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  Ven 13 Juil - 21:52
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  Ven 13 Juil - 21:52

Une consommation autrefois récréative, pour s’amuser, dans des soirées, désormais de plus en plus fréquente, de plus en plus malsaine, presque nécessaire. La princesse Collingwood devenait dépendante, sans aucun doute, à cette toxine qu’elle s’injectait dans le corps, sous diverses formes. Comprimés, bâtons à fumer, une ligne de poudre sur le coin d’un comptoir… L’un pour la tenir éveillée toute la journée, le second pour se détendre et le troisième pour oublier. Cela faisait pourtant un moment, quelques mois même, mais elle était lâche, la petite princesse, face à elle-même, face à sa propre tête. Et puis, même si elle voulait arrêter, maintenant, elle était en pleine déchéance, son corps s’habituant à tout ce qu’elle prenait, son esprit en demandant toujours plus.

Sûrement avait-elle perdu un peu de poids, elle qui mangeait peu, alors qu’elle se maquillait joliment, subtilement, pour cacher ces cernes qui prendraient place sur son visage, sinon. Elle s’était rongée les ongles jusqu’au sang, face à ce manque de communication qu’elle avait eu avec les quelques rares personnes qui comptaient. Son coeur s’était arrêté, une fraction de seconde, lorsqu’elle avait appris ce qu’il s’était passé à Port-Tempête, tous ces gens qu’elle appréciait qui s’y trouvait. Elle s’était énervée face à ses messages sans réponses, envoyés à un homme à qui elle tenait, parfois bien malgré elle, parfois bien heureuse de le savoir dans sa vie. River était ainsi faite, aussi réfléchie qu’impulsive. Elle qui l’avait incendié alors qu’elle se trouvait de plus en plus intoxiquée, l’insultant et déversant son venin dans de nombreux messages qu’elle ignorait s’il allait lire ou pas. Pour ensuite bloquer son numéro, aussi simplement, l’insultant une dernière fois, en lui disant de ne plus jamais la contacter.

Elle était ainsi faite, la demoiselle, face à ceux qui comptaient vraiment dans sa vie. Elle n’était pas douée avec les émotions, encore moins lorsqu’elle était la principale concernée. Raphaël n’avait rien fait pour mériter ce flot agressif, cependant, face à son inquiétude et à son absence de réponse, tandis que l’alcool et la drogue parcourait ses veines, elle y avait vu là une bonne idée. Lorsque River souffrait, son premier réflexe était de s’attaquer à d’autre. De blesser autrui, pour qu’ils souffrent tout autant qu’elle. Cela allait lui passer, il ne s’agissait que du caprice d’une demoiselle qui n’appréciait pas ce silence, celle qui venait de le confiner au silence en se refusant désormais de recevoir quelconque message de sa part.

Il ne lui devait rien, pas plus lui devait-elle quelque chose. Mais lui… Il avait une place particulière dans sa vie, sans qu’elle ne le comprenne trop ni comment ni pourquoi. Parce qu’il était lui, différent de ceux qui ponctuaient son quotidien. Parce que… Les jours avaient passé sans nouvelle, pas qu’elle lui en avait laissé l’occasion de lui en donner. Elle s’était occupée de son petit monde, était allée se rassurer auprès de Sethen puis s’était montrée présente pour Isara. Elle avait fait son possible, en amie fidèle qu’elle était, pour rester un tantinet sobre tout en offrant présence auprès de celles qui en avaient besoin. Mais ça l’agaçait, toute cette histoire. Il faisait parti des rares personnes qu’elle pouvait considérer comme un ami, malgré les mensonges et les non-dits entre eux. Puis, après s’être assurée que eux allaient bien, elle avait fait comme à son habitude.

Une consommation excessive, dangereuse même, elle qui n’alignait plus deux pensées cohérentes. Sethen avait eu à faire et elle s’était donc dit qu’elle quittrait Athenaeum pour rentrer à Duskclock. Pour finalement s’arrêter à un bar. Et, désormais, elle ne pouvait plus conduire sa moto. Pathétique ? Oui, sûrement. C’était ainsi qu’elle gérait ses émotions et ses frustrations, en noyant le tout. Sortant son téléphone pour communiquer avec Mathias, qui se ferait un plaisir (pas du tout) de venir la chercher à Athenaeum, son regard s’accrocha sur une silhouette lui semblant familière. Laissant tomber pour l’instant le message qu’elle écrivait à l’heure actuelle, elle se rapprocha de lui, venant lui attraper le bras d’une poigne peut-être plus faible qu’elle ne l’aurait voulu. C’était déjà un miracle qu’elle soit en mesure de marcher droit.

- Raph ?

Elle avait arqué un sourcil, curieuse, tandis que ses prunelles se posaient sur celui qu’elle croyait reconnaître, le ton mêlé entre l’inquiétude et la colère. Alors que bon, il n’y était pour pas grand chose, si elle s’était énervée seule.
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  Mar 17 Juil - 23:25
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  Mar 17 Juil - 23:25

Here’s your meds
Raphaël A. Ætherling
La vie est une longue rivière tranquille
River ? Tu m’entends ? Des rires étouffés. Lointains. Les lumières de la nuit de la ville universitaire s’estompent, se floutent. C’est peut-être le monde entier qui est flou, désormais, pour l’esprit de la jeune femme. Ne reste que le jeune homme, ses pulls noirs, son sourire, ses yeux verts. Ses cheveux courts. Son regard, charmeur, ses rires enjoués. Comme l’écho d’un lointain passé. Des soirées passées à détailler le ciel, depuis son balcon. Des soirées à rire, ensemble, en rentrant de boîte de nuits. Des souvenirs d’amitiés, de joies qui s’estompaient sous le passage du temps.
Est-ce que c’était une hallucination ? Le goût des lèvres qui électrisent dans un souvenir passionné, brûlent encore celles-ci dans une expiration difficile. Rien ne va plus, dans l’univers onirique perçue par quelqu’un assommé par les opiacés. Un frisson qui parcoure l’échine, alors qu’une main baladeuse vous fait belle, vous fait reine.
La sécurité d’une étreinte. La douceur chaude d’un corps de celui qu’on désire ardemment. Peut-être que tu te drogues pour m’oublier. Un sourire, lointain. Est-ce que c’est bien lui ? Bien Raphaël ? Celui qui provoquait tant de sentiments contraires ? La frustration d’une colère refoulée, l’inquiétude d’une affection douloureuse ?
Je suis là, River.
Un gémissement lointain. Une sensation d’extase. Une chambre baignée par des rayons d’une lumière en train de faner.

Diaphane teinte de peau. Peut-être est-ce finalement la teinte de ce souvenir fugace qui s’efface pour ne laisser place qu’à une teinte immaculée ? Ou peut-être est-ce le propre teint de son corps, malade de ce qu’elle s’inflige ? Dans cette vaste désillusion, il est là. Ils sont là. Il la tient entre ses bras, comme le feu brûlant dans lequel elle voudrait s’éteindre.

