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 Stupeur et retrouvailles [Céleste]

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  Dim 18 Sep - 23:12


Le jeune homme souffle une dernière fois la fumée en gardant le regard dans le vague. L’immensité  des routes qui lui faisaient face le laissait songeur. C’était à la fois intimidant et excitant, familier et inconnu. Il était assez dangereux de s’aventurer seul sur les routes et chemins sauvages réservés par la Ligue aux dresseurs. Le vol des étourmi dans le ciel lui rappelait justement que des créatures sauvages vivaient par-delà l’immensité de l’horizon.

Celui-ci était d’ailleurs de bleu tâché de blanc. Quelques nuages. C’était la fin de l’été, l’Automne serait bientôt là. Les feuilles tomberaient et il y aurait ensuite la neige. Le temps s’écoulait, immuable, inéluctable. Cette pensée lui serra la poitrine. Le temps était un concept fascinant et il était presque certain d’y avoir été exposé de beaucoup trop près. Mais pourquoi et surtout comment… Rien n’y personne ne semblait détenir la réponse. Cette nuit, les mêmes rêves avaient bercés son sommeil. Les mêmes colosses qu’il savait désormais nommer. La même sensation d’être arraché à quelque chose de précieux et d’indistinct. Loin, dans sa mémoire, ses sentiments vont mourir dans un sanglot d’adieu.

Peu importe ce qu’il avait perdu, son cœur lui disait qu’il ne le reverrait plus. Cette sensation est comme un vent glacé qui lui parcourt le ventre. Il s’approche d’une poubelle publique, écrase la cigarette contre la semelle de sa chaussure, avant de jeter le mégot. Il tapote ensuite un SMS à destination de l’éleveuse : elle s’occupait d’un salamèche qui avait été rejeté de ses pairs, notamment pour sa férocité. Elle le cédait à qui voulait bien s’en occuper et il espérait que personne ne serait venu le chercher avant lui.

Les salamèche, c’était mignon. C’était tout chaud. C’était peut-être aussi relaxant qu’une bonne clope. Et puis, ça devenait de sacrés bestiaux. C’était parfait pour un dresseur débutant, paraissait-il. Hormis quand ceux-ci ont un caractère aussi brûlant que celui dont il avait entendu parler dans le journal. Si la photo ne mentait pas, celui-ci semblait avoir une cicatrice entre les yeux et le regard féroce. Et puis, un salamèche noir comme le charbon et la suie, cela n’était pas bien courant. Toujours est-il que pour partir à l’aventure, il fallait un compagnon de route. Et même s’il avait quelques économies de côté, il n’allait pas passer à côté d’une offre aussi alléchante, pas vrai ?

Et avec un peu de chance, l’éleveuse serait mignonne et il pourrait dragouiller un peu. Draguer, c’était cool. Mais il avait dû se tenir à carreau dans les facs. Les collègues de son âge, ça allait, mais les étudiantes, c’était plus tendu. Enfin… Il n’était pas à une ou deux exceptions près, quand celles-ci valaient le coup. Mais ça n’était pas son genre de rester au même endroit. La peur d’être coincé, de ne jamais savoir, de se tromper le poursuivait toujours.

C’est aussi pour ça que ses contrats précaires de  prof lui allaient bien. Il avait pu assez facilement obtenir son détachement et désormais, les routes et la liberté l’attendaient !

Le jeune homme pris donc le chemin de l’éleveuse, qui habitait ce petit bled paumé pas loin de Moistgrove. Moistgrove, c’est joli, c’est vert. Et c’est même plus vivant que ce trou paumé que peut être King’s Rest. Partir de King’s rest en bus lui avait pris un peu de temps, mais il avait pu continuer d’observer les paysages en train de défiler. Pour la première fois depuis longtemps, il avait même pu les regarder. Voir des ratatas sortir des fourrés. Ces marrants comment ces bestioles étaient nombreuses. Elles étaient plus nombreuses que les problèmes d’herpès dans le milieu associatif, c’est dire. Et puis, vu leur tronche, ils devaient porter ce germe sur eux.

La traversée des champs ne lui posa pas de problème. Pas moyen de capter le GPS, dans cette cambrousse paumée. C’était bien beau d’annexer le royaume voisin, mais investir dans ses infrastructures, c’était un minimum… De toute façon, ces histoires ne concernaient que les sangs bleus. Lui, il se contentait très bien d’avoir un rouge bien oxygéné.

« Y a quelqu’un ? » Le jeune homme sonna à la cloche. Personne. Le jeune homme cherche à regarder à la fenêtre de la maison. Rien. Bon, ben pas le choix : l’éleveuse en question était peut-être en train de s’occuper des pokémons. Ni une, ni deux, le jeune homme saute par-dessus l’enclos, sachant pertinemment que n’importe quelle créature peut s’y trouver. S’avançant prudemment, il croise des insectes et des plantes qui le regardent, circonspect. Le jeune homme, naturellement, met son doigt devant sa bouche et leur fait comprendre qu’il désire rester discret. Ceux-ci l’ignorèrent alors qu’il continua de progresser. Combien d’hectare gérait-elle ?

