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 Tout n'est pas cirrhose dans la vie | ft. Peter

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  Dim 8 Avr - 4:10
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  Dim 8 Avr - 4:10


Non ! Je ne veux entendre aucune excuse, Benjamin ! Vous rentrez chez vous et vous vous reposez. Je ne veux pas vous voir avant jeudi matin. Et oui, c'est un ordre.
N'attendant pas vraiment de réponse, le commissaire divisionnaire Prefect sortit à grandes enjambées du bureau et disparu dans le tumulte des couloirs. Benjamin, lui, préféra de loin s'écrouler sur sa chaise. Il s'étira de tout son long, grommela quelque chose en baillant, puis resta quelques secondes à fixer son reflet dans la fenêtre. Avec ses cernes tombantes, sa barbe mal taillée et ses cheveux coiffés à la dynamite, y avait de quoi avoir peur.
Mais le lieutenant n'avait guère le temps de s'occuper son apparence. Il ruminait.
Comme chaque fois qu'il se faisait passer un savon, à vrai dire. Alors oui, midi venait de sonner alors qu'il avait pris son service la veille au matin. Oui, il avait passé la nuit à potasser quelques dossiers au boulot. Et oui, certes, il s'était accordé un petit somme, juste le temps de se reposer un peu les yeux. Mais ce n'était pas parce qu'il l'avait trouvé en train de baver sur des dossiers que cela autorisait le commissaire à être aussi désagréable.
Et puis ce n'était que la troisième fois en un mois que cela arrivait, de toute façon.
Ressaisissez vous mon vieux ! Vous n'avez aucune vie sociale depuis que le divorce a été prononcé, non mais il en avait de bonne, lui.

Mais bien que crevé, le lieutenant Kincaïd n'était pas encore suffisamment à l'ouest pour ignorer pareil ultimatum.
Malgré son air bonhomme et souriant ; le commissaire Prefect, grand patron de tout ce qui pouvait bien porter képi et insigne au sein de la métropole de Duskclock, était connu pour avoir la sentence facile lorsque confronté à une forte tête.
Un agent un peu trop porté sur les grossièretés ? Bam ! Stage de politesse dans sa face.
Des rapports bâclés et rendus en retard ? Vlan ! Une affectation d'un mois au service des archives.
Tu oses désobéir à un ordre purement protocolaire ? Kapow ! Deux semaines à faire cours aux bleusailles de l'académie.
De ces fameuses sanctions cocasses et ironiques. Ben en avait déjà fait les frais.
Et il s'était juré que jamais plus il ne foutrait les pieds dans un autre séminaire sur la cohésion et la bonne entente entre les services.

Aussi, une heure plus tard - le temps de ranger son bureau et de relire en douce quelques dossiers - Benjamin faisait route vers le hall principal du Central de Police. Alors que les sas d'entrée s'ouvraient et se refermaient au rythme des allez et venues des visiteurs, il sentit une brise douce et rafraîchissante lui courir le long du visage, promesse d'un jour de congé radieux.

Avant cela, il effectua tout de même un petit crochet par la réception, histoire d'aller aux nouvelles.
Rien de bien fascinant, depuis la veille, cela dit. Une mamie était arrivée de bon matin pour demander si c'était bien ici la poste. Béa, de l'urbaine, était enfin partie en congé maternité. Un type arrêté dans la nuit et placé en cellule de dégrisement était revenu à un état plus ou moins convenable, mais personne n'était dispo pour lui faire passer l'interrogatoire de routine.
Regard de biche et moue mignonne de la réceptionniste ; "Justement Ben, en parlant de ça, j'aurais un petit service à te damander..."
Devant pareil minois, la volonté du lieutenant fondit comme neige au soleil, et il se retrouva à refaire un calcul complet de la journée.
Interrogatoire rasoir ou retour à la maison, sachant qu'il n'y aurait personne d'autre que lui jusqu'à la fin de la semaine ?

