cessé lorsque tu avais relevé les yeux pour reprendre tes esprits, séchant tes mains pour retourner dans le salon à la recherche de ton amant.

Un sourire sincère qui te percute, tu lui réponds difficilement – légèrement faux – en le laissant te pousser jusqu’à la salle de bain, comme s’il était pressé à l’idée d’être à nouveau seul, loin de toi, loin de ton ombre, de cette épée de Damoclès pesant au-dessus de vos têtes. Tu te contentes de lui rendre son baiser fougueux de manière un peu négligé et t’enfuis au final dans cette salle d’eau sans lui adresser le moindre regard. L’anxiété qui refait surface, qui te broie les tripes, t’arrache les boyaux et te laisse là, impuissant devant ce miroir, effaré en apercevant les traits fatigués de ton visage ridé par le temps. Tu restes là à te contempler avec dédain, une mine dégoûtée qui te fit presque grogner avant qu’enfin tu ne daignes jeter tes affaires ici et là, nonchalamment pour te foutre sous ce putain de jet d’eau, comme si cette chaleur brûlant presque ta peau pouvait te sortir de cette détresse, comme si ta silencieuse prière pouvait être entendue par quelqu’un, un Dieu, qu’on te sauve encore une fois. Tu as mal, tu ne sais pas pourquoi mais tu te sens faible, fatigué, comme vidé de toute énergie. Alors tu restes là, les yeux fermés, chaque gouttelette tranchant ta peau telle la lame d’un couteau, les poings serrés aux jointures maintenant blanches, cette lèvre bien esquintée t’arrachant un rictus écœuré au goût du fer. Tu as du mal à sortir de cette douche mais tu prends tu toi, tu cherches à affronter encore une fois tes démons incontrôlables, tu te dis qu’en venant chercher toute l’affection possible tu arriveras à l’oublier, l’ignorer pour mieux profiter de l’instant présent, qu’en chassant tout ce qui pouvait t’effrayer, ils finiraient par te lâcher, lasser du mépris que tu pouvais avoir à leur égard.

Tu as simplement renfilé ce pantalon avant de retourner dans ce salon et comme un enfant cherchant ses repères tu viens te focaliser sur l’homme assoupi sur le canapé, un sourire tendre s’étirant sur tes lèvres tandis sur tu t’approche pour venir passer une main dans ses cheveux ; tu cherches à le réveiller en douceur, chaleureux dans ton regard en venant déposer tes lèvres contre son front pour lui murmurer ensuite doucement.

« Au lieu de mal dormir ici, tu ne veux pas plutôt venir me rejoindre ? »

Invitation singulière alors que tu éteins la télévision en sachant pertinemment qu’elle ne serait pas regardée par l’intéressé et tu portes ton attention sur ta belle renarde qui, ayant probablement compris que tu allais t’enfermer dans la tanière du dominant pour cette nuit approchante, vint vers toi pour attraper ton visage entre ses pattes, maternelle. Son museau chatouillant ton cou, son soupir ponctuant cette étreinte où aucun d’entre vous n’a besoin de paroles pour se faire comprendre. D’un regard, tu comprends qu’elle s’abandonne à toi, cette lueur dans ses yeux te suppliant presque d’être courageux, échange presque mystique vous unissant depuis bien trop longtemps. Tu te permets même de lui embrasser elle aussi le haut du crâne en guise de remerciement et l’abandonne. Tu prends bien soin d’aller fermer la fenêtre et de vérifier que la porte d’entrée soit bien verrouillée et comme une menace ridicule vient éteindre la lumière du salon.

« Si tu ne viens pas maintenant, je vais prendre toute la place ! »

Pour ponctuer ton geste, tu poussas légèrement la porte de la chambre derrière toi, dernière tentation avant que tu n’ailles te faufiler sous les couettes en silence, épuisé et abattu par cette journée si chargée en émotions.
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  Ven 30 Mar - 18:05
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Les minutes passent et tu restes assoupit, mais tu peux toujours entendre cette télé au son bien peu fort, les grincements du parquet dès lors qu’un des pokémon bouge, le bruit de l’eau coulant dans la salle de bain. Tous ces sons te bercent mais pas assez pour que tu puisses dormir convenablement, une douleur au niveau du dos et du cou venant progressivement s’installer au vu de ta terrible position et aussi par l’état du canapé, pauvre meuble usé jusqu’à la moelle qui risque d’avoir encore quelques années de souffrance de plus si l’on se fie à ta motivation de t’en procurer un autre proche de zéro.