Juste ici…

Comme deux fleurs s’entortillant, ses mains remontent et s’échappent de l’endroit où elle sent fondre des passions qu’ils ont partagées. Comme le lierre marque la pierre, les doigts remontent jusqu’aux boutons de roses. Ronds, fermes, ils éclosent dans une sensation de plaisir alors que leurs deux visages se joignent et qu’ils s’effondrent dans la fumée de ce que cet opium est : une drogue. Quelque chose qui s’estompe. Encore maintenant.
River… La voix raisonne aux oreilles de la jeune femme. River… Comme l’aurait fait l’écho d’une goutte d’eau souffrant de chutes dans de ténébreuses cavernes. Mais elle-même plongée dans les ténèbres d’une demi-conscience, Raphaël n’est nul-part. Ou peut-être est-ce ce regard sibyllin qui flotte au loin ? River… La voix est presque enjouée. Mais elle est presque inaudible. Comme une série de murmure, elle se répète en écho, alors que son esprit semble s’effondrer sous le poids des douleurs harcelantes que son cerveau subi. Les effets récréatifs précédent souvent des chutes. La descente est littérale, alors qu’elle entend Raphaël lui murmurer à nouveau une ultime fois : River…

Voix irritante. Frustrante. Comme l’appel d’un désir qu’elle ne pouvait assouvir. Qui se jouait d’elle. Au loin, les lumières défilent, dans les rues d’Athenaeum. Où vont-ils ? Où l’emmènent-ils ? Est-ce bien Raphaël, dont elle s’est finalement saisie ? Où la princesse River Collingwood finira-t-elle ? Dans les mains d’un Homme qui abusera d’elle et de sa faiblesse pour mieux la profaner ? Son palais noble finira-t-il par subir les répercussions de ses comportements à risque. River, faisons … Est-ce réellement crédible ? Est-ce Raphaël qui cède et l’invite à succomber à ces désirs ardents que jadis ils partageaient à deux ? Alors que les murs de l’appartement de Raphaël lui apparaisse, elle pourrait probablement se revoir, leurs corps l’un contre l’autre, partageant une promixité qui dépassait la simple amitié. Ces murs, rassurants, qui l’accueillaient pour partager tant un bon verre, qu’une soirée où le monde semblait moins écrasant ?

Le souvenir de leurs souffles courts et de leurs gémissements se laissait aller comme un doux concerto du passé. Pourquoi était-elle chez Raphaël ? Est-ce que c’était encore une illusion ? Ou alors, était-ce encore cette rue où elle avait cru le reconnaître ? Est-ce que c’est la langue du jeune professeur qui se presse dans sa bouche, ou est-ce juste un rêve dans l’inconscience dans laquelle le refuge semble si doux ?

River… Et cette voix, qui ne s’éteint jamais, qui vient la tenailler, la harceler… Ce murmure, ce soupir qui brûle à la fois de la plus belle des désirables sensations et qui a pourtant aussi le goût écœurant d’un poison suintant… Elle se retrouve pourtant-là, assise dans la pénombre, su un sofa qu’elle reconnaît bien. Face à lui, Raphaël, assis par terre, un genou replié contre lui. Un verre d’eau est posé sur la table basse face à elle.

L’un comme l’autre, semblent perdus dans des pensées qui les oppressent. En revanche, Raphaël semble pourtant demeurer de marbre et parfaitement conscient. Au contraire de la belle River aux ondulants cheveux et aux traits mutins, qui est si, ravagée par les affres de ses drogues. Le teint pâle et cadavérique, le froid qui la traverse, malgré le plaid dans laquelle elle est enroulée. Et la soif. La soif de quoi, d’ailleurs ? De lui ? Ou simplement d’un peu d’eau pour aider ce corps à digérer les spiritueux ?

River, je ne pensais pas te revoir après tous les sms d’insultes que j’ai reçu. Brumeux, le jeune homme apparaît comme lointain, alors qu’il est juste à l’autre bout de la pièce. Loin d’une tenue d’apparat, il porte un jean, des jolies chaussures de cuir, un t-shirt et un gilet à capuche, qu’il laisse tomber derrière lui. Mais les fenêtres laissent un trait de pénombre pour éclairer son visage et la seule couleur qui lui apparaît dans ces ténèbres est le bout orangé de la cigarette qu’il fume, le regard las. Et je ne pensais pas te retrouver dans un tel état non plus. Le ton est réprobateur, quoi qu’un peu triste. Assurément affectueux, en revanche. Rare est le moment où Raphaël se fait réellement réprobateur. En revanche, quand il l’est… C’est qu’il aime vraiment la personne qui lui fait face.

Ils ont partagés des choses. Et pas simplement ce qu’on peut rudement appeler une « bonne nuit de baise ». Raphaël se laisse rarement aller à juste « ça ». Il respecte trop les femmes qui l’accueillent dans leur plus vulnérable intimité pour les voir comme tel. Il les aime tous, probablement, pour certaines choses. River n’y échappait clairement pas. Elle était belle, même dans l’état épouvantable où elle se trouvait. Et si l’on omettait son comportement autodestructeur, Raphaël se souvenait encore d’une pétillante jeune femme qui cherchait à donner le meilleur d’elle-même. D’un regard, il lui indique le verre.

Bois. Tu en as besoin, je dirais. Et non, il n’y a rien dedans. Contrairement à ce que certains de tes potes les plus délurées n’hésiteraient pas à faire. En était-elle capable, elle, de mettre des drogues dans le verre d’un-e autre ? Raphaël en doutait. Mais là où elle allait, certains avaient fort probablement moins de scrupule : tout pour l’instant d’extase. Raphaël connaissait bien ce besoin. Ce sentiment d’embraser ce qu’il reste, quand la peur de s’éteindre pour de bon nous embrasse. Il connaissait cette peur que trop bien, lui dont les yeux verts, plongés dans les ténèbres, semblaient briller mystérieusement d’une lueur bleu profonde surnaturelle. Mais peut-être était-ce la drogue, qui donnait cette impression ? Raphaël restait un mystère. Même en cet instant, le réalité pouvait peut-être demeurer encore une illusion opiacée.
Note - Sparkle !

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  Mer 25 Juil - 16:58
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  Mer 25 Juil - 16:58

À croire qu’elle avait perdu le fil de sa soirée, ce qui, au final, ne changerait pas du quotidien. Elle avait consommé, encore et toujours, de façon excessive, de quoi faire taire un peu sa tête et toutes les pensées qui la martelaient. Une partie d’elle se disait qu’elle se devrait de ralentir la cadence, qu’il y avait des gens qui avaient besoin d’elle. Des gens comme Isara, qu’elle avait gardé chez elle, quelques jours, le temps de remettre sur pied. Comme Jericho même, aussi étrange semblait être leur relation, tandis qu’elle en était venue à tendre une main qui se voulait salvatrice à celui qui avait tout perdu. Sethen, à quelque part, avait besoin de son réconfort, tandis que Vali était toujours aux abonnés absents, cet enfoiré qui n’était toujours pas rentré et n’avait pas cru bon de se faire savoir vivant. Cela lui faisait bizarre, à elle, qui était désagréable, froide et détachée, elle qui se montrait pourtant si peu compatissante, n’ayant que peu d’intérêt pour le mal-être des autres, que de se retrouver avec ce poids sur ces épaules, qu’elle avait sûrement volontairement pris sans qu’elle ne comprenne trop pourquoi. Elle savait simplement que ces gens, en quelque sorte, reposait sur elle, et elle… Elle n’était pas fiable, comme amie. Fidèle, certes, tandis qu’elle affronterait même plus coriace adversaire pour leur venir en aide. Mais en aucun cas était-elle fiable.

Et son état actuel ne faisait que souligner cette évidence, tandis qu’elle s’était arrêtée auprès d’un homme qu’elle était certaine de reconnaître. Un homme qui avait une place particulière chez elle, quand bien même souhaitait-elle le nier par moment.

