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 [FLASHBACK] Restless Hands feat. Jericho

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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Elle le prend dans ses bras, douce, maternelle, telle une mère réconfortant son enfant. Elle le serre contre elle, tremblante, la respiration angoissée, les yeux fermés. Elle a peur, elle hésite, l’insecte dont elle s’est probablement éprise n’arrange en rien la situation de ses cris, ses grands gestes, sa colère, tout la rend dingue, elle qui cherche à se calmer, à le calmer, à le garder contre elle pour le rassurer. Tout allait bien se terminer, elle avait confiance en toi, confiance en cet homme qui lui avait sauvé la vie, cet homme qui cherchait à se battre pour garder une part d’humanité. D’une de ses pattes griffues, elle remet en place les cheveux du malade, un peu hésitante, gênée, elle sait ce qu’il se passe, elle a compris, elle t’a déjà vu ainsi, désespérée, malade, le même regard d’incompréhension. Elle sait que tu reviendras, elle en est persuadée mais une petite part d’elle-même en doute encore un peu. Un regard vers Philippe, elle resserre son emprise autour de l’homme avant d’interpeller de nouveau l’insecte, autoritaire, elle lui fait comprendre d’un signe de tête qu’attendre devant la porte ne changera rien et lui demande de l’aider, lui et sa force, de rapporter l’humain dans son lit.

Elle le laisse faire, reste dans l’entrée, seule, à juger la situation. Elle était probablement celle te connaissant le mieux, femme, compagne, moitié, sœur, fille, celle qui t’a toujours supporté. Elle a compris, cette douce renarde rusée, elle a compris l’essentiel, tout ce qu’il y avait à savoir pour te ramener ici : elle allait arpenter la ville s’il le fallait, un jour, deux jours, une éternité même pour te retrouver. Alors à son tour elle attrape la poignée et claque la porte derrière elle, elle ne sait pas où chercher, ne sait pas par où commencer mais elle entame ses recherches, qu’importe la dangerosité des rues, qu’importe sur qui elle pourrait tomber. Si elle devait tuer pour te retrouver, elle braverait cet interdit sans hésiter.

• • • • • • • • • • • • • • • • • • • •

Tu erres, traverses une rue, en enjambes presque une autre, te faufiles entre les ruelles, haletant, chien enragé, dansant entre les allées, te stoppant parfois, reprenant son souffle, trottinant, reprenant une allure folle juste après, trébuchant, te relevant, la tête te tournant. Tu chancelles, tes pieds pris d’une migraine insupportable, tu cherches à fuir ton ombre te pourchassant sans répit, ricanant dans la nuit, monstre vicieux, faucheuse perverse. Tu te traînes, tu t’épuises, tu es fatigué, crevé, désespéré, tu ne sais plus où donner de la tête, tes tempes prêtes à exploser, le sang te montant au cerveau sans jamais redescendre. Tu serres les dents, te poses dans un coin et attends, attends que cette haine passe, que cette adrénaline morbide diminue, tu ne veux pas rentrer, tu as peur, peur de son regard, peur de son jugement, peur qu’il te rejette, peur que l’effrayer, peur qu’il t’achève pour se venger. POUQUOI NE PAS TE JETER MAINTENANT SOUS LES RAILS ? Tu trembles, les larmes te montent enfin au coin des yeux et tu hurles, tu laisses entendre ton désespoir à qui veut bien l’entendre, qu’importe les êtres interpellés à cet instant présent, qu’importe que tu deviennes la cible de branleurs cherchant la merde, qu’importe qu’on te plante, qu’on te tabasse, qu’on te laisse crever là dans cette ruelle misérable.

De toute façon, tu n’es rien de mieux que de la crevure.
De la sale race.

Comment as-tu pu te laisser aller de cette manière ? Comment as-tu pu lever la main sur cet homme ? TON homme ? Celui pour qui tu as ruiné ta vie, pour qui tu as pactisé avec le diable en personne, celui pour lequel tu as tout sacrifié. Comment as-tu pu malmener cette gorge sans scrupules ? Comment as-tu pu oser le laisser seul sans même te retourner ? PUTAIN D’ÉGOÏSTE ! Faible, lâche, incapable, pitoyable, miséreux. Tu angoisses, tu as peur de ne pas avoir pu reprendre le contrôle assez tôt, son regard, tu l’as vu, ses appels à l’aide, tu as tout entendu. Tu es bouleversé, malade, incapable de peser le pour et le contre. Tu es prêt à te laisser mourir dans cette ruelle mais une faim effrayante te tiraille, te prend aux tripes, tu sais au fond de toi que tu ne peux rentrer avant de te repaître de quelque chose, peu importe de quoi il pouvait bien s’agir.

Il te fallait te mettre en chasse.

Tu t’es jeté sur le premier venu, un pauvre alcoolique, peut-être clochard, passant au mauvais endroit au mauvais moment, une cible facile, titubant, s’arrêtant pour pisser un coup contre un mur, peut-être gerber à la ruelle suivante ; tu n’en sais rien, tu ne sais plus. Tu ne lui as laissé aucune chance, l’attrapant par le col de son haut puant l’alcool, tu l’as frappé une fois deux fois, autant qu’il le fallait pour te défouler, pour calmer tes nerfs, pour faire cesser tes larmes. Tu l’as insulté, tu t’es déchaîné, bête inarrêtable. Et t’es laissé emporté par cette folie meurtrière et après les cris un silence macabre dans cette ruelle dans laquelle tu l’avais embarqué. Un silence entre cette statue et ta personne, muet clébard ne rendant enfin compte que la fête était finie.

Ta renarde arrive bien trop tard, essoufflée, la respiration rauque ; de toute façon elle n’aurait pas cherché à t’arrêter, elle se souvient de cet homme ayant subi le même sort hier, elle s’en souviendra toujours tel un cauchemar indélébile mais par amour pour toi elle oubliera tout, elle laissera tout passer pour te protéger. Elle hésite à s’approcher, tu ne la regardes même pas en lui tournant le dos, elle prend son courage à deux mains, tu aimerais lui dire de s’enfuir mais lorsqu’elle passe ses bras autour de ton corps pour t’enlacer tu n’as plus le courage de fuir. Tu veux qu’on te pardonne, qu’on te laisse encore une chance, puis peut-être une prochaine encore. Tu la laisses faire, profitant encore de ce silence durant de longues minutes et tu craques, encore, tu te retournes et viens la prendre dans tes bras, faible réconfort alors que ton étreinte se veut désespérée. Tu aimerais rentrer maintenant que tu vas mieux mais tu ne sais pas comment te contrôler, tu as peur de péter les plombs de nouveau, d’encore une fois te jeter sur lui. Et si tu l’avais vraiment tué ? Comme pour qu’on te rassure tu poses la question à ta belle qui te répondit négativement de son regard suppliant, un appel désespéré, celui te demandant de faire ce qui te semblais le plus juste. Elle ne voulait pas d’une vie de fugitive, elle voulait te savoir heureux, toi qui as toujours su veiller sur elle, voulait te rendre la pareille. Tu colles ton front contre le sien et te calmes doucement, sa chaleur, sa tendresse, cette respiration s’accordant presque à la tienne.

Tu ne pouvais plus te permettre d’attendre.
Ce meurtre de ce soir, il restera entre vous deux.
Petit secret sordide.

Et encore une fois tu cours, course contraire, tu te fiches de ce point de côté de faisant souffrir, tu ignores tes pieds probablement en sang, tu n’as plus l’habitude de courir autant et tu sens tes muscles te tirer, se déchirer, t’abandonner. Les souvenirs remontent et ces quelques minutes, comme elles ont pu l’être sur le chemin du retour vers Suzie, ne semblent être qu’une éternité insurmontable. Tu ne ralentis que sur les derniers mètres, ta renarde juste derrière toi : tu as besoin de croiser son regard, une dernière fois, ultime courage te permettant d’ouvrir la porte mais elle te pousse, elle ne veut pas que tu perdes une seconde de plus. Elle sait que tu vas devoir affronter ce colosse de deux mètres, le protecteur de ses lieux mais elle te fait comprendre d’un silence strict que tu ne devais pas t’en préoccuper ; c’était son boulot, sa partie de gloire.

Alors elle s’approche de l’insecte, de ce pokémon colérique prêt à réduire en charpie ce monstre que tu étais devenu, elle s’interpose entre lui et toi, sévère, autoritaire, elle te laisse te diriger dans cette chambre, elle te fait confiance comme toujours, elle qui a toujours cru en toi. Elle referme d’un claquement sec, elle t’enferme dans cette tanière et après avoir jaugé le Samurai sans un grognement, sans un couinement, se jette dans ses bras, suppliante.

Lui aussi devait te faire confiance.
Une dernière fois.

Te faire confiance, croire en toi alors que toi-même tu doutes. Ce corps inconscient sur ce lit, tu trembles, tu te retrouves confronté à ta peur la plus viscérale : celle de le perdre, dépendant de cet homme, de ton obsession dans cette cellule, celui pour lequel tu t’es évadé, celui pour lequel tu donneras ta vie si tu en avais la possibilité. Il était probablement l’un des derniers maillons de cette chaîne te retenant, de cette laisse d’humanité dont tu ne voulais te défaire. Tu viens te poser à côté du lit, à même le sol, avachi contre le bord du meuble en cherchant désespérément sa main pour venir la serrer dans la tienne. Tu t’excuses sans cesse, la tête enfoncée dans le matelas pour dissimuler tes larmes, tu resserres ton emprise et continues, tremblant, faible, désespéré.

« Je suis tellement désolé, Jericho. Je t’aime … et jamais je n’ai voulu te faire du mal … ce n’était pas moi … Mais … Je suis là maintenant … tout va bien … s’il te plait excuses-moi. »
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

L’insecte pourrait rester toute une vie entière planté là à attendre que surgisse l’intru. Il fait claquer ses grandes griffes entre elles comme pour les aiguiser, attentif au moindre bruit, au moindre courant d’air venant lui caresser la carapace. Il ignore la plupart de ses appels, trop préoccupé à réfléchir à quelle façon il tranchera la chair de ce monstre pour lui faire regretter toutes ces années à faire souffrir son dresseur. Mais finalement, il craque, ne pouvant pas refuser éternellement les demandes de la belle, s’approchant de toi après avoir cessé de grogner pour venir t’attraper et te soulever de ses puissantes pattes. Pas très facile de soulever une masse comme toi mais il doit bien ça à la renarde qui cherche désespérément à le calmer. Lentement, il t’emmène dans ta tanière, te dépose délicatement et s’empresse de retourner vers l’entrée pour revoir la renarde.

Mais il était déjà trop tard.

À moitié furieux, il vient gratter à la porte sans chercher à l’ouvrir pour autant, grondant doucement avant de se mettre à sangloter sous l’inquiétude. Il reste un moment à tourner dans la même pièce, cherchant à se calmer, osant donner un nouveau coup de griffe contre ce canapé pourri. Puis il se tait, se terrant dans un silence reposant, s’agitant dans chacune des pièces en regardant chaque recoin dans l’espoir de trouver quelque chose à faire. Puis finalement, il revient dans cette chambre, te tourne autour, te juge, se couche à tes côtés en essayant de se faire tout petit. Il soupire longuement, t’écoute respirer péniblement, il se redresse à toute allure lorsqu’il ne t’entend plus, inquiet à cause de ce souffle erratique et douloureux.

De ses petites paires de pattes, il attrape ta tête, se penchant au plus proche de ton visage, il cherche à te rassurer en venant caresser tes cheveux. Il reste ainsi pendant cinq, dix minutes, mais rien n’y fait tu sembles inconsolable. Il te tourne à nouveau autour, venant attraper ta main pour te tirer comme un prédateur tirerait sa proie, mais il ne se veut pas menaçant, il cherche juste à te mettre dans une position confortable. Un bras le long de ton corps, l’autre pendant à moitié, couché sur le dos la tête bien droite et les jambes bien allongées. Il soupire, préférant ensuite quitter la pièce pour ne pas se mettre plus en colère qu’il ne l’est déjà. Plus il te voit comme ça, plus il a envie de faire payer cet homme, de le tuer s’il le fallait. Mais que dirait Anastasia s’il le voyait tuer son dresseur sous ses yeux ?

Ton sommeil semble agité, tu peines à avaler ta salive, ton cou meurtri et marqué par les événements te faisant souffrir le martyr te rappelant à quel point tu as frôlé la mort. Rien que le fait de survivre semble être une épreuve, tu luttes inconsciemment pour ne pas te laisser emporter par le chagrin et l’envie de rejoindre les morts, tu as toujours cette toute petite étincelle d’espoir qui te retient de ne pas en finir maintenant. Ce foutu optimisme qui t’aura sauvé la vie bien plus d’une fois et qui t’a permis de comprendre que la vie valait la peine d’être vécue jusqu’au bout ; et une fois de plus, tu vas finir par vivre et par guérir tes blessures jusqu’au prochain traumatisme.

••••••

Philippe s’agite à nouveau alors que la porte s’ouvre, brisant peu à peu le silence avec divers grognements et petits cris. Il se redresse pour fausser sa taille de quelques centimètres, voulant paraître imposant, aiguisant ses grandes griffes avant de voir rouge lorsqu’il réalise que le criminel est de retour à la maison. Gerald ne lui a rien fait, mais il a assez fait souffrir son dresseur pour le confondre avec un ennemi. Il redresse l’unique antenne au-dessus de sa tête, prêt à attaquer, levant la patte pour lancer une puissante taillade, mais la renarde l’arrête avant qu’il ne fasse une erreur. Le voir se diriger dans ton abri le rend complètement fou, il hurle, il cherche à esquiver Anastasia mais rien n’y fait, il se retrouve impuissant dès lors qu’elle se jette dans ses bras.

Parfois tu tousses, d’autres fois tu halètes, les lèvres gonflées et gercées à force de te la bouffer dans ton sommeil. Tu entends toute cette agitation et tu voudrais savoir d’où elle vient mais tu n’as pas encore rassemblé assez de forces pour te permettre d’ouvrir les yeux. Même inconscient, tu peux ressentir sa présence, son aura imposante, intimidante, tu te mets à trembler et à sangloter à ton tour, cauchemardant, ton rythme cardiaque s’accélérant ; tu es totalement sans défense et tu as peur qu’il vienne pour t’achever, tu entendrais presque la mort venir se moquer de toi en murmurant des menaces à ton oreille, te faisant peu à peu paniquer.

Tu t’agites comme un dégénéré quelque temps.
Puis plus rien.

Pendant un instant, tu es comme mort, inerte, les extrémités de ton corps se refroidissant à toute vitesse alors que tu peines à remplir tes poumons d’air. Tu te sens mal, malade, la chaleur de cette main serrant la tienne te brûle et tu te plains silencieusement, le moindre contact te fait terriblement souffrir et pourtant… Pourtant tu sembles si paisible.

Après d’innombrables efforts, tu parviens de nouveau à réguler ta respiration, lente et silencieuse. Le temps passe et tu parviens à retrouver quelques maigres forces, juste assez pour te permettre d’ouvrir les yeux. Tu l’entends s’excuser, mais tu crains que ce soit une ruse pour te rassurer une dernière fois avant de t’achever d’un poignard dans le cœur. Alors tu ne réagis pas à ces excuses, effrayé et déboussolé, fixant le plafond comme pour essayer de te convaincre qu’il n’y a personne d’autre que toi dans cette foutue pièce.

Sauf que ça ne marche pas, bien évidemment.