La décision était déjà prise. Et se disant qu'il y avait de toute façon peu de chance pour que le commissaire vienne le chercher dans une salle d'interrogatoire, Ben prit la direction du quartier des cellules.

Vingt minutes plus tard, il était passé par une machine à café et avait attrapé un dossier vierge pour donner le change.
Le prévenu se trouvait déjà là, à attendre dans la petite pièce décorée d'une simple table et d'une paire de chaises. Le pauvre vieux n'avait pas la tête des meilleurs jours. Et étrangement, son expression de déterré lui évoqua un peu la propre sienne dans le reflet, un peu plus tôt.
Sourire en coin. Le lieutenant entra finalement dans la pièce. Il déposa une tasse de café devant le prévenu et s'assit en face de lui, sa propre tasse en main. L'air faussement concentré, il fit mine de lire des lignes qui n'existaient pas sur les feuilles vierges constituant son dossier, puis réprimant un bâillement, il referma ce dernier et le posa sur la table.
Bon, mon cher monsieur, je suis le lieutenant Kincaïd. J'ai cru comprendre que vous aviez un peu trop fait la fête, hier soir. Et si vous me racontiez tout cela en détail ?
Monsieur comment, d'ailleurs ?
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  Mar 10 Avr - 23:38
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  Mar 10 Avr - 23:38

-Kelley. Peter Kelley, avait-il répliqué d'une voix morne, la langue pâteuse, et certainement encore bourré comme un coing. La migraine, la bûche, la gueule de bois dans le jargon courant, lui était revenue dans la tête ce matin à la manière d'un punching-ball dans lequel on aurait tapé un peu trop fort.

Peter avait l'air de tirer la gueule avec ses cernes, sa chemise débraillée, et sa cravate défaite. Mais rien n'aurait pu faire partir le sourire malingre, un peu enticheur ou charmeur, qu'il servait normalement aux jeunes femmes. Le type qui était en face de lui n'avait rien d'une jeune femme charmante et zoulie, comme il les aimait. Mais c'était par cela que la soirée avait commencé et s'était terminé par un "Sale pute !".

Il buvait. De plus en plus.

Et de plus en plus, il devenait violent. Il ne pouvait pas le nier. Mais attaché à la table, par les fameuses menottes, il ne pouvait rien faire. Il ne pourrait même pas marcher droit. Il s'était démené comme il avait pu, mais l'alcool avait fini par lui faire rendre ses tripes. Pas glorieux, comme soirée. Les filles, il finissait par les frapper parce qu'il n'arrivait pas à oublier Mallika. Il en pleurait, à vrai dire, de ne pas y arriver.

Mais face aux agents de l'ordre, il souriait. Parce qu'il n'avait rien d'autre à faire, ou parce qu'il se plaisait dans cette image qu'il avait de lui-même. Connard, salaud. Mais un salaud fier, avec de la classe et qui se donne bien un genre. Pas ces bouseux des cités, comme ses frères et sœurs, qu'il n'avait jamais revus. Avec ce rire de ce qui ont trop bu, Peter répondit finalement au lieutenant Kincaïd :

-J'ai bu. Vous ne le voyez pas ? Enfin, à ce niveau, ça devrait se sentir !

Il éclata d'un rire gras, avant de reposer ses yeux noirs et fatigués sur le policier pour persifler avec un ton à la fois sec et pourtant jovial dans le fond :

-Vous ne pouvez pas boire en service hein ? Fort dommage. Vous ratez des soirées, des rencontres. J'en ai fait une ce soir. Mais j'ai l'alcool mauvais, à vrai dire, ajouta-t-il avec un petit air triste.

Le brun gratta sa barbe nonchalamment, avant de dire avec sa voix grave :

-L'alcool violent.

Il acéra son regard, pour fixer le lieutenant sèchement. La Ligue Impériale, il avait plus envie de leur casser la gueule qu'autre chose. Alors, un de leurs policiers, Peter n'en parlait même pas. Et puis, il l'agaçait à lui ressembler avec ces immenses cernes, cette barbiche mieux taillée que la sienne - pour une fois qu'il s'était légèrement négligé un soir - et cet uniforme propre, typique de la police affilié à Albion.