Raph était… Différent. Sous toutes les formes, sous toutes les coutures, de tous ceux qu’elle avait pu rencontrer. Il n’était pas aussi chiant et insipide que ces nobles qu’elle côtoyait au quotidien, et n’avait rien de cette aura malsaine qui entourait ces pseudo amis avec qui se retrouvait-elle bien souvent à sortir. Il avait une part de mystère, quelque chose d’insaisissable, qui lui avait donné envie de s’en saisir. Parce qu’elle était ainsi, la petite princesse Collingwood. Elle voulait avoir ce qu’elle ne pouvait avoir, tout simplement. Elle aimait ce qui était interdit, ou encore impossible à atteindre. Et Raphaël en faisait parti, de ce qu’elle ne devrait pas normalement avoir, parce qu’il n’était pas de ceux qui se laissaient attraper. Et elle non plus, d’ordinaire, n’était pas de celles cherchant quelconque relation. Elle n’aimait pas l’attachement, pas plus que l’engagement, se refusant d’avoir des comptes à rendre à qui que ce soit. Mais là encore, il avait été différent.

Une partie d’elle, lui venant sûrement d’une jeunesse plus douce et calme que ce qu’elle avait connu en grandissant, qui rêvait encore peut-être un peu de quelque chose de doux et d’agréable. Quelque chose de bien loin que ce qu’elle connaissait à l’heure actuelle. La chute avait été douloureuse, tout comme le refus qui fut sans appel. Elle le savait, au fond, qu’il n’aurait jamais pu rien y avoir. Parce qu’elle n’était pas la seule dans sa vie et parce qu’il ne pouvait se dédier à une seule personne. Quant à elle… Sûrement que, malgré les sentiments qui l'étreignaient, quelque chose qu’elle n’avait que très rarement connu, elle n’aurait pas pu avoir cette relation saine qu’elle s’était vaguement imaginée avec lui, une idée qui était belle sur papier mais impossible à réaliser une fois confrontée à cela. Parce qu’elle était malade, River, peu importe comment se regardait-elle. Elle avait ses démons, qui l’aurait amené à tout gâché, un jour ou l’autre, peu importe lequel. Parce qu’elle non plus, au final, ne pouvait sûrement pas se contenter d’une seule personne, parce que, par peur d’être abandonnée, elle s’assurait de ne jamais être seule.

Alors qu’elle reprenait plus ou moins contact avec la réalité, un rire s’échappa de ses lèvres, qui n’avait pourtant rien d’amusé. Elle semblait fatiguée, lasse peut-être même un peu, en portant une main à son visage, passant devant ses traits tirés et son teint cireux. Elle avait connu de meilleurs jours et il l’avait vu dans de bien meilleurs états que celui-là. Des paroles étaient restées accrochées dans son esprit, qu’elle avait cru entendre, qu’elle avait peut-être halluciné, qui sait. Des mots qui avaient fait écho en elle, qui l’avaient amusé, presque insulté même, et qui l’amenaient à rire à l’heure actuelle.

- Ne te trouves-tu pas un brin trop arrogant ? Me droguer pour t’oublier ? Tu peux quand même pas être sérieux…

Elle souffla du nez, comme si l’idée lui était saugrenue. Ce qui n’était pas faux. Si la douleur avait été réelle et sincère, si vraiment elle avait voulu l’oublier, elle n’aurait pas cherché à rester près de lui. Elle avait fini par passer outre, parce qu’elle était une grande fille, forte et fière, mais surtout parce que, elle-même qui tenait beaucoup trop à sa liberté, ne pouvait s’imaginer brimer celle d’autrui.

- Faut arrêter de te prendre pour le centre de l’univers à la fin, monsieur le héros.

Le tout avait été dit presque avec dédain, tandis que, si elle l’avait incendié, insulté puis bloqué son numéro dans son téléphone, cela ne l’avait pas empêché que de le voir partout, notamment à la télévision, tandis qu’il avait reçu les honneurs de l’Empereur. La bonne blague. Elle étira le bras, dépliant ses jambes qu’elle avait remonté vers elle, pour attraper le verre et en prendre une gorgée. De l’eau. Quelque chose de bien plat, bien fade, qui la fit reposer le verre devant elle. Soif, oui, sûrement, mais elle aurait franchement préféré quelque chose de plus fort, de l’alcool par exemple. Soupirant, elle releva ses prunelles verdoyantes sur le jeune homme, l’éclat de ces dernières terni par tout ce qu’elle avait consommé et qui venait lui éclater le cerveau.

- Pourquoi tu m’as ramené ici ?

Parce qu’elle reconnaissait ce décor, cet appartement où elle s’était rendue à plusieurs reprises, du temps où elle était encore étudiante à l’université. Étudiante qui avait pris un cours optionnel simplement pour se retrouver dans sa classe, tout ça parce qu’elle avait entendu maintes rumeurs à son sujet.

- Et puis, il a quoi, mon état ?

Aussi déconnectée pouvait-elle être, elle avait senti les reproches, les mêmes qu’elle entendait parfois chez Mathias, voir même chez Sethen, tandis qu’il lui arrivait de se présenter à eux dans des états pas possibles. Ces mêmes reproches, toutefois bercés d’une affection sincère, qu’elle peinait à percevoir, parce qu’elle était ainsi faite, cette idiote de Collingwood. Parce qu’elle ne pouvait pas s’empêcher, par moment, que de s’imaginer que le monde entier se liguait contre elle. Que ces gens à qui elle tenait, ces amis, ces quelques rares personnes pour qui avait-elle plus de considération, allaient finir par lui tourner le dos, un jour ou l’autre. Non pas qu’elle ne l’aurait pas cherché, mais cette idée se voulait tout de même présente, parfois envahissante, et nécessairement désagréable.
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Raphaël A. Ætherling
La vie est une longue rivière tranquille
Je ne vois pas de quoi tu parles. Et je ne me souviens pas de t'avoir accuser, River. Petit rire doux qui s'éteint comme une murmure alors qu'il reprend sa cigarette.

Un nuage s'échappe des lèvres du jeune homme et continue de plonger son appartement dans cette pénombre mystérieuse. Au loin, le son d'une voiture qui remonte la rue et le silence d'une nuit paisible pour le monde dans lequel ils vivent tous. La lune continue de jouer avec le sourire de Raphaël et son regard. Le silence qu'il laisse s'échapper de celui-ci est comme une sombre lame de fond. Comme s'il laissait s'échapper autour de lui, un océan noir et profond. Glacé. Ce n'est pas un manque d'affection dans le regard. C'est comme si quelque chose avait changé depuis ces dernières fois. Depuis ces moments de tendresse et de complicité. Ces moments d'humanités qui n'existaient que très loin de meurtrières et cataclysmiques prophéties. Loin des duels aérien avec Damien Galbert d'Haumont.

De ces souvenirs, ne restait que l'habitude du jeune homme d'allumer et de fumer une cigarette. Le bout incandescent, preuve qu'elle est allumée, continue de consumer l'intérieur. Comme si Raphaël avait toujours été comme la cigarette qu'il fumait. Une flamme, en éternelle combustion, qui continuait de survivre malgré l'immensité du silence. Malgré l'horizon de ténèbres. Le centre de l'univers, hein... Murmures presque inconséquentes. Rhétorique répétition. Comme si ces mots avaient bien plus de sens qu'elle ne pouvait réellement en voir. Je ne souhaite pas réellement atteindre cet endroit. Enfin, je ne crois pas. Il lui fait un tendre sourire avant d'ajouter : Qu'est-ce qui peut bien se trouver au centre de l'univers ? Je me le demande. Cette question avait animé probablement bien des esprits, mais Raphaël se contenait de dire : Je préfère être à la périphérie. L'univers est plus beau lorsqu'on le regarde dans les angles que personne ne soupçonne. C'était peut-être même probablement pour cela qu'il ne voulait plus jouir de la notoriété qui était désormais la sienne.