Tu tournes lentement la tête pour le regarder, silencieux, la mine pâle mais terriblement en colère. Tu lui en veux tellement, tu te demandes même si tu vas réussi à lui pardonner un jour. Tu trembles comme un chiot apeuré, tu as peur de croiser son regard, tu finis donc par tourner la tête de l’autre côté en pestant silencieusement. Aucun son ne sort de ta bouche, tu risques d’être muet encore quelque temps, tu cherches à calmer la colère envahissant ton corps faible et fatigué mais tes tremblements ne font que s’intensifier. Tu hésites, tu voudrais le pardonner une nouvelle fois tout comme tu voudrais le rejeter et tirer un trait sur cette relation toxique et mauvaise pour vous deux.

Sauf que tu es trop dépendant de lui.

Dans un soupir bruyant et douloureux, tu évacues la frustration s’accumulant peu à peu en toi. Tu es encore hésitant, ton visage exprimant bien vite toute la tristesse que tu pouvais cacher à ce moment-là. Puis, lentement, tu viens resserrer cette main, regrettant immédiatement ton geste. Tu la serres quelques secondes puis tu relâches ton emprise, préférant fuir dans un sommeil te prenant soudainement entre deux clignement d’yeux.

Tu cauchemardes à nouveau sur ta mort, sur l’effondrement de tout ce que tu as construit, tu peux voir tous ces hommes et ces femmes inquiets, d’autres satisfaits que le Lougaroc que tu es se soit enfin laissé abattre, tu assistes à la destruction de ton petit monde impuissant et tu parviens à fuir ce cauchemar en te réveillant en sursaut, tournant instinctivement la tête vers Gerald. « G.. Ge-… » Tu viens également tirer sur sa main pour l’inviter à venir, un geste terriblement faible, tellement faible que tu arrives à peine à soulever sa poigne pour la rapprocher de toi.

De l’autre côté de la porte, le silence règne, et pourtant, Philippe continue de se battre pour tenter d’accéder à la chambre. Il est inquiet, il n’arrive tout simplement pas à faire confiance, pas après ce qu’il a vu, pas après avoir assisté à la quasi-mort de son dresseur. Il pourrait très bien renverser la belle d’un simple coup de patte et pourtant il ne fait rien, il a confiance en elle mais pas en l’homme qu’elle suit aveuglément. Il aimerait tant se laisser aller et faire comme s’il ne se passait rien, mais il est bien trop attaché à toi et il ne veut que ton bien malgré les nombreuses prises de tête. Alors il se laisse soudainement tomber au sol, faisant légèrement trembler le sol sous son poids, il plante ses griffes dans le sol et le laboure sous le stress et l’inquiétude, grondant assez fort pour camoufler le bruit de son estomac ; il attend que tu ressortes de la pièce et que tu lui donnes à manger pour lui changer les idées, mais tu es actuellement incapable de le faire.

Tu es complètement à la merci du démon présent dans ta chambre, tu attends sa décision : qu’il vienne pour vous réconforter ou abréger tes souffrances t’importe peu, tu ne pourras tout simplement pas te débattre. « … T’aime… » Tes yeux l’implorent, ton corps est parfois pris de spasmes sous la difficulté à respirer, tu es à bout de forces et tu veux juste oublier, tu veux embrasser cette mort glacée et te réchauffer dans ses bras, tu le supplies à la fois de te tuer et de te laisser en vie.

Est-il un monstre, ou ton homme ?
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rp flashback feat. Jericho
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
En pactisant avec ce juge malsain, jamais tu n’aurais pensé devenir une telle bête sauvage. En vidant ton chargeur sur Edwin, tu t’étais senti bien, libéré d’un poids, animal déchaîné, cette laisse te faisant marcher au pas brisée, déchirée, arrachée. Tu aurais probablement dû fouiller plus vivement à la recherche d’une balle pour te finir à l’époque ; Anastasia aurait fini ses jours avec tes sœurs, ton homme aurait fini par t’oublier en trouvant une nouvelle personne avec qui fait sa vie. Tu te savais toxique pour eux, pour tous, tu n’aurais jamais dû revenir, jamais, pour son bonheur tu n’aurais jamais dû revenir dans sa vie, ainsi probablement ne l’aurais-tu pas blessé, toi qui t’es joué de lui, toi qui as toujours été maladroit dans tes relations, même lorsqu’il s’agissait de Suzie. Tu ne sais pas comment le rassurer, tu n’oses pas t’imposer, tu ne veux pas l’apeurer, tu ne veux pas faire comme si rien ne s’était passé même si tu aimerais mais tu ne peux pas lui demander ça. Alors tu restes dans cette même position sans compter les minutes, caressant le dos de sa main timidement, pour te rassurer qu’il soit toujours à tes côtés, toujours là pour te réconforter à sa manière. Tu ne comprends toujours pas comment tu as pu péter les plombs comme ça, tu te dis avec du recul que tu aurais mieux fait de t’enfuir, d’échapper à tes démons plutôt que d’essayer de les combattre.

Tu entends les grognements, les cris, les protestations de l’insecte de l’autre côté de la porte et tu frémis, tu sais qu’il t’en veut, tu sais qu’il aimerait te trancher la gorge pour protéger Jericho, tu le sais et tu le comprends parfaitement mais tu aimerais qu’il t’écoute, tu aimerais qu’il te laisse une chance lui aussi, une petite, juste pour lui montrer que tu es capable de bien des choses pour rendre heureux son dresseur. Anastasia elle ne le laissera pas passer, elle le serre contre elle, désespérément, bouée de sauvetage alors qu’elle cherche comme un réconfort introuvable. Cet insecte, Philippe, elle non plus malgré ses dix ans mouvementés à devoir supporter Diana, elle n’a jamais pu l’oublier ; ce colosse l’ayant protégé alors qu’elle n’était qu’une petite Roussil sans défense, ses bras dans lesquels elle avait passé la nuit. Elle était dépendante de lui comme tu étais dépendant de cet Idéalis dont tu ne savais au final pas grand-chose.

Tu le sais réveiller, le léger grincement du matelas te l’a fait savoir mais tu n’oses pas bouger, ta tête posée contre ton avant-bras, le regard ailleurs, perdu, humide, le coin des yeux te brûlant presque. Tu ne veux pas, tu as peur de perdre encore une fois le contrôle alors qu’il t’appelle, faiblement, une demande presque inaudible que tu ne peux pourtant ignorer dans ce silence aussi reposant que déplaisant. Sa main remue à peine mais sans bouger tu te permets de resserrer ton emprise, entremêlant tes doigts aux siens pour le rassurer, lui faire savoir que tu étais encore là, avec lui, pour lui. Tu cherches à te montrer le plus doux possible, quelque peu perplexe, réticent. Tu juges, tu cherches à mettre la main sur tes démons, à vérifier qu’ils n’étaient pas prêts à pointer encore une fois le bout de leur nez puis tu attends, longtemps, peut-être trop, peut-être pas assez mais tu finis par te lever en relaçant sa main à contrecœur. Tu enlèves tes pompes dégueulasses, tu jettes négligemment ton t-shirt dans un coin de la pièce et après l’avoir de nouveau fixé quelques instants, surplombé de ta carcasse animale, tu viens le rejoindre en te faufilant sous ces couvertures, timide, tel un enfant rejoignant ses parents avoir après cauchemardé, tu n’oses pas le toucher et tu attends comme un signal, un geste infime, un regard, n’importe quoi mais au final tu ne tiens plus et de tes bras tu viens l’enlacer, d’abord doucement pour ne pas le brusquer mais tu viens rapidement le rapprocher de toi, ta chaleur, sa respiration encore faible, tu t’en veux et tu le gardes précieusement, tremblant, désespéré. Tu couines, te mords la lèvre avant de venir embrasser son front, sa tempe, tu entrouvres les lèvres mais n’arrives pas à prendre la parole. Tu cherches tes mots, ceux qui te permettront de le rassurer.

« Je t’aime Jericho. Le monstre qui t’a fait du mal … ne viendra plus, je te le jure. Je suis là pour te protéger, je te le jure. Je ne partirais plus Jericho, c’est promis. Tu peux … dormir en paix … tout est fini. Je veillerais sur toi, personne ne viendra te blesser … plus jamais. »

Tu le berces, amoureusement, déposes tes lippes ici et là, te perdant dans son cou, humant quelques fois son odeur sans jamais te séparer de lui, dépendant de cette présence te répondant. Tu es épuisé, physiquement, mentalement, tes muscles te tirent, te font mal, mais tu as peur de t’abandonner à une nuit de sommeil réparateur alors tu cherches à lutter durant de longues minutes, venant lui murmurer au creux de l’oreille combien il était important pour toi mais tu avais fini par t’endormir dans ses bras, incapable de veiller plus, incapable même de savoir quelle heure il pouvait bien être alors que tu avais entendu l’insecte se calmer, probablement géré et dompté par ta belle renarde qui semblait plus que bien s’y prendre pour attirer son attention. Elle qui par contre ne fermera pas un œil de la nuit après avoir nourri le colosse pour l’occuper et le rassasier, protectrice demoiselle ne quittant pas l’entrée de cette tanière pour la surveiller, gardienne de ces lieux, de votre intimité, geôlière bienfaitrice éloignant comme elle le pouvait cet insecte incapable de lui résister.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
28 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

La moindre seconde que tu passes dans un état pseudo-inconscient te fait peur, car tu ne veux pas ne plus te réveiller. Tu veux le surveiller, tu veux voir jusqu’où il va, il t’effraie, te traumatise, te fait souffrir et pourtant tu ne le repousses pas car tu sais que le voir partir pour de bon une nouvelle fois te tuera vraiment ; tu étais prêt à te laisser mourir ce soir, mais il a fini par revenir et tu t’es senti revivre légèrement. Mais est-ce là une bonne chose ? La même question revient sans cesse dans ta tête. Le pardonner, le rejeter ? Le rejeter pour te protéger, le pardonner en sachant que tu continuerais à souffrir ? Ce que tu ne sais pas, c’est que quoi que tu fasses, le chemin que tu emprunteras te mènera vers la mort – l’une sera juste plus rapide que l’autre.

Tu prends une grande inspiration, la bouche grande ouverte afin d’avaler un maximum d’air que tu expires dès lors que Gerald lâche ta main. Tes yeux se retrouvent embués, quelques larmes perlant aux coins de tes yeux sans parvenir à couler, larmes que tu ne tardes pas à ravaler alors qu’il vient te rejoindre dans ce lit. Au début tu es complètement terrifié, préférant le fuir en allant regarder ailleurs, offrant ton cou à ses mains en croyant qu’il se jetterai sur toi après t’avoir jaugé en silence. Tu profites de ce bref moment de répit pour déglutir, pour faire tes prières, pour fermer les yeux en essayant de dissimuler les réactions naturelles de ton corps face à la peur de mourir. Celui-ci se souviendra encore quelques jours de cet assaut, les prochaines nuits – s’il y en a – risquent d’être longues car il te faudra du temps avant de te remettre de toute cette fatigue et de calmer cette pseudo-phobie totalement rationnelle.

Ce sera aussi l’occasion pour tes hommes et femmes les plus faibles de te trahir et de quitter les rangs. Rien que le fait d’y penser te met mal ; tu as mis tellement de temps avant de pouvoir rassembler un bon groupe, et tu sais aussi par expérience que les malfrats et les brigands n’ont pas envie d’un chef indiscipliné ne sachant pas tenir leur laisse convenablement. Les plus dociles resteront fidèles, mais que restera t’il de ton groupe dans une semaine ? Dans un soupir, tu ressors de tes pensées, aidé par une étreinte qui te terrifie. Tu te débats quelques secondes le temps de te tourner légèrement vers lui et de lui faire comprendre qu’il t’a surpris, que tu ne lui as pas donné l’autorisation. Mais très vite tu craques et tu te laisses faire en couinant à ton tour. L’incompréhension, l’appréhension et la joie, tout se mélange dans ta tête et tu n’oses pas bouger, Lougaroc docile qu’on pourrait manipuler comme l’on manipulerait une poupée de chiffon.

Ses mots te rassurent, réchauffent ton cœur et ton âme, à ce stade tu es prêt à gober n’importe quoi pour retrouver l’envie de vivre et de te battre pour tes objectifs, quitte à te prendre le revers de la médaille le lendemain. De ton souffle encore trop irrégulier, tu lui réponds, tu t’excuses en silence d’être comme ça, d’être faible, tu es tout aussi coupable que lui car tu n’as pas su remonter la pente efficacement, tu n’as pas su t’arrêter lorsque tu en avais encore l’occasion, tu t’en veux autant que tu lui en veux, tu n’aurais pas dû lui proposer un verre deux semaines après l’avoir tabassé, tu aurais dû tracer ta route de ton côté et ça ne se serait sûrement pas terminé comme ça, vous auriez continué votre vie sans avoir à subir toute cette souffrance.

« J’espère… » Tu te tournes à nouveau pour tousser, crachant presque tes poumons. Ton corps est encore en train de te battre pour éviter de suffoquer et, pris de panique, tu viens te coller à lui en venant glisser une main sur son corps pour finir par l’étreindre. « À moi… » Tu ne le lâches plus, inspirant, expirant, tu as dû faire un effort considérable pour réussir à l’enlacer et tu ne tardes pas à sombrer dans un sommeil toi aussi, happé de force par celui-ci. Tu es contraint de dormir, de te reposer dans la peur de ne plus te réveiller, de te faire tuer dans ton sommeil par l’homme que tu aimes et que tu serres comme un taré. Au bout de quelques minutes, tout est devenu calme, et tu finis par te détendre et par profiter de cette courte nuit pour récupérer.

Mais qui sait quand tu te réveilleras ?

Philippe, de l’autre côté de la porte, gronde encore tout doucement, luttant lui aussi pour ne pas céder à la fatigue. Anastasia a su le rassurer, a su rassasier sa faim de titan, le voilà allongé sur le sol à souffler et à replier ses petites pattes tout contre lui. Il semble s’être assoupi mais il attend tel un prédateur, il attend que sa belle baisse sa garde pour venir l’attraper et la serrer contre lui, cherchant à retrouver la même position qu’il y a dix ans. Mais maintenant la renarde a grandi, elle n’est plus aussi petite et il est déçu, alors il la lâche, se tourne, se roule en boule et ne bouge plus jusqu’à l’apparition des premiers rayons du soleil.

Demain, il va tenter d’affronter le criminel terré dans ta tanière.
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rp flashback feat. Jericho
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Un sursaut, le tic-tac d’une pendule, ton regard se perd sur ce plafond uniforme, se posant un instant sur cette ampoule éteinte alors que quelques rayons de soleil filtraient à travers les volets de la chambre, tu soupires, expires, respire vivement en te sortant de ce cauchemar immonde. Venant passer une main sur ton front, tu grognes en émergeant lentement après t’être calmé, les yeux à moitié clos en te défaisant de l’étreinte de l’homme dormant à tes côtés, lent, minutieux pour ne pas le réveiller, silencieux. Tu te redresses et viens remettre en place ta tignasse désordonnée d’un faible soupir, probablement inaudible. Tu portes ton attention sur la forme présente à tes côtés et te pinces la lèvre, inquiet avant que tu ne viennes porter tes lèvres à sa joue, ponctuant ton geste d’un « Je reviens. » pour finalement te lever du lit. Tu attrapes tes pompes pour les renfiler, cherchant à tâtons dans cette presque obscurité pour remettre la main sur ton t-shirt sale de la veille puant encore l’alcool et la sueur, tâché ici et là de fines gouttelettes du sang de cet ivrogne massacré puis un soupir en l’enfilant ; tu cacheras la misère avec une veste quelconque que tu laveras par la suite, de toute façon tu n’avais ni la foi ni l’envie de fouiller dans ses affaires pour trouver quelque chose à te mettre. Tes vieilles pompes couineraient presque alors que tu hésites à ouvrir cette porte, à sortir de cette tanière pour affronter le colosse gardant ce salon, cet insecte prêt à te trancher la tête mais tu n’as pas le choix et prends ton courage à deux mains pour débouler dans la pièce, tout penaud, petit, minuscule, faiblard et quelque peu perplexe. Tu sens son regard, cette rage, sa haine à ton égard mais tu ne peux retenir un sourire gêné, nerveux, angoissé, tu aimerais t’excuser, tout lui expliquer.

