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Après plusieurs conflits sanglants, cela fait plus d’un demi-siècle que les humains et pokémons vivent en paix au sein de l’Empire de Kalos. Chaque année, nombreux sont les dresseurs à partir à la conquête de la Ligue Impériale. Mais Nox Oscuras, un étrange groupe souhaitant la résurrection d’Yveltal, menace désormais. Dans l’ombre, Idéalis, ombre du passé d’Albion, attend son heure. Venez vivre une aventure pokémon inédite dans un univers travaillé et original : l’Empire n’attend que vous !
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Système de jeu
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 Portés par les vents... Pv. Raphael

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  Dim 6 Nov - 15:07

Chopin souffla. Il venait de finir son café et son livre l'ennuyait profondément. Ce n'était pourtant pas un roman inintéressant, le personnage principal était une jeune femme complètement perdue qui trouvait refuge dans une certaine violence physique et quant au style, c'était brut et sincère. Sans fioritures aucune, comme si la romancière jetaient ses émotions sur la page, sans filtre et sans détour. Mais le jeune avait beau aimer ce roman, ça ne chassait pas son ennui. Il leva les yeux de son bouquin et tenta d'admirer un peu le paysage. "M'ouais" fut sa seule pensée. C'était des plaines, quoi. Et du vent. Beaucoup de vent. Les fleurs sauvages semblaient d'ailleurs tant amoureuses de la brise qu'elle s'étaient plongée dans une chorégraphie balbutiante et timide. L'amour faisait faire de ces choses... Il y avait aussi les éoliennes. Grandes tiges de métal blanches qui enlevaient beaucoup à la prestance et la vanité des fleurs. de toute leur hauteur, elles hurlaient à toutes les oreilles alentours que c'étaient elles les véritables beautés de ces lieus, les héroïnes qui perçaient de leurs pales gigantesques le coeur des voyageurs. Mais aussi belles et impressionnantes soient elles, elles ne chassaient pas plus l'ennui omniprésent de cet esprit embrumé.

Et alors que Chopin se lamentait sur son manque de stimulation. Bartholomew semblait s'agiter un peu dans son sommeil. De quoi pouvait bien rêver le félin ? Pas de combat assurément. Si ça aurait était le cas, peut-etre que son dresseur se morfondrait moins et que tels tous ces duos débutants plein d'espoirs, le chat et l'humain iraient affronter Melchior, le champion de type normal. Chopin souffla. Il en était à espérer avoir des clients. N'importe qui. Il était prêt à vendre du roman de gare, des dictionnaires ou même des notices pour utiliser le dernier aspirateur à la mode si ça lui permettrait de penser à autre chose. Lui qui pensait naïvement que voyager lui ferait oublier tous ses vieux démons de jeune garçon, mais quoi qu'il fasse ses pensées le ramenaient toujours et irrémédiablement vers ce qu'il avait pensé être l'histoire d'amour du siècle, vers son chagrin d'amour et vers le chantier de son coeur encore meurtri. Il faut dire que ce "voyage" n'en était pas vraiment un. Il était en tout cas loin d'être comme toutes ces épopées épiques ou ces voyages initiatiques dont il connaissait les codes par coeur. Lui avait pour aventure des journées entières gâchées par l'attente d'un potentiel client et pour sagesse et morale un sacré mal de dos. Trainer un chariot et dormir à même le sol, il avait oublié ce que ça faisait, c'était comme si toutes ces années, prisonnier de la noblesse, avait rendu sourdes ses habitudes de vagabond.