Le jeune homme continua de tourner en rond, cherchant quelqu’un qui pourrait le renseigner. Mais mis-à-part des pokémons qu’elle gardait dans sa pension, rien du tout. Cela dit, le jeune futur dresseur finit par s’approcher d’une clairière aux plantes légèrement carbonisées. Cherchant à être le plus discret que possible, le jeune aristocrate d’adoption put apercevoir des braises en train de s’envoler. Il devait toucher au but.

La zone avait une pierre centrale où la verdure semblait absente. Des petits salamèches, créatures reptiliennes à la queue enflammée, vivaient à proximité. Mais à bonne distance de ce roc où trônait cette figure noire dont le front semblait plus menaçant qu’à l’accoutumée. Le moins qu’on puisse dire, c’était que son tempérament valait bien l’annonce que l’éleveuse avait publié à son sujet. Si les autres pokémons le regardaient avec curiosité ou un peu de crainte, ce salamèche noir le fixait avec un regard menaçant et plutôt agressif.

« Toi, tu vas arrêter de me mater comme ça, sinon, c’est ma chaussure en cuir que tu vas rencontrer d’ici peu. » La créature gronda en descendant de son rocher, alors que les autres petits reptiles regardèrent, légèrement apeuré. Le lézard enflammé couleur charbon se précipita vers lui, griffe en avant. Putain de ...L’écrémeuh ! Il était plutôt véloce, mais assez naturellement, le jeune parvint à se mettre de côté pour éviter les griffes, qui de toute évidence,  n’étaient pas là pour faire semblant, en témoignait le cuir de certains salamèches qui avaient dû s’y frotter.

La petite créature noire se mit à rugir, ce qui eut pour effet de faire hausser un sourcil à Raphaël, qui, d’un coup d’un seul, l’attrapa par la peau du cou, nullement inquiété, avant de lui coller une bonne fessée. « Je t’avais dit que tu n’allais pas faire ton malin bien longtemps. »

Le petit lézard pousse un couinement de surprise et semble rougir comme un gosse capricieux qui viendrait de se faire punir. Le jeune professeur esquive un jet de flammèche furieux. « Premier conseil que je vais pouvoir t’enseigner : utilises ta tête ! » Et bam. Un salamèche sonné au sol par une attaque coud’boule. « Nahméoh. On respecte mon autorité. » Fier de lui et ce petit trait d’humour, le jeune homme s’essuie les mains, victorieux, ayant prouvé que l’Alpha parmi les Salamèche, c’était lui, tandis que le petit dragon de feu cherche à se remettre de ce choc qui leur avait valu à tous les deux, une bonne bosse.

Aïe. Ah, la sale bête ! Le jeune homme se tient la jambe, son pantalon légèrement troué : elle l’avait mordu. Le sale petit… La créature s’élance à son cou pour le mordre tandis que le jeune et futur dresseur s’élance pour lutter… Et voilà que la créature se retrouve pendue à son cou, la queue pendante. Elle ne cherche pas à l’attaquer et lui aussi, finalement laisse ses bras tomber. Un silence s’installe entre la créature et le jeune Raphaël. Les deux sont tétanisés par le poids d’un souvenir qui les traversent tous les deux. Des aventures, des combats. Des moments intenses. Des frissons les parcourent tous les deux, alors que ces images lointaines semblent émerger d’un profond brouillard. Les jambes du jeune homme défaillissent et à genoux, sa main caresse le dos de la créature. Les larmes coulent tous les deux dans leurs yeux.

C’était des retrouvailles bien étranges. Et tous les deux avaient été perdu. Déraciné. Mais au moins… Ils s’étaient retrouvés. Et le cœur du jeune homme  battait très fort. Rarement il ne s’était senti aussi attaché à quelqu’un hormis sa famille et quelques amis ou conquêtes lors de ses études. Non, c’était plus fort et plus mystérieux encore. Mais ce qui était sûr, c’est qu’il ne partirait pas sans…

« Pulsar… Tu m’avais tant manqué. »

Les larmes coulent de nouveau et plus fort des yeux du jeune homme qui dit alors : « merde, mes lentilles ». Commentaire fortement approprié pour cette scène si unique, au point où les autres salamèche viennent couiner autour de l’humain qui avait su dompter la fureur du petit Pulsar. Mais cette scène qui avait été si longue fut interrompue par l’arrivée de deux personnes…


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  Mar 20 Sep - 0:42


Il fallut partir très tôt, ce matin là. Le soleil ne pointait même pas encore le bout de ses rayons lorsque Céleste se leva dans la chambre dédiée aux itinérants, au bout du couloir sombre de cette pension qu’elle fréquentait depuis plusieurs jours déjà. Une relève était arrivée la veille au soir, et elle partageait un lit superposé avec sa remplaçante qui dormait profondément en prévision de la longue journée qui l’attendrait sans doute. Discrètement, l’infirmière avant terminé d’empaqueter ses dernières affaires, s’était rafraîchie dans la minuscule salle d’eau qui lui était allouée, avant de partir d’un pas discret, non sans une dernière salutation à l’éleveuse qui terminait sa garde de nuit. Un sourire endormi, une promesse de se revoir bientôt, et voilà l’itinérante qui repartait sur les routes.