Mais comme toujours, elle vient te protéger.
Elle ne fait que s’interposer entre lui et toi, haute, droite, l’air aussi hautain pour l’un que suppliant pour l’autre et elle te fait bien comprendre qu’elle n’oubliera pas ton comportement. Tu n’oses pas prendre la parole alors qu’elle vient attraper son visage entre ses pattes pour maintenir ton regard, te jugeant, jaugeant, cherchant à déceler ces démons, à les faire fuir, les effrayer pour qu’ils te laissent enfin un peu tranquille. Elle était ta confidente, celle qui avait véritablement vu de quoi tu étais capable, l’unique capable de te stopper si tu devenais réellement incontrôlable et en t’entendant soupirer elle te lâche, sans jamais décrocher son regard des tiens. « Merci Anastasia. » Il n’y avait pas besoin de plus pour vous comprendre mais tu n’eus même pas la force de regarder l’insecte, le baissant aussitôt en allant chercher ta veste posée sur le dossier sur le canapé et malgré le fait que tu puisses te montrer distant et qu’importe combien tu pouvais t’apitoyer sur le sort de ton amant, tu l’épiais, secrètement, pour prévoir la moindre attaque, pour esquiver et être prêt à riposter. Mais il n’y eu rien, ta renarde gérant probablement Philippe en le menant à la baguette comme elle pouvait le faire avec toi et lorsque tu enfiles ta veste tu la vois se rapprocher ; elle a peur, peur que tu t’en ailles pour de bon, peur que tu l’abandonnes, elle aussi, ici.

Tu te contentes d’hausser les épaules à sa question silencieuse, fouillant dans ton sac pour en sortir ton portefeuille et quelques pièces, comptant négligemment les pièces avant de venir la rassurer d’un sourire chaleureux comme tu n’en avais plus l’habitude. « Je reviens. S’il se lève avant fais attention à lui et s’il te plait … Peux-tu t’excuser pour moi vis-à-vis de … enfin tu sais qui. » A ces mots tu avais désigné l’insecte d’un signe de tête, tu ne te sentais pas capable d’aller le voir en face-à-face mais tu savais aussi qu’il n’était pas aussi con qu’il pouvait le laisser paraître et il ne pouvait que se douter d’où tu voulais en venir. Tu la vis acquiescer malgré un petit soupir agacé par ton caractère et tu la remercias doucement avant de t’enfuir en cette matinée débutant à peine.

Tu déambulas dans ces ruelles, silencieux, seul, solitaire aventurier ; huit heures sonnant à peine que tu te dirigeais déjà vers une des boulangeries de la ville, une où tu ne te souviens pas être allé il y a dix ans, une qui ne se souviendra donc probablement de toi-même si depuis le temps tu avais changé, tu n’avais plus rien à voir avec le jeune branleur que tu étais. Tu en avais profité pour tirer une taffe sur le chemin, une petite que tu n’eus même pas le temps de finir, l’éteignant par terre pour la conserver au maximum le temps de ta commande. Ce n’était pas dans tes habitudes, tu ne l’avais même quasiment jamais fait de ton plein grès lors de tes quatorze années avec Suzie, toutes ces petites attentions n’avaient été utiles, à tes yeux, qu’au début de votre relation que tu avais ensuite considérée comme acquise. Peut-être au fond essayais-tu de te racheter auprès de l’homme que tu aimais ? Peut-être bien, mais tu avais aussi remarqué qu’il n’avait quasiment plus rien dans les placards et tu ne supportais pas commencer la journée sans rien avaler. Tu n’as fait qu’un aller-retour, deux poches de viennoiseries, une de croissants, l’autre de pains aux chocolats et même une baguette au cas où, tout pour parer à la moindre éventualité. Sur le retour tu presses le pas, tu sais pertinemment que tu ne dois pas traîner au risque qu’il se réveille seul, encore une fois. Tu ne voulais pas qu’il s’imagine des choses, tu ne voulais pas plomber cette ambiance que tu essayais de rehausser, tu ne voulais plus l’attrister, lui faire du mal ; tu allais te démener pour te rattraper, qu’importe les efforts que tu devais faire pour y arriver.

Tu écrases le mégot sur le pas de la porte et le jettes négligemment au loin puis tu rentres, la gorge serrée, un peu stressé, gêné. Tu n’étais pas habitué à faire autant attention aux autres, tu te montrais normalement assez neutre, faussement distant malgré toute l’attention dont tu pouvais faire preuve ; tout cela semblait être une première pour toi, comme si Suzie n’avait jamais vraiment existé dans ta vie.

Tu retires tes pompes, fais de même avec ta veste en faisant tout ton possible pour paraître soumis et docile face à l’insecte pour foncer dans la cuisine et allumer la machine à café après avoir déposé le contenu de ce petit-déjeuner sur la table, sans faire un saut par la chambre ; tu ne voulais pas le réveiller, pas pour le moment.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Ton sommeil est tantôt agité, tantôt bien trop calme. L’esprit – qui doit être tout aussi marqué que le corps – prend parfois peur de cette présence se trouvant tout contre toi puis finit par se calmer, ne sachant pas différencier le bon du mauvais. Il s’est montré monstrueux pendant quelques minutes et tu as manqué de mourir, mais il t’a assuré que tout était fini, que tu pouvais lui faire confiance. Alors tu tentes tant bien que mal durant tes courts réveils de te raisonner et tu ne peux t’empêcher de sourire et de couiner de satisfaction en voyant qu’il ne s’est toujours pas fait la malle.

Peut-être… Peut-être qu’avec un peu d’espoir, il sera toujours dans tes bras lorsque la lumière filtrera à travers les volets. Tu n’en sais rien et tu doutes, tu ne veux plus revivre ce lendemain, car le subir une seule fois t’a suffi. Tu n’en peux plus et tu hésites encore à placer à nouveau tes rêves et tes espoirs sur cet homme qui te contrôle complètement ; maître de ta vie comme de ta mort, tu l’aimes bien trop pour t’en détacher, et ce, même après des mois et des années à tenter de l’oublier. Tu as passé dix ans loin de lui sans parvenir à le chasser de tes pensées, alors tu as fini par comprendre que tu ne pourras plus jamais vivre comme tous ceux qui n’ont aucune attache.

Tu n’ouvres même pas les yeux alors que tu le sens s’échapper de ton emprise, tu réponds faiblement par un petit sanglot et tu te tais bien rapidement pour retourner dans le monde des rêves, abandonnant toute idée de le retenir ; ce n’est pas toi qui le tiens en laisse et il ne doit être dépendant de personne. C’est ce que tu penses, et ça doit probablement être vrai, alors tu préfères économiser cette énergie que tu récupères péniblement en évitant de faire des choses futiles. Tu l’entends te dire qu’il reviendra, mais tu ne le crois pas car tu as cette ignoble impression de revivre le même scénario. Tu soupires d’agacement en lui tournant le dos, te préparant déjà mentalement à ne plus le revoir à ton réveil ; tu fuis très vite dans tes songes après une quinte de toux insupportable et épuisante.

Durant les quelques moments où tu ne tousses pas, tu écoutes l’agitation qui se déroule dans une pièce voisine, les pas lourds de Philippe, le couinement des bottes de Gerald, le bruit significatif des griffes claquant contre le parquet d’Anastasia, les quelques murmures de ton homme très vite camouflés par ta toux douloureuse, tu ne te rendors que lorsque tout se calme et que tu n’entends plus grand-chose.

Tu ne sais pas combien de temps tu dors exactement, une demi-heure ou trois heures, qu’importe, tu ne fais que retarder l’évidence, retarder cette même scène que tu vas vivre comme il y a dix ans. Tu ouvres les yeux en même temps qu’un frisson te parcourt, bombant le torse avec difficulté. C’est toujours aussi difficile pour toi de respirer, tu refermes les yeux et tu ne les rouvres pas avant un moment, préférant profiter du silence, écoutant attentivement le tic-tac de l’horloge. Les secondes passent, tu inspires, expires, tu tousses, tu te retournes… Tu es attiré par cette étrange odeur de café mais tu ne viens pas, tu penses à une illusion.

Tu entends encore les pas de Philippe, cet insecte qui a su être dressé et convaincu par une créature bien plus petite qu’elle, mais bien plus rusée. Pour elle, il pourrait faire n’importe quoi, même s’il émet encore quelques réserves. Il a d’ailleurs suivi le criminel partout depuis son retour, lui collant presque au cul, le jugeant en grondant parfois. Tant pis si Anastasia se met devant lui afin d’éviter un potentiel drame, il ne quitte pas ton homme d’une semelle, venant se faufiler dans la cuisine à toute vitesse en sifflant doucement, faisant claquer les portes des placards de temps en temps : il ne rate pas une occasion de demander à manger, colosse à l’appétit insatiable ne vivant presque que pour ça. Il serait capable de bouffer les poubelles s’il était encore un Sovkipou, maintenant il a des goûts un peu plus nobles mais son appétit n’a jamais baissé.

Tes paupières restent closes longtemps, trop longtemps. L’odeur du café froid te réveille à nouveau, cette odeur à mi-chemin entre l’agréable et le désagréable. Tu tentes de bouger, tu te sens un peu mieux mais ce n’est pas assez. Tu parviens ensuite à t’extirper du lit, posant un pied devant l’autre difficilement, te faufilant dans le salon avant de t’introduire dans la cuisine pour voir si tu n’étais pas en train de rêver.

Non.
Il est là.

Tu le regardes avec des yeux fatigués et cernés, tu déglutis mais ta gorge est sèche, tes jambes tremblent sous ton propre poids et le reste de ton corps suit sous le coup de l’émotion. C’est bien la première fois qu’il revient vraiment, tu es à deux doigts de tomber sur le cul mais tu parviens à te rattraper grâce à un meuble, tenant ta tête de l’autre main en grognant.

« Je vais me recoucher, je rêve. »

En revenant dans le salon, tu en profites pour vérifier l’heure ; tu ne t’es jamais levé aussi tard – à part lors de ton adolescence peut-être, mais tu comptais bien gratter encore quelques précieuses minutes dans ce lit froid. Tu te diriges lentement vers la chambre, mais finalement tu viens faire un détour dans la salle de bain ou tu observes ton reflet après avoir claqué la porte derrière toi.

Tu as vraiment l’air pitoyable malgré cette nuit de sommeil, les yeux encore fatigués, cernés et aux vaisseaux explosés, la lèvre inférieure bouffée jusqu’au sang. Puis tu diriges une main tremblante vers ton cou, tu le regardes, tu te sens mal, retraçant les griffures et les traces de doigts puissants ayant failli t’arracher la vie. Tu baisses ensuite la tête, régulant ce souffle encore trop erratique, les doigts allant se frotter contre le rebord du lavabo.

Tu es laid et faible, tu te sens mal et tu manques de t’effondrer en pleurs.
Mais, pour une fois, tu parviens à retenir cette nouvelle crise.
Juste un peu.
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  Ven 6 Avr - 4:19
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29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
L’insecte refuse de te lâcher, te collant au train en grognant de temps à autre pour sembler menaçant, cessant parfois lorsque ta renarde releva son museau vers lui pour lui faire comprendre de se taire mais il ne se taisait pas longtemps, grattant les placards, te faisant face en se grandissant comme il le pouvait, te bloquant le passage dans cette petite cuisine lorsque tu cherchais à te mouvoir, à attraper le moindre bol, les moindres couverts. Ce n’est qu’après un long soupir que tu daignas enfin porter ton attention sur cet emmerdeur dans l’espoir de le faire s’enfuir pour te laisser tranquille « t’en as pas un peu marre de me coller ? Tu cherches quoi à la fin ? T’as plus à flipper … Je préfère mourir que de m’en prendre encore une fois à lui » ta voix s’était éteinte sur la fin de tes paroles et tu préféras retourner à tes occupations, un peu ailleurs, un peu perdu. Anastasia le remarque bien mais ne tente rien, juste un nouveau regard vers cet insecte la faisant tant craquer et fouille timidement dans les placards pour fuir de la cuisine en tenant ce petit sachet de nourriture qu’appréciait tant le Samurai : qui sait, peut-être allait-il te lâcher ainsi ?

À vrai dire tu n’écoutes pas, tu n’y fais plus attention, tu restes juste là au beau milieu de la pièce à te ressasser milles et unes atrocités, de son regard désespéré à ses couinements, sa tentative de survie, ses supplications, tout te revient et tu trembles, tu te rattrapes au plan de travail. Et si tu reperdais encore le contrôle ? Pouvais-tu simplement vraiment le prévoir ? Pouvais-tu prédire cette faim particulière ? Celle dont tu ne sais encore rien ? Il y a bien ce rêve, celui que tu as fait cette nuit dans lequel tu as revu cette faucheuse, cet oiseau si particulier, Yveltal si tes souvenirs étaient bons, le même que tu avais rencontré il y a trois jours, celui t’ayant marqué, le bourreau de tes soucis et de ta crainte, syndrome de Stockholm te divisant sans que tu ne puisses savoir qui choisir. Tu soupires, grognes, pèses le pour et le contre mais n’arrive pas à prendre une décision … Tu ne te souviens pas de tout, tu ne veux pas vraiment te souvenir de peur de péter un câble mais il y a ce nom qui revient, Nox Oscuras, cette secte servant ce monstre salvateur, sauveur d’une tragédie à laquelle tu n’aurais pu échapper. Peut-être qu’en allant les trouver tu pourrais en apprendre plus ? Peut-être en te renseignant ? Ces dix années en prison t’avaient totalement chamboulé et tu n’étais au courant de rien, toi qui même avant te fichais bien des ennuis du monde tant que cela ne concernait pas ton petit nombril et qu’importe si tu devais tomber de haut en apprenant tout ce dont tu devais savoir : de toute façon tu n’avais pas vraiment le choix.

Tu viens te gratter la tête et viens tirer une clope dans le paquet présent sur la table sans prendre la peine d’ouvrir la fenêtre, tu n’en as ni l’envie ni la force et tu préfères éviter les bruits inutiles pour réveiller l’homme que tu pensais encore assoupi avant qu’il n’apparaisse dans ton champ de vision. Tu ne peux louper son regard fatigué et n’oses pas croiser son regard trop longtemps, soumis, mal à l’aise à cet instant présent en appréhendant ses paroles. Et s’il te demandait de partir sèchement pour se protéger ? Tu te crispes mais lui ne te salue même pas et t’abandonne au moment où tu allais ouvrir la bouche pour le saluer et lui demander peut-être trop naïvement s’il avait bien dormi. Sacré fils de pute que tu étais.À vrai dire tu n’écoutes pas, tu n’y fais plus attention, tu restes juste là au beau milieu de la pièce à te ressasser mille et unes atrocités, de son regard désespéré à ses couinements, sa tentative de survie, ses supplications, tout te revient et tu trembles, tu te rattrapes au plan de travail. Tu vérifies tout et allumes la télévision en baissant presque totalement le son pour simplement fixer l’image muette, attraction dont tu ne pus te défaire qu’après de longues secondes lorsque tu te décidas enfin à aller toquer à la porte de la salle de bain. Tu te racles la gorge, lui laisses le temps de répondre mais n’obtient aucune réponse ; ton sang ne fait qu’un tour un instant et tu ne peux t’empêcher d’imaginer le pire mais tu te reprends et d’une voix hésitante ose un « Je me permet d’entrer » sans lui laisser plus de temps pour se préparer et te faufiles pour refermer derrière toi, l’enfermant avec toi.

Ce prédateur effrayant.

