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  Jeu 12 Avr - 2:18
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  Jeu 12 Avr - 2:18

Deux balles dans le bras, un tour de rein et un œil au beurre noir.
Les premières en coinçant des contrebandiers potentiellement liés à Idéalis, l'autre en faisant le zouave avec ses gosses et le dernier en forçant un peu trop sur le ring de la salle d'entrainement avec un collègue.

Le lieutenant-inspecteur Kincaïd était depuis longtemps considéré par ses pairs comme l'aimant à poisse de la brigade de Duskclock.
Mais depuis la fameuse réunion de crise tenue à Élyséa, il y avait bientôt quatre mois de cela, même lui devait reconnaître qu'il s'était surpassé. Cependant, quand bien même il se serait retrouvé avec un bras amputé, une jambe dans le plâtre et atteint d'une maladie obligeant à tenir le lit pendant des semaines, ses supérieurs l'auraient tout de même sélectionné pour mener à bien cette mission. Des agents de liaisons entre les forces de Police d'Albion et les services de la Police Impériale stationnés à Duskclock, il y en avait, mais trop peu.

Et des agents de liaisons qui faisaient l'unanimité entre les deux services, il n'y en avait en tout et pour tout qu'un seul.

Douglas W. Prefect, Commissaire-Divisionnaire en charge de la police de Duskclock, n'appréciait pas les lèches botte de l'Empire qu'on lui avait imposé dans la plupart de ses commissariats et avait une sainte horreur qu'on lui sucre son autorité chaque fois qu'une affaire finissait par relever du domaine de la sécurité intérieure.
Eveline Cousseran, Administratrice adjointe à la Sécurité Impériale Intérieure n'appréciait pas qu'on ait laissé une telle indépendance à la police d'Albion, et appréciait encore moins le manque de coopération flagrant dont les gradés de cette organisation faisaient preuve dés lors que ses propres agents étaient chargés d'opérations.
Tout deux âpres à la négociation, les quelques fois où les deux chefs de service étaient tombés d'accord concernaient chaque fois l'affectation du lieutenant sur un dossier délicat.

Prefect aimait bien le lieutenant Kincaïd : il était originaire de Duskclock et avait fait la majeure partie de ses classes à l'Académie de Police d'Albion. Plutôt négociateur que donneur d'ordres, c'était un bon homme de terrain et il ne rechignait jamais à partager certaines informations classifiées de l'Empire, chaque fois qu'il avait l'occasion de faire bouger les affaires en plan à Albion.
Cousseran appréciait la rigueur et la dévotion de l'inspecteur Kincaïd : il s'était démené pour faire ses preuves au sein des services de renseignement impériaux. Il avait été blessé de multiples fois dans l'exercice de ses fonctions, parfois gravement, mais cela semblait n'avoir jamais entamé sa détermination. Depuis le début de son affectation à Duskclock, il avait secrètement mené diverses enquêtes pour débusquer quelques flics corrompus de la nationale, jusqu'ici à succès.

Aussi, lorsque l'un des plus éminents généraux de l'Empire prévoyait un petit périple à travers la capitale d'Albion, c'était pour s'épargner d'inutiles divergences d'opinions que le Commissaire et l'Administratrice s'étaient tout de suite entendu sur l'officier à affecter à sa sécurité.

Pour ce qui était de l'avis du lieutenant-inspecteur Kincaïd sur la question, en revanche, l'enthousiasme n'était pas vraiment au rendez-vous.

Du coin de l'oeil - mais surtout parce qu'un autre type le pointait du doigt - il avait fini par repérer quel avion en approche était celui du VIP dont il aurait la charge pour les jours à venir. Une nœud coincé dans sa gorge, un autre lui nouant l'estomac, le lieutenant se détailla une ultime fois dans la vitre du véhicule le plus proche. Son costume noir était impeccable.
Sa tronche, elle, l'était beaucoup moins. Le maquillage qu'on lui avait appliqué avait fait passé la teinte violacée de son œil tuméfié à une espèce de couleur pâlichonne tirant légérement sur le bleu.
Ridicule.

Cette considération physique bien vide évacuée de son esprit, l'officier se replongea dans le tumulte de ses pensées.

