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  Ven 20 Avr - 0:59
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  Ven 20 Avr - 0:59

Je ne sais pas si c'est un effet secondaire de mes cachets, mais ma vision est trouble. Ma main me paraît si distante de ma tête. Je ne vois qu'à peine le scalpel en train de fouiller les tissus crâniens du  rattata. Le corps de la petite créature paraît rachitique et incongru sur la paillasse couverte de sang.
L'odeur qui flotte dans la pièce est étrange, bien plus pure que ce qu'on pourrait s'imaginer d'un laboratoire underground comme le mien. Les hottes sifflent doucement, renouvelant l'air sans que les effluves des fluides des petits cadavres ne viennent le vicier. En dehors de la paillasse baignée dans une clarté presque éblouissante, la pièce est plongée dans une demi-obscurité, éclairée seulement par une lampe de bureau à la teinte jaunâtre. Depuis un certain temps, la lumière du soleil a disparu d'à travers les persiennes à peine entrouvertes.
Pour la énième fois, me voilà à ouvrir un de mes sujets pour voir la propagation des lésions cérébrales liées à ma dernière expérience. Depuis longtemps, ça ne me fait strictement plus rien, sinon que je suis très agacée du manque de précision de ma main dans l'immédiat. Je me retourne pour lancer un ordre à Koizumi, penché sur son ordinateur :

« Venez me tenir ça ouvert, je vais prendre les photos ».


« Oui, professeure Fujiwara. »

Yuuhei Koizumi m'adresse un regard égal, d'un professionnalisme à toute épreuve. Il se lève et vient expertement reprendre la manipulation que j'étais de toute façon sur le point de gâcher. Il est un peu plus petit que moi, et je ne peux pas m'empêcher de me dire qu'il incarne une idée spéciale du subalterne. Mais c'est trompeur. Ce type sait très bien pourquoi il est là, et ce serait une grave erreur que d'imaginer que sa coopération proviendrait du respect qu'il aurait à mon égard.
Je prends quelques photos des chairs meurtries du rattata. Les dommages sont autant le fruit de mes gestes lourds lors de la dissection que du traitement que je lui ai infligé avant qu'il ne rende l'âme. Puis, enlevant mes gants maculés, je m'occupe de transférer immédiatement les nouvelles données au dossier d'expérimentation. Des trois expériences d'aujourd'hui, seule celle sur la nouvelle molécule somnifère ont porté leurs fruits. Si on excepte les effets secondaires probables et le risque élevé dû aux cancérigènes, le composé induit le sommeil chez le sujet même quand il est soumis au traitement A. Des 4, c'est le plus sévère des systèmes que j'ai mis au point en terme de privation de sommeil. Et aussi le plus proche de ce qui m'attend moi à l'arrivée. C'est presque déroutant de voir la vitesse à laquelle mes sujets meurent, si je m'amusais à convertir les espérances de vie, je n'en ai sans doute moi même pas pour très longtemps, et je n'aurai bientôt pas de meilleure option que de tester moi-même mes horribles concoctions. Est-ce que ce serait une forme de justice ?
Comment pouvoir même mentionner la justice alors que je n'ai jamais été aussi prisée comme scientifique que depuis que je suis malade. Même en essayant de le cacher, ça finit par sortir dans ce petit monde, et toute la profession le sait du jour au lendemain. Et arrive si vite cette pitié visqueuse, cette compassion uniforme qui se cristallise autour de moi, « une femme qui se bat », «qui affronte la mort pour la science » et que sais-je encore comme fadaises. Il y a une sorte de fascination morbide dans ce milieu pour le malheur des autres, dont on se repaît avec allégresse sous le couvert de la sympathie. Et voilà un conférencier qui ouvre son cours avec un petit mot attentionné, un chercheur interviewé qui me manifeste tout son soutien, comme si le fait d'avoir trouvé un scientifique amoindri adoucissait notre image, servait la cause en nous rendant tous plus humains. Regardez, même les scientifiques tombent malade, aimez-nous. On se pavane de nos handicaps comme s'ils étaient un blason, comme s'il y avait une sorte de fierté ou de force à les affronter. Il n'y a rien de tel.
Un humain est comme un pokémon. Il est né pour se battre pour sa survie, et n'est pas naturellement programmé pour s'en détacher. Il n'y a aucune force à ne pas céder face au sort, mais il y a une faiblesse certaine à abandonner. Abandonner, c'est nier sa propre humanité, pire, sa nature même d'être vivant. Et ils m'applaudissent pour ne pas être plus minable qu'un tentacool échoué qui rampe encore vers la mer ? Quel compliment ! Est-ce que moi je devrais leur chanter des louanges quand ils arrivent à pisser droit ou à calculer une intégrale sans se tromper ?
Je remarque que ma main est crispée sur la souris de l'ordinateur au point que mes jointures blanchissent. J'essaie de me forcer à me détendre, sans grand succès.

