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 [Validé] Boy, that escalated quickly. (Partie II) - Cybèle Norne

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  Ven 1 Déc - 11:23
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  Ven 1 Déc - 11:23

Je ne savais pas comment j’avais fait pour en arriver là. J’étais dans une petite salle de la police impériale, entourée de quatre policiers qui se criaient dessus. Ils se demandaient pourquoi j’avais fait ça, comment j’avais entendu parler de cette affaire, qui m’avait éduqué pour que je me mêle des affaires des autres. J’entendais des échos. Pourquoi tu as fait ça Chani ? Tu aurais pu te mettre en danger ou compromettre l’enquête. Est-ce que tu as pensé à ton grand-père ? Tu es la seule famille qui lui reste, qu’est-ce qu’il aurait fait sans toi ?! J’entendais toutes les remarques, elles auraient dû me blesser, me heurter, me faire fondre en larme, mais je restais stoïque. La tête baissée, le regard vide. Elle m’avait roulé dans la poussière, elle s’était joué de moi. Je lui avais fait confiance pendant des heures. Certes j’avais eu quelques doutes, mais jamais je n’aurais cru qu’elle soit…

- Viens Chani, on va l’interroger.

Mon mentor. Au moins lui était resté de mon côté. Il comprenait mon envie de partir à l’aventure et de résoudre mes propres enquêtes. Il n’approuvait pas ce que j’avais fait pour autant, mais il m'avait défendu aux yeux des autres. Avec un peu de chance et un peu de son autorité au sein de la police, je n’allais pas me faire virer. C’était plutôt ça que je regrettais le plus. On entra dans une salle peu éclairée. Une vitre teintée nous séparait d’elle.
Monsieur Cederblad avait réussi à la rattraper facilement à l’hôpital. Il lui avait couru après, il avait descendu les marches quatre à quatre et une fois arrivée à sa hauteur, il l’avait violemment plaqué contre le sol. On voyait encore un peu de sang séché autour de ses narines. La pièce où elle se trouvait était petite, il n’y avait qu’un bureau et deux chaises qui se faisaient face. L’une était occupé par…

- Cybèle Norne. Plusieurs petits délits à son compteur, vol à la tire, vol à l’étalage, combat clandestins, quelques cas d’agressions souvent sans gravité. Je te passe les détails, mais elle n’est pas très appréciée des services de police.

J’hochais la tête machinalement. Je m’en étais rendue compte. J’avais passé la soirée avec une délinquante, une criminelle, j’avais même dormi chez elle. Pourquoi elle ne m’avait pas tué, je lui avais pourtant avoué que je faisais partie de la police. Personne ne m’aurait cherché dans les bas quartiers d’Elyséa. L’interrogatoire allait commencer. Après tout, d’après la victime, c’était Cyf-Cybèle qui l’avait poignardé.
Pourtant quelque chose clochait… Je le sentais au fond de moi, dans mes tripes. L'instinct du policier. Elle l’avait peut-être frappé, mais pourquoi vouloir le tuer ? Elle n’était pas une meurtrière, son dossier le prouvait. J’attendais que l'entretien commence pour en dire plus à mon mentor. Il m’avait questionné un peu plus tôt pour savoir ce que j’avais récolté comme information. Je lui avais seulement parlé des deux gangs et de la victime, assez vaguement. Je lui avais aussi expliqué comment j’avais entendu parlé de l’affaire. Il m’avait fait un clin d’oeil discret. Il ne m’en voulait pas, j’étais soulagée.

Un autre policier entra dans la pièce où Cybèle se trouvait, il déposa un carnet et un stylo sur la table. Puis il commença le questionnaire.

- Alors Cybèle, ça faisait longtemps, je te rappelle tout de même que notre interrogatoire va être filmé et que le son va être enregistré… même si dans ton cas ça ne sert pas à grand chose. Effectivement, dans un coin de la pièce, une petite caméra avait tourné au rouge, l’enregistrement avait démarré. Derrière la vitre teintée, un ordinateur retransmettait le son et les images de la pièce. Le policier déposa une photo de la scène de crime ainsi que de la victime dans un état plus que pitoyable. - Est-ce que tu reconnais ce lieu ainsi que cette personne ?
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  Ven 1 Déc - 23:03
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  Ven 1 Déc - 23:03

Il état impossible de savoir ce qu'il se passait dans la tête de Cybèle. Complètement impassible, la jeune femme s'était installée confortablement sur la chaise de la salle d'interrogatoire. Elle ne connaissait que trop bien cette pièce, et son regard s'était brièvement promené du côté de la vitre teintée. Pour tenter de croiser, par hasard, sans qu'elle le sache, celui de Chani ; qu'est-ce que la brune pouvait bien penser, maintenant ? Que Cybèle est bien méchante ? Que Cybèle ne mérite plus de considération ? Que, finalement, elle n'est pas si humaine que ça ? Qu'elle l'a échappée belle, fiou, après avoir passé une soirée entière avec une criminelle ? C'est vrai qu'ils ont le sang chaud, ceux-là, on les regarde de travers et ils t'égorgent ; ils n'ont pas de cerveau, pas de raison, que des instincts primaires et le goût du sang. Des bêtes.

C'était fini. Cybèle n'avait plus d'espoir. Avec son casier bien fourni, jamais on ne la croirait innocente de cette tentative d'assassinat. Ils sautaient vite aux conclusions, les flics. La barrière entre une agression et un meurtre est vite franchi.
Elle a dû le faire sur un coup de tête. Compromettre sa vie sur un coup de tête. Ôter la vie d'un autre sur un coup de tête.

Non, c'est vrai, quoi. Qui vole un œuf, vole un bœuf.

Silencieuse, Cybèle fixa la photo de la victime. Elle ne le connaissait pas. Elle l'avait peut-être croisé un jour, c'est vrai, mais ne le connaissait pas. Mais maintenant, ça ne servait à rien de faire la maligne et de nier ses torts. Idéalis ne viendrait pas la sauver, aujourd'hui. Ils l'auraient fait pour quelqu'un de plus important, mais pas elle, pas pour un meurtre. La jeune femme s'empara du carnet et du stylo mis à sa disposition et commença à écrire sans laisser poindre la moindre expression. Pourtant, ça devait être un sacré bazar dans son esprit.

Il a essayé de m'agresser. Il est tombé sur la mauvaise personne. Les hématomes au visage, c'est moi, ceux sur son torse aussi, je suppose. Mais je n'ai jamais essayé de le tuer. Il ne saignait pas quand je suis partie. Elle fit glisser le carnet à l'inspecteur avant de s'affaler de nouveau sur la chaise, les jambes croisées. Il n'allait pas la croire, de toute façon. C'était sûr. Au moins, la borgne pouvait se vanter de s'en être tenue à son code d'honneur et d'avoir dit la vérité.

En effet, il ne l'a pas crue. Le policier commença à faire un petit numéro d'intimidation ; comme quoi elle ne s'en sortirait pas aussi facilement, des enquêteurs étaient sur place, bla, bla, bla. La muette leva un œil au ciel. C'est bon, elle connaît le disque.

C'est un dealer, et tous les gens du milieu sont persuadés que c'est un gang qui l'a tué. Demandez à la jeune.

Autant parler à un mur. L'enquêteur passa sur un autre front, lui demandant de détailler ce qu'il s'était passé ce soir-là en détail. Cybèle répondit avec la même franchise ; elle rentrait chez elle après s'être promenée-- promenée où ? Je sais pas, en ville- avait remarqué qu'on la suivait, effectué de multiples détours pour vérifier, puis le malfrat a pris les devants, elle l'a roué de coups, puis est partie chez elle-- qu'est-ce que tu foutais autour de la scène du crime ? Elle n'avait plus de savon. Pourquoi avoir suivi la jeune fille ? Parce qu'elle faisait une enquête, et Cybèle voulait en savoir plus.

En savoir plus sur les suspicions qui pouvaient être portées sur elle, et donc éviter d'être accusée de meurtre malgré sa culpabilité évidente ?

L'albinos s'agita d'un coup et donna un puissant coup de poing sur la table, qui fit vibrer celle-ci ; debout, la muette jeta un regard prolongé à l'inspecteur qui avait eu un sursaut et tentait maintenant de l'intimider pour qu'elle retourne s'asseoir. Il avait peur. Tu m'étonnes. Combats clandestins, ça fait un peu flipper, surtout avec le cache-œil. Qu'il soit armé ou pas n'avait pas d'importance. Qu'elle soit punie ou pas non plus. Néanmoins, la délinquante se rassit, mais garda la tête haute. Elle fit glisser un nouveau mot à l'employé ; faites votre putain de job et arrêtez de m'accuser sans preuves.

Il n'avaient pas le droit de faire ça. Enfin, elle n'y connaissait rien, mais trouvait la situation injuste. Elle n'aimait pas qu'on la traite comme une meurtrière. Leur façon de s'adresser à elle était suffisamment humiliante comme ça. L'inspecteur continua de poser des questions sur la soirée de la borgne, qui tournaient en rond, puisque celle-ci donnait toujours les mêmes réponses sans incohérences. En même temps, elle ne mentait pas. Ils apprirent tous les détails sur son investigation avec Chani, relatés avec une objectivité surprenante. Cybèle était habituée aux procédures. Elle ne laissait pas ses sentiments interférer avec ses témoignages.

Son regard se promena à nouveau du côté de la vitre teintée. Est-ce que Chani se trouvait derrière ? Elle devait être bien surprise de la voir aussi froide et délibérément hostile. Sans être d'un naturel souriant, l'albinos s'était montrée beaucoup moins impatiente et plus agréable avec la jeune détective. Devant cet homme chargé de lui tirer les vers du nez, un blanc-bec malingre et grand, carrure d'asperge, la jeune femme se montrait provocante, ne baissait pas les yeux, ou l'ignorait. Chaque tentative d'intimidation se soldait par un regard agacé ou un nouveau coup de poing sur la table ; chaque tentative de contact physique par un mouvement de recul de la part du policier face à la réaction agressive de la délinquante-- il avait d'ailleurs à un moment manqué de se prendre un crachat à quelques centimètres près. C'était le monde à l'envers. Mais on ne pouvait rien y faire ; mis à part ces accès de colère et de mépris, Cybèle se montrait impassible, insensible, et coopérative.