D'une part, si cette mission d'escorte d'huile se prolongeait, elle empiéterait sur un weekend où il était censé récupérer ses gosses. D'une autre part, parfaitement conscient de ses quelques carences de chance occasionnelles, il envisageait déjà le pire, si un couac finissait par se produire. Enfin, cette affaire était clairement ce que la flicaille désignait, dans son langage fleuri et distingué, comme un pur exemple de bâton merdeux. Du genre à ne présenter que bien peu d'avantages, lorsque mis dans la balance avec tout les risques encourus possibles et imaginables.

D'autant que Cousseran et Prefect s'étaient tout deux mis d'accord sur le fait de profiter de la venue du général à Duskclock pour lancer une seconde opération, secrète, celle-ci.
Dont ils n'avaient pas jugé opportun d'informer le général.
Le lieutenant-inspecteur se retrouvait donc avec ce plaisir là, également.

Alors qu'il passait nerveusement d'un pied à l'autre sur le coté du tarmac, à attendre avec plus ou moins de patience l’atterrissage de l'avion transportant le haut gradé, Benjamin Kincaïd interrogea son lui profond pour savoir si une expression avait déjà été inventée pour définir une mission qui se révélait être bien plus délicate qu'un bâton classique.
Malheureusement, le crissement des pneus de l'avion le tirèrent brusquement de sa réflexion sans même qu'il n'ait déniché l'ombre de la queue du début d'une réponse.

Il poussa un long, très long soupir.
Les ordres étaient les ordres. Et puis après tout, c'était l'occasion ou jamais de rentrer dans les petits papiers d'un général, si ce dernier était aussi accessible qu'on le prétendait.
Le sas de l'avion s'ouvrit. L'un de ces mini-camions/escaliers se cala juste en dessous.
Le temps d'un battement de cœur, Benjamin se serait attendu à voir débarquer une star du rock débraillée, saluant de grands gestes la foule massée aux pieds de l'avion. Mais même si le général Witcan était déjà un peu une rockstar en soit, il n'y avait pas de foule pour l’accueillir.
Juste un parterre d'officiels et de lèches-pompes triés sur le volet, ainsi que la solide équipe de sécurité qu'il avait lui même sélectionné.

Le général eu à peine posé un pied au sol que le parterre passait à l'attaque.
Des mains se tendirent, des titres furent lancés de-ci, de-là.
Benjamin ne broncha pas et se contenta d'adresser un petit hochement de tête à l'un de ses subalternes, signe qu'il donnait l'ordre de faire approcher les véhicules du convoi officiel. Une demi-douzaine de voitures noires apparurent au loin, sur le tarmac, arborant au dessus de chacun de leurs phares les drapeaux de l'Empire, d'Albion et de Kalos.
Plus loin, derrière la foule et le lieutenant, un homme sortait de l'ombre, vêtu d'un costume de haut gradé et tenant une perruque entre ses mains. Jetant un ultime regard amusé vers cet étrange énergumène, le lieutenant s'élança alors à la rencontre du général.

L'un de ses hommes fendit la foule sur son passage, jusqu'à ce qu'il se retrouve face à face avec le fameux monsieur Witcan.
Il se racla la gorge.

Mes salutations, mon général, et bon retour à Duskclock !

Sourire crispé mais se voulant néanmoins sincère.
Main tendue au tremblement à peine contrôlé, néanmoins parée à se frotter à la fameuse poigne de fer d'Archibald P. Witcan.
Benjamin prit une grande respiration avant de se lancer dans ce qui serait les heures les plus longues de sa vie.
Je suis le lieutenant-inspecteur Benjamin Kincaïd, agent de liaison entre les différents services de police de l'Empire. Nous nous sommes rencontré il y a de cela quelques mois, à la réunion tenue à Élyséa. Pour toute la durée de votre périple à Albion, mes équipes et moi même seront en charge de votre sécurité, mon général.
Les véhicules arrivèrent finalement sur place, et coupèrent le comité d’accueil selon les dispositions prévues par le lieutenant. Profitant du bruit des moteurs, Benjamin termina rapidement sa phrase, sur un ton bien plus concis. Aussi, pour des raisons de sécurités, je vais devoir vous demander de me suivre rapidement en baissant la tête, jusqu'à ce que je vous indique le contraire. Avez-vous bien compris, mon général ?
La question était purement rhétorique, et permit au lieutenant de déglutir un bon coup, comme pour faire passer la pillule d'avoir donné des ordres à un gradé se trouvant dans le top cinq de l'échelle de commandement de l'Empire. Sans attendre de réponse, il fit volte-face.
L'un de ses hommes s'assurerait de toute façon que les bonne personnes lui emboîte le pas. Et il n'y avait pas une seule seconde à perdre pour parvenir à mettre en place le petit tour de passe-passe que son plan prévoyait.

