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  Sam 14 Oct - 0:17
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  Sam 14 Oct - 0:17

« J’aurais aimé te parler des oiseaux dans le ciel. J’aurais aimé te parler du ressac de la mer. J’aurais aimé te parler du vent qui me fouettait les cheveux et des braises qui volaient haut dans le ciel, les soirs d’hiver gelés. J’aurais aimé te parler de ton pays et de tout ce que j’y ai vu. J’ai été à Lavandia, mais tu n’y étais pas. Tu t’étais évaporé, aussi facilement que tes lettres. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais je sais que je veux te revoir, et que je le pourrai.

Je suis partie de Moscovicie. Ou plutôt j’y ai été forcée. J’aurais aimé te parler de toutes les belles choses de mon pays, après tant d’années de silence, de tristesse et d’attente de tes lettres.

Mais aujourd’hui, je dois te parler de mon exil. »


~

« Arrêtez-vous ! »

Elle souffle. Elle halète. Ses poumons s’emplissent et se désemplissent avec une telle vitesse qu’ils exploseraient presque dans sa poitrine. Pour le moment, c’est son cœur qui explose et qui bat à toute chamade. Et elle court, Abigaël. Oui, elle court, d’un pas précipité. Paniqué, même. Elle n’entend plus rien que son sang qui bat à ses propres oreilles et la voix, grave, vindicative, autoritaire…

« J’ai dit, ARRÊTEZ-VOUS ! »

Menaçante.

Tout était silencieux, incroyablement sourd autour d’elle. Et elle ne voyait, ne fixait que la grille et ses barbelés, de la frontière. La limite de son beau pays blanc et froid. Le rideau de fer qui la coupait des régions extérieures, et surtout, de la liberté. Le froid lui cisaillait les jambes et les joues, mordant et agressif, mais pas plus que la balle qui lui avait traversé l’épaule et qu’elle n’avait pu éviter. Le sang coulait, chaud et épais. Il teintait sa veste de pourpre et de carmin, marquait tristement ce sombre jour. Et l’Eistat, la police du gouvernement, était toujours à ses trousses, avec ses Grahyèna, spécialement entraînés pour attraper les fuyards. Pour attraper les fuyards, ceux qui avaient fait un peu trop de bruit, pour les déchiqueter. Courir dans la neige n’avait rien d’évident, mais la vue de la route de terre bordant la grille de barbelés rendait de l’espoir à Abigaël. Elle y était presque. Et puis, les gardes et les Grahyèna n’avaient aucun avantage sur le terrain boisé sur lequel elle les avait entraînés.

Bientôt, elle serait libre. Libre. C’était cette pensée qui lui donnait un regain d’énergie, et elle redoubla d’effort dans sa course, tandis que les cris stridents des Grahyèna  et les coups de feu se rapprochaient eux aussi, dangereusement.
Retrouver la terre sous ses pieds fut un pur bonheur pour la Moscovite. Moins lourde et gênée que dans la neige, elle reprenait à nouveau de la vitesse, sur les quelques derniers mètres. Le cauchemar serait bientôt terminé et la Moscovie serait derrière elle. Elle se sentait pousser des ailes en même temps que le soulagement faisait envoler son cœur.

La chute fut brutale, quand un Grahyèna sorti de nulle part, plus rapide et féroce que les autres, lui happa la jambe droite avec violence. Abigaël poussa un hurlement de douleur en même temps qu’elle s’écrasa violemment, la face sur le sol dur et froid.

Tous ses sens explosaient en couleurs et en sons happés par des silences. La tête lui tournait et le sang lui battait chaudement aux tempes. Il dégoulinait même sur toute sa face. Et le loup gris continuait de s’acharner sur sa jambe avec une férocité et des grognements sauvages. Son genou était déboîté et son mollet n’était plus qu’un vulgaire morceau de viande valdingué. Et en fond, il y avait les rires des gardes de l’Eisats. La traque était terminée pour eux. A partir du moment où le loup t’attrape, il n’y avait plus d’espoir qu’il te lâche.

Et Abigaël ne s’entendait pas, mais elle hurlait de douleur d’une manière qui n’avait plus rien d’humain.