Doucement, tu es réveillé par une main dans tes cheveux. Au début, tu confonds le geste avec ce qui se passe dans tes songes mais très vite tu réalises que c’est Gerald le fautif, venant ouvrir les yeux un par un, émergeant lentement de ton pseudo-sommeil, grondant d’insatisfaction d’avoir été tiré de force pour le meilleur et pour le pire. Tu restes un moment dans ta position, grimaçant sous la douleur d’être resté ainsi un certain nombre de minutes, gonflant tes poumons à bloc avant de tout relâcher dans un soupir tandis que tes membres sont occupés à s’étirer à leur façon.

« Te rejoindre… ? »

Sur le coup, tu ne comprends pas la question car tu n’as pas la tête à ça, bâillant à t’en décrocher la mâchoire sans même venir passer une main devant ta bouche pour la dissimuler un instant. Tu te sens bien ici, peut-être un peu trop, et tu cherches à trier toutes tes pensées, cherchant à te focaliser sur autre chose que ton rêve, laissant Gerald s’agiter sans te plaindre. Tu te rassois comme tu le peux dans ce canapé, les yeux rivés vers la table basse avant de te retenir de hurler et d’insulter des mamans lorsque ton homme ose éteindre la lumière.

« Tu te fous de moi, là ? »

Tu viens passer une main sur ton visage, plié en deux, restant un long moment dans cette position pour canaliser cette colère naissante ; hors de question que tu t’énerves pour une chose aussi futile, bien que ton esprit d’enfant ait très envie de chercher les emmerdes sur ça.

Tu finis par te relever avant de te diriger à ton rythme vers la chambre, traînant un peu les pieds au début, éternisant ton chemin en t’arrêtant un moment pour regarder la douce Anastasia et le con de Philippe, leur souhaitant une bonne nuit d’un simple signe de la tête avant de t’empresser de disparaître dans ta tanière, terrain de jeu et surtout ton territoire. Tu entres en silence, refermant la porte derrière toi en la faisant doucement claquer, t’approchant dangereusement du lit pour y observer la forme s’étant déjà glissée sous les draps. Tu fronces les sourcils, grimaçant et grognant, tournant autour du meuble pour jauger l’intrus.

« Est-ce que je t’ai autorisé à dormir ici ? Je te rappelle qu’à la base, tu devais dormir par terre. »

Tu t’arrêtes juste devant lui, t’inclinant doucement au-dessus de Gerald pour le regarder de tes yeux brillants de colère. Tu as passé dix ans seul dans ce lit, et tu ne comptes pas laisser ce crime impuni. Tu passes une main sur la couette que tu viens lentement tirer juste pour l’embêter, un sourire naissant sur ton visage à mesure que tu parviens à lui retirer quelques centimètres de chaleur. Tu gonfles ensuite les joues en le regardant, t’inclinant un peu plus au-dessus de lui avant de finalement venir l’enjamber pour te retrouver à quatre pattes au-dessus de lui, le dominant en venant le piéger en écrasant les draps au plus proche de son corps.

« Je vais être gentil ce soir. Pour fêter nos retrouvailles. »

Des retrouvailles riches en émotions, intenses, et très légèrement désagréables, mais pas de quoi en pleurer une nouvelle fois. Tu t’abaisses à son niveau pour venir déposer quelques baisers sur sa joue, le coin de ses lèvres, son front, puis tu viens passer une main tremblante dans ses cheveux pour les ébouriffer, lui refaire une nouvelle coupe, laissant ensuite tes doigts glisser le long de sa mâchoire. Il est comme dans tes souvenirs, comme dans tes rêves, et le temps n’aura pas su tasser l’amour que tu pouvais lui porter. Tu restes comme ça longtemps, trop longtemps peut-être, jusqu’à ce que tu sentes tes membres trembler sous ton propre poids, épuisé et déjà à moitié en train de rêver.