Le tumulte des voitures ayant doucement éclaircit le comité d’accueil se dissipait déjà. Les secondes les plus cruciales de l'opérations commençaient déjà à fondre comme sorbouboul au soleil.
Aussi, l'étrange énergumène de tantôt était sorti de l'ombre.
Il s'était coiffé de sa perruque et d'une paire de lunettes, avançant désormais à grands pas dans la direction des véhicules. De loin, on aurait vraiment dit qu'un jumeau du général arrivait à sa rencontre. De plus prés, on remarquait que ses traits étaient largement moins creusées par le temps, et que quelques racines rousses pointaient envers et contre tout sous la perruque. Les origines Impkeepiennes du sergent Callahan allaient certainement trahir sa couverture une fois à bord des transports, mais en laissant pile ce qui fallait de répit au second convoi officiel pour se mettre en route.

Les deux généraux Witcan se croisèrent donc.
Le moins vrai des deux grimpa dans une berline noire officielle en compagnie d'autres grandes pontes.
L'original passa au même moment les portes d’accès d'un long couloir, prévue pour l'évacuation de l'aéroport. Outre le lieutenant Kincaïd, il était accompagné de six hommes en costumes noirs et de la fameuse Hélène, l'indéfectible secrétaire du général. Outre le Commissaire Prefect et l'Administratrice Cousseran et les sept policiers constituant actuellement son escorte, seule la secrétaire était au courant de l'opération de convoyage secret.
Et si il fallait en juger à la mine déconfite du général, elle semblait avoir tenu son rôle, qui consistait principalement à ne rien lui dévoiler.

Bien que dirigeant toujours la marche à travers le long, long couloir, Benjamin se permit de ralentir un peu la marche pour se positionner aux cotés d'Archibald.
Toutes mes excuses pour cette petite mise en scène, mon général. Mais actuellement, les choses en Albion sont telles que l'on m'a spécifiquement demandé de ne prendre aucun risque. Nous nous dirigeons actuellement en direction de trois véhicules banalisés, qui nous mèneront par un chemin détourné à votre hôtel. Notre itinéraire est seulement connus de nous même et de mes supérieurs. Votre suite à été sécurisée par nos soins.
Le lieutenant marqua quelques moments de pause dans son monologue, histoire de laisser à la secrétaire le temps de valider le débit d'information. Finalement, le petit groupe finit par atteindre l'extrémité du couloir. Une nouvelles série de portes passées, ils se retrouvèrent face à une portion de parking totalement désertée, à l'exception d'un van arborant le logo d'une chaîne de télévision locale et de deux voitures citadine. Quelques semaines plus tôt, le tout avait été solidement blindé, et les vitres soigneusement teintes de l'intérieur.
Quatre des policiers se détachèrent pour prendre place à deux par voitures. Tout le reste de l'équipée s'entassa à bord des sièges du van. Le tout se mit tranquillement en branle. Le lieutenant, lui, en profita pour avertir ses supérieurs qu'ils étaient en route.

Lorsqu'ils sortirent enfin du parking, le lieutenant fit pivoter son siège vers l'arrière, se retrouvant face à face avec le général.
Si vous le permettez, je vous ferais un briefing complet des modalités réelles de cette mission d'escorte une fois que nous aurons rejoins votre point de chute.
En attendant, mon général, si vous avez la moindre question, je suis là pour y répondre.
Ne sélectionnez qu'un petit groupe d'hommes de confiance pour cette mission, qu'on lui avait dit.
Ne faites confiance à personne d'autre, qu'on lui avait répété.