Le jeune homme chercha un instant désespérément quelques cartouches de café en poudre. Il lui en restait quelques-unes mais il fallait penser à en acheter lors de son projet arrêt. Le libraire se mit ensuite un peu d'eau à chauffer. Cela faisait déjà une minute qu'il n'avait pas bu de café. Une minute de manque. Et alors, attendant que l'eau se décide à bouillir, Chopin posa son roman sur son chariot et se saisit d'un autre livre. C'était un livre d'histoire. On était là bien loin des lectures habituelles du jeune libraire qui préférait un bon roman de fiction qu'une étude froide et théorique d'une époque quelconque. Mais au milieu de ce livre, recueils d'articles, le libraire avait placé un marque page Éoko, l'article en question traitait des mythiques légendes arthuriennes. Ces histoires de chevalerie, d'amants, de quêtes, de prières à Arceus et de monorpale invisible planté dans un rocher par un mystérieux magicien. L'article en soi dénotait déjà beaucoup de ses pairs, il y avait quelque-chose dans la prose de l'auteur de moins scolaire et son analyse pouvait presque se rapprocher d'un roman pas si mal, pas si nul, pas si moyen. Mais ce qui avait tant intrigué Chopin ce n'étant pas tant le style, le contenu l'intéressait beaucoup. L'auteur en effet défendait l'idée que ces histoires pouvaient être bien plus que des légendes. Après tout, le monde était peuplé de mystères et de choses fantastiques, dans un monde où une souris peut faire tomber des éclairs de plusieurs milliers de volts, il faudrait être bien sceptique pour imaginer un Monorpale indestructible ou une dame vivant dans un lac, Chopin avait après tout déjà entendu parler de petits esprits habitants les 3 grands lacs de Sinnoh... Alors pourquoi pas ?

L'eau se mit soudain à bouillir, le libraire attrapa joyeusement la casserole et laissa infuser son café avant de savourer le précieux liquide . Il se saisit ensuite d'une grande feuille vierge et d'un crayon à papier avant de se mettre à griffonner dessus.

Cher Raphael,
Vous ne me connaissez sans doute pas et je vous assure que la réciproque est bel et belle présente. Je n'ai pas souvenir de vous avoir parlé, ni même croisé néanmoins j'aimerais vous poser quelques-questions sur votre travail. J'ai en ma possession un livre d'histoire bien médiocre qui cite allègrement nombre d'articles sans intérêt et ce sans même en comprendre le sens. Vous serez sans doute flatté d'apprendre qu'au milieu de cette régurgitation littéraire, un article a particulièrement frappé mon esprit de lecteur.


Chopin posa quelques instants son crayon avant de boire un peu de café. N'était-ce pas brutal comme interpellation ? Le libraire hocha les épaules. Il ne faisait ça que pour s'occuper un peu de toute façon. Il continua d'écrire.

Cet article c'est le votre. Pour vous situez, vous y parlez de la potentielle véracité des légendes arthuriennes. Mais vous ne prenez pas le risque de vous y enfoncez profondément. J'ai bien conscience que c'est un vieil article et que vu votre jeune âge, vous deviez probablement être à l'aube de votre carrière. Mais justement défendez vous toujours cette thèse envers d'éminents spécialistes ? Pensez vous pouvoir expliquer la particularité de ce monorpale par une potentielle mutation ? Peut-etre une variante de ces fameuses formes d'Alola ? Et en ce qui concerne Marianne, Merlin et les autres humains aux pouvoirs extraordinaires ? Pensez vous à des pokémons ? Sortons quelque-peu de de la théorie si vous le vouliez bien : à l'époque vous ne citiez aucune source, ni avanciez aucun témoignage. Je dois avouer que c'est en partie ce qui m'a séduit, il y avait dans votre article cette sensation de fraicheur et de naïveté propre aux jeunes esprits. Mais avec quelques-années de plus, avez vous maintenant des preuves de ce que vous avanciez ? Er surtout O grand surtout situeriez vous cette foret magique habités par une horde de Brocélôme et de Desséliande vers Port-Tempête ou quelque part sur Albion ?  