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  Mer 11 Avr - 16:27
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  Mer 11 Avr - 16:27

Même une fois que son interlocuteur eu terminé de parler, Benjamin resta un moment collé au dossier de sa chaise, le poing fermé contre sa bouche. Il demeurait silencieux, son regard était perdu dans le vague, l'esprit occupé à jauger l'homme qui se trouvait de l'autre coté de la table.

Ce bref échange avait été plus qu'instructif, pour quelqu'un qui avait l’œil.
Et c'était loin d'être une nouveauté, mais son ascension au sein des polices nationales d'Albion et Impériale, le lieutenant la devait en partie à ses quelques talents pour déceler les micro expressions ; ces fameux détails dans la gestuelle d'une personne trahissant son caractère, parfois même le fond de sa pensée.
Talent qu'il avait travaillé avec les années, l'expérience aidant, et qui se révélait être un atout précieux, dés lors qu'il s'agissait de percer à jour mensonges, non-dits et autres comportements factices.

Dans le cas de ce monsieur Kelley, le constat était pour le moins ... mitigé.

Brun, plutôt grand, le genre de personne à qui le look négligé et les cernes vont plutôt bien. Malgré l'état post-ébriété qui devait l'accabler, son phrasé était resté relativement clair. De ce fait, en plus d'avoir un certain bagou, il semblait habitué à gérer les maux qu'alcool inflige.
Et il se retrouvait menotté à la table. Ce qui était déjà un bon début de piste, du genre à ne pas laisser de place aux supposition. Les entraves lors d'un entretien, c'était la procédure standard à suivre lorsqu'il y avait un risque que le prévenu soit un danger pour lui même ou pour autrui.
Ça et la forte odeur d'alcool macérant dans la pièce renseignait déjà sur la teneur générale de la nuit qu'il venait de passer.

Ensuite, autres choses assez flagrantes, son ton et son attitude générale.
Sans pour autant être cinglantes, les réponses que Kelley avait fourni étaient teintées d'une certaine impertinence, voir même de provocation gratuite. Dont une à l'encontre - plus ou moins directement - des services de police.
A partir de là, le lieutenant n'eut pas à fournir un trop grand effort d'imagination pour présupposer que son interlocuteur avait une certaine dent contre les forces de l'ordre.
D'autant que son regard - en plus d'être intense - oscillait sans cesse entre le visage de l'officier, son insigne et son uniforme.

Ces cartes en main et en dépit de la fatigue, Benjamin se sentit l'envie de faire durer un peu l'interrogatoire.
Quitte à titiller un peu la patience du prisonnier.

Après un long silence qu'il s'amusa à faire durer, le lieutenant reprit la parole, un petit sourire en coin.
Monsieur Kelley, je ne pense pas vous surprendre, si je vous dis que nos agents souffrent déjà d'une réputation pour le moins médiocre. Autoriser la picole pendant les heures de services ne serait guère sage, si vous voulez mon avis ...

Le lieutenant déboutonna le haut de sa chemise, puis dégagea de l'encolure une fine chaîne d'argent et un pendentif. Ce pendentif, une fois décroché, il le glissa de l'autre coté de la table, pile sous le nez du prévenu.
Si l'on excluait sa plaque et la foultitude de photos de ses gosses fourrées dans les tréfonds d'un portefeuille, ce bête petit pendentif était l'un des plus grand sujet de fierté de l'officier. Un petit rond de plastique noir représentant sa détermination et un serment fait sur l'honneur, dans le but de faire changer sa vie pour le mieux.
Un petit rond noir sur lequel était gravé un trois à moitié effacé.