Le plus difficile reste encore à venir, réalisait-il subitement.[/color]
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  Ven 13 Avr - 16:49
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Tout s’était déroulé en seulement quelques minutes. Très rapidement. Trop rapidement, peut-être. Intercepté par un Policier habile, qui lui avait soufflé quelques ordres brefs, le vieux Général s’était abaissé comme demandé et avait suivi, comme le faisait Hélène, le petit groupe qui l’avait escorté jusqu’à des couloirs inhabités. Si l’Agent ne lui avait pas laissé le temps de parler, ou de poser une quelconque question, son regard fatigué s’était posé sur la jeune femme, Hélène, qui, haussant les épaules, ne répondait pas aux tacites questions qu’il soulevait déjà dans son esprit. Elle savait ce qui devait se passer en ces instants, aussi semblait-elle sereine. Aussi avait-elle détenu des informations afin d’assurer sa propre sécurité. Soufflant d’une certaine mauvaise humeur, les sourcils froncés, l’Homme n’avait pas encore jugé bon d’en appeler à sa légendaire mauvaise humeur, se gardant d’un seul commentaire.

Dans l’Avion, le Général avait revu l’ensemble de sa visite protocolaire. Loin d’être une partie de plaisir, son corps affaibli par les récents événements fatiguait lentement. Néanmoins, afin de s’assurer que tout était bien sous contrôle, il devait rencontrer plusieurs Hauts-Gradés, dont les Généraux d’Albion, des membres de l’armée kalosienne, eux-mêmes Kalosiens sur de nombreuses générations. Il avait soupiré, n’appréciant guère être secoué à travers l’Empire et préférant ses vieilles et bonnes habitudes. Néanmoins, Kalos était large et il devait assurer la sécurité de l’ensemble. Aussi, alors qu’il s’apprêtait à descendre de l’avion, il avait pris une longue inspiration, se préparant psychologiquement aux événements à venir.

Assis dans le van préparé pour l’occasion de son transport jusqu’à son hôtel, le vieil homme acceptait mal les privilèges accordés par sa position. Il détestait même toute cette affaire et, les sourcils froncés, il comprenait encore difficilement ce qui avait poussé les Services locaux de Renseignement à agir de la sorte. C’est ainsi que, alors que l’autre « l’autorisait » à poser ses questions qu’Archibald, de son ton cassant, laissa tomber ses remarques.

Archibald ▬ J’aimerais comprendre, inspecteur Kincaïd. J’ai récemment été victime d’un attentat sur ma personne, » en témoignait d’ailleurs la blessure à son genou suite à l’agression de Daniel « et l’agresseur venait de ces contrées. Néanmoins, qui vous a autorisés à fournir un tel spectacle ? » Et continuant sans attendre une réponse, car il la saurait bien assez vite, il reprit la parole. « De plus, j’aimerais savoir par quel Arceus il vous a semblé bon de me tenir à l’écart de ces mesures de sécurité exceptionnelles ? Si une autre surprise de ce genre doit se faire, j’aimerais être mis au courant. Maintenant. » Et son regard se posa d’abord sur le Policier, ensuite sur la Secrétaire.
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  Ven 13 Avr - 23:17
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  Ven 13 Avr - 23:17

Même si il s'était préparé à ce que le membre de l'Etat major lui pose cette question, il aurait été exagéré, voir même extravaguant de prétendre que le lieutenant Kincaïd se sentait parfaitement serein, maintenant que le moment était venu d'y répondre.