Tu vois bien qu’il va mal et tu te sais coupable de ce mal-être, élément perturbateur égoïste alors que tu viens vers lui pour passer dans son dos et l’enlacer tendrement ; ton menton posé contre son épaule tu soupires en venant fixer son reflet, insistant, cherchant à calmer les violents battements de ton cœur. « Je pourrais encore m’excuser des centaines, non même des milliers de fois mais ça ne changera rien à ce qui s’est passé hier soir. » Tu remarques les marques abîmant son cou et tu frémis, te figes en déglutissant difficilement : bien sûr que tu te sentais mal en les voyant, c’était ta faute, entièrement ta faute et il avait frôlé la mort, tout ça parce que tu étais incapable de contrôler cette folie malsaine. Tu ne sais pas comment le réconforter alors tu es encore une fois maladroit, embrassant son cou doucement avant de le lâcher, laissant tes mains glisser le long de ses bras pour frôler ses mains.

« Tu viens manger un bout ? J’ai tout préparé, ça te fera probablement du bien. Je suis allé chercher des viennoiseries toutes fraiches ce matin. Le café risque de refroidir mais prends le temps qu’il faut. Si tu as besoin, appelle-moi d’accord ? »

Un dernier baiser contre sa tempe, rassurant, tu souhaites lui montrer que ce monstre ne reviendra pas plus, lui prouver qu’il peut encore une fois te faire confiance et sort de la pièce en laissant tout de même la porte entrouverte pour le surveiller au moindre souci. Anastasia s’approcha timidement de toi, le regard inquiet pour prendre des nouvelles de l’homme et tu lui réponds d’un petit sourire rassurant. Tu mens, rien ne va mais elle n’a pas besoin de le savoir, tu ne veux pas la perturber bien qu’au fond tu sais pertinemment qu’elle est capable de lire en toi comme un livre ouvert et tu la fuis en venant te poser sur ce canapé grinçant, patient, silencieux, les paupières lourdes, épuisé.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Déception, appréhension allant jusqu’à l’angoisse, tu te sens mal, horriblement mal et voir l’épave que tu es devenu en l’espace d’une nuit te donne encore plus la gerbe. Tu te sens incapable de le mettre dehors sans devoir le suivre, tu te sens incapable de passer une nuit de plus loin de lui. Quitte à te faire mal. Tu pourrais très bien te jeter sur ton téléphone et le dénoncer, mais il y a cette part de toi qui t’empêche de le trahir et qui lui pardonne tous ses écarts. C’est complètement con, car tu es aussi convaincu qu’il finira par te tuer, mais tu as toujours été contradictoire et cela se voit rien qu’à ta gueule ; tu es un homme terrifiant mais terriblement expressif, vivant. Un type brutal et intransigeant qui ne cesse de faire des erreurs. Un leader ayant déterminé mais ne parvenant pas à réaliser ses projets les plus ambitieux.

Trop perdu dans tes pensées, tu ne l’entends pas arriver et tu sursautes à ce contact soudain, manquant de lui en coller une ou de lui donner un coup de coude ; tu t’es contenté de te crisper et de faire grincer tes dents alors qu’il vient te piéger. Sur le coup, tu penses à une nouvelle attaque et tu ne te défends même plus, à croire qu’il ne t’a définitivement pas laissé indifférent. Encore une fois, il te faudra du temps avant de retrouver ton sale caractère et tes sales manières, mais tu as l’habitude maintenant et tu finiras bien par te montrer insupportable dans un futur proche. « Tu es revenu. Et tu es resté. » Pour le meilleur et pour le pire ? Tu soupires face à ses maigres marques d’affection, un soupir entre l’agacé et le soulagé parce qu’il cherche inconsciemment à te faire craquer au pire moment et parce que tu ne peux pas lui résister.

« Ça ira. »

Tu lui donnes un gentil coup d’épaule comme pour le presser à te quitter et à te laisser seul dans la salle de bain ; tu avais prévu de te recoucher mais finalement peut-être que tu vas le rejoindre pour prendre le petit déjeuner – et aussi surveiller l’attitude de ce foutu insecte qui ne cesse de te rendre complètement fou selon les jours. Il s’en va et tu restes ici à t’observer, une, deux, cinq minutes tu n’en sais rien, tu observes le moindre détail de cette nuit et tu calcules déjà le temps que va mettre telle ou telle blessure à guérir. Étrangement, ça te fait moins mal que prévu, mais tu sens tout de même cette gêne, cette lèvre qui te pique dès lors que tu viens passer la langue dessus, ces yeux brûlants sous la fatigue. Tu viens tout de même nettoyer toute cette crasse et ce sang séché s’étant accumulé sur ton visage, désinfectant les quelques blessures avant de doucement masser ton cou meurtri. Tu frottes ensuite cette légère barbe assombrissant le bas de ton visage avant de soupirer et de quitter la pièce pour venir rejoindre ton conjoint.

En arrivant, tu peux déjà voir Philippe qui hésite entre s’emparer des viennoiseries ou aller planter ses griffes dans les yeux de Gerald. Tu lèves simplement la main et le gros insecte porte enfin son attention sur toi avant de se mettre à siffler. « Phil. » Il se met à trembler et s’approche de toi l’air innocent pour venir frotter affectueusement sa tête contre toi. Pour une fois, se faire réprimander a l’air de lui plaire, car il s’est encore une fois trop inquiété pour toi. Il ouvre la gueule en grand avant de partir s’installer dans un coin de la pièce pour mieux vous observer. Toi, tu te contentes de faire languir Gerald en restant debout devant le canapé comme un con. Tu le regardes l’air furieux, l’air de lui dire qu’il a oublié quelque chose. Puis tu décides tout de même de faire un effort et de t’installer contre lui, arrachant un grognement agressif de la part de Philippe qui commence déjà à faire miroiter ses griffes ; cette fois, rien ne pourra le retenir si ce monstre ose poser la main sur toi, pas même Anastasia. « Phil, merde ! »

Tu regardes avec attention tout ce qu’il y a à manger et tu ne peux empêcher l’apparition d’un léger sourire. Tu tends la main devant toi péniblement pour attraper un pain au chocolat mais finalement tu te ravises et tu croises les bras avant de tourner la tête vers Gerald. Tu fronces les sourcils, soufflant du nez, grondant peut-être plus fort que le Sarmuraï inquiet. « Tu as déjà oublié ce que tu m’as promis hier. » Hors de question que tu laisses passer cet oubli, hors de question de le pardonner sur ce point-là. Tu trouvais ça ringard au début mais en réalité ça t’aurait peut-être mis un peu de baume au cœur. Tu viens alors lui tirer l’oreille sans vraiment mesurer la violence de ton acte – qui est bien moins grave que ce qu’il a pu faire. « T’es irrattrapable. Tête en l’air. Maladroit… »

Face à cette agitation, le colosse en armure s’approche mais il va très vite se terrer en croisant ton regard. Tu l’embêtes encore un peu avant de t’éloigner légèrement pour tousser, serrant doucement ta gorge après que ta crise soit passée. Tu as encore un peu de mal à respirer, mais tu n’es plus en danger. Puis tu viens attraper deux viennoiseries pour en placer une entre les mains de ton homme de force avant de le récompenser d’un baiser timide contre la tempe. « Mais au moins, tu n’es pas revenu sans rien. »

Tu restes calme un moment, silencieux, mangeant ta part comme tu le peux, fixant la télé en faisant croire que tu allais rester sage. Mais finalement tu vas faire ta princesse et tu commences à l’embêter comme un enfant lorsqu’il désire quelque chose qu’on lui a refusé. Tu lui fais comprendre qu’il n’a pas complètement rempli sa promesse avant de t’éloigner vers l’autre bout du canapé grinçant sous ton poids pour terminer ton petit pain dans ton coin, lui tournant le dos comme tu le peux, les yeux rivés ailleurs ; tu ne touches à rien d’autre que ce que tu viens de consommer, pas même le café dont tu es putain de dépendant pour ne pas t’endormir sur place.
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Tu es revenu, tu es resté et tu comptes bien ne jamais repartir s’il ne t’y oblige pas. Tu l’entends qui arrive mais n’ose pas relever les yeux, préférant porter toute ton attention sur ce dessin-animé muet passant à la télévision, un truc pour les gosses que tu aurais probablement adoré tout petit si tu avais eu l’occasion de pouvoir te poser devant un écran mais tu te contentes de rattraper le temps perdu, happé, absorbé par ces dessins se suivant sans cesse, hypnotisé sans même prendre la peine de monter le son bien que ce ne soit pas l’envie qui t’en manquait. Tu as envie de fumer pour accompagner ce premier café du matin mais tu te retiens par flemme d’aller chercher une clope et d’ouvrir la fenêtre malgré l’apaisante chaleur pointant le bout de son nez en ce mois d’été potentiellement caniculaire. Tu le sens qui te jauge en se plantant devant toi mais tu relèves à peine les yeux, buvant une gorgée de ce bol dégageant une si délicate odeur caféinée, bien trop concentré sur ce qui se passait sur ce téléviseur, la pub te coupant au beau milieu de cet animé sûrement venu de Kanto – du moins, ça ne t’aurais pas étonné – et vient porter ton regard sur ton amant lorsqu’il vint se poser à côté de toi.

Tu hausses un sourcil pour répondre à son grognement, lui faisant face en te retenant de venir le taquiner d’une douce embrassade. Avoir oublié quelque chose ? Hier soir ? Tu fis mine de réfléchir en venant te craquer le menton en soufflant. Tu avais oublié quelque chose, vraiment ? Pourtant tu t’étais levé tôt ce matin, tu avais fait l’effort de préparer le petit-déjeuner de la meilleure manière possible et tu ne l’avais pas non plus réveillé en sursaut alors que n’avais-tu pas fait correctement ? Qu’attendait-il de plus ? Tu détestais réfléchir de si bon matin en si bonne compagnie et tu fus forcé de te pencher vers lui lorsqu’il vint tirer ton oreille pour te réprimander, t’arrachant au passage un grognement presque animal, ta mine se reforgeant alors que tu cherchais à garder ton bol droit, à moitié avachi sur lui en fronçant les sourcils. « J’espère que tu aimes quand même l’homme aussi incompétent que je suis. » Tu te penches vers la table basse pour y déposer ton bol et reporter ton attention sur ton homme ; bien sûr que tu te souviens mais tu veux jouer le jeu de la délicate provocation d’un petit sourire malicieux, tentateur. « Monsieur s’est levé avant que je n’aille le lui porter au lit donc j’en ai conclu qu’un petit-déjeuner en amoureux lui conviendrait. »

Tu t’attendais à une réaction de sa part et tu aurais bien voulu continuer mais te tus lorsqu’il te fourra une viennoiserie dans les mains. Ses lèvres contre ta tempe te firent frissonner doucement et tu lui fais savoir que tu aimerais plus, bien plus que ce simple contact bien trop court mais tu sais aussi que plus tu te feras suppliant plus il te laissera en plan, punition pour tes moqueries et tes provocateurs te faisant pourtant tant sourire. « Je ne te promets pas de toujours revenir avec quelque chose cependant. »

Puis tu l’imites pour revenir reporter ton attention sur la télévision lorsque le programme repris, un silence s’installa doucement, timidement si tu passais au-dessus des grognements du colosse et des soupirs d’Anastasia qui cherchait à capter ton attention pour devenir son principal centre d’intérêt. Tu sens Jericho qui remue, couine, te bouscule, imitant presque la renarde dans un caprice d’enfant avant de t’abandonner, se posant dans un coin du canapé pour te tourner le dos comme un gosse vexé et tu soupires, autant agacé qu’amusé. Tu termines ta viennoiserie et te rapproches de l’homme, lui coupant toute fuite possible en le bloquant contre le dossier du canapé, l’enlaçant amoureusement en soupirant contre son oreille, un sourire espiègle étirant tes traits pour accompagner le timbre de sa voix doucement provocateur.

« Princesse Jericho désire-t-elle quelque chose en particulier ? » Tes lèvres glissant dans son cou avant de venir coller ton front contre sa nuque, satisfait de cette étreinte délicate. Tu sais pertinemment que tu n’es pas le meilleur, que tu ne chies sur de nombreuses choses et que tu n’es pas assez comme ceci ou comme cela mais tu espères te rattraper, parfois facilement, parfois difficilement mais tu ne sais pas encore trop comment faire, quoi lui dire, quoi lui offrir. « Au lieu de bouder dans ton coin, tu ne voudrais pas profiter de ton petit-déjeuner avec moi ? Je ne vais pas tout manger tout seul je te préviens. » Tu te sens obligé de jauger le moindre mot de peur de vraiment le vexer, de le perturber plus qu’il ne l’est déjà. « Tu as besoin de prendre des forces, chéri. »

Besoin de récupérer de ton agression, besoin de pouvoir se défendre si le besoin se faisait de nouveau sentir, besoin de pouvoir t’abattre si tu n’arrivais réellement plus à te contrôler. Tu voulais mourir de sa main, te savoir en sécurité dans ses bras, qu’il puisse se débarrasser d’une bête sauvage s’il en avait besoin pour que tu n’aies pas à retourner derrière des barreaux. En le serrant un peu plus contre toi, tu te veux possessif, ton étreinte de plus en plus dépendante alors que tu te sens vivre en cet homme, pour et grâce à lui. Tu trouvais ça ridicule, un amour à l’eau de rose digne d’un téléfilm burlesque mais tu t’en fichais tant que tu pouvais vivre sereinement, petite vie monotone et stéréotypée, un peu banale saupoudrée d’une adrénaline satisfaisante. Tu fermes les yeux pour te concentrer sur sa respiration parfois rauque et le force finalement à se retourner pour qu’il te fasse face, tes yeux croisant encore une fois les siens, prédateur, dominant, animal se laissant emporter de bon cœur dans cet océan que tu ne veux pas voir se tarir par ta faute. Tes lèvres frôlent encore les siennes, timides, demandant un accord silencieux que tu n’attendis même pas, un premier chaste, pour tâter le terrain, sa réaction, puis un deuxième plus langoureux, passionné, amoureux. Tes doigts contre sa nuque, ton front se collant au sien lorsque tu dû rompre ce contact pour reprendre ton souffle, ce regard timide que tu lui lanças en souriant tendrement. « Tu sais, si tu ne manges pas ce que j’ai pu te préparer ce matin, ça ne me donnera pas envie de te l’apporter au lit tous les jours pendant un mois. »

Promesse ? Peut-être allait-il simplement te repousser en pensant à un mensonge, peut-être allait-il penser que tu te mouais simplement de lui mais ton regard sérieux pouvait lui prouver le contraire alors que tu te détachas de lui pour retourner piocher une viennoiserie et remplir ton bol une nouvelle fois. S’il fallait jouer au chevalier servant d’une princesse capricieuse, tu étais prêt à jouer le jeu jusqu’au bout.
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Tel un enfant, tu fais la forte tête et tu ne comptes pas changer d’avis et encore moins craquer le premier. Tu es encore un peu faible, mais tu reprends progressivement du poil de la bête, pas assez pour te reconnaître mais pour le moment tu as cessé tes crises de larmes – ce qui est déjà une nette amélioration. Tu as à peine le temps de terminer ta maigre collation qu’une masse impressionnante vient te bloquer et t’empêcher de bouger. Par réflexe, tu te laisses faire, paralysé par la peur, soumission incontrôlée qui t’empêche de lever la main. Non, ça ne te fait pas rire et tu te fais violence pour dissimuler tes tremblements et cette crainte de sentir à nouveau ses mains meurtrières autour de ton cou.