Au bout d'un peu plus de deux heures néanmoins, la suspecte arrêta tout simplement de répondre aux questions. Celles-ci tournaient en rond, ou bien l'accusaient sous couvert de vérifications futiles cherchant à lui faire dire des bêtises, et la jeune femme ne voyait plus l'intérêt d'y répondre. Le policier tenta de l'intimider, de crier, de faire mine de la frapper, rien n'y faisait. Cybèle ne bougeait pas, et remplissait des carreaux d'encre bleue sur son carnet. De temps à autres, un regard dédaigneux croisait celui, frustré, de l'inspecteur. Des mots notés passaient vers le jeune homme, tous disant quelque chose de semblable à ; j'ai déjà répondu à cette question, t'as qu'à revenir quelques pages en arrière. Tu sais lire, non ?

Elle mettait clairement le policier dans l'embarras, par son calme olympien. Par conséquent, l'interrogatoire prit fin, et on décida de garder l'albinos à portée de main, au cas où quelqu'un d'autre déciderait de tenter sa chance. Au départ, les inspecteurs, après l'avoir menottée à nouveau, essayèrent de la tenir par les bras pour l'amener à la cellule de garde à vue, ce à quoi Cybèle répondit par des coups de coude, l'air de dire je sais très bien marcher toute seule, merci.

C'est donc en l'encadrant sans contact physique que les policiers amenèrent la jeune femme dans sa nouvelle maison, du moins pour les prochaines heures. Une cellule terne à la peinture écaillée, où se trouvait dans un coin, un peu surélevé, un matelas fin d'un centimètre ou deux et qui suffisait à peine à contenir tout le corps de la borgne. Pas de toilettes ni de lavabo : il fallait demander au gardien, qu'ils disaient. Comme si le gardien en avait quelque chose à faire.

La cellule puait et n'était pas propre, mais il faut dire que l'albinos n'avait pas vraiment le choix. Au moins, elle avait le plaisir d'y être seule : les policiers avaient tendance à entasser tout le monde dans ces trois mètres carrés insalubres.

Long soupir. Ne sachant que faire, de toute façon complètement dépendante des autorités, Cybèle s'allongea sur le matelas et fixa le plafond en silence, comme plongée dans ses pensées. Quelle serait la prochaine étape, pour elle ?... Elle se couvrit le visage des mains. Ils lui avaient même examiné son cache-oeil. Quelque fois qu'elle y aurait caché un flingue.

Au moins, elle avait pu le récupérer.
Non mais, je te jure.
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  Mar 5 Déc - 11:35
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  Mar 5 Déc - 11:35

L'interrogatoire dura de longues heures. J'étais totalement dépitée, c'était impossible pour moi d'intervenir en plus de cela. Cybèle était obligée de se débrouiller et de convaincre le policier, mais ça n'avait pas l'air de bien fonctionner. Il faisait son job, il était peut-être un peu trop prononcé dans le rôle du mauvais flic, mais il essayait au maximum de soutirer des informations à la jeune femme. Je connaissais la fin de l'histoire, mais j'avais été surprise par le début. Le policier était obligé de lire à voix haute les réponses de la muette pour que tout soit sur enregistrement. Paolo avait affirmé qu'il devait rencontrer une fille quelque part alors que Cybèle avait une toute autre version. Il avait tenté de l'agresser et s'était tout simplement défendu en le tapant à de multiples reprises sur tout le corps. Quand elle était énervée, elle ne faisait pas semblant. Elle continua son histoire en racontant ce qui s'était passé avec moi. On avait croisé une autre femme muette qui nous avait dit que la victime était un sans abri, on était parti les interroger sous les ponts et ensuite on était remonté jusqu'aux dealers de drogues d'Elyséa. J'étais totalement d'accord avec sa version des faits.

Je ne voulais pas assister à la suite de l'interrogatoire. J'étais partie m'isoler dans mon bureau d'inspectrice, mon Marcacrin dans les bras. Comment j'avais pu faire confiance à Cybèle... comment je pouvais encore lui faire confiance malgré tous les crimes qu'elle avait commis  ? Il ne manquait plus que j'apprenne qu'elle soit de Nox Oscuras ou d'Idéalis, ça serait la meilleure ! On toqua à la porte. Pas de réponses de ma part, je broyais trop de noir. Mon mentor entra dans la pièce, il voulait que je confirme tout ce qu'elle avait dit. Et bien oui, tout était vrai.

- En tout cas moi je suis sûre qu'elle n'a pas essayé de le tuer.

Je mis machinalement mes mains dans mes poches, comme pour montrer que je restais sur ma position. Mais. Oh. Je farfouillais dans mon manteau avant d'en sortir... le portefeuille d'hier ! Je l'avais totalement oublié ! Je l'ouvris une nouvelle fois, la tête d'un jeune homme, genre racaille. Je montrais la photo à mon mentor. C'était rare, mais j'étais devenue très sérieuse. Justice devait être rendue et je ne voulais pas que Cybèle reste derrière les barreaux alors qu'elle n'avait pas essayé de tuer Paolo.

- Tu penses qu'on peut retracer cette personne ?

En quelques minutes à peine, l'ordinateur nous donna un résultat. Tout comme sur sa carte d'identité, le machine nous donna les coordonnées d'Ivan Julianos, un jeune qui, comme par hasard, avait déjà un casier. Agressions graves, trafic de drogue, etc. Le suspect parfait. Il y avait une adresse qui se situait dans une quartier proche de là où on était hier soir. Sûrement le domaine des Sanguinaires. Le portefeuille me fut retiré pour être ajouté à l'enquête. Personne ne questionna mon mentor sur sa provenance, fort heureusement. En quelques minutes, une unité d'intervention se dirigea vers la maison de cet Ivan. Le commissariat avait retrouvé son calme pour le moment. Avec tout ce qu'il venait de se passer, il était déjà midi. Après tout le remue ménage que Cybèle avait fait, j'ai décidé de lui apporter son repas.
Je ne savais toujours pas pourquoi ça ne me faisait rien de savoir que c'était une criminelle et une menteuse. Peut-être que je refusais de croire tout ce qu'on m'avait dit sur elle, peut-être que tous ces mensonges n'étaient que des farces à ses yeux. Je pris deux plateaux repas de la police. Rien de bien folichon à manger dessus. De la purée, des petits pois, de la viande trop cuite et une yaourt nature. Je me dirigeai vers la petite cellule qui l'accueillait pour le moment. Elle était là, allongée sur le matelas pas bien épais. Je toussais pour indiquer ma présence. Une longue minute de silence s'installa. Evidemment, ce n'était pas elle qui allait prendre la parole en premier.

- Je t'ai apporté de quoi manger.

Je déposais le plateau repas tiède sur un petit rebord prévu à cet effet. Quant à moi, je pris une vieille chaise en fer qui traînait dans le couloir et je commençais à manger en silence, tout en fixant la jeune femme d'un air renfrogné. J'avais tellement de questions à lui poser, tellement de choses à lui dire. Tes Pokémons sont en sécurité Cybèle, ne t'inquiètes pas. Pourquoi tu m'as menti ?! J'aurais pu t'aider !
Mais rien ne voulait sortir. Je ne pouvais rien lui dire pour le moment. Je continuais de manger dans le calme, outrepassant les conversations des autres détenus. C'est seulement au bout d'une dizaine de minutes que je me décidais à lui dire quelque chose.

- Ils ont un autre suspect. Ils vont l'interroger bientôt. ... ... Tu aurais pu éviter de te retrouver là si tu ne m'avais pas menti depuis le début, j'aurais pu t'aider tu sais.

J'enfournais ma dernière bouchée de petits pois.
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  Sam 9 Déc - 16:58
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  Sam 9 Déc - 16:58

Tout était silencieux. Les minutes passaient lentement, seconde par seconde, et Cybèle n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait bien être-- la vision obscurcie par ses mains pâles, la jeune femme attendait simplement que quelqu'un vienne la chercher. La première fois qu'elle s'était retrouvée là, c'était il y a bien longtemps, et elle était alors adolescente et idiote : la borgne avait fait un boucan pas croyable pour qu'on la laisse sortir, ce qui, évidemment, n'avait fini que par la fatiguer, elle.

Elle n'était pas devenue plus sage en grandissant. L'albinos ne pouvait pas s'empêcher de manifester son mécontentement, bien que ce soit de façon différente. Au final, elle ne faisait de mal qu'à elle-même, mais qu'importe. Un bruit de toux discret retentit, derrière lequel on devinait une voix jeune et féminine ; curieuse, Cybèle découvrit son visage et tourna la tête, pour voir la petite bouille de Chani qui lui apportait un plateau repas. La borgne fixa la brune pendant une longue minute durant laquelle aucun mot ne fût prononcé, avant que la demoiselle ne présente son repas à la délinquante.

Cybèle s'approcha de cet amas informe et terne qu'était ce déjeuner, qui lui rappelait certainement les cantines des collèges de Grimecoal-- avant de simplement s'asseoir un peu plus loin, à même le sol, là où celui-ci était à peu près propre. L'indépendantiste n'était plus qu'à une ou deux dizaines de centimètres de son interlocutrice, bien que des barreaux séparaient les deux jeunes femmes. Chani mangeait et paraissait un peu de mauvaise humeur. Cybèle ne pouvait pas lui en vouloir. L'albinos attendait en silence une quelconque pluie de reproche ou de questions dénuées de sens.

Bien évidemment, ce fût Chani qui brisa une nouvelle fois le silence. Il faut dire que Cybèle n'est pas très loquace. Ils avaient un nouveau suspect-- ah. C'était allé vite. La borgne espérait qu'il s'agisse du véritable agresseur, mais elle ne se faisait pas de films non plus ; si ça se trouve, c'était juste un messager des Sanguinaires, ou même une autre victime des machinations de ce groupe. Ils étaient forts pour faire porter le chapeau à autrui. Mais Cybèle n'était pas gênée à l'idée de laisser ce type anonyme se faire accuser à sa place, si ça signifiait qu'elle pourrait reprendre sa vie à peu près normalement. Tant pis pour lui.

L'albinos fixa son interlocutrice en silence-- techniquement, elle ne lui avait pas menti. Enfin, pas trop, en tout cas. Elle avait juste détourné la vérité. Elle aurait pu lui en dire plus, c'est vrai. Mais l'éboueuse ne savait pas ce qui était arrivé à son agresseur après son départ. Mais bon.

Ce silence dura encore quelques minutes, durant lesquelles Cybèle ne toucha pas à son repas. Au bout d'un moment, avec un soupir agacé, la jeune femme mima une feuille avec sa main gauche et un stylo de l'autre. Elle reçut en retour un calepin et un crayon. C'est quand même plus pratique. Bien que, en réalité, Cybèle n'ait pas grand-chose à dire ; que répondre à cette Chani si naïve ? Comme si la borgne, se sachant fautive et en danger, allait consciemment avouer son crime à une sombre inconnue-- dans l'espoir d'obtenir de l'aide. C'est pas comme ça que ça marche.