Il déglutit.
Se souvint que son interlocuteur était avant tout un homme, lui aussi fait de chairs et de sang, avant d'être dans le top cinq des VIP de tout le foutu Empire.
Il ouvrit la bouche.
Un homme qui avait le pouvoir de l'envoyer faire la circulation dans le coin de campagne le plus paumé de tout Albion, tout de même, si l'envie lui en prenait.
Et puis, dans un accès de courage, le lieutenant mit de coté son instinct de préservation naturelle et affronta le regard du général.
Ce ... spectacle, comme vous dites, est le fruit de ma propre initiative, mon général.
Celle là, il ne s'était pas imaginé pouvoir la sortir sans trembler des genoux. Mais elle sortit plus facilement qu'il ne l'avait escompté. C'était assez libérateur, dans le fond.
Et il s'en trouva être le premier étonné. Dans l'optique de pouvoir assurer au mieux votre sécurité, ils m'ont même laissé carte blanche, à vrai dire. Cela dit, pour ce qui est de la mise en scène de tout à l'heure - votre double grossier, je veux dire - c'est pour beaucoup de l'improvisation de notre part.
Benjamin déglutit une fois de plus.
Ce n'était peut être pas le choix de mot le plus avisé, lorsque l'on essaye d'expliquer les tenants et les aboutissants d'une opération secrète de dernière minutes à un général. Cela dit, le lieutenant ne laissa même pas le temps aux sourcils de ce dernier de se froncer.
Voyez-vous, nous avons rencontré quelques ... imprévus, dirons-nous, qui nous ont forcé à remanier nos plans de manière drastique, il y a quelques heures de cela.
Qualifier d'imprévue l'incident survenu dans les heures ayant précédé le vol était de loin l'approximation la plus fantasque de tout ce résumé, qui se voulait déjà particulièrement nébuleux.
Mais d'un autre coté, le lieutenant exécutait les ordres.
Le Commissaire Divisionnaire de Duskclock et le Préfet de Police de la région s'étaient montrés très clairs quant à leur volonté de s'expliquer à propos de la délicatesse de la situation en personne.

Benjamin croisa le regard de la secrétaire, qui avait l'air aussi contrit que lui, alors que n'avait même pas connaissance de la moitié des données. Il balaya du regard l'intérieur du fourgon, essayant de trouver un certain renfort moral dans les yeux de ses hommes, mais le premier scrutait les alentours par les vitres arrières tandis que le second se concentrait sur la route.
L'officier soupira.
Après tout, les ordres d'un général supplantaient de loin ceux d'un Commissaire et d'un politicard.
Mon général, je suis au regret de vous annoncer que les modalités de votre arrivée dans notre belle ville ont fuité, tout bonnement.
Soyons clair : votre visite n'est en rien un secret pour le grand public - elle est même tout ce qu'il y a de plus officiel. Ce qui devait rester de l'ordre du confidentiel, en revanche, c'est le jour et l'heure de votre arrivée. Et ce concernant-
La radio installée dans l'avant du van grésilla, et Benjamin n'eut pas l'occasion de finir sa phrase.
Lieutenant ? Lieutenant Kincaïd, vous me recevez ? Vous avez vu juste. Le convoi A est coincé sur le boulevard Charizard Square par des manifestants. Ils ne sont pas violents ni trop nombreux - quelques dizaines tout au plus - mais ils refusent de libérer le passage. Nous allons envoyer quelques renforts pour leur dégager la route. Veuillez confirmer votre position. Prefect, terminé.
Le Commissaire était resté au central pour garder un œil satellite sur l'avancée des opérations, en bon superviseur. A vol de roucool, le van se trouvait à moins d'un kilomètre du convoi officiel, mais il était désormais exclu d'y passer.