En leur temps, face aux juges, d'autres petits ronds de plastique du même acabit avaient joué un rôle majeur, lorsque le dossier épineux de la garde des enfants se présenta.
Le lieutenant laissa passer un petit silence, pour l'emphase. Puis, d'un ton plus sérieux, il reprit la parole.
Cependant, nous avons l'habitude de frayer avec les gens rencontrant quelques ... difficultés pour gérer leur consommation au quotidien.
Si vous le souhaitez, je pourrais vous mettre en relation avec certaines associations œuvrant dans ce but - des gens très bien, qui me sont venus en aide lorsque tout n'était pas pour le mieux dans ma vie.
Protéger les gens d'eux même et proposer une porte de sortie à l'alcoolisme était partie prenante de son rôle de gardien de la paix. Et puis son parcours personnel s'y prêtait quelque peu.
Mais s'il avait vu juste à propos du désamour que Kelley vouait possiblement à la police, le lieutenant savourait d'avance la rancune que lui vaudrait cette main tendue. Bah. L'opinion publique vis à vis de la police pouvait être tellement ingrate parfois, qu'il fallait bien s'accorder certains petits plaisirs, de temps à autres.

Aussi, Benjamin ne laissa pas le temps à son interlocuteur de formuler la moindre réponse, et renchérit tout de go.
Il faut une certaine force morale pour se lancer sur cette voie, je le concède. Aussi, je vais vous laisser y réfléchir.
Dans le même temps, j'aimerais que vous en veniez aux évenements ayant conduit à votre arrestation. Votre dossier indique un "trouble de l'ordre public", mais j'aimerais avoir votre version des choses sur la question, monsieur Kelley.
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  Dim 15 Avr - 18:32
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  Dim 15 Avr - 18:32

Il sourit, doucement, avec un air bien fatigué et bien à lui. Oh, non, ce ne serait guère sage. Lui-même aurait dû s'arrêter ce soir, au lieu de continuer à boire. A vrai dire, il ne pouvait pas s'arrêter. Il s'y noyait pour oublier, ça l'aidait bien, même si les gueules de bois du lendemain n'étaient pas spécialement agréables et qu'il ne faisait que s'en plaindre en général.

Non, ce ne serait guère sage, si les policiers buvaient.

Il ne dit rien, lorsque le lieutenant Kincaïd sortit ce fameux pendentif, signe qu'il avait fait partie des Alcooliques Anonymes. Il ne savait pas quoi dire, à vrai dire. C'était une main tendue, mais il la fixait avec un air las et épuisé. Cet homme, s'il s'en était sorti, c'était qu'il avait des gens à ses côtés. Peter, lui, avait tout perdu dans le conflit qui opposait Idéalis et la Ligue Impériale. Il était resté dans l'un, parce qu'il ne supportait pas que des Kalosiens s'annexent Albion comme si elle n'était qu'un vulgaire morceau de viande. Il avait l'esprit patriote, mais le vague à l'âme au fond de lui.

Kincaïd, il devait avoir une femme et des gosses, de la famille aussi. A Peter, il ne restait que la bouteille et son foie. Il grogna un peu, en ricanant d'une drôle de manière à l'évocation du motif de son arrestation :

-C'était ma copine. Elle m'avait trompé. Je l'ai su, parce que j'ai retrouvé des affaires de l'autre connard chez elle. J'ai passé la soirée à boire, comme toujours quand cela m'arrive. On croit souvent que les beaux mecs ont la vie belle, mais les femmes mènent la vie dure. Elle a été bien idiote, pourtant. Elle est venue me rejoindre au bar, pour s'expliquer et me dire que tout était faux. Je ne l'ai pas cru. Je ne crois pas les menteuses, de toute manière. Tout le monde ment, pour défendre sa peau. Le ton est monté. Je l'ai frappée.