Non. Mieux valait ne pas s'étendre sur ce qu'il s'était produit, puisque ça n'amènerait à rien. Cybèle voulait juste sauver ses miches, et si Chani était là maintenant, c'est que l'adolescente avait encore ne serait-ce qu'une once de confiance envers l'albinos-- et cette dernière comptait bien en profiter pour se sortir de là. Son alliée était de la police, et surtout, en liberté, sans même parler du fait que ce qui semblait être son maître de stage, d'apprentissage, ou son supérieur direct (quoi qu'il en soit) avait hérité de l'affaire.

La nourriture avait eu le temps de refroidir sur le plateau. Cybèle n'avait pas eu l'occasion de manger le matin de son arrestation et avait plutôt faim : son estomac la tiraillait. De toute façon, il est interdit de mettre quelqu'un en garde à vue bien longtemps sans preuves. Même si, en l'occurrence, Cybèle pouvait être inculpée pour agression, mais ça, elle l'avait déjà avoué. Il n'y avait plus besoin de l'interroger davantage à ce sujet.

Ils seraient bien obligés de la laisser partir. La borgne ne comptait pas poser une lèvre sur cette nourriture infâme qu'ils lui offraient dans cette cellule lugubre. Le crayon, dans sa main, courait sur le papier peu à peu noirci par les grandes lettres de l'ancienne combattante ; celle-ci finit par montrer un message plutôt long à la jeune femme en face d'elle tout en l'observant de son œil rouge ; je ne t'ai menti que sur ma culpabilité et mon identité, et ce n'était que pour me protéger. Tu as bien vu qu'avec mon casier, tes collègues sont déjà partis du principe que j'étais la coupable. Je ne sais pas par quel miracle ils ont trouvé un nouveau suspect, mais sinon c'était déjà fini pour moi. Mais je te demande de me croire sur ce coup : je n'ai pas poignardé cet homme, et je ne le connais même pas.

Cybèle n'avait rien dit volontairement quant à ses soupçons vis à vis de l'innocence du second suspect. Ça ne l'arrangeait pas-- tout comme ça ne l'arrangerait pas de se montrer hostile ou hautaine face à Chani. Il faut dire que ce semblant d'investigation que les demoiselles avaient mené plus tôt avait été une grande source d'amusement pour l'albinos, mais elle n'avait plus vraiment le cœur à sourire. Un autre paragraphe se trouvait sous le premier ; je crois qu'enquêter sur la piste des Sanguinaires était une bonne idée, mais il faudrait trouver un de leurs membres. Vous devez forcément avoir des fichiers sur eux ici, non ? Des lieux de rassemblement, des profils de détenus, ce genre de trucs ?

Cybèle craignait que ce gang ait été assez puissant pour corrompre les forces de l'ordre, mais la jeune femme espérait tout de même que la profession de son interlocutrice puisse l'aider à sortir de là-- être mêlée à une affaire de meurtre n'était pas une bonne chose, et si la police venait à réellement la suspecter, alors ils iraient fouiller son appartement. Bien que ses documents la liant à Idéalis soient bien cachés, l'albinos ne savait pas jusqu'où allait leur police d'investigation et elle avait intérêt à trouver un vrai suspect ou une piste solide, qu'elle soit enfermée ou non.
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  Lun 11 Déc - 18:02
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  Lun 11 Déc - 18:02

Je déposais le plateau en aluminium sur mes genoux. J'avais l'habitude de cette bouillie, je ne faisais même plus la grimace quand je la mangeais. On m'avait élevé dans les règles de l'art, je devais manger même si ce n'était pas à mon goût, c'est ce que je faisais à chaque fois que j'étais au commissariat. Mais plutôt que de s'intéresser au système de restauration de la police, revenons sur Cybèle. Elle ne semblait pas très emballée par son déjeuné -ce que je pouvais comprendre-. Elle mima un carré et un... i ? Ah oui ! J'avais pensé à lui prendre un petit carnet de poche et un stylo, c'était sûrement ça qu'elle me demandait. Je lui tendis à travers les barreaux, normalement les personnes en garde à vue n'avait pas le droit de posséder des accessoires, mais avec la muette on pouvait faire une exception. Du moins, c'est ce que je pensais. Impossible de communiquer sinon.
Elle m'expliqua qu'elle avait menti pour son bien, pour se protéger. Effectivement, après tout ce que j'avais appris sur elle, je me méfiais un peu plus de la jeune femme. Pour autant je me doutais qu'elle ne l'avait pas poignardé, d'après les fichiers qu'on avait sur elle, Cybèle maniait mieux ses poings que des armes blanches. Pour ce qui était de mes collègues, ils ne partaient pas vraiment du principe que Cybèle était la coupable. Disons que tout ramenait sur elle, effectivement, mais j'avais réussi à remettre l'enquête dans le droit chemin. J'espérais avoir fait le bon choix et avoir misé sur le bon Ponyta. Elle continua de remplir les pages du petit carnet. Cette fois-ci elle me demandait des informations sur les Sanguinaires. Vu la réputation du gang, on avait sûrement beaucoup de fichiers sur eux. J'espérais que le jeune homme dont j'avais obtenu le porte-feuille en faisait parti et surtout, que c'était bien le fautif. Malheureusement je ne pouvais pas répondre aux questions de la jeune femme. Déjà parce que je ne savais pas ce qu'on avait sur ces fameux Sanguinaires. Je n'étais pas vraiment experte dans les gangs d'Elyséa. De deux, il m'était impossible de communiquer de telles informations même si je les connaissais. Je repris la parole. Les autres détenus devaient penser que j'étais folle à parler toute seule comme ça. Mon ton était sec et froid.

- Je te crois. Tu m'as aidé pour mon enquête malgré les risques que tu encourais. Alors je me dis que malgré ton côté un peu farouche et tes nombreux excès de colère, il y a du bon au fond de toi.

Moi aussi malgré toute la gentillesse et la bonté, derrière tous mes sourires et mes fous rires, je pouvais être une vraie peste. Certes c'était très rare que j'en arrive aux poings comme Cybèle -parce qu'on ne m'avait jamais vraiment appris à me battre-, mais je pouvais aussi m'énerver. Des fois. Rarement. Dans tous les cas, je souhaitais ne pas me tromper sur Cybèle, cette soirée passé avec elle avait été plutôt amusante malgré tout. Si elle s'en sortait, je n'hésiterai pas à continuer de la voir. Malgré son statut de gangster. Je repris la parole tout en zieutant le plateau de la détenue.

- Pas faim ? C'est pas le top les plateaux repas de la police, mais on a que ça. Je vais également amener quelque chose à tes deux Pokémons. Ne t'inquiètes pas pour eux, je vais m'en occuper personnellement et ils te seront remis dès que je t'aurais fait sortir d'ici. Je trouverai le véritable coupable, mais tu m'en devras une !

La porte au bout du couloir s'ouvrit quelques secondes plus tard, mon mentor venait de revenir et ils avait déjà commencé l'interrogatoire du suspect. Je saluais brièvement la détenue et partis rapidement, oubliant même de lui enlever son carnet et son stylo. Je jetais au passage les plateaux repas. Une fois de plus, je me retrouvais dans cette petite pièce sombre, la grande fenêtre donnait sur une pièce encore plus minuscule qui contenait le strict nécessaire. Table, chaise, lampe et de quoi enregistrer/filmer. Le suspect était là, il répondait déjà aux questions du policier. Qu'est-ce qu'il faisait à l'heure où le crime avait été commis ? Est-ce que quelqu'un pouvait témoigner de son alibi ? Est-ce qu'il connaissait la victime ? Au début, l'interrogatoire était aussi musclé qu'avec Cybèle, mais au bout de quelques heures, le jeune homme se montra un peu plus docile et décida de répondre à quelques questions même s'il avait réclamé un avocat.

Ivan Julianos était une personne qui venait d'un autre pays, ça s'entendait à son accent chantant et ça se voyait à sa dégaine. Il était bronzé et ce n'était pas à la capitale qu'on voyait souvent le soleil. Son visage à la couleur caramel portait une petite moustache taillé très finement. Ses cheveux noirs frisottaient grossièrement sur le sommet de son crane. Pour ce qui était de son style vestimentaire... et bien, c'était un style des bas quartier. Jogging, veste affreuse et basket. Lui aussi avait un fichier à la police. Comme pour Cybèle, on y retrouvait des vols, mais plus souvent des agressions.
Pour résumer les 3h d'interrogatoire, Ivan nia connaître la victime, il rajouta qu'il ne l'avait jamais croisé de sa vie. A l'heure où l'agression s'était déroulé il était chez lui, seul. Donc personne ne pouvait témoigner pour lui, vu qu'il n'avait pas de famille ici à Elyséa. Bien sûr, il n'avait aucun lien avec les Sanguinaires, eux non plus ils ne les connaissaient pas. En ce moment même, une équipe de police se débrouillait pour obtenir un mandat et fouiller l'appartement d'Ivan. L'équipe informatique essayait de retracer les pas d'Ivan de la veille pour voir si son alibi concordait. On était dans le flou pour le moment. Ainsi il rejoignit Cybèle en garde à vue en attendant plus de preuves.

J'avais moi aussi du pain sur la planche si je voulais faire sortir Cybèle de prison.
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  Jeu 21 Déc - 18:48
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  Jeu 21 Déc - 18:48

Silence dans le couloir si ce n'est pour les pas qui résonnaient au loin-- Cybèle était seule, à nouveau. Elle avait laissé parler Chani, sans même s'énerver de la petite pique que la brune lui avait lancée au passage : sans pour autant avoir ne serait-ce qu'une once de honte ou de remord vis-à-vis de son comportement envers la détective, la borgne se doutait qu'à sa place, elle n'aurait pas été franchement heureuse de découvrir le pot-aux-roses. L'albinos soupira. Elle n'avait qu'à se méfier davantage des gens.

Le temps passait avec une affreuse lenteur. Les murs de la cellule en béton gris sale n'aidaient pas Cybèle à se distraire ni à se changer les idées. Elle avait par ailleurs caché le carnet et le crayon que la jeune Chani avait oublié de reprendre sous son T-shirt, de peur qu'on les lui enlève. S'ils interrogeaient vraiment quelqu'un, alors il se pourrait que la dite personne se retrouve en garde à vue, elle aussi. Probablement avec Cybèle-- et elle le savait très bien. Dix minutes, puis une heure, puis deux passèrent sans que rien de remarquable ne se déroule dans la petite cellule : comme un fauve en cage, la borgne allait d'un mur à l'autre de la pièce sans parvenir à se calmer, s'allongeait en se couvrant le visage, pour aussitôt se relever et chercher un endroit plus confortable, moins sale. On lui avait demandé de faire moins de bruit-- elle avait donné un coup de pied dans les barreaux. On lui avait alors dit de se calmer-- elle avait répondu en soutenant les regards, jusqu'à ce qu'ils se détournent d'eux-même. Ils auraient des ennuis s'ils la frappaient et qu'elle s'avérait innocente. Ils le savaient. Elle aussi.