« Princesse Jericho va te casser la gueule si… Si tu n’arrêtes pas tout ça maintenant. » Ta voix est hésitante et tu fronces les sourcils sous la provocation. Tu tournes la tête pour essayer de l’avoir dans ton champ de vision, tu voudrais te retourner pour lui faire face mais tu es à sa merci et tu cesses toute tentative de le repousser dès lors que tu le sens tout contre toi. Cette fois, tu ne caches plus tes tremblements et tu viens attraper ses bras pour les serrer entre tes doigts. Cette étreinte, aussi agréable que dérangeante, te fait oublier le temps d’un instant ce sentiment d’être en danger permanent et tu t’enfonces encore un peu plus dans une attitude d’enfant. « Mais j’ai pu faim. »

Une viennoiserie t’a suffi, vraiment. Cette agitation d’hier soir t’a complètement coupé la faim ; tu sais que tu vas la retrouver sous peu, mais pour le moment, tu ne veux tout simplement pas te nourrir. Alors tes soupirs de satisfaction se muent très vite en souffles d’agacement, tu te bouffes l’intérieur des joues en comptant les interminables secondes qui te séparent de ta libération, tu résistes un peu lorsqu’il te force à lui faire face, venant le griffer, grogner, allant même planter ton regard haineux dans le sien pour qu’il comprenne que tu n’étais pas d’accord qu’il te malmène comme ça.

Mais le salaud doit sûrement connaître tes points faibles, il lui suffit simplement de s’approcher pour que tu craques et que tu laisses toute la colère s’envoler pour laisser place à un profond désir et des yeux pétillants d’amour pour lui. Tu viens souffler sur ses lèvres alors que tu penses qu’il hésite comme pour l’inviter à aller plus loin, à faire céder cette barrière vous séparant. Chaque baiser te rappelle ce soir-là où il a osé faire le premier pas et qu’il vous a fait comprendre que vous ne faisiez que renier quelque chose depuis si longtemps. Tes mains viennent se poser sur son corps, caressant lentement son torse par-dessus le vêtement, remontant progressivement jusqu’à terminer leur chemin sur ses joues. Comment pourrais-tu lui résister alors qu’il te rend complètement fou dès que tu croises son regard ?

Une fois de plus, tu restes silencieux, ne faisant pas de commentaire face à sa dernière phrase que tu imprimes fermement dans ta tête ; tu as beau faire semblant de ne pas écouter, tu le fais quand même et tu penses qu’il doit le savoir depuis le temps. Votre étreinte se défait et tu restes dans ton coin comme un con, observant la scène se déroulant devant tes yeux, jouant avec tes doigts avant de clore tes paupières un instant. « Tu fais chier quand tu veux, et tu le sais. » Tu restes ainsi un moment, déglutissant, écoutant chaque bruit environnant, les soupirs d’Anastasia, les mouvements de Philippe qui se veut discret mais qui se trahit à cause des petits craquements de sa carapace… Puis finalement tu viens te jeter à moitié sur une viennoiserie, t’emparant en même temps de ton précieux café.

« C’est bien parce que c’est toi. »

Tu te forces alors à manger, oui, pour lui faire plaisir, pour satisfaire ton corps fatigué, pour des raisons que toi-même tu ignores. C’est difficile, mais tant pis, tu as vécu bien pire comme situation ; tu ne vas tout de même pas faire l’enfant au point de refuser de manger comme si on essayait de faire bouffer à un gosse des légumes, non ?

Tu restes dans un silence et tu ne t’arrêtes que lorsque tu ne peux vraiment plus rien avaler. Parfois, tu lances des coups d’œil à ton homme. Haine puis désir, peur puis curiosité, tu passes par tous tes états et finalement tu préfères te concentrer sur la télé pour observer ce qu’il s’y passe. Ce qui te gêne, c’est qu’il n’y a pas de son, alors tu te redresses doucement après avoir reposé ton récipient sur la table basse pour venir t’emparer sauvagement de la télécommande afin d’augmenter un peu le son. « T’es vraiment con des fois, ça fait longtemps que les programmes ne sont plus muets. »

Tu es en train de bouillir de l’intérieur, hésitant entre continuer à faire l’enfant ou d’enfin grandir et d’être un adulte responsable, mais rester petit dans ta tête semble être plus simple à faire pour toi alors tu risques de garder cette attitude affreusement désagréable encore un moment. « Demain matin, t’as intérêt à me l’apporter au lit. » Tu croises les bras et retournes bouder un moment tout en surveillant Philippe qui cherche à interpréter la moindre de tes réactions à sa manière pour se justifier d’une potentielle attaque.

Les minutes passent, tu soupires longuement, hésitant, quittant finalement ta position de cocon favorite pour venir t’écraser sur ton conjoint sans sommation après l’avoir plaqué plutôt violemment. Tu l’observes comme un prédateur fixerait sa proie, caressant ses lèvres du bout des doigts puis venant t’emparer de ces dernières avec la plus grande délicatesse. Tu te veux doux, mais ce n’est qu’une façade car tes petites attentions se muent peu à peu en morsures et en griffures. « Princesse Jericho veut que tu le consoles après lui avoir donné une putain de clope. » Il va devoir se démerder pour te dégager de ton emprise et faire cesser tes attaques. « Ah, et il veut aussi que tu lui prouves à quel point tu peux l’aimer, en évitant les étranglements, bien sûr. »
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29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Il y a une chose dont tu aimerais lui faire part, un sujet douloureux qui n’arrangera en rien cette relation se reconstituant doucement, difficilement, remontant une pente dévalée douloureusement. Tu le sens toujours fragile dans tes bras, tu ne peux passer à côté de ses hésitations désagréables, tu ne peux rien oublier, rien laisser passer et tu t’en veux à en crever, tu te fais de plus en plus peur mais tu refuses de le montrer ; tu ne pourrais plus supporter ces regards terrorisés t’étant destiné. Alors tu le laisses manger après l’avoir lâché, silencieux, relevant à peine sa remarque quand il se décida à augmenter le volume de la télévision pour vous faire profiter des dialogues. Tu dois lui en parler, tu dois en discuter avec lui, dialoguer pour mieux comprendre, vous expliquez l’un et l’autre pour fortifier votre dépendance malsaine. Tu as toujours esquivé les embrouilles lorsque Suzie te reprochait des choses, fuyant, tournant le dos en la renvoyant parfois chier et en voyant tout où cela t’a mené, tu ne veux et même ne peux te permettre de refaire la même erreur.

Tu essayerais de te faire pardonner demain en venant servir ta nouvellement dénommée « Princesse » et tu ne peux t’empêcher de sourire en coin en l’imaginant dans un accoutrement ridicule, soufflant du nez en lui lançant un petit regard amusé. Tu cherchais la merde et tu étais prêt à encaisser un potentiellement coup cherchant à effacer cette malice ; tu le sens bouillir, sale vieux n’ayant pas encore grandi et tu voyais les caprices arriver, les idiots, les enfantins, les inutiles, les un peu abusés mais tu te savais capable de tous les exécuter. L’amour te faisait faire des choses que tu n’aurais jamais osé faire auparavant et même en te savant totalement sincère, tu as encore du mal à te rendre compte de votre relation ; deux hommes, deux putain de chiens ayant voulu s’entretuer qui finissent finalement ensemble après avoir refoulés leurs sentiments … Sincèrement tout dans votre couple était digne d’un roman gay de mauvais goût tu te savais incapable d’assumer votre lien dans la rue, la gêne, le regard des autres, les rumeurs, murmures, le dégoût dans les yeux de certains. Pourrais-tu un jour sortir avec lui sans avoir honte de lui tenir ne serait-ce que la main ? Tu ne voulais pas le mettre mal à l’aise, qu’il se retrouve confronté à une situation pouvant le déstabiliser … mais toi serais-tu capable de passer outre tes appréhensions quant au regard des autres s’il désirait s’afficher en ta compagnie ?

Tu aurais voulu réfléchir plus longuement à la question mais il vient te couper en te poussant vivement, te plaquant contre ce canapé violemment en t’écrasant sous son poids, te laissant alors dans une position désagréable, vulnérable. Tu le fixes, surpris, les yeux écarquillés en déglutissant difficilement face à son air dominant, soumis face à ce prédateur princier se pensant supérieur. Un petit grognement en guise de mécontentement mais tu ne cherches pas à te dégager pour le moment, le laissant faire ce qu’il voulait de toi, fermant simplement les yeux lorsqu’il daigna t’embrasser doucement, tendre contact qui se veut par la suite plus violent, agressif contre lequel tu ne dis rien, subissant en silence tout ce qu’il désirera te faire subir, encaissant cette punition méritée. Tu te contentes juste d’un petit soupir faussement agacé à ses demandes, tes mains glissant le long de ses flancs, tes lèvres se perdant encore une fois dans son cou meurtri et tu restes ainsi un moment, le gardant contre toi, tes doigts venant quelques instants se perdre dans son dos, revenant à leur position initiale, glissant ici et là. « Princesse Jericho me permettrait-elle de me lever ? » Aucune réponse et tu levas les yeux au ciel, déposant un dernier baiser contre sa mâchoire avant d’essayer de te redresser, pestant et marmonnant en le relevant avec toi, te débarrassant de cet envahisseur difficilement.

Et tu t’exécutes, te dirigeant vers la cuisine pour aller récupérer ce paquet de clopes et revenir avec, ouvrant au passage la fenêtre avant de venir lui en tendre une et l’allumer lorsqu’il la coinça entre ses lèvres. Tu te décides à l’imiter et reste debout devant lui, tirant une longue taffe dans l’espoir de te donner du courage. « Jericho … J’ai besoin qu’on parle. » Ce genre de paroles n’était jamais signe de bonnes nouvelles et tu avais peur de l’effrayer plus qu’autre chose alors tu vins te poser à tes côtés, lourdement ; tu allais parler à reculons, mesurant le moindre de tes mots et tu ne savais même pas par quoi commencer. « Pardonne-moi de couper court à l’ambiance … Mais j’ai peur que ce soit encore plus difficile si je laisse trainer cette histoire. » Tu veux qu’il t’aide, qu’il t’écoute, te comprennes et tu cherches désespérément sa main, fuyant malgré tout son regard en soupirant, inspirant et expirant un bon coup avant de reprendre. « C’est à propos d'hier soir … » Voilà, tu ne pouvais plus faire marche arrière. Tu te mordilles l’intérieur de la lèvre et resserres ton emprise. Tu dois rester fort, lui prouver que tu peux te gérer, te contrôler, mais tu as toujours cette peur qui refuse de partir, ces démons t’étranglant pour rendre tes mots plus difficiles, chacun d’entre eux venant lacérer ta gorge telle des lames de rasoir.

« As-tu peur de moi, Jericho ? S’il te plaît, sois sincère avec moi, j’ai vraiment besoin de savoir si je t’effraie … J’ai peur de te tenir par l’appréhension. Je sais que mon geste est inexcusable et je ne pourrais jamais me le pardonner mais pourrais-je espérer un jour regagner ta confiance ? »

Tu ne veux pas qu’il te considère comme un monstre terrifiant, tu ne veux pas de cette étiquette lamentable, misérable, tu ne veux pas de cette affiliation, d’une affichette digne de celles qu’on colle sur les murets des jardins pour prévenir des canidés un peu trop agressifs.

« J’ai peur de perdre encore une fois le contrôle. Hier j’ai voulu … Enfin j’ai tenté d’affronter tout ce qui m’effraie depuis des années mais je n’ai pas réussi. Il y a vraiment quelque chose qui a changé depuis mon évasion et je me fais peur … Alors j’ai pris une décision … À chaque fois que je me sens partir, je prendrais la porte pour éviter de vous faire du mal mais je te jure, chéri, que je reviendrais toujours. Et j’aimerais que tu me promettes une chose, s’il te plaît. Tu cherches enfin son regard, suppliant, sérieux, comme si tu ne voulais lui laisser le choix de cette faveur. Si je venais un jour à vraiment péter les plombs … J’aimerais que tu m’achèves. J’ai tout ressenti hier, tout dans les moindres détails, lorsque j’ai planté mes ongles dans ta peau, ton regard, ta respiration, ta gorge se serrant entre mes doigts … Ça ne me lâche pas et je ne veux pas te faire du mal … À toi, à Anastasia, à Philippe. Et enfin tu portes ton attention sur l’insecte, tu t’en veux de lui demander ça, c’est horrible et tu te dégoûtes de ne pas pouvoir le faire toi-même. Je pourrais compter sur toi si jamais ça arrive, Phil ? »

Ta renarde avait préféré s’en aller, elle ne veut pas entendre cette conversation, ta demande, elle ne veut pas s’imaginer une telle situation et tu te doutes que ton homme se trouve dans la même situation. Tu as besoin d’aide et tu souhaites d’abord retrouver une certaine stabilité, peut-être, tu l’espérais, arriverais-tu ensuite à comprendre et à gérer tout ce qui t’arrive. « J’ai besoin de quelqu’un pour me gérer, Jericho et j’aimerais pouvoir compter sur toi, tu es le seul à qui je peux demander ça … Pardonne-moi. »

Tu le laisses aller, venant reposer ta tête sur ses genoux en te tournant vers la télévision. Cette fois, c’est toi qui fais l’enfant en venant couinement doucement, réclamant son attention malgré cette conversation si tendue et stressante. Tu as besoin de réconfort, qu’on te rassure, qu’on te fasse comprendre que tu n’étais plus seul derrière les barreaux glacés de cette taule. « On peut échanger les rôles, juste quelques minutes ? Princesse Gerald aimerait bien être réconforter si ça ne te dérange pas. »
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Il faut croire qu’à chaque fois que tu te montres le plus enfantin possible c’est qu’il y a quelque chose qui cloche. Tu es trop dans ton jeu, dans ton rôle improvisé, tellement que tu ne remarques rien de spécial venant de Gerald, tu penses naïvement qu’il parviendra à s’extirper de ta lourde présence et qu’il ira chercher ce que vous désirez le plus sans broncher, et tu pouffes déjà de rire en l’imaginant en train d’essayer tant bien que mal de bouger la masse que tu pouvais être quand tu t’y mettais. Il sait te flatter de ses douces caresses, tu le laisses même approcher de ton cou amoché et sensible sans protester, préférant faire mine de t’être assoupi lorsqu’il te pose cette question.

Finalement il commence à te pousser et tu grognes, tu résistes, tu ne lui laisses pas l’occasion de s’en sortir victorieux mais il y parvient après quelques efforts, ce qui t’arrache un petit grognement d’insatisfaction. Philippe redresse la tête et se met à grogner lui aussi mais ne bouge pas, attendant que ton amant s’approche de la fenêtre pour venir lui souffler dessus de manière agressive l’air de dire qu’il n’a pas intérêt à faire de bêtises. Insecte surprotecteur qui n’assume pas d’être autant attaché à toi mais qui ne se cachera plus pour les prochaines semaines, à l’affût de la moindre main levée sur toi, du moindre geste qui pourrait t’être dangereux.

Tu attrapes cette clope que tu viens coincer entre tes lèvres et tu le remercies d’un simple geste de la tête, entamant le bâton de nicotine sans plus attendre. C’est sûrement mauvais pour ce que tu as et tu le regrettes presque immédiatement en manquant de t’étouffer alors qu’il voudrait parler d’un truc sérieux. Pris d’une quinte de toux violente, tu agites une main pour dissiper la fumée sortant de ton nez et de ta bouche plus rapidement, les yeux rivés au sol et n’osant plus relever le regard. Quand tu te calmes, tu serres un poing, déglutissant avec difficulté alors qu’il vient s’installer à tes côtés. Tu t’imagines tous les pires scénarios possibles et imaginables, tu le vois déjà partir en traînant Anastasia avec lui, tu le vois déjà t’insulter toi et toute ta famille, cracher sur ta pauvre carcasse avant de s’essuyer les pieds dessus.