« Tu ne sais pas à quel point j’ai rêvé de ce jour… Ou on se retrouverait à nouveau ensemble dans le même lit. »

Finalement, tu le défais de ton étreinte, venant à ton tour te glisser dans les draps pour aller l’enlacer comme on serrerait une peluche. Le contact de son corps te fait frissonner, tu avais presque oublié la chaleur de celui-ci et le réconfort qu’il pouvait t’apporter. Les yeux mi-clos, tu gardes tes bras entourés autour de son corps, respirant doucement, soufflant contre sa peau, un peu angoissé par ce silence s’installant progressivement dans la pièce ; un silence conçu pour vous aider à dormir, mais ton esprit est trop occupé à se poser un millier de questions, vous devriez être en train de parler, tu devrais lui dire ce qu’il s’est passé pendant ces dix longues années, et pourtant… Rien.

« Ça va ? »

Tu te redresses un peu pour mieux le regarder, le libérant de ton piège pour aller tracer une ligne du bout des doigts le long de sa colonne, l’autre main cherchant sa joue – sans grande difficulté. Tu le sens étrange, pas dans son état normal, tu sens cette sorte d’aura totalement différente par rapport à la dernière fois, plombant l’ambiance. Ton visage se mue très vite en une moue inquiète, tu voudrais comprendre ce qui lui passe par la tête, et tu voudrais aussi lui changer les idées, le faire penser à autre chose, le rassurer. Alors tu viens le provoquer doucement en venant lui mordiller la peau, une fois, deux fois, trois fois, t’amusant à l’enquiquiner comme tu le peux en te voulant bienveillant.

Tu es naïf une fois de plus, mettant très vite de côté tes craintes pour te focaliser sur ton homme, ton monstre.
N’as-tu donc toujours pas retenu la leçon ?
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  Sam 31 Mar - 3:40
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
À vouloir affronter seul tes démons, tu t’es toi-même enfoncé dix pieds sous terre, dans ce cercle vicieux te mettant à mal, celui contre lequel tu n’arrives pas à te battre. Cette même sensation de soumission que lorsque tu étais ce chiot faiblard obéissant presque aveuglement à un tyran sans âme. Tu regrettes déjà ton choix, celui de t’être faufilé dans ses draps, celui de t’être laissé aller à cette envie d’une bonne nuit de sommeil dans les bras de l’être aimé. Tu fixes le plafond, faussement calme, faussement ailleurs avant que tes yeux ne viennent croiser ceux de ton amant et tu ne pus ignorer cette lueur colérique illuminant cet océan oppressant mais tu ne réponds rien à sa provocation, muet, bien trop préoccupé par autre chose. Même lorsqu’il te surplombe tu te contentes de lever les yeux pour suivre son regard, silencieux malgré ton froncement de sourcils, ton faible grognement, légère désapprobation à son geste sans pour autant le repousser. Tu étais juste peu enclin à ses avances, ses tendresses, caresses bienveillantes, tu voulais qu’on te laisse seul, qu’on te laisse te concentrer sur ces monstres te chuchotant d’horribles atrocités, désespoir, angoisse.

Pourtant tu fermes les yeux pour profiter un temps soit peu de ses baisers, de ses lèvres chaleureuses, de cette main salvatrice n’arrivant malgré tout pas à chasser ces esprits malins te broyant le crâne. Tu as peur, peur de t’endormir, peur de cauchemarder encore une fois, peur de beaucoup trop de choses, de la nuit, du noir, du monstre sous le lit attendant que tu tombes dans les bras de Morphée pour venir te finir, pour te faire souffrir, te massacrer petit à petit, lentement, douloureusement. Tu ne restes pas indifférent à sa remarque et rouvres les yeux pour le fixer de longues secondes, gêné, maladroit comme à ton habitude.

« Chaque nuit sans toi a été un calvaire. »

Tes lèvres te brûlent, tu peines à prononcer ces quelques mots et soupires presque de satisfaction en le sentant se poser à tes côtés pour te laisser enfin respirer. Tu ne perds pas une seconde et te tournes le côté pour lui dévoiler ton dos, pour te cacher de son regard, pour pouvoir te mordre la lèvre au sang alors que tu te sens partir, ailleurs, comme si tu n’arrivais plus à calmer ces tremblements de plus en plus violents, comme si tu étais en train de devenir fou. Ton cœur manque un battement à son étreinte et l’espace d’un moment tu arrives à te détendre, soulagé par cette présence pourtant si tentatrice, tentatrice passionnée, passionnante tentation te mettant dans tous tes états, alléchante fascination, affriolante obsession. Son souffle contre ta peau, sa présence, cette chaleur, il te faisait plus de mal que de bien mais tu cherchais à tout dissimuler derrière ton masque de neutralité, ton corps réagissant à ses lèvres, à ses dents venant mordiller ton derme sans te laisser le moindre répit, ses yeux te cherchant alors que tu préféras fermer tes paupières, les sourcils toujours froncés, la mine dure, abattue.