Chopin relu quelques instants sa lettre. Un petit pincement au coeur, tordit partiellement son corps. Cette lettre... C'était son premier écrit qui ne parlait pas de son chagrin depuis l'incident. Et c'était médiocre. Ecrit suite à un ennui profond et en grand manque de caféine. Il ne reconnaissait pas ses mots, ses expressions, ni même ses virgules. Un doute horrible assaillît soudain le jeune libraire : arriverait t'il un jour à réécrire comme avant ? Un peu tremblant sous ses interrogations, le blond signa sa lettre :

Chopin Pauperibus, libraire ambulant.

Avant d'ajouter avec un petit sourire taquin :

PS : Pardonnez les quelques gouttes de café qui se seraient cachées entre chaque lettre. Il semblerait que mon addiction à la caféine, ne tache pas que mes organes.

Le jeune libraire enfouit ensuite sa lettre dans une envellope. Avant de s'éloigner de quelques pas de son chariot et d'accrocher la missive aux filaments d'un baudrive postier. Le double type ne tarda pas à s'envoler, balloté par les vents. Restez à espérer que les pales des éoliennes ne déchiquètent pas le pokémon mauve...

HRP:
 
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  Lun 14 Nov - 19:42

« Missives inattendues »
Portés par les vents...

Le moins que l'on puisse dire, c'était que recevoir ce genre de lettre était relativement peu courant. Les joies de l'informatique comprenaient aussi que la plupart des réactions aux articles scientifiques provenaient soient d'articles de la part d'autres chercheurs, soit par mail. Or, il n'était jamais arrivé au jeune homme de recevoir une lettre manuscrite - tâchée de café, qui plus est - pour l'interroger sur un vieux bout de papier qu'il avait rédigé pour faire plaisir à son laboratoire de recherche.

Le jeune homme se balança sur sa chaise, un critérium sur le nez, avant de regarder dans son ordinateur portable et ses vieux dossiers. Oui, il avait bien écrit cet article, il y a des années. C'était d'ailleurs une période assez faste, entre les études intensives du collège impérial, les filles et ces obligations de chercheur. Rien qu'à repenser à l'intensité des jours passés, le jeune homme fit la grimace. Les joies d'être parqué toute une journée, un livre sous les yeux, avec pour consigne d'apprendre et de tout comprendre. Cette classe intensive permettait cependant d'acquérir une maîtrise assez conséquente dans plusieurs disciplines. Mais le conseillerait-il à d'autres ? Sauf au plus masochistes de ses connaissances, il ne souhaitait à personne de se retrouver à bouquiner sous la houlette d'un professeur du collège impérial. C'était soit ça, soit la prise de notes dans des séminaires où les plus grands chercheurs Kalosiens dispensaient des cours en rapport avec leurs derniers sujets de recherche. Ses pensées l'emmenèrent dans des souvenirs d'une telle précarité concernant son équilibre mental que ce fut de sa chaise qu'il manqua de vaciller.

Son regard se porta vers la fenêtre de l'extérieur et les lochs à proximité du domaine de ses hôtes, la famille O'Sulleavan. Ici aussi, il se trouvait sur une terre de légende. Qu'un illustre inconnu s'intéresse à la potentielle véracité de légendes anciennes le surprenait un peu. Il avait eu accès aux archives impériales, entres autres grâce à son passage par le collège impérial et grâce au tutorat qu'il avait assuré pour la famille impériale. Les documents qu'il avait pu consulté étaient des véritables mines d'informations d'époque pour les chercheurs en histoire. Mais aujourd'hui, ces légendes n'intéressaient plus vraiment les gens. Pourtant, certains cherchaient activement à démontrer l'existence de ces mythes. Des preuves, il y en avait. Mais le consensus scientifique admettait une chose : si une époque mythique avait eu lieu, les années qui s'écoulaient montrait qu'elle était désormais lointaine. L'accès à la technologie avait peut-être joué un rôle, mais les légendes se faisaient de plus en plus ténues.