Pendant encore un moment, tu restes dans ton rôle de princesse refusant de lever les yeux vers son sujet, ignorant sa détresse, préférant fuir dans tes pensées en venant tirer une nouvelle taffe tremblante, soufflant longuement pour faire sortir cette fumée accumulée dans tes poumons. « Pas encore… Gerald… » Tu as passé ton temps à fuir sa main, mais finalement tu viens la prendre dans la tienne pour la serrer fort, peut-être trop, mais tu n’en as cure. Ta clope ne fait pas long feu sous le stress et l’appréhension, tu sens ton cœur battre péniblement dans ta poitrine alors que tu expires cette fumée cancérigène.

Tu le laisses parler, fermant les yeux pour essayer d’atténuer ou de dissimuler la douleur te prenant à la poitrine – ignorance qui ne marche pas car tu n’arrives pas à te concentrer sur autre chose. Tu déglutis à nouveau et tu consumes la cigarette jusqu’au putain de filtre, à deux doigts de forcer et de le fumer lui aussi pour tenter d’oublier ce qu’il était en train de te dire. Ce goût dégueulasse envahissant ta gorge te repousse mais tu ne t’arrêtes pas pour autant, seulement alerté par la connerie que tu étais en train de faire lorsque tu viens à t’en brûler les doigts. Dans un sifflement douloureux, tu viens écraser le semblant de mégot sur la première surface venue après avoir rouvert péniblement les yeux, comme si croiser ton homme du coin de l’œil pourrait te faire du mal.

Tu grimaces alors qu’il te demande de le crever s’il ose aller trop loin. Comment pouvait-il te demander ça ? Tu ne dis rien pour autant, laissant Philippe parler à ta place en poussant un petit cri avant de suivre instinctivement sa belle, préférant s’occuper d’elle plutôt que d’attendre indéfiniment que ton conjoint fasse l’erreur de t’attaquer à nouveau ; au pire, il pourra rappliquer rapidement en entendant la moindre plainte de ta part. Tu le regardes qui disparaît, ignorant toujours les appels silencieux de Gerald qui doit sûrement attendre que tu viennes le soutenir en venant le noyer dans le bleu de tes yeux.

Finalement, il vient s’effondrer contre toi, la tête sur tes genoux, tu ne le regardes toujours pas, cherchant à rassembler tes idées et à bien les remettre en place. Que répondre face à tout ça ? Trop d’informations d’un coup, ça te donne mal à la tête, tu trembles à sa dernière requête mais tu peux bien lui offrir ce luxe, daignant enfin poser ton attention sur lui, tes mains s’emparant doucement de son menton et de sa tignasse, venant flatter cette dernière délicatement. « Tu peux pas… Tu peux pas me demander ça… » Ta voix se veut cassante, il te fait souffrir une fois de plus et tu ne peux pas prendre au sérieux ses promesses, pas maintenant, c’est encore trop tôt pour que tu puisses lui confier ce qu’il recherche désespérément.

« Je ne te tuerai jamais… Parce que cette fatalité n’arrivera pas. » Tu es sérieux, autoritaire, prêt à le tirer par la peau du cou dès lors qu’il s’écartera du droit chemin, mais il est hors de question qu’il quitte ce monde de manière égoïste sans toi à ses côtés. « Je n’ai jamais fait couler le sang, et tu ne seras sûrement pas le premier. Ce n’est pas toi ou moi, mais toi et moi. » Jamais tu ne le laisseras partir loin de toi, tu ne t’en sépareras jamais quitte à devoir te retrouver dans une situation délicate. Ta prise sur son menton s’est faite un peu plus intimidante pendant un moment mais tu te calmes après avoir soufflé un bon coup. Tu n’as toujours pas répondu à sa première question, mais il ne veut pas faire traîner cette histoire, alors tu vas devoir craquer.

« J’ai eu peur. Très peur. Je t’ai cherché dans ces yeux monstrueux, mais tu n’étais pas là… » Tu marques une pause, revoyant ces horribles images défiler devant tes yeux, tu voudrais pleurer mais tu es complètement à sec alors ton corps réagit en conséquence ; tu te gonfles un peu, tu deviens rouge, tes yeux brillent mais rien ne s’écoule de tes prunelles. « Je savais que ce n’était pas toi… Et pourtant je n’ai pas su me protéger… Tu comprends pourquoi je ne pourrais jamais te tuer de mes mains ? » Philippe pourrait très bien faire le travail, mais tu ne veux pas qu’il prenne des risques, il a déjà bien trop souffert de toutes les merdes dans lesquelles tu t’es trouvé, et pourtant tu sais que tu ne pourras pas l’empêcher de te défendre s’il va trop loin.

D’un geste simple, tu dégages les mèches devant le front de ton amant pour venir poser ta main dessus, prenant la température juste au cas où. Tu ne cesses de le regarder, te forçant à sourire pour le rassurer. « Je t’aime Gerald. Quoi que tu fasses… » À croire que tu apprécies te tirer une balle dans le pied, à croire que tu aimes souffrir pour le restant de tes jours, tu as compris que tu ne pourras jamais aimer quelqu’un d’autre que lui, alors tu dois te préparer au pire. Puis, lentement, tu viens le redresser, le faire s’asseoir, tu viens péniblement te glisser dans son dos pour pouvoir lui attraper la gorge délicatement, laissant tes doigts glisser le long de celui-ci pour s’attarder au niveau des épaules que tu tentes tant bien que mal de masser malgré ton incompétence. Par amour pour lui, tu serais capable de tout sauf de l’achever, quitte à le voir agoniser, tu te ferais du mal pour avoir à souffrir à ses côtés.

« Ne pense plus à ça, c’est fini. Ça n’arrivera plus. » Toi-même tu doutes de tes dires, mais tu ne laisses rien paraître. Tu viens déposer des baisers tendres contre sa nuque pour l’aider à oublier, tu n’es pas sûr de bien faire les choses, d’avoir bien répondu, mais au moins tu lui as dit la vérité, ne voulant pas le voiler dans un délicieux mensonge, il lui faudra un peu de temps avant de regagner ta confiance mais tu sais qu’il y arrivera. « Allons nous détendre Gerald… Qu’est-ce qui te plairait ? » Rester plantés ici ne fera que vous stresser, il faut vous changer les idées, prendre l’air, faire un jeu, il faut juste que vous quittiez cette pièce. Tu cesses alors ton massage improvisé pour te relever, l’invitant à faire de même en venant attraper son bras pour le tirer sans trop forcer, le regard inquiet mais plein d’espoir. « Sortons, buvons, dansons, je m’en contrefiche, je veux juste passer à autre chose. »

Pas sûr cependant que tu assumes de lui montrer des marques d’affection en public si il désire sortir.
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Tu te doutais de sa réponse, de toutes ses réactions, tu avais tout prédit, tout anticipé et tu t’en voulais déjà d’avoir abordé ce sujet sensible ; tu lui faisais du mal, tu le faisais encore plus souffrir, tu t’en voulais terriblement alors que tu cherchais son regard, soupirant de satisfaction à ses attentions. Tu étais rassuré, apaisé de voir qu’il ne comptait pas te jeter hors d’ici, te foutre dehors comme si tu n’étais rien et tu l’écoutes, tu l’écoutes attentivement en affichant une petite mine presque déçu lorsqu’il rétorqua ne pas être en mesure de t’achever. Tu as peur, peur qu’il soit incapable de se protéger d’un quelconque danger, peur de ne pas être en mesure d’être toujours présent, peur de le prendre en pitié mais aussi celle d’être bien trop protecteur, d’être trop collant en voulant être bienveillant. Tu étais comme lui à l’époque, tu ne voulais tuer personne, ne faire couler le sang de personne mais cette sensation de satisfaction lorsque ces balles se sont enfoncées dans la chair de tes bourreaux t’a fait réaliser une chose : tu semblais être fait pour ça, pour apporter mort et tragédie sur ton passage, désespoir et dystopie à tous ceux que tu pouvais côtoyer. Emma, Suzie, elles deux étaient tombées à cause de toi et Jericho avait failli en faire parti si tu n’avais pas pris la décision d’en finir avec ce bourreau malsain.

Attrapant doucement cette main retenant ton menton, tu souffles en venant la porter contre ta joue, fermant les yeux pour profiter de ce contact en appréhendant la suite de ses paroles … Bien sûr qu’il a eu peur de toi, tu aurais eu la même réaction et peut-être aurais-tu réagis avec plus de vivacité pour tenter de survivre, peut-être lui aurais-tu fait du mal de peur de perdre la vie, instinct de survie lamentable. « Je n’aurais jamais dû tenter de me confronter à mes démons, je ferais en sorte que ça ne se reproduise plus … Je te le jure. » Tu ne pouvais faire que ça, promettre, jurer, et recommencer encore en t’excusant parfois entre les deux, soupirant le reste du temps. Tu entrouvres les paupières pour le fixer mais les refermes très vite en sentant son autre main glisser contre ton front alors que tu refusais de lâcher de la tienne celle que tu gardais contre toi. « Je t’aime aussi Jericho. »

Oui, tu l’aimes d’un amour malsain et destructeur. Tu ne saurais même pas expliquer pourquoi, toi qui étais pourtant si amoureux de ta femme, toi qui, si on t’avait un jour dit que tu te retrouverais dans ce genre de situation, en aurais probablement crevé de rire. Il a suffi d’un regard, un coup de foudre ignoré, mélangé à travers haine et dégoût, une sensation particulière vous rapprochant sans même vous en rendre compte, une similitude tentatrice. Probablement avais-tu simplement voulu t’abaisser à des désirs primaires avant de te foutre en l’air, peut-être pensais-tu qu’en te laissant aller à cette hésitation que tu avais pourtant dissimulé et éloigné loin de ton cœur tu n’aurais pas à assumer par la suite ? Pas de comptes à rendre, pas de conséquences, pas de relation sérieuse si ce n’est une baise animale l’espace d’une nuit. Tout aurait été probablement plus simple ainsi mais tu t’es aussitôt attaché à lui, un simple aveu qui vous a brisé à tous les deux. Au début tu avais pensé à une simple attirance, une curiosité, éventuellement un fantasme inavoué mais rien de concret. Puis il y a eu ces dix années en prison à tourner en rond, à t’imaginer la vie paisible d’Anastasia, de tes sœurs et cet homme, Jericho, celui que tu es allé chercher, provoquer, menacer et frapper, ce putain de mec qui t’a hanté pendant presque la moitié de ta pute de vie. Tu te redresses docilement, le laissant faire ce qu’il voulait de toi en te figeant à peine lorsque ses doigts passèrent sur ta gorge, osant un soupir d’aise en le sentant si affectueux avec toi, tu ne bouges pas, fatigué, épuisé mais à la fois reposé face au réconfort qu’il pouvait t’offrir, aussi maladroit puisse-t-il être. « Je suis heureux que tu veuilles bien encore de moi, j’avais tellement peur que tu me jettes hors de chez-toi … Merci. » Tu te tournes timidement pour venir lui jeter un regard du coin de l’œil, un sourire étirant la commissure de tes lèvres ; tu aurais voulu rester là dans ses bras mais il se lève, te forçant tendrement à faire de même en te proposant une activité quelconque.

Tu le suis donc dans son mouvement et fais mine de réfléchir, levant les yeux au ciel en l’attrapant par les hanches, le collant à toi en venant déposer un baiser contre son front, l’air malicieux et taquin. « Il y a bien un petit jeu qui m’intéresse grandement mais je préfère attendre ce soir avant de venir dévorer mon agneau. » Tu ricanes, ta phrase se terminant en un murmure provocateur au creux de son oreille et après lui avoir lancé un regard empli de désir tu t’éloignas en faisant mine de rien, presque trop innocent. « Je vais me doucher et on sort ? Il est peut-être un peu tôt pour aller boire un coup quelque part mais on peut aller se promener et en profiter pour faire les courses, ça te convient ? » mais sans lui laisser le temps de te répondre t’enfermas dans la salle de bain pour fuir sous la douche, une rapide juste pour te décrasser et te changer les idées, dix minutes tout au plus durant lesquelles tu chassas toutes ces mauvaises pensées, ces démons te chantonnant de délectables atrocités qui, heureusement, ne restèrent que peu de temps, te laissant le champ libre pour sortir hors de cette salle d’eau. Tu les sens qui pour une fois ne cherchent pas à te pourchasser, cette faim particulière ne semblant pas refaire surface pour te laisser tranquille ; s’il faut de toute façon tu t’éloigneras, tu le repousseras et t’en ira loin le temps que tout aille mieux, le temps de te calmer et de lui cacher les crimes que tu pouvais bien commettre. Un coup d’œil rapide vers la glace, tu n’as toujours pas l’habitude de cette coupe de cheveux bien plus courte que ce que tu avais pu aborder il y a des années mais Prudence avait bien réussi son coup, plus que bien même et tu souris, te demandant bien ce qu’elles pouvaient se raconter comme potins à l’heure actuelle ; étaient-elles en train de s’imaginer des choses ? C’était fort probable surtout connaissant Diana et il allait falloir que tu prennes de ses nouvelles avant de partir sinon elle n’allait pas tarder à appeler d’elle-même pour savoir comment tout se passe et tu n’avais aucunement envie de te prendre avec elle maintenant. Un soupir d’agacement et tu t’éclipses dans votre chambre sans même un regard pour les deux pokémons, une serviette autour de la taille pour aller fouiller dans l’armoire de ton compagnon. Tu fronces les sourcils et farfouilles ici et là à la recherche de vêtements à mettre en profitant de votre taille et de votre morphologie relativement identique pour lui piquer de quoi t’habiller le temps de te refaire une petite garde-robe et de récupérer toutes les affaires appartenant à Henri et que Prudence avait pu garder dans une commode, « juste au cas où » comme elle avait pu te le dire. Une chemise blanche tout ce qu’il y avait de plus classique et un bas noir comme tu avais l’habitude te mettre la plupart du temps.

« Chéri, tu peux vérifier si Diana m’a appelé toute à l’heure ? Ou si elle m’a envoyé un message ? J’aimerais éviter de l’énerver dès le matin sinon elle ne va pas me lâcher de la journée et j’te jure j’ai pas du tout envie de la voir débarquer ici ! Normalement j’ai laissé mon téléphone sur le meuble de l’entrée. » Et si tu disais ça c’est bien parce que tu la savais capable de faire le trajet juste pour te mettre un coup de pied au cul. Tu ricanes doucement, quand même angoissé à l’idée que cette probabilité se réalise et termine de boutonner ta chemise pour revenir dans le salon et enfiler tes vieilles pompes usées – il allait vraiment falloir que tu investisses dans une nouvelle paire mais le cuir était tellement long à se faire que tu repoussais toujours cet achat, même avant que tu ne finisses en taule – et la veste de ton homme sans vouloir la lui rendre. Un baiser de nouveau volé en t’approchant de lui, puis un autre sur le haut de son crâne, un sourire illuminant ton visage pourtant si dur habituellement. « Si je me souviens bien, il y a un parc pas loin non ? On peut aller se poser là-bas, il fait bon en plus aujourd’hui. » Tu remontas la capuche de sa veste sur le haut de ton crâne pour t’y cacher avant de continuer. « J’ai juste besoin de rester un minimum discret, tu te doutes que je n’ai pas bonne réputation ici … Meurtrier toussa toussa c’est pas une bonne étiquette. »
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RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Tu fais cette tête bon enfant, préférant croire naïvement que tout va bien se passer mais toujours avec cette petite pointe d’appréhension. Tu veux terriblement croire ce que tu lui as dit, mais tu préfères garder des réserves et tenter de te protéger s’il revient à l’attaque ; tu croises seulement les doigts pour que ses démons le laissent tranquille pour aujourd’hui, pour qu’enfin vous puissiez vivre une journée normale – bien que votre amour ne le soit pas pour la plupart des personnes, ce qui te pousse à grimacer de dégoût en imaginant tous ces visages tournés vers vous, vous jugeant silencieusement ou vous pointant du doigt. C’était vraiment triste de savoir que ce soit toujours aussi mal vu par certains alors qu’il y a bien mieux à faire.