Tu te sentais partir, tes muscles raidis, tu te sentais ailleurs, loin d’ici, tu te sentais étrange, affamé, assoiffé, faible. Cette voix inconnue résonnant dans ta tête, la tienne, un autre toi, ce M O N S T R E que tu as toujours cherché à fuir, cette B Ê T E terrifiante, cette C H O S E meurtrière, A S S A S S I N sans scrupules, T Y R A N indomptable. Tu te fais peur, tu sens ce liquide poisseux t’arracher un rictus, ce fer dégueulasse te donnant la gerbe alors que tu serres les poings, tu cherches à faire fuir le démon pointant le bout de son nez.

ANGOISSE.
AFFLICTION.
DÉTRESSE.
RÉPULSION.
CRAINTE.


Tu ne te contrôles plus, tu le repousses vivement, sans la moindre tendresse, violent, sauvage, agressif. Tu dois probablement lui faire peur à cet instant mais tu n’y prête pas la moindre attention en venant lui grimper dessus, lui faire face, le bloquant de ta carrure, le surplombant sans lui laisser la moindre possibilité de se défaire de ton emprise. Tu attrapes ses poignets pour le bloquer, tes ongles lacérant sa peau, brut, sanglant, cinglant en le dévisageant. Tu te veux dominant, mâle alpha, A N I M A L sauvage qu’on ne peut dresser. Tu te penches vers lui, fier, dur, et lorsque ses lèvres rencontrent les tiennes et tu l’embrasses, un baiser où tu domines, où tu ne lui laisses pas la moindre chance de prendre le dessus et tu finis par venir lui mordre la lèvre au sang, rien de sensuel, juste une sordide excitation te faisant frémir. TU NE TE CONTROLES PLUS, tu n’y arrives plus, tu te sens partir loin d’ici.

TU AIMERAIS QUE CE DÉMON SORTE DE TA TÊTE.
QU’IL SORTE DE TA TÊTE, MAINTENANT.
QU’IL SORTE DE TA TÊTE, TOUT DE SUITE.
QU’IL SORTE DE TA TÊTE, SUR LE CHAMP.

TU AIMERAIS HURLER. FUIR. PARTIR. L’ABANDONNER. LE PROTÉGER.
MAIS TU N’Y ARRIVES PAS.

Tu lâches ses poignets mais tu ne lui laisses pas la moindre opportunité de t’échapper et tu t’attaques vivement à sa gorge, tes doigts se resserrant, tes mains puissantes meurtrières encore tâchées de ce sang indélébile, ces mains si réconfortantes qui ont pourtant pris des vies sans hésitations. Ces mains de pierres, maudites qui se resserrent encore et encore autour de ce cou que tu pourrais briser, sa respiration se faisant plus difficile entre tes mains, tes ongles griffant là où ils peuvent. Tu le regardes, droit dans les yeux mais ce n’est pas toi, tu le vois suffoquer et en une fraction de seconde, juste une, une petite, infime, tu te sens revivre.

ALORS TU REVIENS À TOI.
MAIS IL EST PROBABLEMENT DÉJÀ TROP TARD.

TU AIMERAIS QUE CE DÉMON TE LAISSE TRANQUILLE.
QU’IL TE LAISSE TRANQUILLE, AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD.
QU’IL TE LAISSE TRANQUILLE, AVANT QUE TU NE FASSES UNE CONNERIE.
QU’IL TE LAISSE TRANQUILLE, AVANT QUE TU NE TUES CELUI QUE TU AIMES.

TU VEUX T’ÉVADER, TU LE DOIS.
MAIS TU AS DU MAL.