« Professeure ? J'ai commencé le traitement statistique des données de la semaines dernière, voudriez-vous que nous les passions en revue ? »

« J'ai vu ça hier. »

Koizumi a envoyé le papier vers deux heures du matin. Autant dire que j'étais sûre d'être encore debout. Par contre, lui ne lésine pas à la tache. Je lui tourne le dos, envoyant un petit bout de cortex frontal de rattata à Baku, posé dans un coin de la pièce, qui l'avale goulûment au vol.

« Vous faîtes des heures sup', Koizumi ? Que me vaut ce zèle ? »

« Rien de particulier. J'ai pensé que vous apprécieriez d'avoir au plus vite les résultats. »

« Laissez moi essayer de reformuler vos conneries. Vous ne me dupez pas, Koizumi. Vous êtes juste inquiet que je puisse mourir avant que vous n'ayez fait le tour de mes connaissances. Ne vous en déplaise, je ne vais pas encore crever tout de suite, et vous n'allez pas apprendre si vite que ça à me remplacer.»

Koizumi me répond avec une inclinaison et un sourire poli. Sa posture à toutes les apparence de la servilité tant prisée à Kanto, cette acceptation de l'autorité si caractéristique. Mais elle n'en a que l'apparence.

« Je suis navré que ce soit ce que vous pensez, professeure. », dit-il sur un ton où la touche de sarcasme est presque imperceptible.

« D'ailleurs, Koizumi, pourquoi vous faîtes ça ? Vous avez tant besoin d'argent que ça ? Vous ne pouviez pas faire une carrière de scientifique honnête ? Vous avez de bonnes connaissances pourtant. C'est par goût que vous êtes du côté des ordures ? Je n'ai pas choisi, moi, je vous signale. »

« Je n'ai pas eu l'honneur de naître Fujiwara et d'étudier dans la meilleure université du Kanto, professeure. Mais croyez-moi, même si l'on peut comme moi ne pas avoir de nom, on peut tout de même conserver de l'ambition. »

Il rajuste ses lunettes sur son nez. Son visage est toujours souriant, mais son regard est dur et froid à travers les verres violacés filtrants.
« Rien ne vous force, professeure, à persister dans la voie où vous êtes. Si je puis me permettre, pour ma part je préfère ne pas avoir à subir ma propre vie et en assumer les choix. »

« Vous ne pouvez pas vous permettre. Vous devriez d'ailleurs rester à votre politesse soumise, Koizumi. Je pourrais m'irriter de votre insolence. »
Baku a dû sentir le changement de ton dans ma voix, car il vient se poser sur le meuble à dossiers derrière Koizumi, les ailes ouvertes et l'allure menaçante. Des petits bouts de chair et le sang d'un des sujets qu'il est en train de « recycler » tachent les plumes de son poitrail. Mon subordonné fait à nouveau une courbette emplie de fausse contrition.

« Je suis navré si je vous ai irritée, professeure ».

Je reporte mon regard sur l'écran de l'ordinateur, et remarque qu'il est déjà 21h passées. J'ai travaillé presque sans interruption depuis 6h ce matin. S'il ne le laisse pas paraître, mon assistant aussi doit être épuisé. Je dois dire que je lui suis presque reconnaissant de me servir de soupape de décompression. Il éponge toutes les saletés que je lui lance au visage parce qu'il n'a pas l'innocence qui lui permettrait de me juger en retour.

« Vous faîtes quoi de vos soirées, Koizumi ? Je veux dire, quand vous ne faîtes pas de statistiques. »

« De tels jours sont rares, professeure. Comme beaucoup d'autres font, j'imagine. Je vais au bar, je lis. »

« Des beuveries après le boulot ? Vous avez l'âme d'un salaryman, Koizumi. »

« Merci, professeure. »


« Ce n'est certainement pas un compliment. »

J'hésite un instant clore là la discussion et à me replonger dans les données, mais je réalise que ma vision est toujours aussi troublée. Je n'arriverai plus à rien de productif ce soir.