Elle finit par se fatiguer de ces provocations, et s'était allongée depuis une vingtaine de minutes lorsque quelqu'un vint la rejoindre dans sa cellule. Jeté sans ménagement derrière les barreaux, un jeune homme bronzé à la fine moustache, vêtu d'habits ignobles, parti s'asseoir sur un autre banc. Ou plutôt, s'affaler : il prenait à lui seul, bras et jambes écartées, l'ensemble de la surface assise. Et fixait Cybèle avec insistance. Celle-ci l'ignora. À chaque fois, ces types-là cherchent à faire les malins. À prouver qui est le plus fort. Le silence retomba, tandis que la jeune femme s'était de nouveau couvert l’œil de son bras dans l'espoir de se reposer. Et ça aurait pu en rester là.

Mais, seule avec ses démons, tombant dans la somnolence, Cybèle s'était retrouvée confrontée à sa fausse culpabilité, aux conséquences, à la prison, les amendes, la découverte de son affiliation à Idéalis-- on lui retire ses Pokémon, on lui retire sa liberté, on la cloître dans une cellule comme celle-ci, mais en plus grise, les barreaux plus épais, plus serrés, en plus petite, en plus triste, en plus loin de tout. Pour toujours. Ou du moins ce qui paraît être toujours ; les jours qui s'écoulent avec cette lenteur abominable. Pour rien. Pour un coup de poing ou deux bien mérités.

Et alors ?

Elle ne pouvait rien faire. Là, enfermée dans une cellule, sur ce banc, ce semblant de matelas. Mais si, elle pouvait quand même agir. Parce qu'il était là, l'autre suspect, celui qui pouvait prendre sa place en prison. Qu'il soit innocent ou coupable, aucune importance. Il lui fallait en savoir plus, trouver des indices, des éléments qui pourraient le rendre plus suspect qu'elle. Redevenir blanche comme neige. Aucune trace de culpabilité. S'il s'avérait innocent, au pire, qu'est-ce que ça ferait ? Cybèle s'estimait bien plus essentielle à la société que ce rebut des mauvais quartiers.

Déterminée à ne pas se laisser abattre, la jeune femme entreprit de s'approcher du suspect après lui avoir écrit quelques questions sur un carnet.

* * *

Il s'était montré froid à la première approche, mais sa langue s'était déliée lorsque Cybèle avait fait mine de s'intéresser à lui en tant que personne, et de lui annoncer son intention de les sortir tous les deux de cette histoire sordide-- elle connaissait son nom, ses origines (il venait d'une région quelque part au sud de Kalos), et avait même appris que le jeune homme flottait dans des milieux illégaux tels que ceux de la drogue ou des règlements de compte. Les cils battants, Cybèle s'était donc intéressée à ce commerce et avait demandé quelques anecdotes sur ses dernières « transactions ».  Le suspect avait alors joué le modeste et contourné la question pour s'intéresser à son interlocutrice.

La borgne était contente de savoir tout ça. Il s'était ouvert très facilement, probablement en la voyant aussi amochée-- une victime, tout comme lui, de sexe féminin qui plus est. Néanmoins, il lui semblait que certaines zones d'ombre subsistaient et que seul un interrogatoire plus poussé sous forme de faux flirt, et surtout, hors de la cellule, aurait pu faire avancer la situation. Cependant, certains éléments étaient définitivement incriminants, comme cette histoire de mercenariat par exemple. Pouvait-il avoir travaillé avec les Sanguinaires par le passé ? Peut-être était-it réellement le coupable. Dans tous les cas, le simple fait de posséder un lien ne serait-ce que diffus et sans aucun rapport avec l'affaire en cours avec l'organisation criminelle pouvait être un motif suffisant pour refuser de parler.

Mais la jeune femme n'en saurait pas plus, et allait devoir se contenter de ces maigres pistes. Dans un geste indiscret mais amical, le délinquant s'était emparé du carnet de son interlocutrice muette ; probablement pour rire de ses anciennes conversations et chercher des détails croustillants, ou même, qui sait, des éléments de l'interrogatoire de la borgne-- peut-être avait-il en tête de la faire inculper à sa place également. Voici ce qu'il y trouva ; je crois qu'enquêter sur la piste des Sanguinaires était une bonne idée, mais il faudrait trouver un de leurs membres. Vous devez forcément avoir des fichiers sur eux ici, non ?

La réaction ne se fit pas attendre. « Putain de keuf, s'écria-t-il en jetant le carnet à l'autre bout de la cellule, J'vais t'buter putain ! »-- Il s'était emparé de Cybèle par le col, le visage contracté de colère ; « Tu crois qu'j'suis tebé ou quoi ? Qu'j'suis un connard ? Qu'tu peux m'enculer comme ça ? » Le raffut avait attiré un garde-- un coup partit vers la mâchoire de la muette et s'y écrasa avec violence, coupant le souffle à la jeune femme qui ne s'y attendait pas. Elle n'entendit plus les vociférations de son assaillant ni le vacarme qui se créait autour des cellules durant quelques instants, quelques instants où elle pensa pour elle-même, avec satisfaction ; c'est parfait.
Il est violent. C'est un mercenaire, un loubard des banlieues. Il est violent. Il s'attaque à une femme qui n'a rien fait sinon d'essayer de parler avec lui. Regardez. Regardez les caméras si vous voulez. Il a frappé le premier. Il a frappé alors que la femme, elle, ne répondait pas. Probablement trop sonnée. Trop faible.

Un autre coup partait déjà-- recouvrant ses esprits, Cybèle suivit de la tête le mouvement du poing du délinquant, donnant l'impression de se prendre un sacré coup, alors qu'en réalité, les dégâts étaient minimes. Elle se laissa réellement frapper deux ou trois fois, pour les bleus, le nez qui saigne, cet air tuméfié et violenté qui attendrit. Au fond, malgré ses pensées raisonnées, elle bouillonnait de rage et de mépris et rêvait de régler son compte à ce type qui savait à peine mettre des droites à une cible immobile. Les insultes lui passaient complètement au dessus, et la faisaient rire, rire de cet argot ridicule des banlieues de la capitale.

La porte de la cellule s'ouvrit avec fracas, tandis qu'un officier s'approchait d'ores et déjà du dénommé Ivan avec sévérité, derrière lui ; la bonne moitié du personnel du commissariat assistait à cette scène abracadabrante, où une célébrité des cercles de combats clandestins de la pire ville de l'Empire se faisait ouvertement tabasser par une petite frappe.

Cybèle, elle, espérait juste qu'ils ne trouveraient pas le petit calepin, perdu sous un banc-- seul objet capable de lui faire perdre son statut de victime.
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  Mar 26 Déc - 14:51
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  Mar 26 Déc - 14:51

Je rentrais dans une pièce lumineuse, chaude, de nombreux ordinateurs y étaient installés et fonctionnaient à plein régime. Pas besoin de chauffage dans cette pièce. Le personnel était assis en face des écrans et, avec mon mentor, on s'approcha d'une jeune femme. Elle avait été chargé de retracer les pas d'Ivan Julianos et de Cybèle Norne hier soir, à l'heure où la tentative de meurtre avait été effectué. Elle nous expliqua rapidement qu'elle n'avait pas trouvé de caméra donnant directement sur la ruelle -ça aurait été trop facile sinon-, alors on avait seulement les rues voisines où on pouvait voir les passants s'engouffrer dans la ruelle. Elle remonta jusqu'à l'après midi. Effectivement, on y voyait bien Cybèle ainsi que la victime. En remontant le temps, elle avait réussi à retracer leur chemin. Malgré les nombreux détours de la jeune femme, il semblerait que Paolo n'était pas si innocent que ça. Il l'avait suivi en tantôt en courant, tantôt en marchant et en faisant mine de ne pas la suivre. Peut-être était-il saoul ou drogué, qui sait ? On n'avait pas reçu de dossier médical. C'était confidentiel apparemment. Je ne me gênais pas pour faire un petit commentaire. J'étais sûre que Cybèle n'était pas coupable, je ne me privais pas pour le faire savoir.

- Si elle s'est bien faite agresser alors elle a agit en légitime défense, elle n'est pas coupable.

Cederblad me regarda, plutôt confiant pour la suite. La vidéo avança de nouveau, on pouvait voir Cybèle prendre la ruelle, Paolo sur ses talons. Ensuite, ils restèrent dans la ruelle pendant plusieurs minutes sans en ressortir. 6 minutes 43 avant que Cybèle reprenne son chemin. Quant à Paolo, il ne réapparu sur aucune vidéo. On avait bien vérifier la ruelle, pas d'issues possibles. Il était donc resté ici. Comme l'avait dit à maintes reprises Cybèle, sûrement qu'à cause des coups il était un peu sonné. Pour l'instant, ça collait. Sur une autre vidéo, on retraça les pas d'Ivan. Il était chez lui avant les faits et, malheureusement pour lui, les caméras le montrer en train de se balader alors qu'il nous avait assurer être resté chez lui. Encapuchonné, marchant rapidement, les mains dans les poches. Comme par hasard, sa route le menait à la fameuse ruelle. Il y entra d'un côté, y resta pendant 33 secondes avant de ressortir par le même endroit et faire le chemin inverse. Pas très commun de faire ça. On n'avait toujours pas de preuves malgré tout. Il avait très bien pu voir le corps de Paolo se vidant de son sang et faire demi-tour pour éviter les ennuis. Après tout, avec le casier qu'il avait, il ne voulait peut-être pas d'ennuis. La jeune femme pris la parole.

-Voilà ce que j'ai pu retracer des chemins des suspects et de la victime hier après midi. Si Ivan a bien essayé d’assassiner la victime, alors l’arme du crime peut seulement être à deux endroits différents. Dans la ruelle, ou chez lui, les seuls endroits où on ne le voit pas. J’ai envoyé deux équipes fouiller les deux lieux. On a obtenu un mandat rapidement en jouant un peu des coudes avec le procureur. Mais maintenant...

- Il faut attendre.

Elle hocha la tête. Son travail était terminé pour le moment. On quitta la pièce pour rejoindre notre bureau. L’inspecteur s’installa sur sa chaise et se mit à réfléchir. Quant à moi, je voulais récapituler à voix haute tout ce qu’on avait appris. En même temps, je réfléchissais à ce qui nous manquer pour confirmer tout cette histoire.