~

« J’en ai encore les stigmates sur mon corps. Je boîte légèrement de la jambe droite et j’ai eu besoin de longs mois de rééducation avant de pouvoir remarcher sans béquilles. Je dois toujours cacher les cicatrices du soleil après de longs mois. Jamais, de toute ma vie, je n’aurais cru avoir aussi peur de Pokémons. Spoutnik a toujours été une compagne et une amie pour moi. Pas une arme ou une bête que je lançais aux trousses de quelqu’un. Il faut croire que la Moscovie et son unité d’intervention spéciale, l’Eisats, s’en moquaient bien. J’ai bien cru que j’allais y rester. S’il n’y avait pas eu le Passeur, j’y aurais certainement laissé ma peau… »

~

« Ce n’est pas très joli de s’y prendre à plusieurs sur une personne. »

Le Grahyèna avait lâché sa jambe et elle pouvait entendre ses couinements apeurés. Abigaël était tout aussi surprise que les soldats à sa poursuite d’entendre une voix calme mais posée intervenir. Ce n’était probablement pas qu’une voix, mais les couleurs éclatantes et un voile noir l’empêchait de voir clairement ce qu’il se passait. Elle se disait que c’était probablement un rêve et que personne ne pourrait venir la sauver. Jusqu’à ce que le rugissement tonitruant et reconnaissable d’un Polagriffe résonne dans l’air. Même la jeune femme en eut des frissons. Et elle entendit les bruits sourds et les glapissements paniqués des Grahyèna. Glapissements qui devinrent de plus en plus lointains.

« Vous contrevenez à l’intervention d’un service d’Etat ? Vous vous rendez compte que vous ne risquez pas la prison, mais la mort, à ce niveau-là ? »
« Oui, je suis au courant. C’est bien pour cela que je n’habite plus ici. Mais j’ai entendu du bruit, et j’ai accouru. J’ai la curiosité dans le sang, voyez-vous. Et la galanterie aussi. C’est pour cela que Sky qui m’accompagne gentiment a fait fuir vos bêtes de terreur. Ah, et suis-je bête, j’ai aussi oublié de vous présenter Snoopy. Allez, viens dire bonjour toi, ne sois pas si timide ! »

Il avait une voix douce, mais dans laquelle perçait une malice acerbe. Et il riait aux éclats, en leur répliquant cela, avec désinvolture. La jeune femme aux cheveux gris, allongée sur le ventre, étourdie, ne faisait qu’entendre ce qu’il se passait derrière son dos. Mais elle vit clairement un Ursaring s'approcher, haut de deux mètres, d’un pas lourd et tranquille. Il s’arrêta devant elle et la renifla un instant. Elle pouvait sentir son haleine chaude et puante lui caresser le visage. Elle tressaillit de peur pendant quelques secondes.

« Vous savez, ils ont plutôt mauvais caractère. Et ce n’est pas avec vos jouets que vous réussirez à les arrêter. Si j’étais vous, je déguerpirais le plus vite possible d’ici. »
« M-mais vous êtes qui au juste ? »
« Moi ? Oh, je suis juste le Passeur. »

Et ce fut la dernière chose qu’Abigaël entendit avant qu’un voile noir ne se pose sur ses yeux.

~

Des yeux verts. Deux pupilles vertes en forme d’amande. Mais pas n’importe quel vert. C’était le vert profond et sombre des forêts de Moscovie. Un vert doux, sage et apaisant. Quand Abigaël se réveilla, elle se retrouva face à ces deux grands yeux verts. Et ce teint pâle, et cette barbe mal rasée. Elle recula soudainement paniquée. Mais elle ne put aller bien loin, puisque sa jambe droite était en lambeaux, ou presque et que la douleur qui lui transperça le mollet la fit gémir avec un bruit sourd.

« Tu ferais mieux de ne pas bouger, ta jambe a sérieusement failli y passer, ma chère. Et ne t’inquiète, ce n’est pas moi que tu as le plus à craindre. Enfin, tu as dû le remarquer avec l’Eisats à tes trousses. Tu as fait quoi pour qu’ils essaient de t’attraper ? »

Nauséeuse, étourdie, la jeune femme essayait de repérer où elle était. Pas dehors, c’était certain. La pièce avait l’air d’être le salon d’un grand chalet, ancien et chauffé par une cheminée. Une douce chaleur y régnait, rassurante et agréable. Le sifflement d’une cafetière provenait du fond de la pièce. Elle n’était plus dehors, il n’y avait plus de Pokémon loup pour lui déchirer la jambe. Jambe actuellement immobilisée et entourée de bandages à ne plus savoir qu’en faire.

« Il… Il faut que je parte rapidement. Ils me retrouveront, et vous aurez des problèmes. » articula-t-elle difficilement, légèrement perdue.
« Oh, ne vous inquiétez pas. Ils ne se risqueront jamais au pied de la chaîne Niffelhienne. C’est un lieu qu’ils ne peuvent occuper, toujours trop sauvage et dangereux. C’est bien pour cela que je m’y cache. C’est une terre de non-droit, et personne ne vient m’y chercher. Vous êtes calmée ? Non, parce qu’avec votre jambe, vous ne risquez pas d’aller bien loin vous savez. »

Il disait cela avec un léger sourire amusé, tout en allumant une cigarette avec un vieux briquet. L’odeur du tabac commença à se répandre dans le salon, tout en s’envolant en volutes gris.