Car lui, il savait ce qui se trouvait au centre de l'Univers. Et il savait plus que quiconque que rien de ce qu'ils cherchaient en celui-ci ne valait de perdre tout pour ouvrir les portes du royaume de ce qui s'y trouvait. Ainsi je l'espère puisse être mon arrogance, Miss Collingwood. Il se contentait d'être égal à lui-même. Prétentieux ? Peut-être de l'extérieur. Mais pour le reste ? Raphaël arborait cette mystérieuse sagesse et ses mots de velours pour répondre à l'accusation qu'elle lui avait faite. Ainsi était écourté son procès sur le banc de l'accusation de l'égo.

Quant au choix des lieux... Je suis de passage ici. Normalement, j'aurais dû déjà être loin, mais j'ai décidé de te surveiller au moins pour ce soir. On ne laisse pas les femmes que l'on aime se faire du mal, j'imagine ? Il soupire un nouveau filet de fumée. Comme si là aussi, la question était saugrenue. Raphaël aurait pu l'emmener ailleurs. Mais il avait choisi l'endroit où elle pourrait être tranquille et où lui pourrait se cacher, au moins pour ce soir. L'appartement était comme une bulle de passé, figée dans les souvenirs qu'ils pouvaient avoir de celui-ci. Une joie qui s'était révélée éphémère, quand on les voyait ainsi happés dans de rassurantes ténèbres où ils échangeaient ainsi ces retrouvailles. Quant à ton état... Chargé, je dirais. Et probablement illégal. Heureusement, je ne suis pas en service. Il sourit doucement à son propre trait d'humour. Il ne la jugeait pas, au final. Il était inquiet, comme n'importe qui le serait face à quelqu'un qui s'injectait du poison dans ses veines. Mais allait-il réellement lui faire la leçon ? Lui dire que c'était de mauvaises habitudes que celle de se droguer, de tenter de sublimer l'instant par un placebo chimique ?

Non. Raphaël préférait se parer de ce sourire mystérieux et de ce regard qui disait voir beaucoup plus loin. Un regard qui s'il passait par un échange en traversant les yeux verts de la jeune femme, continuait d'aller au-delà d'elle. Comme si elle n'était qu'une petite partie de l'univers dont elle l'accusait précédemment de se prendre pour le centre. Je te préfères quand tu griffonnes tes idées en me parlant de tes projets. Un compliment ? Ou une phrase factuelle? Impossible de vraiment le savoir. Raphaël s'était contenté de dire cela, avec affection. Ils doivent s'inquiéter pour toi. Sethou. D'ailleurs, mon offre d'embaucher ce cher Matthias tient toujours. Raphaël se lève doucement et s'avance dans les ténèbres avec aisance jusqu'au verre pour se poser à côté d'elle et lui tendre le verre. J'aurais bien besoin de quelqu'un de confiance pour m'aider à gérer mes affaires. Ou me suivre dans des combats qui font de moi le réceptacle de bien trop d'attention.

Raphaël avait-il besoin de bras armés ? D'alliés ? D'amis ? Est-ce la solitude dont il souffrait ? Ou bien d'autres choses ? Impossible de le savoir. Son visage se contentait de sourire doucement avec retenue, pudeur et charme, alors que plein de sollicitude, il insistait pour l'eau. Tes méninges en ont besoin. Et tout ton corps aussi. Des mots simples. Sans aucune référence à ses actes. Comme s'il se fichait de les aborder ou juger qu'il était inutile d'en faire mention. Je ne suis pas un magicien, tu sais. S'il t'arrivait de mourir d'overdose, je ne pourrais pas te sauver.

Mensonge. Comme un écho à ses paroles, un souvenir fugace revient à l'esprit de River. Une forme qui brille de milles saphirs et diamants, qui pose délicatement ses mains sur elle, comme pour l'éteindre. Un rêve ? Ou juste l'imagination d'une personne se remettant de ses orgies chimiques ? Impossible de savoir. Il ne restait juste qu'une chose actuellement dans le champ de vision. Le regard affectueux et l'imperturbable, sourire de Raphaël. Un visage secret, éclairé par les rayons de la lune. Et cette murmure qui n'était pas celle du jeune homme.

Je suis juste ici...
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  Ven 3 Aoû - 1:55
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La tête lui tournait, tout lui semblait incohérent, difficile à suivre. Et pourtant, elle s’accrochait à la réalité, celle où Raphaël se trouvait devant elle, avec son éternel sourire sur les lèvres, semblant affectueux, voir même inquiet de son état. C’était risible, aux yeux de celle qui avait été rejetée, qui avait mal vécu cet abandon forcé. Ou, tout du moins, elle l’avait vu ainsi, lui ne voulant pas d’elle, elle étant trop… Sûrement trop elle-même, au final, pour qu’il n’ait plus que cette tendre affection. Et elle, elle s’était montrée naïve, dans toute la désillusion dont elle faisait pourtant preuve au quotidien, de croire qu’au travers ses erreurs et ses déboires, ce mode de vie qui dessinait une déchéance pour la princesse, il l’aurait vu différemment des autres. Elle s’était presque crue spéciale, dans ses yeux à lui, lorsqu’il la prenait dans ses bras. Elle avait eu un vague espoir, au travers ses paroles, qu’elle aurait pu être quelqu’un.

Parce qu’il y avait ce vide, à combler, une partie d’elle qui se sentait inconnue et larguée, dans ce monde sombre et bien chaotique qu’était celui où elle évoluait.

Et pourtant, auraient-ils pu réellement être ensemble ? Même si elle se sentait spéciale, différente aurait-elle pu seulement se contenter de lui ? Parce que son coeur battait pour bien des gens, parce que son affection était comme celle de Raphaël, au final. Elle n’était pas faite pour une seule et unique personne. Toutefois, leurs raisons divergeaient, cela ne faisait aucun doute. Pour elle, cela lui venait surtout d’une crainte d’être abandonnée, alors elle s’accrochait à ces gens ayant une place si semblable et pourtant unique dans son coeur. Aurait-elle pu oublier Sethen, dans les bras du jeune homme ? Sûrement pas. Parce qu’elle aussi, elle était spéciale, différente, qu’elle lui portait une affection bien particulière. Parce que leur relation n’avait rien de celle d’un couple, quand bien même se comportaient-elles comme tel, sans compter ces crises et ces disputes, parfois volontaires, pour mieux se réconcilier par la suite.

- Suffit, avec tes beaux mots. Tu essaies d’impressionner qui, au final ? Je n’ai franchement pas besoin de tes questions philosophiques à la con.

Elle grognait, un peu, la princesse, mécontente, avec cette sensation qu’il se moquait d’elle. Elle faisait la gueule, rejetant le verre d’eau, se recroquevillant sur elle-même, cherchant à fuir, tout autant qu’à saisir son regard. Elle laissa entendre un rire mauvais, cynique, face à ses mots, alors qu’il disait presque l’aimer. Une belle illusion, à laquelle elle aurait pu croire. Sûrement était-ce vrai, sûrement l’aimait-il, à sa façon, sans quoi ne serait-il pas là, aujourd’hui. Mais la princesse qui se voulait gourmande, qui regardait un peu partout, les mains baladeuses et les prétendants nombreux, se voulait aussi terriblement égoïste, souhaitant être la seule aux yeux de celui qu’elle tromperait sans trop se poser de question.