Tu reprends tes esprits, tu lâches aussitôt ton cou, en transe, le souffle court, tu trembles, en sueur. Tu te dégoûtes, tu te fais peur mais tu n’as pas cette force d’hurler. Tu jettes ton regard sur tes mains puis sur ton homme, tu n’arrives plus à réfléchir et tu hésites sur la décision à prendre. Tu entrouvres la bouche mais rien n’en sort, tu t’en veux, tu es impardonnable, monstre.

« Je suis désolé … Je … »

Tu ne termines pas ta phrase, tu te redresses, trébuches et manque de tomber. Tu te retiens au mur et t’enfuis, loin d’ici, tu ne le regardes même pas de peur de perdre encore le contrôle. Tu paniques tellement que tu ne prends même pas la peine de fermer derrière toi, pris de spasmes, chaque pas de plus en plus difficile, hésitant. Tu n’arrives pas à réfléchir, tu as besoin de tout extérioriser mais tu n’y arrives pas, tu te mords alors la lèvre et grognes en abîmant cette blessure déjà à vif. Ta respiration bruyante, animale, irrégulière, tu y vois presque trouble, flou mais après avoir attrapé et enfilé un t-shirt laissé dans ton sac tu te retrouves confronté à Anastasia qui t’attrapa par les épaules pour chercher à croiser ton regard sanguinaire, détestable, celui d’une B Ê T E S A U V A G E. Tu la repousses, loin, le plus loin possible, tu te dégages de son emprise et la fixes, apeuré, terrorisé.

« LAISSE-MOI ! NE M’APPROCHE PAS ! »

Tu hurles, fou, désespéré, tu te recules, fixes le Sarmurai un instant, les larmes au coin des yeux, haletant, tu ne sais pas quoi faire, tu ne veux pas faire de mal à ceux que tu aimes, à tes proches, ta famille, ta renarde, ton homme. Tu te prends la tête entre les mains alors que tu portes ton attention sur ta renarde tombée à terre par ta faute ; son regard effrayé te brise un peu plus et tu déverrouilles la porte, désespéré.

« Je suis désolé … Je ne veux pas vous faire de mal … »

Tu t’enfuis, claque la porte derrière toi et pars loin, tu ne sais pas où mais tu cours sans t’arrêter, tu dois t’éloigner pour les protéger : peut-être reviendras-tu, probablement, sûrement, mais pour le moment tu dois fuir.

FUIR LOIN D’ICI.
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  Sam 31 Mar - 15:59
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Un sourire naît doucement sur ton visage, tu te prends à ricaner légèrement en pensant que tes provocations lui changeraient les idées, pensant bien faire. Plusieurs fois, tu t’arrêtes, tu le sens quand même dérangé malgré tout, il te tourne le dos mais tu n’as pas besoin de voir son visage pour comprendre que quelque chose va mal. Il doit être fatigué, après tout cela fait à peine trois jours qu’il s’est évadé de cette foutue prison, trois longs jours où il a dû vivre un enfer, tu essayes d’imaginer toute la souffrance qu’il a dû endurer, mais ce n’est vraiment pas facile. « Gerald ? » Tu termines tes petites provocations avec un petit baiser contre sa nuque, demeurant tout contre lui en soupirant.

Ton corps est très vite repoussé, sans aucune tendresse, sur le coup tu ne réalises pas la gravité de la situation, gardant ce léger sourire alors qu’il vient te grimper dessus, croyant à un jeu. Tu le regardes sous toutes les coutures, relevant très vite les yeux jusqu’à croiser son regard.

LA PEUR.

Cette émotion qui t’envahit tout à coup, qui te fait dire que tu vas passer un sale quart d’heure, cette même peur qui te paralyse et qui t’empêche de te défendre alors qu’il t’agresse sans montrer la moindre douceur, la sensation de ses ongles venant labourer ta chair sans mesurer sa force, tu couines sous l’incompréhension, tu cherches à articuler quelques mots mais rien ne sort à part quelques gémissements plaintifs ; tu le supplies d’arrêter, tu ne comprends pas ce qui lui arrive et tu voudrais savoir ce qui le tracasse. Vos lèvres ne tardent pas à se rencontrer mais tu as l’impression de te heurter à un mur refusant de céder, puis tu as l’impression d’être pris au piège par un monstre refusant de te laisser une seconde de répit, te bloquant, te dominant complètement. Tu ne cherches même pas à te débattre, les yeux grands ouverts et le visage blanchi par la terreur de la scène se déroulant devant toi.