D’un geste vif de la tête, tu chasses tes mauvaises pensées et tu te focalises à nouveau sur ton conjoint, tu lui souris légèrement, innocemment, comme pour lui assurer que tu serais incapable de le jeter dehors malgré tous les efforts du monde ; si manquer de te tuer ne t’a pas poussé à le chasser, alors il n’a pas de souci à se faire. Tu le laisses t’attraper et te rapprocher de lui, venant poser tes mains sur son buste en lui rendant son baiser cette fois-ci sur le bout de son nez en gloussant. « Gerald… Je te pensais pas comme ça. » Tu ne le repousses pas, venant pincer tes lèvres avant de les mordiller en faisant attention de ne pas les bouffer plus qu’elles ne le sont déjà. Dans une dernière caresse pour venir flatter sa mâchoire, tu le laisses partir à la douche et tu vas profiter de ce temps libre pour faire les cent pas, hésitant, doutant, te posant mille et une question dont tu n’auras probablement jamais la réponse.

Et s’il venait te tuer dans ton sommeil ? Et s’il te brisait les membres un par un avant de te laisser dans ta merde ? Tu es fou amoureux d’un meurtrier et même s’il te dit qu’il ne te fera plus de mal, il y a ton instinct de survie complètement défectueux en sa présence qui te dit quand même de faire attention, de rester sur tes gardes. Tu vas devoir la jouer fine pour ne pas attirer ses démons une fois de plus, pour toujours faire face à Gerald et non pas à la bête sauvage qu’il est devenu. Alors tu commences à te bouffer les doigts, plantant tes dents dans la chair, tirant dessus, te faisant presque saigner, heureusement tu t’arrêtes avant de mordre une fois de trop et tu t’enfuis dans la chambre pour te changer, car tu ne comptes pas sortir dans ces vêtements suintants et puants ; c’est à te demander comment Gerald fait pour te trouver attirant dans une tenue pareille… Comment il peut te trouver attirant tout court.

Tu hésites un long moment, fouillant dans tes affaires, souriant et grimaçant en revoyant cette tenue que tu ne cesses de délaisser, celle que tu as porté le jour où il t’a lâchement abandonné, te rappelant de bonnes comme de mauvaises choses. Tu te demandais s’il avait oublié à quel point tu lui avais plu dedans, et tu te demandes une fois de plus si elle te va encore ; entre les pertes de poids, tes négligences, la reprise de muscles, ton corps a été malmené de toutes parts, subissant tes sautes d’humeur, tes caprices et tes élans de motivation. Tu as toujours eu cette carrure imposante, mais il y a des moments où tu t’es vraiment trop laissé aller. Tu recules, cette main tremblante tenant pourtant fermement le cintre arborant la tenue.

Oh, et puis merde.
Ça pourrait lui faire plaisir.

Tu te changes et tu jettes négligemment tes fringues sales dans un coin de la pièce avant de retourner dans le salon, appréhendant un peu ses réactions. Tu déglutis plusieurs fois, les yeux grands ouverts, regrettant déjà de t’être habillé ainsi. Tu aurais pu mettre une tenue plus passe-partout, tu ris nerveusement alors que tu sais que le monstre se trouve dans ta tanière. Sa voix retentissant te fait sursauter et tu t’exécutes sans dire un mot, attrapant son téléphone du bout des doigts avant de le déverrouiller et de regarder les messages de cette foutue Diana. « Elle… Euh… Elle continue… » Tu supposes que ça doit être sa manière de s’inquiéter, mais plus tu fais défiler le message, plus tu rougis, gêné. En temps normal, tu aurais apprécié cette manière de ne pas tourner autour du pot, mais quand cela touche ton intimité, tu te retrouves complètement désemparé. « Elle voudrait des nouvelles aussi… Juste un mot ? » D’un œil mauvais, tu lis les dernières lettres ; elle a sûrement remarqué que ce n’était pas ton homme qui lui a envoyé un message la dernière fois mais une autre personne – en l’occurrence toi. Alors tu improvises à nouveau et tu tentes de la rassurer en envoyant un petit mot.

Enfin, tu te tournes vers ton homme, n’osant pas croiser son regard, allant te plaindre silencieusement de ce baiser volé pour finalement clore tes paupières un bref instant, attrapant sa main dans la tienne pour lui donner son téléphone. Ce n’est qu’un peu plus tard que tu remarques qu’il t’a piqué des affaires et tu viens tirer dessus doucement, au début pour lui dire que quelque chose cloche, puis pour enlever les quelques plis de la chemise, t’attardant un peu plus sur cette veste que tu n’as pas vue depuis bien longtemps. « Tu ne peux plus t’en passer… Mais ça te va bien. » Tu relèves enfin les yeux pour venir planter ton regard dans le sien un bref instant, allant caresser cette barbe, cherchant à lui retirer cette capuche ridicule. « Tu as bien changé, je suis sûr que personne ne te reconnaîtra… Et puis c’est pas comme si Grimecoal était un squat des forces de l’ordre. »

Grimecoal, c’est plutôt la ville qu’on préfère ignorer, laissant ses habitants crever dans la pauvreté et la misère, s’occupant seulement des plus riches pour ignorer tout le reste. Grimecoal, c’est la ville qu’on évite, alors… Un criminel recherché de plus ou de moins, qu’est-ce que ça changerait ? « Bon, allons-y. » Tu tires doucement sur ton col après avoir tourné le dos à ton homme, soupirant, ouvrant la porte pour enfin sortir de cette foutue baraque te stressant. En entendant la porte s’ouvrir, Philippe se précipite et hésite entre rester ou te suivre, lançant un regard inquiet vers Anastasia. « Philippe, on ne sera pas long, on reviendra. » Il se fiche éperdument de ta gueule, préférant écouter la renarde. En haussant les épaules, tu préfères donc partir pour te diriger vers le parc.

La route n’est pas longue et pourtant, tu restes dans un silence gênant, n’osant quoi dire, préférant rester à une certaine distance de ton homme. Parfois, tu le regardes, mais tu te dis que rien que faire ça pourrait attirer les mauvais regards. Alors tu soupires, couinant parfois pour montrer ton inquiétude et ton mécontentement. « Donc… Euh… Howard, c’est bien ça ? » Tu as encore du mal, mais il va falloir que tu t’habitues à faire comme si tu étais en compagnie d’un quasi-inconnu. En arrivant au parc, tu viens immédiatement t’installer dans un endroit calme et paisible, à l’abri des regards ; tu ne cherches même pas de banc, venant t’asseoir à même le sol, tirant sur l’herbe comme un enfant en regardant ton compagnon les yeux brillants. « Et… Que fais-tu dans cette… Dans ta vie ? » Tu t’arraches la gueule à faire semblant de ne rien connaître de cet homme, te pinçant doucement la lèvre. Mais finalement tu craques et, après avoir vérité les alentours, tu te jettes dans ses bras pour le serrer juste quelques secondes, trop dépendant de ce contact qu’on t’a privé pendant dix ans. « Désolé. »
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Restless Hands
rp flashback feat. Jericho
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Ses doigts se resserrant sur le tissu de cette chemise que tu avais osé dérober pour la journée, tu frissonnes, te retiens de grogner doucement en laissant faire ce qu’il désirait, arrangeant ton col, effaçant ces quelques plis ici et là et lorsque ton regard croise l’océan des siens tu ne peux que te noyer, subjugué par l’azur de ses prunelles desquelles tu étais incapable de te défaire, esclave de ses envies. « C’est probablement Anastasia qui ne peut plus s’en passer, elle l’a gardé pendant dix ans en prenant grand soin de ne jamais l’abîmer. Tu te permets de le dévisager de la tête aux pieds, laissant ton regard errer et tes doigts curieux venant à leur tour tirer sur les vêtements de ta moitié. Et toi tu es toujours aussi attirant dans cet accoutrement, tu n’as pas changé d’un pouce. » Délicatement tu oses un énième baiser, tes lippes frôlant les siennes sans oser plus, tendant, probablement provocateur alors que ton regard se faisait malicieux, un sourire étirant tes lèvres en attrapant ses mains quand il essaya de te retirer cette capuche masquant ton visage aux yeux des autres. « J’ai peut-être changé en dix ans c’est vrai mais n’oublie pas que j’ai passé de nombreuses années ici. Si on venait à rencontrer les parents de Suzie, penses-tu sincèrement qu’ils vont me laisser tranquille ? Tu ne les sais peut-être pas mais j’ai été accusé d’avoir violé et tué ma femme alors pour eux je suis un monstre. »

À cette remarque, tu baisses les yeux, agacé, te mordant la lèvre en cherchant à te défaire de sa délicate emprise, lâchant ses mains pour lui baiser la joue tendrement. Il n’avait pas tort, Grimecoal n’était clairement pas le squat des forces de l’ordre – même au contraire, mais tu ne te sentais pas de sortir ainsi, presque à nu devant les autres. Tu avais peur, encore, du regard des gens, des rumeurs, murmures et autres futilités t’angoissant plus qu’autre chose. Peur des autres, de ton ombre te poursuivant sans que tu ne puisses t’en débarrasser. Peur qu’on te retrouve, qu’on t’attrape pour t’enchaîner de nouveau, te museler et t’enfermer avant de probablement t’exécuter comme si tu n’étais rien.

Un sale chien mal domestiqué.
Sauvage.

Tu n’arrives pas à décrocher son regard de lui, relevant une main timide vers sa mâchoire pour en dessiner les contours, silencieux, un peu ailleurs en laissant un soupir s’échapper de la barrière de tes lèvres en enfin tu le lâches, le laisse réarranger le col de sa chemise pour t’inviter à le suivre en dehors de ce terrier dans lequel tu te sentais si bien malgré toutes les angoisses que tu pouvais ressentir, lieu aussi cosy que vicieux dans lequel tu semblais aussi épanoui que prisonnier. Un coup d’œil vers Anastasia qui s’était rapproche de toi et il vous suffit d’un petit sourire pour vous comprendre. « On fait juste un petit tour, on revient vite alors surveille bien Philippe, d’accord. » Elle acquiesce, silencieuse et vous regarde partir. Elle aussi s’inquiète, pour toi, elle, eux, vous, pour tous ceux que tu pouvais côtoyer alors qu’elle t’avait vu à l’œuvre déjà deux fois en si peu de temps ; elle ne disait rien mais n’en pensait pas moins, apeurée à l’idée de te perdre à nouveau pour se retrouver seule encore une fois.

De ton côté, tu étais plus préoccupé par autre chose, silencieux, déambulant nonchalamment dans les rues lamentables de Grimecoal en tirant sur ta cigarette récemment allumée. Ici et là tu oses un regard discret vers l’homme t’accompagnant, un coup d’œil qu’on ne remarque pas, qu’on ne remarquera jamais tant ils étaient peu courants, presque inexistants et pourtant tu faisais attention au moindre de ses gestes, mimiques et tu le sens gêné, tu les sais même. Tu ignores sa première question, tu es satisfait des efforts qu’il peut faire à ton égard et malgré tes non-dits, tu tentes de lui adresser un faible sourire pour lui faire savoir que tu appréciais ses tentatives que tu savais compliquées. Plus rien ne sera jamais comme avant et tu le savais : plus jamais tu ne pourras te désigner comme celui que tu es vraiment et tu devras te cacher derrière une identité que tu n’es pas, un homme que tu ne seras jamais et sur lequel tu ne sais rien. Histoire inventée de toutes pièces, un ridicule puzzle aux pièces aussi infimes que manquantes pour te permettre de te satisfaire de ce nouveau nom aussi rassurant que terrifiant.

En arrivant au parc, tu le laisses te traîner le plus loin possible des autres en venant vous installer loin des regards indiscrets, à l’ombre d’un arbre où vous pourriez discuter de tout et de rien sans que de curieuses oreilles ne viennent vous déranger. Tu te poses à ses côtés alors qu’il s’acharne déjà sur l’herbe innocente en l’arrachant tel un enfant et tu te contentes de porter tes yeux droits devant toi, dans le vide en t’asseyant en tailleur. Lorsque tu le sens te fixer, tu te permets de faire de même, attendant qu’il prenne la parole pour te poser une nouvelle question sur cette si récente vie dont toi-même tu ne savais rien. « Je viens de Johto et je suis arrivé à Albion il y a quelques semaines. J’ai grandi à Mauville mais j’ai passé quelques années à Rosalia avec ma grande-sœur. Elle m’a demandé de venir ici pour me charger de sa protection, c’est une chanteuse d’opéra à la voix ravissante et elle préférait avoir son frère comme garde du corps qu’un étranger dont elle ne savait rien. » Tu te tais rapidement, tu ne sais quoi dire d’autre sur cet Howard, cet homme inconnu à bien des gens, une pathétique invention pour épargner ta vie et sauver ta risible liberté alors tu lui accordes un sourire désolé, attristé même et ne peux que sursauter doucement en le voyant se jeter dans tes bras.

Tu le laisses faire et ne lui rends pas aussitôt son étreinte, les joues rougies par la timidité et la gêne, tu jettes distinctement un regard aux alentours pour vérifier que personne n’était en train de vous épier et bien que pris au dépourvu, tu ne peux que lui rendre cette affection si particulière en venant passer délicatement tes bras autour de sa taille pour le rapprocher de toi lorsqu’il chercha à s’éloigner. Tu ricanes en venant te cacher contre sa nuque, soufflant contre sa peau en appréciant ce contact duquel tu sembles dépendant. « Ne t’excuse pas. Tu m’as manqué Jericho et ça me fait plaisir de … de pouvoir te serrer dans mes bras … Mais je n’ai pas encore trop l’habitude … J’ai peur d’être trop maladroit ou insistant dès fois, désolé. »

Rester enfermé pendant de si longues années ne t’a pas aidé à entretenir cette facilité à aller vers les autres et bien plus que ça il était le premier avec qui tu arrivais à te montrer si tactile, si proche et éloigné en même temps. Avec Suzie tu n’avais jamais réellement dépassé le cap de quelques baisers aussi timides que passionnés, amour hésitant où tu n’étais pas à l’aise et où tu esquivais ses avances charnelles autant que possible, la repoussant ou te forçant tant bien que mal lorsqu’elle se montrait trop insistante. Alors comment pouvais-tu expliquer cette simplicité à tant tenter ton amant ? Celle avec laquelle tu cherchais à entreprendre des choses ou même cette fois-ci où tu avais de toi-même engagé cette aventure nocturne avant ton départ ? Tu te posais mille et une question, perdu, perplexe sur tes propres sentiments à l’égard de ton ancienne femme et plus tes pensées envahissaient ton pauvre crâne malmené, plus tu resserrais ton emprise pour garder ton homme prêt de toi.

Cette fois, qu’importent les regards.
Tu en avais besoin pour ne pas craquer.

« Je t’aime chéri. »
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  Mar 29 Mai - 20:30
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  Mar 29 Mai - 20:30

RESTLESS HANDS
rp flashback feat. Gerald
29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #4083A4

Retrouvailles malsaines, tu as failli crever, tu ne sais pas pourquoi tu te fais autant de mal à rester attaché à ton bourreau aussi fortement. Dix ans sans le voir et tu n’as pas pu t’en défaire, ce lien s’est même resserré, tu culpabilises et pourtant te voilà, accroché à cette bête sauvage n’ayant pas hésité à achever ta pute de vie. Inconsciemment, tu dois faire plaisir à ce monstre qui s’est joué de toi, tu ne le fuis pas même si tu en as sacrément peur.