Son regard levé vers lui se perdait parfois dans la salle, dans l’obscurité, pour revenir sur ses traits, lui qui s’était rapproché, lui offrant toujours ce même sourire qui éveillait en elle d’agréables souvenirs d’une époque désormais révolue. Elle observa alors le verre d’eau, soupirant, pour le boire d’une traite, comme pour lui faire plaisir, une enfant prise en flagrant délit.

- Au final, la seule chose que tu ais jamais trouvé d’intéressant chez moi, c’est Mathias.

Amère, dégoûtée, elle l’était. Désagréable, qui plus est, avec cette bonne dose de pessimisme qu’on lui connaissait, avec toutes ces drogues qu’elle avait consommé. Elle ferma les yeux, quelques instants, soupirant lourdement, avec ce marteau qui cognait inlassablement dans ses têtes, les décors qui se mouvaient derrière cette silhouette qui restait insensible à son environnement, un pilier auquel elle semblait réticente à se retenir, tandis que ses pensées vagabondaient, au travers les limbes de son esprit, confusion maîtresse de ce qui ne tenait qu’à un fil, s’emmêlant, se distordant, parfois peu rassurantes, des murmures, des échos du passé, de quoi qui l’envahissait, l’empêchait de se concentrer, de faire sa part des choses.

- Et ça fait quoi, monsieur le héros, de savoir que si je crevais demain matin, tu ne pourrais rien y faire ? Tu n’aimes pas te savoir impuissant ? Tu as besoin de sauver tout le monde ? Parce que bon, ils s’inquiètent, c’est bien, mais si j’crève demain matin, c’est une épine de moins dans leur pied.

Elle n’était pas suicidaire, ne l’avait jamais été, mais elle était fataliste, bien souvent désillusionnée, triste demoiselle se sentant abandonnée, parfois inutile, qui noyait un vide dans la drogue et dans le sexe sans goût, dans une envie de se sentir vivante, temporairement, une douce illusion pour venir bercer sa vie et l’arracher à son quotidien ennuyant. Et pourtant, elle n’était pas mal entourée, bien au contraire. Des gens qui tenaient à elle, ceux qui s’assuraient qu’elle se porte bien, ceux qui s’inquiétaient. Ils étaient nombreux, plus qu’elle ne l’aurait cru, et sûrement plus qu’elle ne le réalisait.

- Je n’ai pas changé. J’étais seulement différente avec toi.

Triste réalité d’une demoiselle malade, à l’esprit qui divaguait, difficile à suivre, qui se brisait, au fil du temps, au travers ce qu’elle peinait à discerner, entre le vrai et le faux, réalité et fabulations. Rouvrant les yeux, elle se perdit dans la contemplation des prunelles profondes, voir même infinies, de l’homme qui lui faisait face, glissant une main dans sa propre chevelure, semblant triste, embêtée, fatiguée, aussi. Un peu perdue, sûrement, sa tête se faisant lourde, son verre désormais vide, elle qui aurait bien voulu s’assomer à nouveau. Et pourquoi pas ne pas se réveiller que très tard le lendemain, loin d’une douloureuse réalité.
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Raphaël A. Ætherling
La vie est une longue rivière tranquille
Très bien. Plus de questions philosophiques alors. Raphaël se contentait très bien du silence. Surtout en ce moment. Précieux silence. Précieuse solitude. Celle qui permettait de se reconnecter à la réalité, de ne pas être l'ombre portée des projecteurs de la célébrité. Il la regarde rejeter le verre d'eau, pour mieux le boire. Et puis, elle lui lance sûrement le reproche le plus inattendu qu'elle pouvait bien lui envoyer au visage. Mathias... Que faisait le majordome dans cette conversation ? Et qui pouvait réellement croire sincèrement qu'il l'avait approché que pour un majordome qu'il n'avait connu que plus tard?

Raphaël aurait voulu en rire. Il aurait voulu... Mais ne s'en sentait pas la force. Il ne savait pas s'il devait prendre ce reproche au sérieux ou le trouver particulièrement risible. Il ne savait pas s'il devait démentir ou au contraire, céder à  l'humour et insister. Il ne savait pas s'il devait lui prouver quelque ou même s'il avait envie de lui prouver quelque chose. Restait la question la plus fondamentale : Pourquoi ? Avait-elle tellement  réellement si peu d'estime pour elle-même ? Ou n'était-ce que tactique pour se sentir moins oubliable ? De se sentir importante ? Peut-être qu'elle souhaitait qu'on la serre et qu'on lui prouve qu'elle existait, au fond, elle aussi. Raphaël se contenta de fumer sa cigarette, les yeux levés au plafond, les jambes contre lui. Il reposât le verre pour éviter qu'elle ne le casse et il se contenta de la regarder sans rien dire. Après tout, ce n'était pas comme s'il avait réellement quelque chose de pertinent à lui répondre. Enfin, si, très probablement... Mais Il n'en avait pas envie. Autant son crâne semblait être la caisse de résonance la plus douloureuse qui soit, autant lui, ne voulait juste que profiter du moment. De cette quiétude, de cette intimité qui restait malgré toutes les tentatives de l'ingénieure pour le repousser.

Et puis, dans l'étrange obscurité, la voilà qui parle encore de la propre distance qui pourrait les séparer. La mort, cette fois-ci. Raphaël en sourit doucement, à nouveau, lui qui avait semblé si détaché quelques instants plutôt. Ils te l'ont dit ? Raphaël se tourne vers elle. Il la regarde, sans réellement la juger, ou lui en vouloir. Détaché. Ils l'ont dit que si tu crevais, ça les arrangerait ? Des mots crus. Mais il employait le ton qu'elle-même utilisait. Il faudrait que tu leurs demandes, à l'occasion. Au moins tu serais fixée. Peut-être plus poliment, cela dit. Parce que depuis le début, il n'y avait qu'un seul sujet qu'ils abordaient. Le fait qu'elle était importante aux yeux des autres. Que les gens tenaient à elle. Et cela n'échappait pas au regard de Raphaël, derrière les critiques sur lui et ses motivations, ses actes.

Et puis, si ça se trouve, peut-être bien que je le suis, impuissant. Raphaël en sourit doucement. Au fond, l'humour était toujours là, mais vu la gravité de la conversation, pouvait-il réellement lui-même accepter de l'aider à se tacler ? Il avait assez d'auto-dérision pour ça. Et si elle était différente avec lui ? D'accord.

Réponse très courte, mais qui ne manquait pourtant pas de force. Il se fichait bien de savoir qu'elle était différente, par rapport à avant. Par rapport aux autres. Ce n'était pas quelque chose de révolutionnaire pour lui. Peut-être qu'il n'avait rien affaire d'elle. Ou qu'il n'en avait plus rien à faire. Ou qu'il n'en avait jamais rien eu à faire. Ou peut-être qu'il se fichait bien qu'elle lui mente. Ou qu'elle lui avait menti. Tant de réponse possible. Au final, impossible de savoir au fond ce qu'il en était réellement. Elle n'était pas dans sa tête. Elle ne pouvait que voir la fumée s'échappant de la cigarette, dansant devant les yeux de Raphaël, dans une valse qui semblait elle-même s'ajouter dans la tourmente intérieur de la jeune femme, faisant virevolter encore plus le fil confus des pensées de la jeune femme.