« Koizumi… Montrez-moi votre bar. »

***

Forcément, maintenant, difficile de dire si c'est encore ma fatigue qui trouble ma vision. Le bar est au sous-sol d'une tour moderne de bureaux du quartier d'affaires de Safrania. Le plafond est bas, avec une ambiance recherchée de cave, pour trancher avec l'anonymat froid des alentours. Les clients, quasiment tous sortis du même moule et en costume d'entreprise, boivent en silence leurs bières Kirinriki. Ce n'est pas l'assemblée bruyante que je m'imaginais de collègues venus s'assommer après le boulot dans une convivialité forcée (encore que notre duo fasse exception). La plupart des gens sont venus seuls, et se cachent derrière la fumée de leur tabac. Un gros chaffreux squatte un tabouret, lové en boule, et scrute d'un œil entrouvert les gens accoudés au bar.
Par contraste avec cette ambiance calme et feutrée, la chaîne hifi passe de la pop générique, peut-être parce qu'à force de l'entendre dans les combinis et la moitié des boutiques de la capitale, elle était la plus susceptible de passer inaperçue tout en exerçant son rôle de fond sonore à même d'éviter aux gens de se parler.


Le barman, un assez jeune type vaguement athlétique et aux cheveux blonds teints vient me servir un nouveau whisky. Je ne suis pas certaine de combien j'en ai descendus. Le quatrième, peut-être ? Le cinquième ? Je ne veux même pas essayer de me lever, je suis déjà presque sûre que je vais m'effondrer sur le sol au premier pas. Ma tête est vrillée, et je me sens lamentable. Chaque pensée me demande un effort considérable, mais je sais profondément que je ne suis même pas au bord de l'évanouissement, que ce repos ne me sera même pas accordé. Koizumi n'a pas ouvert la bouche depuis que nous sommes arrivés, comme je m'y attendais, hormis pour faire ses réponses de faux-cul à mes quelques tentatives de conversation. Ce type est un connard. Je ne sais plus où est Baku, je crois qu'il a pris le large quand je suis descendue ici.

« Hééééé… Tocard. Tu pourrais au moins essayer de... causer. »
Pathétique. Mon ton est pâteux, hésitant. Heureusement, mon assistant a bu à peu près autant que moi, et il ne fera sans doute pas mieux. S'il répond.

« De toute façon c'est… moi qui paye. J'suis ta... supérieure, c'est pour ça. »

Koizumi a son menton appuyé sur la paume, son petit doigt lui rentre presque dans l'oeil. Sa voix a lui se fait bizarrement aiguë, à peine articulée. Il est sur le point de s'endormir.

« Merci prof… profsss… proffssssr. »


« Vaut ptêt mieux … que tu la fermes, en fait. »

le temps s'écoule inexorablement, sans que ne vienne un quelconque salut. A la fatigue écrasante vient s'ajouter un mal de tête acéré, et je maudits ma bêtise, moi qui avait voulu tenter de me donner un semblant de normalité en prenant une pause, en essayant de décompresser. J'aurais mieux fait de lui demander le titre de son bouquin en fait. Et c'était encore plus idiot de sociabiliser avec ce type. Je ne sais pas ce qui m'a pris. Peut-être que je me suis imaginée que j'avais besoin de compagnie après Akihira ? D'un lâche à un charognard, je me demande si j'y gagne au change. Même après tant  de verres, je n'ai pas senti la moindre sympathie naître en moi pour ce petit con opportuniste que je dois me coltiner tous les jours.
Et le pire c'est que je ne peux absolument pas me passer de lui. Le « grand-frère » qui me l'a présenté m'a clairement fait comprendre que le chef du clan n'en avait pas d'autre sous la main, et que je devrais faire avec si je voulais garder mon labo. J'aurais presque dû lui faire signer une convention de stage, vu le niveau de formalité de l'échange. Le crime organisé est devenu si... administratif. Je peux faire mes recherches, ils couvriront pour moi, mais en échange je forme un bon petit chercheur pour leur département drogues.
Finalement, l'heure de fermeture du bar arrive, et le jeune blondin vient m'aider à tituber jusqu'aux toilettes pour que je puisse vomir. Au temps pour mon image féminine. Koizumi s'est effondré le nez sur le comptoir, la respiration rauque. Je tends mon portefeuille au barman, qui s'occupe d'en prélever la note. Même dans mon état elle me paraît bien salée. Mes tempes sont écrasées de l'intérieur comme si on m'avait enfoncé un galeking dans le crâne, et une douleur perçante sourd de derrière mes yeux. La petite pop dans les haut-parleurs va m'achever.