- Donc. Cybèle et Paolo se sont croisé dans la ruelle et y sont resté un moment, normal pour une agression. Mais Cybèle est repartie, laissant Paolo seul, un peu amoché. Elle l’a avoué après tout. Mais, profitant de son moment de faiblesse, les Sanguinaires ont contacté Ivan pour faire le sale boulot et venir l’assassiner alors qu’il était encore dans les vapes. Tout colle. On a le motif, le moment extact, il ne manque plus que de retrouver l’arme du crime et il sera cuit !

J’aurais aimé que tout soit aussi simple. Mais je me doutais bien qu’on allait pas pouvoir le coffrer aussi facilement. Si on avait à faire à un pro, alors ça allait être compliqué de retrouver l’arme du crime. Un agent de la sécurité cogna à la porte, nous informant qu’une dispute avait éclaté dans la cellule de nos deux suspects. Génial pour l’image de Cybèle. Apparemment elle n’avait rien fait et s’était faite tabasser sans répliquer. Passer pour la victime n’allait pas forcément la faire sortir plus vite. Un peu de sang avait giclé dans la cellule, mais ce n’était pas pour autant qu’on avait nettoyé. Lorsqu’on était arrivé, le garde venait juste de taser Ivan, le laissant à même le sol, inoffensif. Mon regard se posa sur Cybèle, son nez saignait abondamment, mais il n’y avait pas de traitement de faveur en garde à vue. Personne ne se faisait soigner ses petits bobos. J’attendis qu’elle me regarde avant de bouger mes lèvres, le tout sans produire le moindre son. J’articulais du mieux possible.

Ca va ?

J’attendis sa réponse avant de repartir. De toute façon je ne pouvais rien faire pour elle tant qu’elle était enfermée. On allait devoir attendre encore quelques heures avant que les agents reviennent au commissariat. L’attente fut longue. Très longue. La première équipe à revenir, celle qui s’occupait de fouiller la ruelle, n’avait rien trouvé. Elle avait fouillé derrière toutes les poubelles, dans tous les sacs qu’ils avaient trouvé, mais pas la moindre trace d’un objet tranchant. Pas la moindre trace de sang ailleurs que là où gisait Paolo.

Encore de l’attente. Et enfin, l’autre équipe nous contacta. Elle venait de trouver dans une poubelle un tissu imbibé de sang, ainsi que plusieurs flacons d’eau oxygénée. Ils allaient tout de suite faire analyser le sang pour voir s’il appartenait bien à la victime. Ca y’est, on y était enfin. On touchait au but. Il fallait attendre de nouveaux quelques heures pour avoir les résultats, mais au moins, on allait pouvoir questionner Ivan de nouveau sur tout ce qu’on avait trouvé chez lui. Cybèle semblait s’effacer de plus en plus de l’enquête. Même si elle n’avait pas été toujours franche avec moi, je ne souhaitais pas la voir emprisonné pour quelque chose dont elle n’était pas responsable. Qui sait, peut-être qu’en passant un peu plus de temps avec elle, elle allait laisser tomber ses mauvaises habitudes.

- - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -

Les résultats étaient enfin arrivé et, comme on s’en doutait, c’était bien le sang de Paolo qui avait été retrouvé. On avait été cherché Ivan en garde à vue pour lui poser de nouvelles questions et, comme elle était non coupable, on relâcha Cybèle. Je l’attendis à l’extérieur du commissariat, assise sur les marches, ses affaires avec moi. J’espérais au fond de moi qu’elle allait être heureuse, que j’allais au moins le droit d’avoir un merci. Mais avec elle, rien n’était jamais sûr. Lorsque se tignasse blanche arriva à ma hauteur, je me relevais, lui tendant ses Pokéballs, son carnet et tout ce qu’elle avait sur elle quand on l’avait arrêté. Assez fière de moi, j’engageai la discussion.

- Aucune preuve de ton agression sur Paolo donc on t’a relâché direct. On a retrouvé des traces de sang de la victime chez Ivan, alors c’est lui qui va prendre. Par contre, on ne connait toujours pas son rôle dans le gang pour le moment… Mais bon, tu t’en fiches sûrement. Tu sais que je suis de la police, tu n’as peut-être pas forcément envie de rester avec moi.

Et si j’étais dans son cas, je n’aurais même pas attendu et j’aurais pris la fuite, priant pour ne jamais la revoir.
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  Sam 30 Déc - 0:01
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  Sam 30 Déc - 0:01

Saisie par l'un des officiers, Cybèle ne put retenir un soufflement moqueur accompagné d'un léger sourire lorsqu'elle perçut le subtil message de Chani, présente sur les lieux-- si ça va ? Ça a l'air d'aller ? La borgne en était sûre, cette fille était du genre à conseiller à un type étalé au sol de faire attention où il marche. Néanmoins, malgré son air amoché, ça allait plutôt bien pour l'albinos, qui faisait à peu près fi de la douleur, satisfaite de voir le dénommé Ivan emporté au loin. Ça n'allait peut-être pas faire sortir plus vite la jeune femme, mais ça aurait au moins l'intérêt de faire passer son agresseur pour une brute.

Mais une fois l'agitation calmée, Cybèle recommença à s'ennuyer dur. Elle se triturait les pouces, balançait les jambes du haut du banc en métal, attirait l'attention des gardes pour n'avoir ne serait-ce que quelques secondes de divertissement-- même si ça devait se finir en réprimandes. Elle détestait ne rien faire et perdre son temps. Elle avait horreur d'être cloîtrée entre quatre murs, un tantinet claustrophobe. Mais que faire d'autre ? Cybèle avait faim, à cause de sa révolte inutile, et s'agiter ne l'amenait visiblement à rien, même si embêter le personnel du commissariat lui convenait plutôt bien à elle-- ces subordonnés n'allaient pas beaucoup jouer sur le verdict final, de toute façon. Mais voilà : ça ne servait à rien.

Alors elle commença à réfléchir, assise en tailleur sur le sol, et son regard se fixa sur une unique gouttelette de sang séché. Sans parvenir à se concentrer sur sa situation, elle s'en échappa en comptant les taches, une par une, avant d'observer les autres saletés, puis l'état des murs, les fissures, les rayures. Les plis de ses vêtements, les fourches de ses cheveux. Elle détailla l'agent qui parcourait les cellules de garde à vue, croisa à nouveau le regard d'Ivan, derrière d'autres barreaux, et lui adressa un sourire avenant. Il répondit en crachant. Charmant.

Non. En vérité, Cybèle était toujours inquiète, et savait que la justice fait parfois fort mal son travail. La jeune femme espérait que les enquêteurs étaient sur la bonne piste et que cet Ivan avait tout pour être suspect, voire coupable-- mais si c'était le cas, que faire après ? Rentrer chez elle ? La tête basse, la queue entre les pattes, après s'être faite rouler comme ça ? Non, pas moyen. Rien que d'y penser, ça l'énervait, ça lui faisait bouillir le sang, elle serrait les poings jusqu'à s'entailler la peau de ses longs ongles-- elle comptait bien avoir le fin mot de l'histoire. Même si ça doit lui prendre des semaines. Des mois. Des pourritures sans honneur, les Sanguinaires, pour embarquer des civils innocents dans leurs affaires ; combien avaient payé pour leurs frasques ? Combien de mercenaires, de passants, comme Ivan, comme elle ? Bien que dans le cas présent, elle se préoccupait plus de son cas personnel que de celui de qui que ce soit d'autre. Cybèle ne fait pas la charité.

Puis on la relâcha, au bout de plusieurs heures. L'albinos n'y croyait plus. Elle avait gardé un oeil sur Ivan, et avait senti ses muscles se relâcher douloureusement en voyant qu'ils l'embarquaient de nouveau. Mais elle pensait que son tour viendrait après. Peut-être. Pourtant, l'agent qui était venu la voir s'était contenté de l'amener vers la sortie après lui avoir fait signer un truc qu'elle n'avait d'ailleurs pas lu-- trop contente de retrouver sa liberté.

Et Chani l'attendait. La petite tête brune se tenait là, avec ses affaires. Quelque chose chez cette adolescente commençait vraiment à déranger Cybèle. Une part d'elle ressentait une immense frustration à l'idée que selon la hiérarchie de la société, elle lui devait obéissance. Si c'était la gamine qui l'avait menée à sa cellule, alors Cybèle aurait dû la suivre sans poser de questions. Cette gosse de riche née dans le bon pavillon. Pourtant, elle semblait réellement animée de bonnes intentions, la borgne ne pouvait pas le nier ; même en connaissant l'ensemble de son passé criminel ainsi que ses origines peu glorieuses, la jeune détective ne semblait pas la prendre de haut. C'était peut-être encore plus frustrant. Cybèle était terriblement énervée, au fond, et elle n'arrivait pas à trouver quelqu'un d'assez abject pour lui déverser sa haine dessus. Cette gamine était juste trop... argh, gentille, quoi. Sans la moindre once de condescendance.

Cybèle soupira, et reprit l'ensemble de ses affaires sans s'exprimer. Elle accrocha de nouveau ses pokéballs à sa ceinture avec un soulagement notable. Ivan semblait être le coupable. Mais était-ce vraiment lui ? Aucune importance pour l'albinos, qui avait déjà le regard porté bien plus haut ; dans ce genre d'affaires, le coupable est rarement le bourreau, qui se contente de faire son travail en échange de quelques piécettes, mais plutôt les commanditaires du meurtre. Voilà. Cybèle en voulait aux commanditaires sus-nommés. Ivan, il pouvait bien pourrir au fond d'un trou ou faire la fête dans le sud du pays, elle n'en avait que faire.

Forte de sa nouvelle rancune envers cet adversaire intouchable que représente le gang des Sanguinaires, Cybèle savait qu'il serait impossible d'en apprendre plus sur eux par elle-même. Si dire « merci » ne lui avait pas effleuré l'esprit, la borgne avait cependant pensé à solliciter l'aide de Chani une nouvelle fois sous couvert de phrases mieux tournées que cela-- il s'agissait maintenant de tirer profit de son rôle dans la police. Voici ce qu'elle montra à la jeune brune ; j'ai été impliquée dans cette enquête jusqu'au cou, je peux pas partir comme ça. J'ai parlé à Ivan avant qu'il ne s'énerve, et il n'est tout au plus qu'un mercenaire au service de cette organisation. Que ce soit lui ou quelqu'un d'autre le coupable aux yeux de la loi, ça n'a aucune importance ; c'est les commanditaires qu'il faut trouver. C'est quoi la suite ?