Nouveau soupir de Benjamin, qui se malaxa longuement les sinus.
Il fit signe au conducteur de répondre.
Voici la confirmation de ce que je vous expliquait, mon général. Vous n'êtes pas sans savoir qu'Idéalis conserve une influence assez forte, de notre coté de la mer. Et sans vouloir vous offenser, ils ne vous portent pas vraiment dans leur cœur.
Même si elle avait montré une certaine réticence à communiquer sur le sujet, l'Administratrice Cousseran avait transmis un bref résumé des événements gravitant autour du fameux attentat contre la personne du gradé. Un coup d'un agent d'Idéalis - et un gars d'Albion, de surcroît. Il était alors clair que le général ne devait pas vraiment les porter non plus dans son cœur. Benjamin n'en menait pas large.
Comment lui avouer que certains de ses propres agents des renseignements avaient vendu des informations à l'ennemi ?
Quelques heures avant que vous embarquiez pour votre vol, nous avons intercepté une communication entre plusieurs membres supposés d'Idéalis, à partir de laquelle nous avons déduis qu'ils étaient en possession des coordonnées, date et heures de votre arrivée à Duskclock. J'ai cependant bien peur de ne pouvoir vous dire avec certitude comment ou par qui ces informations ont été relayées.
Le van perdit progressivement en vitesse pour s'arrêter à un feu rouge. D'un coup d’œil, le lieutenant vérifia la position des deux voitures d'escorte. La première les précédait tout juste, la seconde les suivait à quelques dizaines de mètres de distance, certainement à l’affût d'éventuels poursuivants. Cependant, en l'absence de signal radio de leur part, il y avait fort à parier que rien ne clochait pour le moment.
Un instant, Benjamin fut tenté de se taire pour pouvoir laisser au général l'occasion d'en placer une.
Et puis il réalisa qu'il n'avait pas répondu à l'une de ses questions - qui s’avérait être cruciale, pourtant.
Cependant, mon général, si je puis vous assurer d'une seule chose, c'est que la fuite ne viens pas de nous. J'ai personnellement été choisis par le Commissaire Divissionnaire Prefect et l'Administratrice Cousseran pour mener à bien cette opération, et ait choisi les hommes les plus fiables que je connaisse pour constituer mon équipe.
Son exposé terminé, Benjamin pensa pouvoir reprendre un peu de son souffle. Il restait encore entre une demi-heure et trois quart d'heure de routes avant leur arrivée au point de chute prévu, et le général voudrait certainement avoir quelques précisions - ou faire quelques remontrances - supplémentaires.
Et soudainement, il réalisa quelque chose d'autre. Permettez moi au passage de vous présenter mes excuses pour toute cette mise en scène et la confusion qu'elle entraîne. Les délais particulièrement court pour mettre en place cette opération de secours et l'absence d'une ligne sécurisée à bort de l'avion n'ayant pas aidé, nous n'avons eu le temps de mettre dans la confidence que votre secrétaire, qu'on nous as assuré être une personne particulièrement fiable.
Le feu passait au vert.
Le van redémarra.
Benjamin vida d'une traite une petite bouteille d'eau, le fond de sa gorge s'étant légérement asséchée.
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  Ven 20 Avr - 13:53
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  Ven 20 Avr - 13:53


S’il devait au moins souligner une qualité chez l’Agent de la Police Albionnaise, c’était bel et bien son engagement zélé à la cause. Protecteur. Peut-être même à l’excès, le Général écoutait silencieusement, autant que respectueusement, celui qui se voulait être son Garde le plus précieux en ces instants. C’est ainsi que, retenant le soupir, le vieil homme avait remis ses lunettes en place. Attentif. Jetant un coup d’œil plus précis aux deux autres hommes, ainsi que sa Secrétaire, il gardait encore son calme malgré, de ce qu’il entendait, quelques approximations sur le procédé. En effet, parlant d’improvisation, le Général prenait une longue inspiration, posant finalement ses doigts à sa tempe. Aussi, tandis que le van reprenait la route en direction d’un lieu encore inconnu au Général, il hochait de la tête tandis qu’il se redressait, posant ses coudes à ses genoux.

Archibald ▬ Bien … Les méthodes sont quelque peu parfois douteuses mais … » Il s’arrêta brièvement pour jeter un coup d’œil à la route et comprenait finalement que tout n’était pas exactement comme il l’aurait cru. Mais peut-être était-ce une bonne chose, finalement, qu’il vienne à rencontrer l’Etat-Major Albionnais afin de stabiliser une situation parfois dangereusement dramatique. Si les quelques émeutes étaient localisées, il comprenait le besoin que certains plaçaient en sa sécurité. « Vous avez bien, Inspecteur. Je salue votre entreprise. » Posant une main ferme sur l’épaule de l’autre homme, il hocha un peu plus de la tête. Puis, tapotant une nouvelle fois cette dernière, il reprit pour l’autre. « Quelle est la situation exacte actuellement en Albion ? J’ai cru comprendre que l’attentat n’avait été qu’un acte isolé, à peine revendiqué par Idéalis. »

