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Après plusieurs conflits sanglants, cela fait plus d’un demi-siècle que les humains et pokémons vivent en paix au sein de l’Empire de Kalos. Chaque année, nombreux sont les dresseurs à partir à la conquête de la Ligue Impériale. Mais Nox Oscuras, un étrange groupe souhaitant la résurrection d’Yveltal, menace désormais. Dans l’ombre, Idéalis, ombre du passé d’Albion, attend son heure. Venez vivre une aventure pokémon inédite dans un univers travaillé et original : l’Empire n’attend que vous !
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Système de jeu
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 Et on court sans cesse après les autres [Marjan]

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  Dim 6 Nov - 12:29


Dis-moi Ronan… Est-ce qu’un jour on se reverra ? Est-ce qu’un jour on pourra se regarder dans les yeux, face à face, les deux pieds bien ancrés sur le sol ? Est-ce qu’un jour, j’arrêterais de tendre la main pour essayer de t’attraper, que tu disparaisses entre mes doigts, comme une ombre du passé ? Est-ce que tu es toujours là ? Est-ce que tu es toujours vivant ?

J’aimerais revoir tes yeux couleur chocolat et ce sourire amusé qui est à toi. J’aimerais réentendre ta voix grave et chaude, profonde, ton rire gras qui envahissait tout l’espace lorsque tu étais secoué  tout entier d’un fou rire.


Abigaël referma son carnet sur ces mots. Elle devenait un peu niaise depuis qu’elle avait retrouvé cette lettre, dis donc. L’espoir fait vivre les idiots, comme on dit si souvent. Mais elle ne pouvait s’empêcher d’espérer de tout son cœur revoir cet ami si lointain et si perdu. Dix-neuf ans aujourd’hui pour elle, vingt-cinq pour lui certainement. Est-ce qu’il avait changé ? Est-ce qu’elle le reconnaîtrait ? Est-ce qu’il voudrait toujours la voir alors qu’elle n’avait jamais pu répondre à cette lettre perdue ? Les questions avaient virevolté dans la tête de la native d’Hoenn comme autant de papillons qui se perdent dans un vol fragile et funeste. L’angoisse lui serrait la poitrine, mais elle essayait de l’enterrer tout au fond d’elle-même. Tout cela remonterait certainement ce soir et ferait partir le sommeil. Alors, comme à son habitude, elle sortirait et irait regarder le ciel. Un autre ciel, bien différent de celui qu’elle avait toujours contemplé dans sa région d’origine. Plus nuageux, et plus humide aussi. On ne pourrait pas voir les étoiles ce soir.

La brune poussa un léger soupir, tout en continuant de contempler la ville dans laquelle elle était arrivée, non sans difficultés. Après une arrivée au port d’Impkeep, elle avait sauté dans le train pour arriver le plus rapidement à Glastheim. Même si officiellement, elle était dresseuse et censée utiliser les routes que ceux-ci utilisent, officieusement, son but restait avant tout de retrouver Ronan, dont la dernière lettre provenait justement de cette ville. Il y a cinq ans, certes. Mais Aby avait le sentiment qu’elle trouverait certainement quelqu’un qui l’avait croisé ou qui l’avait au moins vu. Même sans parler, le jeune homme avait une présence et un charisme fou qui ne le laissaient pas passer inaperçu. Et s’il continuait ses échanges épistolaires, la jeune femme savait qu’elle trouverait un de ces correspondants sur place. Pour le moment, la piste de Glastheim était la plus sûre et la plus récente qu’elle avait de lui, même si elle commençait à dater.

Serrant la vieille lettre un peu rongée par les mites et le temps, la native d’Hoenn reprit sa valise à la main, sa sacoche en cuir sur l’autre épaule et entra dans la ville à l’ambiance singulière. Tout était de pierre et de gris, si l’on pouvait dire. Même la nature aux alentours avait un parfum inquiétant et menaçant, tout autant qu’intrigant et fascinant. Le château de Glastheim  se dessinait au loin, imposant et triste. Un charme fantomatique, pourrait-on dire, qui tranchait avec les beaux jours ensoleillés de Pacifiville et le bleu éclatant de la mer. Là, tout était morne, tout comme les habitants qu’elle croisait dans la rue. La jeune n’en pensait pas grand-chose au final. Il fallait bien des lieux sordides et sinistres dans le monde pour alimenter les histoires de fantômes, de monstres et de meurtres. Et ces histoires, c’est bien ce qui l’intéressait. Pousser la limite, savoir ce qui est réel ou ne l’est pas, ça avait toujours eu quelque chose d’intéressant et d’excitant.  Le brouillard couvrait un peu la campagne tout aussi louche et affirmait encore plus cette ambiance trouble.