Il fallait se montrer vigilante avec Chani. Après tout, son mentor rôdait dans les parages, prêt à protéger l'adolescente contre sa naïveté à toute épreuve : Cybèle ne pouvait pas continuer à se moquer ouvertement d'elle. Néanmoins, voilà qu'elle se trouvait être en possession d'informations concernant le suspect Ivan-- assez pour avoir un intérêt aux yeux de la police et peut-être de Chani, juste assez pour mobiliser assez d'informations et continuer à enquêter. Cybèle ne souhaitait pas mêler le commissariat à sa vendetta personnelle ; pour ce qu'elle en savait, peut-être que certains membres des Sanguinaires faisaient également partie de la police.
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  Lun 1 Jan - 13:56
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  Lun 1 Jan - 13:56

C’était quoi la suite ? Je n’en revenais pas. J’étais confuse, énervée, soulagée et à la fois débordante d’énergie. Je retrouvais bien là Cybèle, qui ne prenait pas le temps de se poser, qui ne prenait rien à la légère. On lui avait fait du tort, elle voulait se venger. Elle savait qu’Ivan n’était qu’un pion, alors elle voulait plus. Elle voulait la justice, et ça, je ne pouvais pas lui enlever. En à peine une journée, mon sens du devoir avait déteint sur elle. Peut-être que passer plusieurs mois avec elle pouvait la transformer en personne raisonnable, calme et réfléchi. Qui sait. Mais ce n’était pas le moment de penser à tout ça. Elle ne voulait pas s’arrêter là, elle en voulait plus. Beaucoup plus. Elle voulait faire payer cette tentative de meurtre -mais surtout son emprisonnement forcé-, aux vrais méchants.

Mes yeux rivés dans le sien, pétillant, j’hochais la tête pour lui signifier que oui, on allait avoir une suite à toute cette enquête. On devait trouver qui avait fait ça, on devait en savoir plus. Même si Cybèle était fiché dans les mauvaises réputations, je ne pouvais pas la laisser en plan. Cette soif de justice, c’était bien trop rare pour passer à côté. Malgré que je sois de la police, elle ne voulait pas arrêter notre collaboration, alors on allait continuer sur ce chemin. D’après ce qu’elle avait appris sur Ivan, il n’était rien dans l’organisation des Sanguinaires. On devait remonter plus haut. On savait déjà dans quel quartier ils opéraient. Surtout dans la zone résidentielle apparement. Mais que faire ? On ne pouvait pas y aller et demander le patron d’un gang comme ça. Je fis part de mes interrogation à Cybèle.

- Comment tu veux t’en prendre au gang ? On se sait pas où se trouve leur base et, avec l’arrestation d’Ivan, ils doivent se faire assez discret s’ils veulent éviter les problèmes. Le plus simple ça serait de trouver là où il fabrique leur drogue. C’est sûrement là que les hauts placés passent leur journée. Surveiller les stock et tout ça. Mais je ne vois pas du tout comment faire.

Peut-être que la police scientifique pouvait analyser un sachet de drogue pour nous donner les ingrédients et voir où ils se fournissaient, mais il nous manquait quelque chose de crucial. Le sachet de poudre planche. On pouvait toujours retrouver nos petits fournisseurs d’hier soir, mais ils n’allaient pas être heureux de nous revoir. Il valait mieux éviter un maximum de chercher des embrouilles. Je réfléchissais, un peu bloquée sur comment faire.
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  Dim 7 Jan - 23:36
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Ça, on peut dire que Cybèle est rancunière. À un point où ça en devient presque ridicule aux yeux des autres-- mais elle n'y peut rien. C'est probablement dû à son côté exagérément colérique, malgré ses airs calmes de prime abord, le tout mêlé à sa fierté personnelle plutôt proéminente ; ce mélange aux airs de mégalomanie donne une jeune femme incapable de tolérer le moindre affront... Qu'il soit volontaire ou non. Elle doit être un peu difficile à vivre, hein ? C'est fort probable. Un tel tempérament doit être dur à supporter même pour elle ; bonjour les migraines et le temps perdu pour chaque contrariété.

Mais voilà. Bien que toujours amusée par les airs niais de son interlocutrice brune qui avait braqué ses yeux pétillants sur elle, Cybèle était plus que sérieuse et comptait vraiment botter les fesses aux responsables de sa journée pourrie : lorsqu'on se croit capable de tout, les limites posées par la raison disparaissent. Quelque part, il se pourrait bien que le fait que la borgne soit encore vivante tienne du miracle. C'est que, dans sa bêtise, elle se croit maligne.

Chani n'avait pas tort, en tout cas ; les pistes n'étaient pas nombreuses. La seule à laquelle le duo d'enquêtrices pouvait se raccrocher, c'était celle donnée par le petit commerce de drogue du groupe des Sanguinaires-- vu son influence, il était fort possible que le gang fabrique lui-même son produit dans des quelconques laboratoires, même si les matières premières venaient probablement de l'étranger. Ou pas. Cybèle n'y connaissait pas grand-chose. Peut-être que pour les drogues à base de plantes, ils les faisaient pousser ici ?... La borgne laissa le silence planer quelques minutes entre elle et la petite brune, réfléchissant à ce qu'il faudrait faire. Sans aucun doute, il n'y avait pas trois cent façons de pister leurs « usines » à drogue ; il fallait interroger des gens, se procurer des échantillons, voire s'infiltrer dans leurs rangs... Mais cette dernière solution était très probablement vouée à l'échec.

Ils connaissaient sûrement le visage de Cybèle, maintenant. Et ce n'est pas un faciès très facile à cacher. Admettons qu'elle porte des lentilles et se teigne les cheveux, que faire de sa pâleur maladive, liée à son albinisme ? De son mutisme ? Quant à Chani, elle était mineure. Personne ne la laisserait s'embarquer dans une affaire pareille, et elle ne disposait pas d'assez de liberté pour le faire par elle-même.

Soudain, Cybèle donna une dernière page à Chani ; je chercherais des pistes. Fais de même, et dès que j'aurais trouvé quelque chose d'intéressant, je reviendrais ici. Si je ne trouve rien, disons que dans cinq jours je reviendrais quand même prendre des nouvelles.

Et avec un signe de la main, Cybèle s'en alla. Elle n'avait pas besoin de s'étendre plus sur le sujet. Ses intentions étaient plutôt claires. Même si, en guise d'au revoir, on a vu mieux.

* * *

C'est donc pour donner forme à sa vengeance que Cybèle passa les quatre après-midi suivantes dans des quartiers mal famés, sa tresse en chignon et des lunettes de soleil remplaçant son cache-oeil, dans l'espoir de se faire un peu plus discrète-- bien que malgré son silence, Cybèle n'a jamais réussi à passer inaperçue. Elle n'associait pas la drogue à la pauvreté, loin de là : la borgne savait que c'était aussi souvent le contraire, mais dans ces endroits où personne n'a rien à perdre, les langues se délient rapidement en échange de quelques pièces ou d'un peu de conversation. Les rumeurs se répandent vite, sans tabous superflus, et personne ne veut savoir le pourquoi du comment, lorsqu'on leur demande des informations sur des laboratoires à drogue et autres serres clandestines-- un barman barbu, à la carrure large, séchait un verre de son torchon lorsqu'il s'adressa à Cybèle, intrigué par son mutisme ; « d'où ça vient, ce silence ? Tu peux pas parler ? ». La conversation s'engagea, et après avoir commandé trois boissons dont une seule alcoolisée, le barman, probablement ennuyé par l'absence de clientèle, accepta de répondre aux questionnements de l'albinos. « Tu devrais pas fourrer ton nez là-dedans ma grande, où tu risques de te prendre un coup dans le dos, disait-il en essuyant son comptoir, mais si tu veux tout savoir, tout le monde sait par ici que tout ce qui est louche se passe du côté du grand bâtiment abandonné de l'autre côté du quartier. ».

Après avoir offert un paquet de cigarettes à une prostituée ainsi qu'un peu de son temps pour discuter, Cybèle amassa d'autres informations-- ce n'était pas si facile de les faire parler, en étant muette : la plupart la dévisageait d'un air un peu moqueur, ou outré, comme si elle leur faisait une farce, avant de partir. Les plus bavards ne savaient parfois rien ou n'arrêtaient pas d'évoquer ce bâtiment abandonné, où, apparemment, « on fait des trucs louches ». La prostituée, avec ce sourire qui flottait sur son visage, une cigarette à la bouche, avait d'autres informations ; « Ils connaissent que l'bâtiment abandonné ceux-là, disait-elle en passant sans cesse une mèche blonde rebelle derrière son oreille, mais la vérité, c'est qu'ils ont des commerces, des fausses boutiques ». Elle parlait un peu plus bas, peut-être inconsciemment. « Des laveries ou des coiffeurs par exemple, ou bien ces magasins de trucs d'occaz'. » Elle tira un peu sur sa cigarette, rieuse ; « mais c'est vrai que c'bâtiment là, il est chelou. »

Cybèle s'était alors rendue à quelques adresses que son interlocutrice avait trouvées « chelou », pour y nettoyer du linge ou demander des informations sur les coiffures et prix d'achat de divers objets. Elle s'était aperçue que le personnel de certaines affaires ne se préoccupait pas vraiment de l'état des machines à laver ou que certains coiffeurs ne faisaient finalement que des coiffures à la tondeuse et peu variées, « pour hommes ». Certains magasins d'achat-vente recevaient une clientèle un peu étrange qui n'avait pas l'air de s'intéresser aux rayonnages le moins du monde. Quant au vieux bâtiment, elle avait obtenu quelques informations d'un homme âgé, dans une supérette non loin-- « c'était un hôtel, avait-il dit en choisissant mécaniquement ses denrées, cette partie de la ville était attractive avant, faut pas croire ce que les gens disent, hein ». Il s'était intéressé à Cybèle et à son mutisme, comme d'habitude-- à ses lunettes ; elle avait rétorqué à l'écrit être malvoyante. « Ah, c'est pas très bien ça. » Ah, non, pas vraiment. Mais au sujet du bâtiment ? « C'est vrai qu'il s'y passe des choses un peu bizarres, il est censé être abandonné mais beaucoup de personnes y font des allers-retours, et pas que des petites racailles, ah, ça non ! Personne n'ose rien demander et ce n'est pas moi qui va aller vérifier, à mon âge vous savez... ». Cybèle l'avait laissé peu après choisir ses mandarines tranquillement.