Mais, pour cette fois, tu sauras passer outre.

Au final, qu’il te raconte ce qu’a fait ce Howard ou pas, ça t’importe peu. Ce que tu veux, c’est rester avec Gerald, vivre dans un mensonge ne te plais aucunement et tu le fais comprendre en venant serrer ton étreinte un peu plus, fermant les yeux, profitant de cette chaleur qu’on t’a arrachée pendant trop longtemps. Tu te prends même à sourire alors qu’il te rassure, du moins il essaye maladroitement. Et même si tu penses qu’il ment, au fond, il y a cette part de toi toujours prête à le pardonner, et ce, même après être mort de sa main.

Tu te sens foutrement bien et pourtant, silencieusement, tu sembles haleter et cette respiration erratique s’intensifie à mesure que vous restez là. Tu ne sais pas vraiment ce que c’est, peut-être que tu as encore besoin de repos, mais tu préfères dissimuler cette peine en restant là, l’air de rien, osant même frôler ses lèvres alors que tu refusais qu’on vous voie aussi proches quelques minutes plus tôt.

« Je pense qu’on sera tous les deux maladroits. Dix ans… Dix ans sans même se parler, on va devoir reprendre de bonnes habitudes. »

Ton souffle se fait court, inquiétant, et pourtant tu ne montres toujours rien, te contentant d’attraper les mains de cet amant que tu aimes tant pour venir les serrer dans les tiennes, le regard fuyant alors que tu sais que quelque chose ne va pas. Si cette sortie semble comme toutes les autres, tu as soudainement une attitude anormale, comme si tu gardais un secret.

« Sur le chemin du retour, je veux qu’on s’arrête deux minutes pour prendre des trucs pour Philippe. Je suis sûr qu’en ce moment-même, il est en train de bouffer ce qu’il reste du canapé. »

Incroyable mais vrai, cet isopode géant est un putain de goinfre – même si Gerald doit le savoir depuis le temps. Et finalement, tu te détaches de ton homme pour te redresser, invitant ton amant à faire de même en tirant doucement sur ses mains. En lançant un énième regard fuyard, tu vérifies qu’il n’y ait personne pour témoigner d’un baiser que tu voles à ce pauvre homme manipulé dans tous les sens.

« Quoi que tu fasses, je t’aimerais toute ma putain de vie. »

Difficilement, tu viens passer une main dans ses cheveux pour les ébouriffer, complètement sous le charme face à cette nouvelle apparence. Il se pourrait même qu’il soit plus attirant qu’avant ; et tu te mets à ricaner à cette idée, un rire un peu gêné qui cache un malaise soudain. Tes membres commencent à trembler et tu t’appuies contre cette personne te surplombant de quelques centimètres, lâchant sa main pour venir agripper ta chemise au niveau de la poitrine, une douleur soudaine te lancinant les côtes et le cœur.

« Ouf. Je crois que je fais une petite chute de tension… On décampe ? Le parc est agréable à visiter… C’est l’occasion de redécouvrir Grimecoal. »

Bon, cette ville de merde n’a quasiment pas changé, et toi, tu n’as fait que gagner en influence, il n’y a pas de quoi s’émerveiller, mais qui sait, ça lui changera peut-être d’air. Alors tu avances un peu tandis que ta vision commence sérieusement à se troubler, tu lui tiens une main fermement et tu sembles te pencher vers le sol mais tu te rattrapes bien vite, secouant ta foutue tête, pris de vertiges.

Bon sang, qu’est-ce qu’il t’arrive ?

Ton sourire se perd bien vite, au bout de quelques mètres de marche à peine, tu te sens bien seul, ton souffle s’accélère et tu commences à avoir une vision très limitée. Une sorte de faiblesse t’atteint, et tu lances un regard terrifié à ton homme marqué avant d’enfin commencer à sombrer. Ton corps n’a pas du tout récupéré de cette attaque, de cette énergie volée, de cette tentative de mise à mort ratée.

« G-Ge… »

Et tes paupières se font lourdes, ta prise se relâche, tu t’effondres au sol et tu observes ton corps qui est pris de spasmes quelques secondes avant que tout se refroidisse autour de toi et que tu te laisses emporter par quelque chose de plus puissant que toi.

C’est donc ça, le revers de la médaille ?
C’EST DONC ÇA, MOURIR ?
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  Mer 30 Mai - 1:44
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  Mer 30 Mai - 1:44

Restless Hands
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29 JUIN 2014 A GRIMECOAL #E8112D
Dix ans, dix ans sans rien, sans personne à qui tout raconter, pas un ami à qui parler, à qui se plaindre. Personne capable de faire fuir tes démons, de te rassurer et te faire sortir la tête hors de l’eau, personne sur qui compter. Tu as été seul, une ombre, un cadavre, zombie, créature déambulant nonchalamment lorsqu’elle en avait l’occasion. Une créature qu’on bourre de sédatifs pour la garder sous contrôle, monstre imprévisible dont on ne sait rien. Gerald, tu aurais pu te laisser crever là-bas, tu l’as probablement voulu même au plus profond de toi mais jamais tu n’as réussi à passer ce putain de pas. Tu aurais pu mais tu n’en as pas eu le courage.

Lorsque vos lèvres se frôlent, tu sors de tes pensées sans pour autant bouger. Tu le fixes juste, désireux d’un contact moins frivole sans toutefois le demander de peur de le gêner davantage. Tu laisses juste une main se perdre sur sa joue, délicat, tendre, cherchant à te rattraper de ce que tu avais pu lui faire subir la veille. Le cœur lourd, ton autre main glissant toujours le long de ses hanches s’agrippe à sa veste comme pour le posséder un peu plus, le sentir près de toi sans lui laisser la possibilité de s’échapper.

Prédateur ne souhaitant pas lâcher sa proie.

Malgré ces années d’absence, tu vois bien que quelque chose ne va pas, tu le ressens et lis en lui comme dans un livre ouvert, silencieux, ne le lâchant pas un instant du regard pour appréhender la moindre de ses réactions. Son regard fuyant le tien, cette attitude anormale qu’il n’arrive pas à te cacher commence à t’inquiéter fortement mais en même temps tu te penses trop paranoïaque, trop prévoyant aussi et probablement trop protecteur dans la peur qu’il lui arrive quelque chose alors tu ne lui poses aucune question à ce sujet, laisse courir sans rien faire pour simplement te redresser lorsqu’il te le demande d’un geste silencieux de le rejoindre. Un énième baiser volé qui t’arrache un petit grognement d’insatisfaction et à ton tour tu te veux brigand de ses lippes pour une tendancieuse accolade. « Moi aussi Jericho, moi aussi. » D’un rire tu souffles contre ses lèvres alors qu’il vient passer ses doigts dans ta chevelure, te faisant fermer les paupières de satisfaction sous cette caresse agréable ; mais tu le sens rapidement arrêter pour s’appuyer contre toi. Aussitôt tu rouvres les yeux et l’attrapes par les épaules, inquiet de son état particulier.

« Tu vas te reposer en rentrant et j’irais acheter de quoi bouffer pour Philippe tout seul. »

Tu ne le lâches pas du regard alors qu’il s’éloigne de toi mais tu le sens faible, vulnérable. Tu pourrais le tuer. Sa poigne qui se referme autour de ta main, tu lui rends pour ne pas l’abandonner. Alors que tu pourrais t’en débarrasser. Tu sembles prêt à t’intervenir à la moindre faiblesse et refuses de le lâcher, présent comme pour tenter de le rassurer. Tu pourrais l’achever, finir ce que tu avais commencé. Et alors qu’il entame sa route pour sortir de ce parc, tu l’accompagnes, cherches à entremêler tes doigts entre les siens en te fichant bien des regards qu’on pourrait vous porter.

Tu le sens de plus en plus faible, tu as à peine le temps de croiser son regard terrifié pour comprendre la situation et pourtant tu n’arrives pas à agir, figé sur place telle une statue inerte alors qu’il s’écrase au sol, se tortillant de douleur durant d’interminables secondes. Tu ne sais pas quoi faire, tu trembles, ne comprends pas, cherches à recoller les morceaux de ce putain de puzzle qui ne souhaite pas s’assembler et tu les entends encore.

Ces voix.
Ces murmures.
Cette doucereuse envie de le laisser là te prend.
Lui qui n’était qu’un putain de poids.
Un moins que rien.

Il n’y a pas de temps à perdre et sans réfléchir davantage, tu prends sur toi pour te jeter sur ton amant, cet homme pour qui tu as abandonné ton humanité mais tu ne sais toujours pas quoi faire. Angoisse, peur, désespoir, tu te prends la tête entre tes mains en l’appelant, tentant de capter son attention avant de venir prendre son pouls, effaré, terrifié à l’idée d’avoir véritablement mis fin à ses jours sans le vouloir.

BATARD D’ASSASSIN.

L’attrapant maladroitement dans tes bras, tu sembles peiner sous son poids et ne peux que souffler sous sa masse inanimée. Tu devais rentrer, vite, mais tu ne pouvais te perdre de prendre le même chemin qu’à l’allée pour alerter le voisinage, vite, alors tu réfléchis, respire bruyamment d’angoisse en t’en voulant de ne pas avoir embarqué Anastasia avec toi qui aurait été une aide précieuse. Un couinement s’échappe de ta gorge et tu viens te mordre l’intérieur des joues jusqu’au sang, seul point lamentable que tu avais trouvé pour contenir un minimum ton stress maladif. VITE. Te souvenant d’un chemin moins emprunté bien que plus long, tu t’élanças comme tu le pouvais en direction de sa demeure, haletant, suffoquant mais bien déterminé à ne pas abandonner ta proie, pauvre jouet jeté en pâture à un loup affamé n’ayant toujours pas fini de jouer avec elle avant de réellement l’achever.

•••

Tu ouvres difficilement la porte d’entrée, tu sues, les jambes tremblantes menaçant de céder à chaque seconde passant et tu gueules, beugles ta renarde pour la supplier de venir te retrouver dans le salon. Tu ne sais pas pendant combien de minutes tu as couru mais tu n’arrives pas à calmer ta respiration saccadée, rauque, ta gorge sur le point de céder. Elle accourut et sans même comprendre la situation s’empresse de refermer la porte d’entrée derrière toi pour te suivre dans votre chambre où tu déposas l’ablonnais toujours dans un état second, ailleurs, bien loin d’ici. Tu gardes simplement sa main froide dans la tienne bien trop chaude et tu caresses le dos de celle-ci, fou, incapable de te calmer malgré la présence délicate de ta renarde qui tente de te rassurer de mille et unes attentions à votre égard.

Elle ne dit rien, pas un couinement, pas un grognement alors qu’elle part se préoccuper de l’insecte qui ne peut que faire les cent-pas dans le salon, gueulant, aiguisant ses griffes pour venir te trancher la gueule. Probablement pensait-il que tu étais à l’origine de ce mal et il avait raison : tu étais un putain de monstre, un fils de pute incapable de protéger ceux qui l’aimaient et qui ne savait faire que le mal autour de lui. Et c’est au bout de longues minutes que tu ne comptais même plus, après un énième reniflement que tu te laisses aller, tes nerfs lâchant, éclatant en sanglots sans jamais abandonner ce type bourru dont tu t’étais épris sans même le vouloir. Amour toxique, malsain, misérable addiction dont tu étais dépendant sans savoir pourquoi. Il était tel un reflet dans un miroir, un être capable de te comprendre toi et tes problèmes malgré vos différences et c’est sûrement pour ça que tu t’es tant rapproché de lui, toi qui n’avais pour femme qu’une salope égoïste échappant à ton absolu contrôle.

Tu pourrais te laisser aller à la violence, hurler, te défouler sur un meuble ou un mur mais tu n’en as même pas la force, vidé, épuisé et incapable de te lever pour le moment, inapte à lâcher cette main ne répondant pas à sa jumelle l’étreignant de peine. Tu murmures des excuses entre deux pleurs, essuyant tes larmes du revers de la main et continue inlassablement durant des heures avant de finalement réussir à te calmer, les yeux rouges incapables de verser une larme de plus. Tu aurais pu le laisser crever là, refuser l’aide d’Anastasia qui ne cessait de s’occuper du Sarmurai possessif pour te laisser le champ libre.

Au moment où tu commenças à réellement perdre espoir, tu sentis une pression contre tes doigts et au début tu pensas rêver, relevant vivement la tête vers ton amant sans pour autant tenter quoi que ce soit jusqu’au moment où il serra à ton tour ta main. Un sourire incontrôlé illumina ton visage, écarquillant tes yeux bouffis par les larmes et sans crier garde tu te jettes sur lui lorsqu’il fut pris d’une quinte de toux, la voix tremblante, hurlant presque sans réussir à mesurer tes gestes. « Reste calme chéri, tout va bien … tout va bien je suis là. Je … Je reviens je vais te chercher à boire. On est à la maison, tu peux te reposer, te coucher, je … je m’occupe de tout alors ne t’inquiète pas. » Tu arrives à peine à articuler, déposant un baiser sur sa joue, tu viens coller ton front contre le sien en soupirant, cherchant son regard et son attention derrière ses paupières lourdes mais tu te contentas d’une nouvelle embrassade, tentative vaine pour le rassurer alors que tu pouvais l’entendre grogner doucement.

Il était vivant.
Encore mal en point.
Mais putain de vivant.

Tu restas bêtement là, assis sur le lit à ses côtés à l’observer pour vérifier que tout allait bien et après avoir dégagé son front de quelques mèches rebelle, tu te redresses pour fuir chercher de quoi lui permettre de se désaltérer. Tes pas sont lourds et à peine ouvres-tu la porte de la chambre que tu tombes nez à nez avec Anastasia qui n’a pas osé vous déranger ; son regard inquiet t’interpelle et elle comprend rapidement que tout va bien, poussant un soupir de soulagement en repoussant l’insecte qui tenta de pénétrer dans la pièce. « Tout va bien … Philippe. Je te le jure. Laisse-moi encore quelques temps pour vérifier qu’il va vraiment bien et si tu te tiens tranquille je sors te racheter à bouffer, d’accord ? » A l’entente de son saint graal, tu le vois relever ses deux appendices, intéressé par tes propos au point où il se posa dans un coin de la pièce pour abandonner cette bataille déjà perdue d’avance face à ta belle renarde.

D’un aller-retour, tu rapportes à ton amant une bouteille d’eau, deux trois comprimés et un verre vide si jamais il en avait le besoin. « Si tu as besoin, je suis juste à côté alors n’hésite pas à m’appeler. » Et tu l’abandonnas de nouveau pour retourner dans le séjour en refermant la porte derrière toi. Encore une fois tu fis face à ta goupil qui te jaugea, silencieuse et malgré tout encore inquiète. Un soupir traverse tes lèvres et tu oses une question particulière, sérieux, la voix aussi grave que désespérée en fixant ses prunelles bien trop expressives.

« Dis-moi Anastasia. Est-ce que tu as peur des dieux ? »

Tu la vois qui hésite, le regard fuyant en tentant de garder un semblant de prestance mais finalement elle relève la patte vers toi, timide, elle gratte ta chemise un instant puis finalement bien déposer une de ses griffes contre ton cœur. Elle tremble, le museau rivé vers le sol et tu comprends, tu comprends sans un mot en te figeant sur place. Elle n’avait aucune raison de craindre des dieux qui ne lui avaient personnellement rien fait mais qu’en était-il de toi … Toi le monstre en cage l’ayant tant fait souffrir à elle aussi … Tu la remercies en attrapant sa délicate patte dans ta main et l’abaisses pour l’éloigner de ton torse.

« Pardonne-moi Anastasia. Pardonne-moi de n’être qu’une bête sauvage. »

Une créature en cage, autodestructrice. Un démon.

C’est de toi que les gens ont peur.
M O N S T R E.
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