Et puis, soudainement, Raphaël pose sa cigarette et la pousse doucement sur le dos, pour la surplomber. La dominer dans son ombre. Comme dans un écho du passé. Tu as tant que ça besoin d'être rassuré, River ? Il pose sa main sur la joue de la jeune femme, et la caresse, le regard lointain. Il s'approche d'elle, comme pour l'embrasser. Tu n'es pas une épine pour moi, River. Murmure sensuel, la main du jeune homme se referme doucement autour du sein droite de la jeune femme, comme pour lier son geste à la parole. Douce remembrance des voluptés qu'il avait su lui procurer, il emplit son regard et leurs souffles chauds se mélangent alors que leurs lèvres ne s'entremêlent pas. La nuit était encore longue. Et l'atmosphère chaude et onirique pouvait la travestir en songe, pour celle qui se perdait dans l'opium.
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Non. Ils ne lui avaient pas dit. Pas directement, du moins. Mais elle le comprenait, le devinait sans peine, dans les regards las, blasés. Elle le réalisait sans problème, dans cette colère qu’elle voyait parfois animé le regard de Mathias, cette déception mêlée à de l’agacement, sans doute. Il devait en avoir marre, de venir la chercher dès lors avait-elle un problème, ce qui arrivait fréquemment, peut-être trop aussi. Parce qu’elle prenait des mauvaises décisions, parce que réfléchir lui était parfois difficile, d’autres fois impossibles. Parce qu’elle se tuait à petit feu, pour se sentir vivante. Elle s’engourdissait pour avoir cette impression de vivre, faisait taire son esprit pour profiter de l’instant présent, aussi paradoxale cela pouvait-il sembler, elle qui semblait parfois si loin de la réalité. Elle se traînait lentement mais sûrement vers la mort, tout cela pour être en mesure de se sentir en vie.

Il y avait beaucoup qui se passait, dans son esprit. La maladie qui gangrènait son cerveau, à laquelle elle ne portait aucune attention, voir même dont elle ignorait l’existence. Les signes étaient là, évidents, son mal-être actuel en témoignait, contrastant avec sa confiance habituelle, elle qui parfois avait le sentiment d’avoir le monde à ses pieds et qui, d’autres fois, se retrouvait à se recroqueviller sur elle-même, les jambes ramenées contre elle, dans une cruelle envie de tout simplement disparaître. Elle secoua simplement sa tête de gauche à droite, ayant ramené vers elle son bras, maintenant qu’elle ne tenait plus le verre, sans pour autant répondre autre que par le silence à la question de l’homme. Que pouvait-elle bien dire ? Qu’elle le comprenait aux crises que lui faisait Sethen ? Qu’elle le savait par le regard que lui adressait Mathias ? Que dire de l’énervement d’Anna ? Et Isara, qui la jugeait sûrement silencieusement, à toutes les fois où elle l'accueillait chez elle au milieu de la nuit.

Il n’y en avait peut-être qu’un, qui pouvait la comprendre, qui lui ressemblait peut-être un peu trop pour que cette relation soit saine. Et encore, à voir comment il se hurlait dessus, à sentir sa main contre sa gorge et son énergie quitter son corps, c’était à se demander s’il ne la voulait pas morte, au final.

- Tu dis ça mais on le sait tous les deux que ton nom est connu au travers l’Empire, à présent.

Elle souffla, un brin d’indignation, secouant à nouveau la tête. Sa voix était fatiguée, elle l’était, après tout. Épuisée, aussi, à tenter de se raccrocher à la réalité, tandis que son esprit lui échappait. Elle manquait peut-être un peu de cohérence, ne suivant pas exactement tout ce qu’il se passait. Soupirant de nouveau, elle se retrouva finalement sur le dos, une ombre au-dessus d’elle, une source de chaleur près de son corps, avec ce souffle qui venait caresser son visage, et sa main sur son corps, remontant pour venir se poser contre l’un de ses seins. Elle se figea, quelques instants, ses prunelles verdoyantes levées vers lui, avant de laisser entendre un rire, un peu plus triste, cette fois-ci.

- Tu es cruel, Raphaël.

Des mots réfléchis sur lesquels elle appuya. Elle leva une main, pour dégager celle sur son corps, venant ensuite la poser contre le torse de l’homme et le repousser vers l’arrière. Elle semblait ennuyée, peut-être aussi un peu peinée. Elle n’était pas douée, la Collingwood, avec tout ce qui était en lien à des sentiments. Mais cet homme, sûrement l’avait-elle porté dans son coeur. Assez pour avoir une conversation étrange, avec lui, une idée d’une histoire autre que la légèreté qu’ils avaient autrefois. Elle avait, au final, simplement cherché à être importante. Ne pas être qu’une parmi tant d’autres. Mais cela semblait être beaucoup demandé à l’homme, surtout qu’elle n’aurait sûrement jamais plus lui rendre la pareille. Non pas était-il un parmi tant d’autres, loin de là, mais ses activités et sa façon de faire aurait pu le laisser croire.

Dans tous les cas, elle avait appuyé contre son torse, faiblement, parce qu’elle n’était pas tout à fait là, pas tout à fait dans la réalité, s’ancrant tant bien que mal dans cette dernière, malgré le regard égaré qu’elle avait.

- Pas besoin de tes beaux yeux et de tes gestes sensuels, ou peu importe ce que tu essaies de faire à l’heure actuelle.

Elle soupira, se redressant à son tour, une main devant son visage, tandis qu’elle fermait les yeux quelques instants.

- Ne me donne pas l’impression que tu veux te jouer de moi.

Elle était sérieuse, la demoiselle, retirant sa main pour venir observer le jeune homme, le regard presque accusateur. Elle n’était pas spécialement bien, ne se sentant pas tout à fait dans son assiette, mais c’était normal, vu tout ce qu’elle avait consommé. Elle s’était redressée sur ses coudes, après lui avoir imposé, de gestes faibles, d’en faire de même, tentant d’éloigner cette ombre la surplombant.

- Et si tu m’aidais à me changer les idées, hein ? Genre, me dire ce qu’il s’est passé, dans ta vie, ces derniers jours, par exemple ?

Elle était curieuse, et puis, elle y voyait là peut-être une façon d’attarder son esprit ailleurs, de se reconnecter un minimum avec tout ce qu’il se passait autour d’elle. Et puis, pourquoi pas ne pas tenter, vaguement, d’oublier la rancoeur de ces derniers jours, la colère l’ayant animé suite au silence pesant du désormais héros ?
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  Sam 15 Sep - 21:38
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Cruel ? Raphaël rit, doucement. Réellement ? Tu me préférais donc dans cette forme de cruauté, par le passé. Le sexe était pourtant une manière de se retrouver, pour eux, par le passé. Une manière de faire vivre leur amitié, de se retrouver. Mais peut-être que maintenant qu'il avait affronté des dangers légendaires, lui et River ne partageait plus cette simple relation. Peut-être que désormais, étaient-ils ces amis qui se partagerait un apéritif rangé, chacun de leur côté, en acquiesçant à leurs problèmes. Alors, maintenant que Raphaël se retrouvait repoussé, qu'elle s'était remise sur ses coudes, Raphaël s'était éloigné, pour se laisser tomber sur le dos, doucement, regarder le plafond et la lumière diaphane. S'y laisser retomber. S'y laisser dériver.