« Vous n’êtes pas la première que je récupère, vous savez. Il y en a beaucoup, comme vous, qui fuient leur pays natal. Moi-même, je l’ai fui il y a bien cinq années. Mais en voyant toute la détresse des émigrants, j’ai décidé de rester pas trop loin pour les aider… J’en ai vu des pauvre gens qui n’ont pas eu autant de chance que vous… Encore, que traverser cette immonde barrière, ce n’était pas la partie la plus difficile… »

Abigaël le fixait d’un air hébétée, étourdie par le flot de paroles qu’il déversait sans cesse. L’inconnu avait un air mature, comme si le temps et les épreuves lui étaient passés sur la figure et la vie un peu trop tôt. Pourtant, il devait avoir à peu près l’âge de la jeune Moscovite, si ce n’est quelques années de plus. Il parlait, parlait et parlait, comme s’il n’avait pas vu quelqu’un depuis un moment et qu’il avait besoin de se confier. Il n’était pas si soigné physiquement, mais il avait quelque chose de magnétique et de fascinant à la fois.

« Il faut que j’aille à Kalos. A tout prix. » finit-elle par dire, le coupant dans ses histoires et ses anecdotes qu’il développait, de fil en fil et de maille en maille.

« Vu l’état de ta jambe, tu risques d’attendre un bon moment. Avec Snoopy, Sky et moi, tu ne risques rien... Comment tu t’appelles par ailleurs ? On dirait que tu as perdu tes papiers dans ta course, donc je n’ai pas plus me renseigner que ça »
« Abigaël »
« Abigaël » répéta-t-il, doucement.

Il resta silencieux pendant un moment, et l’air un peu triste aussi. Puis, il la regarda et lui adressa un sourire doux et affectueux à la fois :

« Je te ferai traverser les montagnes dans trois mois, Abigaël. En attendant, tu peux me raconter ton histoire, ça nous occupera, en attendant que le repas finisse de cuire »

Et Abigaël lui raconta. Et elle se perdit longtemps dans ses yeux verts.

~

« Je n’ai jamais su son prénom. Il ne me l’a jamais dit, à vrai dire. Il répétait simplement avec un sourire gentil et amical, le regard un peu nostalgique qu’il s’appelait le Passeur. Et je ne suis pas la première qu’il ait aidée à fuir et traverser.  Des fuyards, des exilés, il en voit tous les jours, à tenter de passer la frontière. Parfois, il arrive à temps pour les aider. Parfois, il est déjà trop tard.

Pendant que j’étais inconsciente, il m’a apparemment transportée de l’autre côté des barbelés du rideau de fer pour m’emmener dans le chalet qu’il habite, sur le début des pentes de la chaîne Niffelhienne. Sans lui, je n’aurais certainement pas survécu. Sans lui, je ne serais probablement pas en vie actuellement. Ce qui est sûr, c’est que je ne l’oublierai jamais. »


~

« On attend depuis quatre heures dans le froid pour quoi, au juste ?
« Il faut être patient, il ne sont pas toujours très à l’heure pour les transports de réfugié, tu sais »
« Qui ça, ils ? Tu ne me fais pas un sale coup au moins ? »
« Ils sont toujours en retard, surtout à cette période de l’année…
« Tu pourrais au moins répondre à mes questions ! »

~

« C’était un dirigeable qui faisait le pont entre Kalos et la Moscovie. A cause du grand froid de l’hiver approchant, nous avons dû attendre près de huit heures avec le Passeur, pour qu’ils arrivent enfin. Il n’y avait pas que moi, à bord. Des vieux, des jeunes. Des mères, des enfants. Des ouvriers, de riches personnalités. Ce qui m’a probablement le plus choquée ce jour-là, c’est de me rendre compte d’une manière plus globale du silence des médias. Et de la bombe que j’avais lancée en publiant mon article sur Hoenn. Beaucoup de personnes partaient de Moscovie, et pourtant, on n’en parlait pas. Personne n’en savait rien et tout cela était caché, à moins que l’on se trouve dans les épicentres de ces mouvances. C’est ce qui m’est arrivé avec violence, de la même manière qu’on se prend un camion lorsqu’on traverse imprudemment une autoroute.

Quand je suis arrivée à Kalos, c’est encore plus fortement que j’ai compris qu’il y avait quelque chose de pourri en Moscovie. Pourri et mauvais. Pourri et dangereux. »
 
Exil [Solo]
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