Il y a tout de même tes membres qui tremblent, tes muscles qui se tendent, mais tu ne fais rien de plus à part essayer d’adopter une position défensive en repliant légèrement les jambes. Mais rien n’y fait, tu es totalement impuissant face à la créature s’étant emparée du corps de ton homme : tu ne le reconnais plus, tu as l’impression de voir un imposteur te mordant la lèvre, t’empêchant de faire quoi que ce soit en jouant sur tes sentiments, en sachant que tu serais incapable de faire du mal à ton homme juste pour te défendre. Tu souffles, tu te plains, tu murmures son prénom plusieurs fois alors que ses mains viennent s’emparer de ton cou. De tes mains maintenant libérées de leur emprise, tu cherches à les poser délicatement sur ses joues.

Mais la prise se resserre.

Alors tu te défends comme tu le peux en venant agripper ses mains meurtrières. Le souffle coupé, l’instinct de survie prime la peur, et tu te mets à te tortiller dans tous les sens comme un serpent à qui on retient la tête. Tu plisses les yeux un instant, cherchant dans son regard animal une lueur d’humanité, tu fouilles comme tu le peux mais tu ne trouves rien d’autre qu’un monstre prêt à te tuer. Tu continues de te débattre mais tu ne fais qu’accélérer l’inévitable. La douleur, l’impuissance, la peur, la tristesse, les larmes se forment et s’écoulent difficilement alors que ton visage se met à se tordre sous les innombrables grimaces, un voile se formant peu à peu devant tes yeux, le regard progressivement assombri alors que tu sens la vie te quitter petit à petit. Tu le sens, tu sens qu’il ne te lâchera pas lorsque tu auras perdu connaissance, tu sens qu’il ne s’arrêtera que lorsque ton cœur aura cessé de battre sous ses puissantes mains.

Alors tu l’implores une dernière fois de tes yeux humides perdant peu à peu leur lueur de vie.

Lorsqu’il te lâche enfin, ta tête pend négligemment vers le côté, tu ne respires plus – plus sur le moment, tu ne vois plus rien, tes sens s’éteignant un par un, il n’y a plus que ton ouïe qui marche à moitié, et tu parviens à l’entendre revenir à lui à travers cet acouphène constant. Tu voudrais le prendre dans tes bras mais toutes tes forces t’ont quittées et tu ne reprends ton souffle que lorsqu’il quitte la pièce, la cage thoracique se gonflant et s’affaissant à toute vitesse. Alors, par réflexe, tu cherches à appeler ton homme, tu veux qu’il revienne, mais rien ne sort d’entre tes lèvres, tu inspires et expires comme un fou, avalant cette vie qui revient peu à peu dans ton corps.

Tu fermes les yeux quelques minutes, le corps cédant à une intense fatigue. Tu récupères quelques forces durant ces précieuses minutes, occupé à réguler ta respiration. Tu restes étalé dans ce lit un moment pendant quinze, peut-être vingt minutes, puis tu rouvres les yeux pour tomber nez à nez avec le plafond suivi de Philippe qui penche la tête au-dessus de la tienne pour voir si tout va bien. Ton esprit comprend très vite que Gerald n’est pas à tes côtés, et tu parviens à bouger avec difficulté, à te retourner dans ce lit, à poser les mains sur le sol et à ramper sur celui-ci en laissant le reste de ton corps tomber lourdement. Le Sarmuraï cherche à te retenir mais tu lui tiens tête, il t’attrape dans ses grosses pattes pour te soulever et te replacer dans le lit mais tu continues de t’en extirper à toute allure, ce qui le pousse à abandonner. Tu te fais mal en venant te heurter contre tous les meubles de la chambre, mais tu traines ton cadavre jusqu’à la sortie de la chambre, sanglotant avec difficulté, murmurant le même prénom en boucle dans l’espoir qu’il vienne te voir.