Il s'arrêta, laissa passer un silence, avant d'ajouter plus froidement :

-Pas grand-chose à rajouter si vous voulez tout savoir. Je pense que j'ai eu raison de me rendre justice. Trois ans que les femmes ne font que me mentir pour tout et n'importe quoi. Ha. J'ai arrêté d'y croire. Et vous, vous étiez aussi terrible quand vous buviez ? Si vous vous en êtes sortis, j'imagine que non. Il ricana un peu amèrement avant de se masser sa tempe droite douloureuse, étant donné que sa main gauche était menottée à la table. Si je suis dans ce commissariat et que vous m'interrogez, c'est qu'il y a bien un gouffre entre nous. D'un côté, le repenti, de l'autre, celui qui ne s'en sortira pas.

Il crachait son poison, ses idées noires. Tout cela avec ce léger sourire jovial qu'il servait à tout le monde en général.
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  Jeu 19 Avr - 14:38
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  Jeu 19 Avr - 14:38

Passant d'une moue presque intéressée à un haussement de sourcil faussement dubitatif, Benjamin fit mine de prendre quelques notes tandis que son interlocuteur lui récitait le prétendu déroulé de sa soirée. Des cas de violence conjugale similaire à celui-ci, les forces de l'ordre se retrouvaient à en traiter des dizaines chaque jour, dans la seule circonférence de Duskclock centre. Des maris cognant sur leurs femmes, des femmes cognant sur leurs maris, des parents cognant sur leurs gosses ... Les prises de dépositions de pareils cas avaient de quoi entamer gravement le moral et la foi en l'humanité de n'importe qui, quand bien même elles auraient été reçus par la plus optimiste de toutes les bleusailles.

Devant pareil cas de misère humaine, le lieutenant Kincaïd avait fait le choix qui lui semblait le plus logique, à savoir de conserver un certain détachement, même à l'égard des victimes. Il traitait les dépositions, redirigeait au mieux les personnes vers les services les plus compétents pour leur fournir aide et soutiens, puis confiait l'affaire. Cette solution, qu'il était le premier à juger assez froide, lui était venu avec les années de service. Après tout, son travail était d'accumuler les faits et de trouver les coupables, et tout type d'investissement émotionnel revenait à biaiser sa vision des choses.

Pourtant, il prit l'homme menotté de l'autre coté de la table en sympathie, d'une certaine manière.
Ce n'était certes pas pour son talent d'acteur qui lui valu pareille considération. Son discours sur ses déboires amoureux sonnaient un chouïa trop travaillé aux oreilles de Benjamin. Ce type avait clairement un gout pour le mélodrame.
Non, c'était pour sa franchise. Intentionnelle ou non.
Il avouait clairement avoir cogné sa compagne, s'expliquait à ce sujet, sans pour autant chercher à se justifier ou se faire passer pour la vrai victime de l'histoire. L'espace d'un instant, le lieutenant s'imagina un monde où tout les poivrots feraient preuve d'une telle franchise, et fantasma de plus belle sur les quantités de temps économisés à leur mettre le nez dans leurs mensonges.
Monsieur Kelley, je ne pense pas vous surprendre non plus en vous disant que malgré votre sentiment de justice, rien ne saurait légitimer une telle violence. En tout cas, c'est une leçon que votre séjour en cellule de dégrisement vous aura transmis, je l’espère.
Cependant, les motifs d'inculpation de Kelley demeuraient trouble de l'ordre public et non pas violence conjugale.
Ce qui voulait dire pas mal de chose. Soit les éléments permettant de corroborer une telle violence étaient trop mince, poussant donc les agents ayant procédé à l'arrestation à jouer la carte du minimum syndicale, soit la victime n'avait - pour l'heure - pas porté plainte.
Et là encore, les hypothèses allaient bon train. Avait-elle trop peur des accès de violence de l'homme pour le traîner en justice ? Où alors c'était le sentiment de culpabilité qu'elle ressentait vis à vis du cocufiage ? Était-il possible que la rixe entre elle et Kelley ait été plus intense que cela ? Avait elle, elle aussi, porté des coups ? Peut être préférait-elle ne pas trop envenimer la situation, par crainte d'attirer le regard des forces de l'ordre sur sa personne ?