Son enquête la mena ensuite à amasser d'autres adresses de faux commerces ainsi que des rumeurs au sujet des Sanguinaires, des plus fantasques concernant des fusillades en plein jour, jusqu'aux plus réalistes, les décrivant comme un groupe discret étendu dans plusieurs branches différentes de la société, ce qui leur offrait un statut un peu particulier ; la police arrêtait toujours ses poursuites contre eux à un moment donné. Impossible de les faire arrêter et de les traîner en justice, donc. Disons qu'un simple coup de poing dans les dents fera l'affaire.

* * *

C'est donc comme promis au cinquième jour que la borgne se présenta au commissariat. Son travail matinal lui avait permis de rencontrer du monde durant l'après-midi, qu'il s'agisse de personnes lambdas, en passant par des prostituées, lycéens, et autres commerçants ; elle avait en effet quelques pistes, mais pas de sachet de drogue. Cybèle n'était pas allée jusque là, estimant que ce serait une perte d'argent, et surtout parce qu'elle n'y connaissait pas grand-chose en investigation scientifique et toutes ces histoires de technologie. Mieux valait y aller à l'ancienne. Et c'est également pour ça que la jeune femme avait préféré faire le déplacement plutôt que de demander son numéro ou son mail à Chani quelques jours plus tôt. Elle avait bien plus confiance en cette façon de faire un peu datée qu'en sa messagerie électronique ou Arceus sait quoi d'autre.

Un agent un peu mollasson l'avait accueillie, alors qu'elle demandait à parler à la jeune Chani. Il avait rétorqué sans grande conviction qu'il n'était pas possible de voir les détectives pour des affaires personnelles. Cybèle n'avait eu qu'à le fusiller du regard en tapant du pied d'un air impatient pour que l'employé, avec un long soufflement las accompagné d'un « rooooooh », n'aille se renseigner sur ce que faisait bien Chani là, maintenant.

Cybèle feuilleta le carnet dédié à sa petite enquête personnelle. La rumeur de sa curiosité avait dû se propager dans les quartiers visités par ses soins mais avec un peu de chance, ça en valait la peine. L'albinos avait trouvé quelques adresses louches ainsi que quelques rumeurs concernant le gang. Mais elle était surtout curieuse de savoir si Chani avait réussi à avancer, malgré les contraintes liées à son jeune âge.
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  Mar 9 Jan - 14:19
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  Mar 9 Jan - 14:19

Je posais mon regard de nouveau sur un bout de papier, n'ayant pas l'occasion de regarder le visage de la jeune femme en même temps. Le problème de lire plutôt que de parler, c'était que sur le papier il n'y avait pas d'expression. Est-ce qu'elle était heureuse d'enquêter, avait-elle peur de ce qu'il pouvait lui arriver si elle se faisait prendre par un membre du gang ? Je n'allais pas avoir l'occasion de le savoir. Elle partit aussi rapidement qu'elle était venue ici, me saluant brièvement. Cybèle, qu'est-ce que j'allais bien pouvoir faire de toi. Elle préférait qu'on travail séparément pour le moment, très bien, c'est ce qu'on allait faire. J'allais lui montrer que la grande Chani Harkonnen était l'une des meilleures inspectrice de sa génération. Cinq jours. C'était notre DLC. Date Limite de Commérage. Je remontais les marches du commissariat, entrais dans le bureau de mon mentor et m'exclamais, d'un ton qui se valait strict et assez prétentieux.

- Monsieur Cederblad. On a du pain sur la planche.

Et effectivement, les jours qui suivirent furent bien rempli. Entre décortiquer des anciens dossiers, analyse de drogues, noms qui revenaient souvent sur le papier et l'arrestation officielle d'Ivan, je n'avais pas vu cette semaine passer. Tout d'abord les deux premiers jours, j'ai cherché tout ce que la police avait sur les sanguinaires. Entre autre, beaucoup de dossiers sur des suspects, des petits dealers de drogues, comme Ivan, mais les dirigeants de ce groupe de malfrat, il n'y en avait pas. Ou du moins, aucun dossier ne m'était accessible à moi. Mon mentor avait joué des coudes pour avoir quelque chose de plus croustillants. Il y avait quelques mois de cela, un puissant homme politique avait été embrigadé dans une affaire de drogue qui se reliait curieusement aux sanguinaires. Bien sûr il avait rapidement effacé les soupçons en payant allègrement le juge et son avocat. Du moins, d'après mon mentor. Je retenais le nom de Louis Lavallée, peut-être qu'il allait revenir plus souvent qu'on le pensait.

En épluchant les dossiers, je remarquais que plusieurs d'entre eux étaient encore retenu en prison. En lisant les résumés des interrogatoires, l'un d'eux me semblait plus apte à communiquer des informations. Il avait tout avoué et apparemment, il n'aimait pas du tout être impliqué dans toute cette histoire.
L'après midi même, je me rendais à la prison centrale d'Elyséa avec mon mentor. On voulait interroger Sylvain Balbion, peut-être pouvait-il nous guider un peu plus. Mon mentor décrocha le téléphone, l'interrogé en fit de même, plutôt dubitatif. En lui expliquant la situation, sa langue se délia rapidement. Comme indiqué dans son dossier, il nous rappela que cette histoire lui avait foutu sa vie en l'air. Il avait perdu sa femme et sa petite fille, elles ne voulaient plus le voir. Il regrettait amèrement ce choix.

- Louis Lavallée, ça vous dit quelque chose ?

Après lui avoir décrit physiquement, il chercha quelques instants et secoua la tête négativement.

- Non désolé, les grands patrons étaient pas du genre à donner leur nom complet com' ça. Mais ça me fait penser à un gars que j'ai vu une fois à l'usine. Un gros ouais, en costume cravate et tout, avec une petite mallette, il est rentré dans le bureau du grand boss et il est ressorti rapidement après. Après ça, on nous a annoncé que Mère Nature était avec nous. Si c'est lié c'est ridicule.

Je ne pouvais qu'être d'accord avec lui. Mais au moins, ce Louis Lavallée avait bien un rapport avec toute cette histoire. Malheureusement pour nous, c'était impossible de l'approcher comme ça. Un homme politique aussi puissant qui avait effacé toute cette histoire, on pouvait faire une croix dessus. On ne rentrait pas bredouille, c'était déjà ça. Plusieurs drogues avaient été perquisitionnée chez Ivan et les analyses venaient de tomber. Je n'y comprenais pas grand chose. Seulement qu'il fabriquait le plus souvent du cannabis pour le revendre dans Elyséa. Ils avaient des soupçons quant à l'origine des plantes et où elles étaient transformés. Une vieille bâtisse qui semblait abandonné. Mais pas tant que ça. En creusant un peu, on pouvait voir qu'elle appartenait à quelqu'un. Abdel Habbâni. Intéressant. Il n'y avait aucun dossier sur lui, bizarrement, il était totalement inconnu des services de police. En fouillant sur internet, je trouvais rapidement une photo de lui l'impliquant dans diverses grosses soirées. Pas mal pour un gars dont personne ne connaissait le nom. J'essayais le jour même de prendre rendez-vous avez lui, mais bizarrement, ce nom ne résidait nulle part, il n'existait pas en dehors d'un compte en banque et d'une propriété.

Cinq jour de recherches intensives et tout ce que j'avais c'était un vieux bâtiment interdit au public, sûrement surveillé par un gang aux centaines d'individus. Un patron effacé que personne ne connaissait sous son véritable nom, se faisant appeler boss. J'espérais que Cybèle avait également quelque chose de son côté. Elle était arrivée, comme prévu, cinq jours plus tard. Elle leur en voulait vraiment, je ne savais pas si c'était une bonne ou une mauvaise chose. Je l'amenais dans mon bureau personnel. Mon mentor n'était pas là, autant en profiter.

- Salut Cybèle comment ça va depuis cinq jours ? J'espère que tu as trouvé pas mal de choses, de mon côté j'ai plus l'impression d'avoir ramé qu'autre chose. J'ai quelques dossiers, analyse et peut-être une maigre piste sur où on pourrait les trouver. Mais vas-y je t'en prie, tu peux t'asseoir.

Je lui montrais une petite chaise en fer qui m'était généralement destiné. Mais ça, elle ne le savait pas. Je pris place derrière le grand bureau de mon mentor, comme s'il m'appartenait. Je sortis quelques dossiers d'un tiroir et les présentais devant Cybèle.

- Alors voilà, j'ai interrogé un coupable qui est toujours en prison et qui regrette toute cette histoire. Il m'a parlé rapidement de son boss et d'un certain homme politique qui couvre le fait d'appartenir à toute cette histoire. Apparemment la drogue qu'ils fabriquent, c'est principalement du cannabis, et il semble que ce soit ici... Je montrais la photo d'un grand bâtiment, ressemblant vachement à une usine. Ça appartient à un Abdel Habbâni,
mais bizarrement, je ne trouve même pas d'acte de naissance à ce nom. Et toi de ton côté ?


Est-ce qu'elle avait trouvé des choses complémentaires, ou tout comme moi, elle était arrivé à cette conclusion : bâtiment = usine à drogue = frics = gros patrons à coffrer.
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  Sam 27 Jan - 17:41
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  Sam 27 Jan - 17:41

Cybèle s'était assise en silence dans le bureau de Chani. Elle n'arrivait pas à y croire, d'ailleurs : le bureau de Chani. Ce bureau immense et cette chaise si confortable à son autre bout. Cette grande pièce, ces dossiers-- tout ça pour elle ? Impossible. Cybèle essaya instinctivement de trouver des traces laissées par une autre personne ; une montre, des photos ?... Mais rien. Pourtant, la jeune femme avait un peu de mal à croire qu'une adolescente de seize ans puisse avoir son propre bureau. Probablement sans s'en rendre compte, l'un de ses sourcils se souleva, lui donnant un air un peu dubitatif.

Mais Chani commençait déjà à parler. Tout en l'écoutant, l'albinos se saisit des dossiers que la petite brune avait sortis d'un tiroir, et les parcourut consciencieusement. Voilà des noms qui lui étaient inconnus, à part pour l'homme politique, mais qui n'avait pas entendu parler de lui ? Apparemment, ils étaient liés de très près au trafic, et seul le plus faible des deux avait été arrêté, seulement pour tout y perdre. Leur tactique, à ces Sanguinaires, semblait vraiment tourner autour d'une déloyauté à toute épreuve. Si un maillon faible se fait prendre, alors on le laisse tomber, tout simplement. On le désavoue. On le renie. Il peut bien rester tout seul dans la boue et s'y faire traîner.