Philippe te suit de près, parfois il cherche à te soulever mais tu viens le mordre aux endroits les plus tendres, quitte à te péter les dents, tu n’en as rien à foutre, tu veux juste qu’il te laisse tranquille. Tu te diriges instinctivement jusqu’à la porte d’entrée, tes pleurs se transformant en hurlement. Tu te tournes ensuite péniblement vers les deux pokémons te regardant complètement désemparés, le plus grand étant à l’affût du moindre de tes gestes. « Où est-il ? Où… ? » Le gros insecte met un certain temps avant de réagir, baissant ensuite la tête. Tu fais très vite le rapprochement, et tes craintes se confirment alors que le pokémon te tourne le dos. « Non… Non… Pas encore… »

Tu as baissé ta garde un bref instant, et Gerald – ou du moins l’homme lui ressemblant – en a profité pour s’emparer de ton petit cœur pour venir le briser entre ses doigts. Dans un énième hurlement, tu te gonfles et tu parviens à t’élancer assez haut pour pouvoir attraper la poignée de la porte mais tu t’effondres juste après, rattrapé de peu par les deux individus restants dans la maison. Tu leur tombes dans les bras, tes forces t’abandonnant à nouveau, sentant à nouveau la vie te quitter. Ton cœur tambourine péniblement dans ta poitrine, tu le sens qui peine à irriguer le sang, tu sens les larmes s’écoulant de tes yeux tels de terribles torrents inarrêtables. Philippe parvient à te rapprocher de son corps, cherchant à t’étreindre, mais tu trembles au contact de sa carapace glacée, hurlant à nouveau comme s’il était en train de te faire mal. Ils te tirent un peu plus loin, mais tu parviens à les faire te lâcher au bout de quelques centimètres, ton cadavre s’écrasant contre le sol avant de se mettre à convulser.

Tu vas mourir ce soir, tu en es persuadé.

Tu déglutis péniblement avec cette impression d’avoir à nouveau la gorge serrée, tu es complètement effondré aussi bien physiquement que mentalement, ayant perdu toute envie de te battre pour vivre à ce moment-là. Alors tu comptes te laisser mourir sur ce parquet froid au milieu de ta bave, tes larmes et autres joyeusetés, prêt à abandonner tout ce que tu as construit sur un simple caprice d’amour, sentiment aussi bénéfique que destructeur. Tu n’auras jamais autant souffert, et tu mourras dans la souffrance comme tu l’avais prévu.

Mais tu ne t’attendais pas à cette souffrance-là.

Tu plisses les yeux, enroulé comme tu le peux sur toi-même, reniflant avec difficulté, ne réagissant à aucune sollicitation, muré entre quatre murs indestructibles en attendant la mort arriver. Tu la vois venir petit à petit vers toi, ta vision se voilant à nouveau alors que tu sens tes dernières forces t’abandonner. Puis tu fermes les yeux, laissant la faucheuse faire de toi ce qu’elle voudra. Lougaroc épuisé par les combats.

CAPITULATION.

Philippe ne l’entend pas de cette oreille, il se jette sur toi et secoue ton corps dans tous les sens, te retourne, il grogne, il écoute avec attention les petits gargouillis de ton corps ; il a bien cru lui aussi que tu étais mort, mais tu as juste perdu connaissance. Alors il relève la tête vers la belle Anastasia avant de se mettre à grogner plus fort, bien énervé que son dresseur soit laissé à l’abandon dans un si mauvais état. Il est encore trop con pour appeler les secours – et puis ça ne doit pas être pratique de composer un numéro avec d’aussi grandes griffes, il parvient néanmoins à ouvrir la porte après t’avoir enjambé et il sort à toute vitesse de la maison, poussant un hurlement strident, bien décidé à retrouver l’auteur de ce crime.

Mais quelque chose le retient et il ne peut pas aller plus loin que le bout de la rue, il se retourne à toute vitesse en grondant avant de très vite se calmer et se taire, ne retenant pas ses sanglots et son inquiétude. Il sait que tu vas très mal. Il a compris que tu comptais te laisser mourir, et il ne voulait pas assister à cette scène. Alors il était prêt à aller chercher Gerald par la peau du cul pour le ramener à la maison, mais c’était peine perdue, et il se résigne à revenir à la maison. Il s’arrête cependant devant la porte, observant le moindre mouvement dans la pénombre, Cerbère des temps modernes gardant l’entrée, prêt à attaquer à la moindre menace.
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[FLASHBACK] Restless Hands feat. Jericho
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