Le jeune homme regarda le fond de son mug de café (froid) que Tessa lui avait apporté il y a un moment déjà. Il s'amusa à faire onduler le liquide d'un mouvement circulaire du poignet pour tenter d'y percevoir à travers de son breuvage, une réponse à cet illustre inconnu. Pulsar dormait sur son torse, lové comme d'habitude près de lui. Le jeune homme contempla ensuite son salamèche, si profondément endormi, avant de soupirer en prenant du papier à lettres.

"Cher monsieur Pauperibus,

Il est toujours agréable pour un agréable de voir que même les plus anciens de ses travaux portent toujours une forme d'intérêt pour des lecteurs, bien des années plus tard, cela fusse-t-il accompagnés de travaux que vous jugez plus médiocre.

Il est vrai qu'à l'époque, je me suis opposé à des spécialistes très attachés à la récusation des mythes créationnistes, mais il faut de tout pour faire un monde. Cela étant, il me paraît toujours souhaitables que ces derniers aient raisons, quand on connaît le nombre de légendes par-delà le globe, qui tournent autour de guerres, de batailles, de pouvoir et de mort.

S'agissant des légendes du mythes Arthurien Albionais, j'ai eu le loisir d'assister à beaucoup de conférences et participer à des colloques relatifs à King's Rest. Je connais ce lieu assez bien, d'ailleurs. Je n'avançais à l'époque aucune preuve, parce que je n'avais pas encore accès à certains documents qui sont fermés aux universitaires de rang modeste. Néanmoins, depuis, j'ai eu le loisir (et le plaisir) de me former au Collège Impérial de Kalos, ce qui m'a permis d'accéder à des documents anciens dans les archives de Kalos et d'Albion. Cela n'a absolument rien à voir avec cette légende, néanmoins, j'ai eu accès à des manuscrits datant d'il y a à peu près deux cents ans relatant la guerre avec Albion, avant la stabilisation de l'empire.

Je fais mention de ces archives, parce qu'aujourd'hui, beaucoup sont sceptiques sur la véracité de ces légendes plus anciennes, mais s'il nous reste une preuve, ne serait-ce qu'infime, que ces légendes sont belles et bien réelles, il faut se tourner vers la protection divine que portaient les rois de Kalos avant qu'ils ne proclamèrent l'empire. Ceux-ci commandaient au dragon Reshiram par une marque de la main, qui, selon les témoignages d'époques, apparaissaient sur la main de son maître.

Néanmoins, en tant qu'historien, mon travail de recherche s'arrête-là. J'ai tout de même le plaisir d'épauler un ami, quand celui-ci à besoin de moi. Nous sortons de mon champ d'étude, mais celui-ci, éminent scientifique de l'empire et qui a lui-même étudié au collège impérial de Kalos, Riley Torrington-Flandres, étudie les rares cas de psychisme humain en étudiant aussi la génomique des pokémons psy. Ses travaux sont très en pointe à ce sujet, même si je n'aide qu'à proposer des pistes de recherche sans vraiment y être impliqué.
"

Le jeune homme soupira avant de se balancer en arrière en se demandant si cela satisferait les interrogations de ce libraire ambulant. Il restait cependant une question à traiter : la forêt mythique. Il avala son café froid avant de se remettre à écrire :

"Si vous cherchez la forêt mythique, les textes parlent tant de Gwerdon, la grande forêt près de Port-Tempête. L'autre partie serait localisé près de Moistgrove. Quant à savoir s'il s'agit de la forêt où la dame du lac résiderait... Rien ne permet de l'affirmer.

En espérant avoir répondu à vos interrogations,

Raphaël Alister Ætherling
"

Un timbre et une enveloppe plus tard, le jeune homme se tourna vers le Loch. Il était désormais question d'aller poster cette lettre. Et pour ça, il faudrait sortir.

« Tessa, Je peux avoir un autre café ? »


© ASHLING POUR AURORA MILLENARIUS


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