« Au moins, avec la pluie et l’humidité, je ne risque pas d’avoir d’allergies au printemps » se fit-elle la réflexion à haute voix.

Lieu parfait pour les Pokémons polissons et des rencontres improbables, mais ça, elle ne le savait pas encore, bien que le danger arrivait pernicieusement dans son dos.
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  Dim 6 Nov - 18:47






on ne peut pas affirmer que cette journée fut commencée de façon brillante...
à vrai dire, il semblait à Marjan qu'aucune journée ces derniers temps ne puisse être qualifiée de brillante. le désespoir l'envahissait tandis que s'éloignait la possibilité pour elle de récupérer son bien aujourd'hui.

« ce pokémon me pourrira la vie éternellement ARGH !!!»

rageuse rageante, elle se faufile dans les rues de Glastheim, celles qu'elle connaît le mieux, évitant d'un volte-face magistrale pour quelqu'un en semelle compensée, un groupe de vagues connaissances. elle ne tient pas spécialement à expliquer pourquoi son faciès d'ordinaire si lisse est rougi par une course folle ( de rage ) au milieu de la ville.
et alors qu'elle semble enfin toucher au but, apercevant le bout de la queue de la chapardeuse, Salt disparaît encore une fois, emportant avec elle le dernier bout d'un devoir de maths qu'elle avait enfin réussi à terminer.

pas qu'elle soit particulièrement attachée à être studieuse, mais ce devoir, c'était un pari lancé par un idiot de garçon de mes deux et...
et elle courrait après parce que sa fierté de petite peste n'acceptait le fait qu'elle puisse perdre le devoir ET son pari. enfin actuellement courir est un bien grand mot.

elle râle, crachant une bordée de jurons par franchement appropriés à sa bouche.
et, exténuée, elle finit sa course appuyée contre un énième mur, relevant la tête une dernière fois en espérant apercevoir son pokémon.
Salt est là, elle lui lance un regard de profond dédain avant de sauter sur la tête d'une pauvre passante, pour atteindre le toit suivant. Marjan pousse un râle, et agrippe à l'avant-bras de l'inconnue :

« salut, j'suis désolée pour... ça et j'espère t'as pas eu mal..... fffffffffffffffh... »

soupir, elle s'accroupit, le visage entre les mains, boudeuse et franchement crevée.

#laviec'estnul

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  Dim 6 Nov - 22:07


Swupp.

Abigaël n'eut pas le temps de comprendre tout ce qu'il se passait, tant l'enchaînement fut rapide. Elle sentit son équilibre lui dire "fuck it off !" quand une chose inconnue et non identifiée décida vraisemblablement d'utiliser sa tête comme un tremplin, rendant ses cheveux encore plus ébouriffés qu'auparavant. La chose, c'était un Chacripan, et ça courrait vite avec des papiers dans la gueule. Ça avait un air fourbe qui colla des frissons à la jeune femme.

Uuuh. Creepy.

Adieu, arrivée poétique, tu viens d'être cassée, nous t'aimions tellement.

Swapp, son bras

On venait de s'incruster dans sa bulle personnelle avec violence, subitement et sans préavis, en s'agrippant à son bras. La native d'Hoenn contempla avec des yeux ronds la jeune fille essouflée et au teint écarlate qui avait osé ce miracle. Une peau de nacre, des cheveux ébènes, elle avait une beauté froide mais ensorcelante qui correspondait totalement à l'ambiance de la ville. Son apparition était cependant plutôt incongrue, il faut l'avouer. A la poursuite du Chacripan chapardeur ? Plus que probable. Certain, même ? La pauvre, elle avait l'air vannée et désespérée. D'abord silencieuse, Aby ne savait pas trop quoi dire à cette inconnue. La surprise l'avait plutôt désarçonnée et elle n'aimait ces surprises intrusives. Après un moment de silence, le temps que la jeune fille se remette de sa course effrénée, elle finit par demander de ce ton si placide et calme qui la caractérise :

《Il y a un problème ?》

Ce genre d'histoires, ça ne l'intéressait pas. C'était banal et peu excitant. De l'ordinaire, quoi. Ça aurait été plus la tasse de Ronan, tiens. Il adorait s'occuper des autres, à chaque instant. Plus qu'écouter, il agissait pour eux. Ce qui n'était pas le genre de la brunette échevelée et étourdie. Non, ça ne la regardait pas et ça ne l'intéressait pas. L'inconnue pouvait très bien se débrouiller toute seule.

Abigaël fit un signe d'au revoir à celle-ci, s'éloigna de quelques pas, avant de revenir un peu embêtée, mais toujours avec un ton placide et un visage calme :

《Il m'a piqué ma lettre au passage on dirait》

Ça commençait décidément bien cette histoire.