Je me fais petit. Je n'aime pas ces histoires de célébrité. Je ne suis pas plus un héros que les gens qui se sont battus là-bas. Les gens m'adulent parce qu'ils ont besoin d'aduler une figure pour les protéger. Certains m'envieront aussi pour une histoire de gloire, de force, aussi. De possessions, d'avantages. Raphaël soupire doucement en confiant ce qu'il percevait à River. Mais il serait difficile de croire que ce qui m'a amené ici était peut-être simplement le fruit d'efforts que tout le monde peut faire. Je n'étais pas seul, contre Yveltal. Et faut-il rappeler que Xernéas et Zygarde ont eu eux-aussi d'héroïques adversaires ? D'autres avaient menés des batailles contre l'adversité et la fatalité. D'autres avaient rassemblés des alliés pour briller. D'autres éclats persistaient et méritaient d'être reconnus. Alors je baroude et je cherche à trouver quelles seront mes prochains combats. Cela m'ennuierait par exemple que tu vives avec la peur de sortir en boîte la nuit parce que Nox Oscuras ne serait pas assez contenue. Ou même que toi ou d'autres personnes qui me sont chères vivent avec la crainte d'une attaque terroriste d'Idéalis. Homme de responsabilité, il restait pourtant invariable de simplicité. Il était chevalier, héros ; mais au fond, ce n'était que des conséquences d'un chaste vœu de protection envers les autres. Un protecteur protégeait ; il protégeait tout ceux qui en avaient le besoin.

Voilà, tu sais ce que je fais, ce que je vais faire. Continuer de faire des trucs dangereux, probablement. Continuer de courtiser les plus jolies femmes que je connais et ne jamais leur céder autre chose que mes sentiments. Ivres de liberté, il n'avait jamais renoncé à la sienne. Et c'était en accord avec celle-ci qu'il continuait de se battre pour l'Empire.
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  Sam 22 Sep - 20:37
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  Sam 22 Sep - 20:37

Fuis moi je te suis, suis moi je te fuis. C'était un peu ainsi que fonctionnait la princesse, capricieuse qui demandait quelque chose et se lassait dès lors l'avait-elle. C'était peut-être pour cela que Raphaël avait toujours eu son intérêt, faisant briller cet éclat bien particulier dans son regard de sa présence. Parce que lui, peu importe ce qu'ils avaient bien pu partager, elle ne l'avait jamais vraiment eu. Il y avait toujours eu cette distance imposée, une montagne de secret qui s'élevait entre elle et lui, qui semblait tantôt infranchissable, tantôt qu'une vague obstacle à leur passion commune. Elle ne l'avait jamais vraiment eu, lui qui était toujours ailleurs, semblant présent sans l'être totalement, manifestation éphémère d'un homme qui ne semblait pas appartenir à leur réalité, à sa réalité, mais dont le contact se ressentait indéniablement, elle qui se souvenait sans effort de sa main glissant sur son corps, ses lèvres s'emparant des siennes. Il était là sans être là, un mystère qu'elle n'était jamais parvenue à cerner, quand bien même s'y était-elle essayée.

Elle l’écoutait, se redressant, désormais position assise, tentant de ne pas se trahir en l’entendant aborder le sujet d’Idéalis. Elle n’était pas prête à se dévoiler ennemie au héros, non pas parce qu’elle craignait son courroux et la force qu’il pouvait déployé, mais parce qu’elle craignait le voir partir, disparaître sans un regard vers l’arrière. C’était pour ça aussi qu’elle l’avait engueulé, incendié par message. Elle avait eu peur de le perdre. Peur qu’il meurt sur le champ de bataille.

Elle qui l’avait rejeté s’était rapprochée, demoiselle difficile à saisir, qui se contredisait bien souvent. Elle se protégeait, en rejetant ainsi autrui, préférant les chasser d’elle-même plutôt que de les voir l’abandonner. Elle s’évitait aussi de trop y croire, de se perdre dans des belles paroles qui ne seraient rien de plus, de s’imaginer devenir importante alors qu’au final, il le disait si bien. Courtiser les plus belles femmes de l’Empire, c’était ce qu’il faisait, sans se poser ni offrir plus à celles-ci qu’une étreinte éphémère avant qu’il ne parte vers d’autres horizons. Doucement, sa main glissa le long de son bras avant que sa tête ne vienne se poser sur son épaule, déposant délicatement ses lèvres dans son cou, chaste contact de sa part.

- Les gens ne t’adulent pas parce qu’ils ont besoin de quelqu’un à aduler. Les gens t’adulent parce que tu es quelqu’un de bien, parce que tu amènes avec toi un peu d’espoir dont ils ont besoin. Moi aussi, au final, j’aimerais être un peu plus comme toi.

D’étranges mots qui venaient d’elle. La princesse Collingwood qui, au final, aurait peut-être aimé pouvoir être quelqu’un en qui les autres avaient confiance, quelqu’un qui se voulait naturellement gentille. Un peu comme Anna, sa cousine, que les gens aimaient sincèrement pour tout ce qu’elle était. Elle n’avait pas besoin de prétendre, contrairement à elle, cette amabilité lui venant avec un naturel déconcertant.

- Je vais aller affronter l’arène de Duskclock.

Elle venait de relever ses prunelles verdoyantes vers le jeune homme.

- Je ne sais pas trop par où commencer, pour voir où j’en suis et si je suis en mesure de moi-aussi m’affronter à ce qu’il y a de dangereux. Alors peut-être que commencer là-bas ne serait pas mauvais.

Ses yeux étaient fatigués, ses traits tirés, la bouche peut-être un peu pâteuse, elle qui était certainement déshydratée, faute de tout l’alcool (et aux produits illicites) qu’elle avait pu consommer et qui l’avait mené à cet appartement qu’elle reconnaissait sans peine.

- Et sinon, depuis le temps, combien de coeurs as-tu brisé ?

Question adressée avec un mélangement d’amusement, de légèreté, et peut-être aussi un brin d’amertume. Elle venait de reposer sa tête sur son épaule, profitant d’un moment d'accalmie dans sa vie à laquelle elle peinait de trouver un sens, profitant surtout de sa présence, alors qu’elle savait que ce n’était de courte durée. Elle retournerait à ses occupations tandis que lui… Irait courtiser les belles femmes de l’Empire tout en risquant sa vie pour quelque chose de plus grand encore qu’elle peinait à saisir.
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  Dim 23 Sep - 17:01
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Here’s your meds
Raphaël A. Ætherling
La vie est une longue rivière tranquille
Est-ce que c'était sincère ? Est-ce que les gens l'adulaient réellement pour une forme d'espoir qu'il apportait en son sillage ? Une flamme éphémère, battue aux quatre vents. S'ils savaient la vérité. S'ils savaient la cruauté de la réalité qui les entouraient. S'ils savaient à quel point l'espoir qu'il leur inspirait était quelque chose de tragique. Protecteur ou geôlier ? La destinée du monde dont il les éloignaient par ses actes était le moyen de les mettre à distance d'un combat qu'il n'avait jamais vu être remporté. Car par-delà les épreuves et les combats, se trouvait l'éthéré sentier de l'ascension. Un sentier pour les révéler. Pour mettre leur existence à l'épreuve. Pour qu'ils choisissent leur véritable but dans une histoire dont les enjeux leur était inconnu.

Il faut juste... Choisir ce en quoi l'on croit. Ce en quoi on souhaite se battre. Et s'y tenir. Jusqu'au bout. Peu importe l'adversaire, qu'il soit un Dieu, immortel, antédiluvien. Ne pas varier. Ne pas changer. Ne pas trébucher. Maîtriser la part d'inné, d'acquis, d'aléatoire. S'y conformer et se surpasser. Croire en son propre miracle. Convaincre que ses rêves avaient un intérêt à se réaliser. Se convaincre qu'il valait la peine de souffrir. Avancer dans l'adversité, dans le fiels de ceux qui n'existaient que pour eux-mêmes et se rassurer eux-mêmes. Et savoir tendre la main, dans l'espoir que la lumière que l'on cherche à protéger, saura embraser les cœurs de ceux qui l'apercevront au sein de la tempête. Il contemple ses yeux verts avec un sourire affectueux. Léger.