« Vous voulez que je vous appelle un taxi ? »

Je lui fais oui de la tête, la main sur les yeux pour me protéger de la lumière pourtant lourdement tamisée du bar. Quand je sors enfin dans la nuit, toujours soutenue par le barman, le vent frais vient me fouetter le visage, et je regagne, à peine, ma contenance. Baku n'est nulle part aux alentours, j'imagine qu'il est rentré comme un grand. Koizumi, visiblement à ramasser à la petite cuillère, se traîne à ma suite dans le taxi. Le chauffeur en gants blancs lance un regard un peu agacé au barman qui vient de lui refiler les deux poivrots du soir, ce qui ne m'échappe pas. Je ne peux pour autant pas lui donner tort. Je me fais déposer à un croisement près du laboratoire. Comme c'était un appartement à l'origine, il y a toujours un canapé un peu miteux où je vais pouvoir au moins conserver une station allongée le temps que mon corps purge l'alcool. Rentrer chez-moi me forcerait à arriver en retard demain matin - pardon, tout-à-l'heure - pour commencer ma journée de travail, vu l'état dans lequel je vais être. Je n'ai aucune envie de prolonger cette expérience désastreuse de relâchement. Je n'aurai qu'à monter un peu ma quantité de médocs et boosters pour compenser. Au point où j'en suis, je ne me bats pas pour ma santé après soixante ans.
Je règle le taxi et commence ma marche, réalisant que je discerne décidément très mal mon environnement, quand j'entends derrière moi une deuxième fois la portière se claquer. Je me retourne, me demandant si j'ai oublié quelque chose. Je ne parviens à identifier les traits de Koizumi que quand il arrive juste en face de moi, empestant l'alcool. Je ne dois pas être mieux.

« Je m'en… voudrais… de vous laisser… rentrer seule, professeure. »

Je ne comprends pas ce type. Se soutenant mutuellement, nous vacillons le long du trottoir, s'appuyant régulièrement qui à un lampadaire, qui à un mur. On doit faire un sacré spectacle, tous les deux bourrés en blouse blanche en plein milieu de la nuit. Par miracle, nous parvenons à retrouver le bon chemin, la bonne porte, la bonne clé, et nous nous traînons, moi jusqu'au canapé, lui jusqu'à la chaise de bureau. Le silence et l'obscurité retombent sur le laboratoire, que nous devrons bientôt animer à nouveau pour reprendre ce que nous avons laissé en plan hier. J'écoute un moment nos deux respirations, me demandant si Koizumi s'est à nouveau endormi. Mais finalement, à ma surprise, il m'adresse la parole de son ton gris un peu nasillard.

« Vous savez, professeure… Je sais bien que vous m'aimez pas. »

Voyant que je ne réponds pas, il continue, toujours dans les aigus.

« Mais moi... je n'ai rien contre vous. Vous êtes une sacrée scientifique. »

Décidément, il est complètement torché ce soir. Un battement d'aile dans un coin de la pièce et deux lueurs rouges fantomatiques me confirment que Baku est bien revenu à bon port lui aussi.

« Je voudrais... pas ... que vous creviez. Ça voudrait dire ... qu'on a bossé pour rien. »

Sa voix a beau m'assommer avec l'avancement de ma migraine, je ne trouve pas la force de lui dire de fermer sa gueule. Quelque chose dans son ton me retient.

« On est peut-être du côté… des ordures… Mais on fait du... bon… travail. »
Sa respiration se ralentit, et il finit par s'endormir, le visage affalé sur le bureau. Pas sûre qu'il fasse du bon travail tout-à-l'heure.
J'hésite un moment, finis par réussir à me lever. Je m'approche du bureau et soulève la lourde tête de mon assistant pour échanger le clavier de l'ordinateur contre un coussin du canapé, lui retirant ses lunettes pour les plier à côté de lui. Puis, rassemblant mes forces, je me traîne à l'étage jusqu'à la salle de bains, engloutis quelques pilules énergisantes et des cachetons pour la migraine avant de prendre une longue douche. La nuit continue.
 
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