Les sourcils froncés, le vieil homme tentait encore de comprendre l’ensemble de cette situation. S’il était venu pour parler d’un renforcement des patrouilles sur la région albionnaise, en prévention de ce qui arrivait justement actuellement, il ne pensait pourtant pas être aussi mal accueilli. Aussi, tandis que la lumière éclairait de temps en temps la pénombre, il soupirait. « Que s’est-il passé exactement ? … » Lâchait-il pour lui-même, comme s’il avait raté un épisode quelque part. Ou était-ce un rapport manqué. Un soupir. Il passait ses doigts sous ses lunettes pendant qu’il s’adossait un peu plus dans le siège du fourgon blindé.
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  Lun 30 Avr - 1:36
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Comme de juste, les rues principales de Duskclock étaient partiellement bloquées par ses traditionnels bouchons matinaux. L'encombrement du trafic urbain avait beau être le cheval de bataille de l'actuelle mairie, chaque changement pour le mieux s'accompagnait de répercutions inattendues, parfois même éloignés de dizaines de pattés de maisons entiers. Les aménagements d'une avenue entraînaient finalement le blocage d'un boulevard, ceux d'un boulevard entraînaient d'importants ralentissements au niveau d'une séries de plus petites rues, et ainsi de suite ; le seviper semblait décider à se mordre la queue indéfiniment. Si bien que les duskclockers avaient fini par se faire une raison : dans la capitale, de bon matin, seuls ceux qui avaient vraiment du temps à perdre s'évertuaient à prendre leur voitures.

L'équipe d'escorte avait bien évidemment prit en compte l'engorgement de certaines zones de la cité, lorsqu'ils avaient tracés leur itinéraire. En bon citadins et fin connaisseurs du méandre de petites ruelles et d'allées discrètes serpentant tranquillement dans les boyaux de leur belle ville, ils avaient accouchés d'un chemin sinueux, difficilement accessible et partiellement en sens unique, mais qui - en prévision des troubles que risquaient de connaitre un voyage sur des voies plus évidentes - permettrait sans doute de gagner un temps plus que précieux.
Cela faisait déjà bien une dizaine de minutes que le van s'était engouffré dans les chemins tortueux de Tomberry Hills, l'un des plus ancien bloc d'habitation du centre-ville, mais qui pouvait s’enorgueillir d'abriter un réseau de ruelles seulement connu des initiés, permettant entre autre de s'épargner jusqu'à une heure d'embouteillage sur les périodes d'affluences. Tandis que le véhicule s'engouffrait dans ces voies - pavées et aux virages serrés plus que rapprochés - le lieutenant-inspecteur Kincaïd observait précautionneusement son précieux passager.

Si il y avait quelque chose que ce général semblait avoir parfaitement intégré, c'était la nécessité stratégique de rester juste avec ses hommes. De douteuses, les méthodes employées par son escorte étaient passées d'entreprise à saluer, méritant même quelques petites tapes de félicitation sur l'épaule. Non pas qu'il ait été avide de compliments, l'ego du lieutenant eut cependant tout les maux du monde à ne pas enfler grossièrement.
Entre d'autres lieux, face à d'autres supérieurs moins courtois, pareille entrevue se serait soldés par une remarque acerbe de l'officier, que les années de pratiques avait presque rendu impudent vis à vis de sa hiérarchie. Là, cette répartie difficilement contrôlable était restée tranquillement endormie au fin fond de ses cordes vocales, se délectant de la louange.
Intérieurement, Benjamin se surprit à espérer que tout ses supérieurs héritent subitement du même tact.

Il poussa un léger soupir de soulagement et se détendit un peu dans son siège, profitant des quelques secondes de répit laissées par la réflexion du vieil homme pour réfléchir à sa prochaine réponse. Celle là aussi allait être particulière à expliquer sans trembler des genoux.
Reprenant une posture un peu plus sérieuse, le lieutenant se racla bruyamment la gorge pour réclamer l'attention de son interlocuteur.

- La situation dans les principales villes d'Albion s'est passablement détériorée depuis la tragédie du Régalia, mon général. Il y a encore quelques années, les propos en faveur d'Idéalis n'étaient échangés que dans l'ombre, au sein des milieux déjà favorable à leur cabale - voir à celui des historiens les plus zélés. Si cela était encore possible, le visage du lieutenant se rembrunit, et il se pencha en avant, comme si il s'apprêtait à faire quelques confidences. Depuis quelques mois, cependant ...