Tu ne commences pas par la facilité. Mais je suis sûr que de nombreuses leçons te seront offerte par celui qui règne dans les ténèbres de Duskclock. Il avait rencontré l'homme au nez aussi long que son existence au sein de l'Empire. Les regards qui ne trompaient ni l'un ni l'autre. L'Homme que tu y rencontreras à tout mon respect et j'ose espérer avoir le sien. Un respect que seuls des vieillards pouvaient s'accorder. Un respect de ceux qui avaient renoncés au moins pour le moment à relever l'ultime défi dans l'espoir que la sagesse qu'ils avaient acquises puisse être transmise aux autres.

Et les coeurs brisés... Combien de brisés, combien de réparés ? C'est une question que je ne me pose pas. J'ai prêté des allégeances et j'ai juré fidélité à certaines personnes. Je couche malheureusement rarement avec celles-ci. Rarement étant alors un euphémisme mystique pour dire "jamais" lorsqu'il s'agissait d'un dragon légendaire incarnant une partie des rouages de l'univers. Encore moins lorsqu'il s'agissait d'une princesse dont l'héritage et son rôle de protecteur les rendaient destinés à ne jamais partager de tels liens. Je n'y peux rien, je suis populaire. Les gens adorent parler de moi. Il soupire, presque amer de cet humour qu'il avait pourtant invoqué. Tu dois bien savoir que je veux être le dernier à briser des cœurs. Et je crois qu'à ce jour, tu es l'une des rares à avoir éprouver des sentiments pour moi. Ce dont je te remercie encore, d'ailleurs. Il attrape doucement la main de River et l'embrasse chastement à son tour. Ceux qui l'aimaient sincèrement pour ce qu'il était et malgré ce qu'il était, dans la pénombre des mystères dont il était le porteur, étaient des gens pour qui il vouait gratitude et fidélité. Et dans leur proximité, Raphaël se mit à caresser la chevelure de la jeune femme avec douceur.
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  Sam 29 Sep - 19:11
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  Sam 29 Sep - 19:11

Sa respiration s’était calée sur celle de l’homme contre qui elle s’était appuyée, sentant sa poitrine se soulever sous sa tête, quelque chose pour laquelle elle n’avait jamais réellement eu d’attention mais qui se voulait rassurant à l’heure actuelle. Elle était épuisée, cela ne faisait aucun doute, peinant encore à rester concentrée sur ce qu’il se déroulait. La réalité était quelque chose qu’elle fuyait, de sa consommation devenue excessive, et elle s’y retrouvait confrontée, alors qu’elle se trouvait dans les bras d’un homme qu’elle avait aimé, qui l’avait blessé, sûrement sans le vouloir, sans trop le réaliser. Un homme qu’elle avait décidé de garder près d’elle, écrasant sa fierté et la certaine rancoeur qu’elle aurait pu avoir pour ne pas qu’il parte sans elle, cherchant ainsi à avoir encore une petite place dans sa vie et peut-être même dans son coeur.

Même si elle n’en savait trop rien, si vraiment avait-elle une place dans son coeur, Raphaël étant aussi énigmatique qu’insaisissable. Un homme qui était aussi sûrement trop bien pour elle, accumulant les titres, adulés par une population qui croyait en lui. Il était quelqu’un facile à apprécier, quelqu’un qui lui semblait foncièrement gentil, qui offrait de l’aide naturellement et ne demandait jamais rien en retour.

Et ce qu’elle pouvait les haïr, ces gens.

Une haine animée d’une frustration lui venant d’une jalousie mal assumée. Parce qu’elle-même ne savait pas être gentille, n’était pas aussi naturellement bonne avec autrui, ne pouvait réussir à être aimable et honnête à la fois. Pas dans la majorité des situations du moins. Et elle les enviait un peu, au final, ces gens qui savaient être présents pour les autres, même les inconnus. Qui étaient prêts à sacrifier un peu d’eux-même pour le bien de tous. S’il lui était possible de se mettre en danger pour les gens qu’elle aimait, jamais aurait-elle accepté de se retrouver dans une situation comme celle dans laquelle il s’était trouvé, à affronter une menace imposante et impressionnante, tout ça pour protéger cette population dont, égoïstement, elle n’en avait que faire.

- C’est d’assumer que tous ont la même volonté que toi, cette même force d’esprit. Ce n’est toutefois pas le cas de tout le monde, Raph. Les gens sont faibles et ils ont peur. Alors ils se raccrochent à ce qu’ils peuvent. À des gens qui sont à l'opposé de ce qu’ils sont. Des gens comme qui ils aimeraient être.

Elle aurait aimé être plus altruiste. Plus courageuse. Comme Raphaël. Voir même comme Isara, celle qui n’avait pas hésité un seul instant pour se battre pour ses convictions, malgré la douleur que cela avait pu lui occasionner. Elle soupira, se laissant bercer par cette main dans ses cheveux, caresse délicate au travers sa tignasse corbeaux. Pour l’une des rares fois depuis les dernières semaines, elle se sentait paisible, ainsi installée contre lui. Un moment particulier auquel elle tenait. Un moment qu’elle ne souhaitait pas voir se terminer. Pour quelques instants, elle avait l’impression d’être seule au monde, avec Raphaël. Qu’un fragment de leur existence, une fraction de seconde, au sein de laquelle plus rien n’existait, si ce n’était qu’eux deux.

Elle se sentait en sécurité. Plus légère, aussi. Simplement bien, auprès d’un homme qu’elle ne pourrait jamais enchaîner ni retenir pour qu’il reste à ses côtés. Sûrement que de plus grandes forces l’appelaient ailleurs, ou simplement des voix différentes de la sienne. D’autres demoiselles ? Se jouait-il d’elle depuis le début ? Avait-il, au final, une famille qu’il n’avait jamais évoqué, lui faisant croire de douces chimères qui n’étaient sûrement que fantaisies de son cerveau.

- Ne me dit pas que je suis la seule idiote à avoir cru en ton sourire ?

Ce n’était pas une critique, qu’une simple constatation qui lui arracha un rire amer. Elle resta silencieuse, quelques instants, sa main s’étant glissée sur la cuisse du jeune homme, reposant désormais sur cette dernière.

- Je n’avais pas l’impression d’être moi, lorsque tu me regardais. Ou, enfin, j’avais surtout l’impression d’être une meilleure version de moi-même.

Il n’avait rien demandé, et pourtant, elle lui partageait le fond de sa pensée, quelconque retenue qu’elle aurait pu avoir ayant été noyé dans l’alcool qu’elle avait pris et cette drogue qu’elle utilisait pour s’exploser le cerveau. Elle ferma les yeux, quelques instants, comme pour se convaincre que ce moment ne se terminerait pas. Raphaël avait, certes, une influence bénéfique sur sa personne, mais elle savait que dès lors le soleil serait-il levé, les rayons venant caresser leur peau pour annoncer le début d’une nouvelle journée, il serait reparti elle ne savait trop où, ne pouvant que se demander si elle le reverrait un jour.

Non pas doutait-elle de son honnêteté, lorsqu’il l’avait remercié, ni même doutait-elle de ce semblant de relation qui existait entre eux deux, une amitié étouffée dans le mensonge et le mystère, tous deux ayant des choses à cacher à l’autre. Non. Ce dont elle doutait, c’était s’il allait sortir victorieux de son prochain combat. Car ces derniers devenaient de plus en plus violent plus le temps avançait.
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