Ce bouillonnement de questionnement apparurent dans l'esprit du lieutenant pour y disparaître dans la seconde qui suivit.
Ses collègues lui avaient spécifié qu'ils l'avaient retrouvé en train de mettre le brun dans une rue, rien de plus. Le reste n'était que supposition, qui s'avérerait - ou non - avec le temps.
Et ce ne serait qu'à moment là que le lieutenant s'impliquerait d'avantage dans l'affaire.

De fait, son raisonnement commença à tourner dans le vide. Un vide soudain, crée par une question qui le plongea des mois en arrière. Et vous, vous étiez aussi terrible quand vous buviez ?

Dans son esprit, un parallèle entre l'affaire de ce monsieur Kelley et ses propres déboires se traça. Il n'avait jamais fait le moindre mal à Diane - et la réciproque était également vrai. Pas dans le sens physique, en tout cas. Mais ce n'était pas l'envie qui lui avait manqué. L'alcool aidant, Benjmain s'était longtemps imaginé avoir recours aux vices de procédure les plus tordue pour emmerder - voir faire souffrir - sa future ex-femme. Il savait comment faire.
Il avait les meilleurs exemples sous le nez, chaque jour, au travail.

Mais il avait toujours retenu sa main. Toujours grâce à l'alcool. Lui ne l'avait pas violent, mais triste. Chaque bouteille était synonyme d'auto dépréciation, chaque cuites était un motif d'apitoiement supplémentaire, chaque lendemain à la langue pâteuse laissait entrevoir de nouvelles perspectives de tomber toujours plus bas, ce qui le dégouttait plus qu'il n'était déjà dégoutté de sa propre personne.
Les réunions des anonymes et la thérapie qui en avait découlé n'étaient arrivées que bien plus tard, et n'avaient fait que transformer ce dégoût en une force morale, c'était tout.

Aussi, Kelley n'aurait pu trouver oreille plus creuses à ses propos qu'en la personne du lieutenant Kincaïd.
Officiellement, votre dossier est suffisamment léger - pour le moment - pour que nous acceptions de vous laisser sortir.
Une fois de plus, pour l'emphase, Benjamin laissa passer un petit silence, et regarda sa montre. Il était quasiment quatorze heure, et une méchante dalle avait désormais prit son estomac d’assaut. Avec un petit sourire en coin, le lieutenant tourna la tête vers le miroir sans teint de la salle d'interrogatoire, et fit un léger signe au niveau de sa gorge. L'instant d'après, l'un des petits voyant rouge installés au dessus dudit miroir s’éteignait.
L'enregistrement audio de l'entretien était désormais coupé.
Cependant, je n'accepterais de passer l'éponge sur vos "déboires" qu'à deux conditions. Premièrement, comme le veux la procédure, nous allons procéder aux traditionnelles prises d'empreintes, d'adresse et autre. La routine, en somme. Deuxièmement, une réunion des alcooliques anonyme devrait se tenir un peu plus tard dans l’après-midi, dans la rue d'à coté. Mon service se termine tout juste, vous me payez un café le temps d'attendre, et vous m'y accompagnez. Sans râler.
Sans attendre de réponse particulière, Benjamin sortit une petite clé de sa poche et libéra Kelley de son entrave.
Il siphonna son restant de café, se leva, puis se dirigea vers la sortie de la pièce.
Un collègue va venir vous faire remplir la paperasse d'usage, puis vous raccompagner dans le hall. Je vous y attends. N'oubliez pas : sans râler. Si vous avez la force de vous apitoyer sur vous même, alors vous aurez la force de poser votre cul sur une chaise pour écouter des gens qui sont dans le même cas que vous.
Et il sortit, sans même regarder en arrière.
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  Jeu 10 Mai - 13:48
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  Jeu 10 Mai - 13:48


La sortie du lieutenant, sans un mot de plus, avait retourné les tripes de Peter. Il déglutit bruyamment, un peu gêné, remettant sa cravate du mieux qu'il le pouvait. Il puait la sueur et la gerbe, ce qui ne devait pas aider à redorer son image. Il resta un instant un peu bête sur sa chaise, plus surpris par le détachement du policier que des menottes qui lui avaient enfin été enlevées. Il se leva en grognant et en se massant son poignet droit douloureux.