Dernière édition par Abigaël R. Haolloran le Jeu 10 Nov - 19:05, édité 1 fois
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  Lun 7 Nov - 22:53

[quote="Marjan Kiliç"]




Depuis la maison, elle faisait le compte des minutes écoulées, et de ces fines rayures rouges qui parsemaient la peau de ses genoux. Elle s'était plantée sur les pavés, et maintenant que l'adrénaline retombait, la douleur piquante refaisait surface. une douleur d'enfant écorché, pas assez violente pour faire pleurer, mais assez lancinante pour rendre tout mouvement désagréable.
Marjan grimace, elle pourrait pleurer un peu,peut-être et... en fait, elle s'écroule sur le sol en position fœtale, les yeux dans le vague, complètement perdue dans le morne de la brume de Glastheim. ridicule ado posée mollement sur le sol de la rue. des gens la regardent. une petite voix dans sa tête lui somme de se relever et de continuer à courir après ce monstre qui lui sert de pokémon. et surtout à ne pas perdre son pari.

« le quotidien est-il un problème ? »

le quotidien est définitivement un problème lorsque l'on a seize ans et le pire des chacripan existant sur cette planète. Marjan finit par lancer un coup d’œil vers l'inconnue, qui semble déjà s'être désintéressée de sa situation... Et peut-être est-ce mieux ainsi. Oui je vais rester sur le parterre et attendre qu'elle rentre à la maison cette sale peste, se dit Marjan, je vais rester là, pleurer un peu et puis ens-

son fil de pensées s’interrompt quand elle entend à nouveau la voix de la jeune femme qui, après s'être éloignée, était revenue à sa place initiale. Ou plus près peut-être. Marjan relève sa tête avec une moue indéchiffrable sur le visage et finit par lever les yeux aux ciel. Elle se redresse, doucement, époussette son jean plein de trous et toise son interlocutrice, croisant les bras sur sa poitrine ( toujours trop petite tristement ).

« elle est importante cette lettre ? Parce que si oui, il faut commencer à courir maintenant. »

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  Ven 11 Nov - 0:18


Abigaël ne pouvait s'empêcher de se dire que la jeune fille faisait sacrément adolescente désespérée, déprimée, au bout de sa vie. L'aura qu'elle dégageait, que ce soit physiquement ou moralement étaient vraiment à l'opposé de ce que la jeune Hoennienne était. C'était la crise d'adolescence, parait-il, même si la jeune femme ne se souvenait pas avoir passé une telle période. Comme à son habitude, elle répliqua avec peu de mots, sortant simplement doucement Spratt qui se reposait dans la sacoche qu'elle avait sur l'épaule :

« Pour moi, elle est importante. Et pas la peine de courir, Spratt va le repérer de loin. Recule un peu, s'il te plaît. »

D'un geste expert, elle fit prendre son élan à la Goélise des deux mains pour la propulser en l'air. Depuis sa blessure, la pauvre mouette blanche et bleue était incapable de s'envoler toute seule, de rester à battre des airs sur de longues durées ou distances et avait beaucoup de difficultés à atterrir. Mais s'il s'agissait de légers vols comme celui-là, cela ne posait pas spécialement problème. D'un battement d'ailes accompagné de quelques plumes tombantes, Spratt s'envola à une dizaine, puis une vingtaine de mètres au-dessus d'eux, profitant des quelques courants d'airs ascendants. Abigaël l'observait, la tête levée et scrutait chacun de ses mouvements. A la moindre bourrasque, le Pokémon oiseau risquait à tout moment de dégringoler de là-haut, et ça, c'était beaucoup plus risqué. Il n'était qu'un point blanc là-haut, à dériver, doucement, comme une feuille de papier. Un peu comme Aby en arrivant ici, mais peut-être aussi comme Ronan.

Spratt fit soudainement une embardée sur la gauche en poussant de grands cris. Elle avait manifestement trouvé le matou chapardeur. Tandis que la Goélise perdait peu à peu de l'altitude, Abigaël s'adressa rapidement à la jeune gothi- fille pardon :

« Il semblerait qu'il se soit réfugié sur le terrain vague derrière le café, là-bas. Vas-y avant moi, j'ai des bagages et mon Pokémon à récupérer. Fais en sorte qu'il ne déchire pas la lettre, surtout. »

Ce que les deux jeunes femmes ne savaient pas, c'est qu'elles allaient être confrontées à une drôle de surprise sur ce terrain vague. Alors avec des bagages et un Pokémon blessé en plus, je vous laisse imaginer la galère et le bordel mis par l'arrivée d'une touriste en ville...
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