Dans les secondes qui suivirent, l'officier énuméra un certain nombre d'incidents survenus dans une fourchette comprenant le début de l'année précédente à seulement quelques jours auparavant. Bien que se cantonnant encore à de petits milieux isolés, l'influence des révolutionnaire grandissait de jours en jours, alimentant chaque fois un peu plus la grogne auprès d'individus clés et assez peu bienveillant vis à vis de l'Empire.
Aussi, il expliqua comment, un peu partout à travers le pays, diverses associations étudiantes s'étaient mises à prôner un anti-impérialisme à peine dissimulé, sous couvert du droit de manifester. Comment certains dignitaires des services publics s'étaient trouvés empêtrés dans des affaires de discrimination à l'embauche, préférant tantôt les albionnais aux kalossiens, tantôt des membres de familles aristocratiques aux quidams sans traces de bleu dans leur sang. La manière dont avait fleuri plusieurs pubs à travers tout le pays, prônant une ambiance propre aux vieilles valeurs d'Albion - d'avant l'annexion par l'Empire, entendez - et à quelle fréquence les forces de l'ordre devaient y intervenir pour y calmer des troubles de plus en plus conséquents. Et plus grave encore, comment ...

- ... nous avons réussi à pister plusieurs agents d'Idéalis infiltrés directement dans les forces de police, ici même, à Duskclock, mon général. Pour une fois, le choix du nous n'était pas anodin dans son phrasé, et Benjamin fit directement référence aux efforts fournis par son équipe depuis des semaines pour réussir à coincer leurs collègues pourris. Des efforts ayant fait choux blancs, jusqu'ici. Proprement exaspéré par le ridicule de cette situation, le lieutenant ne put s’empêcher de se passer une main lasse sur le visage.
Les infiltrés d'Idéalis étaient de véritables anguilles, et semblaient avoir deux coups d'avances chaque fois que le lieutenant avait l'impression d'avancer. Plus pour lui même que pour argumenter son propos, il marmonna encore un peu, l'air grave. S'il faut bien reconnaître une chose pour laquelle ces activistes sont doués, c'est cette façon qu'ils ont de disposer de la moindre de leurs ressources au profit de leur propagande.

L'officier tiqua en écoutant ses propres paroles.
Une dernière chose manquait à son énoncé. La plus importante. La pire, même. Aussi, se permit-il de reprendre rapidement la parole, quand bien même il vit le général ouvrir la bouche - ou bien était il resté bouche bée, devant la grogne du peuple albionnais ?

- Il reste cependant une chose dont mes supérieurs m'ont chargé de vous transmettre, mon général. J'ai bien peur que cela ne vous plaise pas ...

Cette fois, lorsque Benjamin eut terminé son énoncé, le van arrivait en vue de sa destination.
Il avait tout déballé. La forte suspicion pesant sur certains membres du commissariat principal de Duskclock d'entretenir une amitié un peu trop étroite avec Idéalis. Son enquête, destinée à débusquer lesdits agents doubles. Les résultats de l'enquête, qui n'avait pas entièrement satisfait ses supérieurs. Ces mêmes supérieurs, qui avaient jugés bon de profiter de la visite d'un général pour organiser une opération coup double pour serrer ces fumiers.

Et ce dossier épineux d'escorte/leurre, qui lui avait finalement échu.
Lorsque le van s'arrêta enfin, le lieutenant ne put contenir une certaine satisfaction. Cette première partie des opérations s'était déroulée sans accroc.

Un parterre d'officiels - fraîchement mit au courant de la supercherie de l'aéroport - s'était déjà agglutiné sur le devant de l'hôtel Stoutlandgton, l'hôtel grand luxe abritant traditionnellement les invités de marque du gouvernement albionnais, et piétinait impatiemment devant les imposantes statues de mastouffes protégeant l'entrée de l'établissement. Du coin du regard, Benjamin observa le reste de l'escorte montée en voiture s'éloigner vers les parkings souterrains. Ils les retrouveraient plus haut après qu'ils se soient assurés que la suite du général soit sécurisée.

Le lieutenant lança un dernier regard vers le général, mais ne demanda pas son reste.
D'un geste de main, il invita le précieux passager et sa secrétaire à passer devant. Accompagné d'un autre agent, il se précipita à sa suite et à la rencontre de la marée de costard cravates venus les accueillir. Les poignées de mains s'échangeant et se succédant les unes aux autres, Benjamin s'amusa un instant à compter combien de ces dignitaires auraient droit à un savon, un peu plus tard.
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