Il ne savait pas comment appréhender toute la honte qui s'était abattue sur lui au fil des paroles du lieutenant Kincaïd. Repartir en étant aussi colérique et sarcastique ? Il n'en serait peut-être plus capable à vrai dire. Pour la première fois, Peter avait fermé sa gueule, ses yeux s'étaient écarquillés et il avait retenu à grand-peine le décrochement de sa mâchoire. Ce trentenaire si différent de lui... Eh bien, il avait des couilles, c'était le cas de le dire. Il ne savait plus s'il en était dégoûté ou si la honte le submergeait toujours. Il avait un peu envie d'aller lui foutre une rouste ou de lui coller un croche-pattes au coin de la rue, tiens.

Le mécanicien ne fit pourtant pas le difficile et il suivit sans broncher le deuxième policier qui vint le chercher pour la constitution de son dossier après son infraction. Il n'était plus capable de jouer au connard. Il n'était plus capable d'en être un pour se protéger des autres et pour se faire justice lui-même. Mallika s'était tuée, il ne pouvait pas régler ses comptes avec elle, et il le faisait payer à d'autres. Il le savait bien, puisque depuis trois ans, il ne faisait que s'arrêter dans la rue en croyant la reconnaître en une autre.

Ses yeux s'élargissaient, son coeur manquait un battement ; puis, il se calmait et il continuait sa route en détournant le regard, le visage un peu plus sombre qu'avant. On ne lui avait jamais dit avec autant de fermeté qu'on le condamnerait, qu'on lui taperait sur les doigts sur ce qu'il avait fait. En général, on l'insultait, on le frappait, on lui écrasait la tête contre le mur ou dans les chiottes. Peter n'avait jamais connu que la violence et il n'avait exercé que celle-ci sur les autres, jusqu'à ce que Masson s'occupe de lui, et qu'un autre jour, il rencontre Mallika. Il s'est perdu dans ses yeux dorés alors. Il s'est perdu sur ses lèvres rosées, et plus encore.

Ses mains tremblaient un peu, quand il barbouilla le papier de ses empreintes. Sa voix chevrotait un peu quand il donna son adresse fixe, la seule qu'il avait, à Duskclock. Il récupéra ses papiers, sortit dehors, sentit l'odeur de l'averse qui arrivait, jeta un coup d’œil au lieutenant qui l'attendait dehors. Un sourire déchira son masque agressif et travaillé, quand il sortit une cigarette de sa poche, pour l'allumer tant bien que mal :

-Vous êtes un bon policier. Vous êtes le premier à prendre la peine de me tirer par la peau des fesses comme ça. Et vous savez quoi ?

Il finit par abandonner avec une grimace sa clope. Le briquet était vide, visiblement. Il reprit, en lui tendant une main :

-J'aime les gens qui ont du répondant. Ce sont des personnes comme vous qui secouent les puces des chiens errants dans la rue. Et parfois, ça fait du bien.

Il haïssait la Ligue Impériale. Il avait rejoint Idéalis pour Masson. Mais il n'haïssait pas Mallika pour autant. Et il avait encore un peu de bile à cracher pour Masson aussi. Il la crachait sur les policiers et les autorités en général. Il arrêta de cracher sur le Lieutenant Kincaïd. Peut-être par respect. Peut-être parce que pour une fois, il se disait que les flics n'étaient pas tous des cons.

-Un café, avant qu'on se fasse tremper par la pluie Lieutenant ? Ce n'est pas le bon endroit pour prendre une douche, vous savez ! ajouta-t-il avec un sourire ironique.
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Tout n'est pas cirrhose dans la vie | ft. Peter
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