Cybèle jeta alors un oeil à la photo que Chani lui montrait. Mais ?! C'était le bâtiment où elle était allée ! L'ancien hôtel, comme lui avait raconté le monsieur de la supérette. De loin, ça ressemblait juste à une très vieille manufacture. La peinture s'était écaillée, les fenêtres étaient cassées par endroit ou bien on y avait fixé des vieux volets afin de cacher ce qu'il se passait à l'intérieur. Tout avait revêtu une apparence un peu métallique et rouillée, tandis que des plantes commençaient à escalader certains murs. Pourtant, c'était un hôtel, avant. Et l'intérieur semblait bien moins délabré que l'extérieur. Cybèle pouvait en témoigner pour avoir jeté un œil de loin à ce que renfermaient ces murs pourris. Le bâtiment appartenait apparemment à un certain Abdel Habbâni. Jamais entendu parler. Pas d'acte de naissance à son nom, et ce n'était pas étonnant. Cybèle n'aurait même pas été étonnée de savoir que plusieurs personnes se cachent derrière ce nom. Du moins, sur les papiers-- peut-être que publiquement, seule une personne se promenait en arborant fièrement cette identité. Si quelqu'un le faisait.

Cybèle commença à écrire rapidement. Les lettres larges tracées du bout de son stylo emplissaient les carreaux de son petit carnet. Sur une feuille qu'elle arracha, on lisait ; voilà ce que j'ai trouvé. Je pense qu'on se rejoint au moins sur l'importance du bâtiment abandonné. Si l'influence de ce gang s'étend jusqu'aux sphères politiques, il faudrait peut-être éviter de mêler la police à notre petite enquête personnelle. Je pense que dans l'idéal, la prochaine étape serait d'essayer de trouver un membre du gang prêt à nous aider, puisque certains ont l'air de regretter leur implication, et d'essayer de s'infiltrer dans le bâtiment avec lui. Ou au moins de le convaincre de nous apporter son aide. Cybèle avait glissé la feuille arrachée dans son calepin, comme un marque-page ; elle tendit ensuite le petit cahier à son interlocutrice. Les recherches de l'albinos s'étendaient sur plusieurs pages qui détaillaient les différentes informations obtenues de la part des témoins et de son observation des bâtiments et commerces probablement liés à l'activité du gang.

Voilà les points qui y étaient principalement couverts ; l'existence de faux commerces destinés à blanchir de l'argent, qui effectivement recevaient des clients, mais offraient souvent un service assez médiocre, et étaient dotés d'un personnel louche. Une liste d'adresse était couchée sur papier.
Le carnet parlait aussi du bâtiment abandonné, relatant les très nombreux témoignages qui en parlaient comme d'un lieu plutôt dangereux où il n'était pas bon de s'approcher. Son histoire (c'était un ancien hôtel) était relatée, ainsi que son emplacement, et les observations de Cybèle à son sujet ; les allées et venues de personnes provenant de catégories sociales différentes, allant de lycéens curieux à des voyous en passant par des hommes d'affaire ou des personnes couvertes d'une capuche ou autres bonnets-- l'intérieur bien conservé par rapport à la façade, les mêmes groupes de personnes traînant non loin plusieurs jours d'affilée, qui avaient convaincu la jeune femme d'aller enquêter ailleurs, se sentant observée.
Ensuite, le calepin parlait également des témoignages traitant des Sanguinaires ; leur influence s'étendant sur plusieurs branches de la société, les faux noms sur les papiers officiels, les poursuites abandonnées de la police, des légendes urbaines folles, des spéculations, mais pas de noms. Cybèle avait été incapable de trouver le moindre nom.
Enfin, les dernières petites pages étaient des réflexions de la part de l'albinos, qui s'étonnait de voir agir le gang de façon aussi ouverte ; ce bâtiment même pas caché, ces anciens membres qui traînent un peu partout et parlent, ces crimes et ces mercenaires qui savent pour qui ils travaillent : tout cela ne doit être dû qu'au fait que les Sanguinaires se savent intouchables. Même si tout joue contre eux, les poursuites seront abandonnées. Légalement, ils sont dans une zone floue. Personne ne veut leur chercher des noises, et surtout, personne n'a de noms. Même les mercenaires, même les anciens membres, personne n'a de noms. Ceux qui ont les noms et sont prêts à parler disparaissent.

Cybèle attendait patiemment que Chani termine sa lecture. Il semblerait que tous les chemins mènent vers ce bâtiment abandonné. Le vrai grand patron ne s'y cacherait probablement pas, car c'est un peu trop risqué, pour un grand patron : néanmoins, il serait au moins possible d'y trouver un allié, avec les bons arguments. Et un peu de chance-- mais peut-être que Chani avait une meilleure idée en tête. À ce stade-là, Cybèle était prête à tout accepter. Même les idées de cette enfant riche et pétillante d'optimisme.
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  Mer 31 Jan - 18:20
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  Mer 31 Jan - 18:20

J'attendis quelques secondes avant de pouvoir lire ce que Cybèle écrivait. Elle s'était dépêché, comme si sa vie en dépendait. Je lisais enfin ce que ces fastidieux jours de recherche avaient donné pour elle. Elle aussi toutes ses pistes convergeaient vers le bâtiment abandonné. C'était une bonne chose. Soit on était toutes les deux sur la bonne piste, soit ils étaient vraiment fort et arrivaient à brouiller le travail de deux personnes. J'espérais qu'on avait raison. Pour ce qui était de la police, c'était inconcevable pour moi qu'un des membres soit mêlé à tout ça de son plein gré. Il y avait sûrement des policiers obligés de se taire, vu l'influence du gang. Mais je ne pensais pas qu'ils faisaient ça par pur plaisir. Je pouvais me tromper bien sûr, mais je ne le voulais pas. Je parcourais ensuite tout ce qu'elle avait trouvé durant ces 5 jours de recherche. Elle désirait trouver un membre du gang pour nous servir de taupe. Je ne savais pas si c'était une bonne idée. On s'était déjà fait repérer par deux membres, s'ils étaient sur place ça allait très vite dégénérer. Je réféchissais quelques instants pour savoir comment faire.

Certes il y avait beaucoup de membres qui regrettaient leur choix, en jouant un peu sur ça on avait une chance de pouvoir pénétrer le bâtiment. Mais... je ne voulais pas y rester. Il y avait quelque chose de beaucoup mieux que ça ! Je me levais rapidement de ma chaise et je fis signe à Cybèle de rester ici.

... et surtout tu ne touches à rien, je reviens dans deux secondes !

Je sortis rapidement de la pièce pour me diriger vers le service informatique. Là-bas il y avait de nombreuses micro-caméra et de nombreux micros. Je rentrais dans la pièce pleine d'ordinateur et de multimédia en tout genre. Trois personnes travaillaient en ce moment, l'une d'elle releva la tête pour me regarder d'un air suspect. Je me dirigeai vers les dossiers au fond de la salle, faisant mine de farfouiller dedans. Après tout elle m'avait déjà vu quelques jours plus tôt, elle n'allait pas se douter de quelque chose. Une fois son attention déportée, je rentrais dans la pièce adjacente où l'on gardait tout le matériel informatique. Je lisais les inscriptions sur les boites en carton. Imprimante, portable, micro, caméra... ah ! Micro caméra ! Je pris la première à portée, et je pris par la même occasion un micro cravate.

Je fis le chemin inverse pour me diriger vers Cybèle, j'espérais qu'elle n'avait pas touché à tout. Quand je rentrais dans la pièce, elle ne semblait pas avoir bougé d'un millimètre... étrange. Je lui montrais ce que je venais de rapporter.

- Maintenant il ne nous manque plus qu'une personne pour s'infiltrer là-bas. On récupère les images, on les diffuse et on appelle la police, c'est aussi simple que ça ! Tu as croisé une personne susceptible de vouloir nous aider ? Moi j'en ai bien une mais elle est en prison, j'ai pas trop envie qu'elle s'évade pour ça... Et puis je t'avoue que je n'ai pas super envie d'aller sur place, j'aimerai rester en vie encore quelques années.

En montrant ce qu'il se passait à l'intérieur de ce bâtiment à la police, j'étais sûre que ça changerait quelque chose. Même si certains policiers étaient complices ou embrigadé dans cette histoire, ils ne pouvaient pas TOUS l'être. Si on montrait à tout Elyséa ce qui se passait. Ils allaient bien devoir réagir. La porte s'ouvrit alors brusquement. Mon mentor, monsieur Cederblad se trouvait derrière, le regard noir de rage. Il m'arracha rapidement des mains le matériel, il ne quittait pas des yeux Cybèle. Après quelques secondes de profond malaise, il se tourna vers moi. Il avait l'air en colère, jamais je ne l'avais vu comme ça.

- Chani tu n'as pas honte de voler du matériel à la police ? Tu sais ce que tu risques en faisant ça ? Non, je t'interdis de dire quoi que ce soit. Tu te tais. Et toi... Il se tourna vers la jeune femme aux cheveux blancs. Dégage. Dégage tout de suite de mon bureau. Ne remet plus jamais les pieds dans ce commissariat tu m'entends ? Sinon je te fais enfermer pour de bon. Et ne t'approche plus jamais de Chani, c'est bien compris ?

Il pressa Cybèle à sortir d'ici puis il claqua la porte derrière elle. J'allais passer un mauvais quart d'heure. Je le sentais. Il m'a longuement enguirlandé. J'avais beau lui répéter que je voulais seulement la justice, il ne voulait rien comprendre. J'avais commis une faute grave en voulant aider Cybèle, je m'en rendais compte maintenant. Mais elle et moi voulions la même chose. Faire régner la paix à Elyséa. Bien sûr, mon mentor voulait également la même chose, mais il voulait le faire d'une autre façon. La façon conventionnelle. Faire justice soi même, ça n'avait jamais marché. Je ne savais pas si Cybèle allait continuer son enquête de son côté. Je ne savais pas non plus si j'allais la revoir un jour. On nous avait bien fait comprendre de ne pas se revoir. Ce jour-là, j'avais bien compris la leçon que mon mentor m'avait enseigné. Pas de pseudo justicier, je devais me plier aux règles de la police si je ne voulais pas me faire virer. Que dirait mon père si je ne respectais pas les règles... et mon grand-père, s'il apprenait tout ce que j'avais fait ?

- Je ne lui dirais rien. Mais Chani, promet-moi de ne plus jamais faire quelque chose d'aussi stupide. Tu aurais pu risquer gros avec ce gang. S'il est toujours ici, à Elyséa, c'est bien parce qu'il est puissant. On l'aurait éliminé si on aurait pu. Crois-moi.

C'était promis. Je ne voulais pas être exclus de la police, ou perdre la vie. Trop de gens comptaient pour moi.
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[Validé] Boy, that escalated quickly. (Partie II) - Cybèle Norne
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