Sa vie se résumait à cela, quelques heures, quelques jours dans une pension, et puis un change. Un passage éclair dans la pension fermée de son père biologique qu’elle avait investie comme point de chute régulier, et elle repartait pour une nouvelle tournée. Tous les jours, son téléphone sonnait, de nouvelles demandes de la part d’éleveurs, gestionnaires de pensions, ou même des particuliers, le bouche à oreille faisant son office. Ce matin là, Céleste attendait avec une impatience non dissimulée que son téléphone se manifeste : voilà plus d’une journée qu’elle avait contacté une de ses soeurs pour lui souhaiter un excellent anniversaire, mais elle n’avait toujours aucune nouvelle, ce qui l’inquiétait grandement. La jeune femme aurait voulu pouvoir sortir Rubine de sa pokéball, car sa présence et son affection la rassurait, mais il était très tôt, et elle pouvait être caractérielle lorsque Céleste la sortait aussi tôt le matin.

L’infirmière prit le tout premier bus disponible, il était presque vide. Le ton du message de l’éleveuse chez qui elle se rendait l’inquiétait. Peut-être qu’elle s’imaginait des choses, peut-être même que ce n’était qu’une façon de parler qui lui était étrangère, mais Céleste supposa une urgence de grande importance. Dans le bus, elle se recroquevilla en position foetale, une position à première vue peu confortable mais qui apaisait beaucoup la demoiselle, et dormit un peu. Hors de question de travailler en luttant contre le sommeil. Tout contre sa poitrine, elle tenait son améthyste, la caressant de l’index dans un geste rassurant. Une fois le bus arrivé à destination, elle descendit sans se presser. Elle était très en avance, finalement. Un regard à la beauté du paysage alentours : elle ne s’en lasserait jamais. Ces instants de beauté quasi divine lui rappelaient, jour après jour, qu’elle avait pris la bonne décision en choisissant de commencer en tant qu’infirmière itinérante plutôt que médecin. Céleste prit une grande inspiration, un sourire presque niais aux lèvres, et se mit à suivre un petit chemin pierreux, d’un pas dansant. Elle avait tout le temps du monde, et elle comptait bien en profiter. Ses mains caressaient les herbes sur les bords de la route, elle s’arrêtait même parfois pour admirer la lumière qui perçait à travers les arbres, ou la beauté des couleurs des champs de fleurs sauvages. Lorsque l’heure fut plus avancée, elle fit sortir Rubine de sa pokéball, pour l’accompagner.

Ainsi, le temps passa plus vite qu’elle l’aurait cru. Elle avait délibérément choisi de descendre un peu plus tôt du bus pour profiter de l’air frais, et se dégourdir les jambes, ainsi que celles de Rubine qui s’ennuyait un peu ces derniers jours. Son amertume se dissipa assez vite lorsqu’elle vit où Céleste avait choisi de la sortir. Après quelques jeux naïfs, elles terminèrent leur chemin, l’une à côté de l’autre, Céleste se permettant parfois un petit geste affectueux envers celle qui était devenue sa meilleure amie, et qui lui rendait bien, avec une sincérité désarmante. Main dans la main, elles arrivèrent face à la demeure de l’éleveuse assez tôt, suffisamment pour l’interrompre durant son petit déjeuner. Elle invita Céleste à le partager, alors que Rubine, avec la discrétion et le calme qui la caractérisait, observait la demeure et ses alentours respectueusement.

Les deux femmes discutèrent de choses et d’autres. L’infirmière s’enquit tout d’abord des raisons de la demande de l’éleveuse qui disait avoir réalisé récemment qu’elle n’avait pas fait vérifier l’état de santé de la plupart de se nouveaux arrivants depuis un bon moment. Par ailleurs, elle avait entendu dire que Céleste avait un très bon rapport tant avec les pokémon qu’avec les dresseurs, elle espérait alors pouvoir lui demander de l’aider pour quelques cas un peu complexes, avec des pokémon qu’elle jugeait caractériels. Après quoi, convenant d’une visite guidée de l’élevage un peu plus tard dans la journée, Céleste lui posa de nombreuses questions sur son activité, car elle semblait malgré tout faire cela depuis longtemps. Elle en apprit beaucoup sur l’éleveuse et sa conception du monde et son rapport aux pokémon qui n’était pas très éloigné de celui de l’infirmière, finalement. Longtemps, elles partagèrent leurs expériences, discutèrent de pokémon, sans jamais se lasser. C’était une des parties de son métier qu’elle appréciait le plus : apprendre à connaître les gens à qui elle apportait son aide, et découvrir des personnalités très diverses, et de nouveaux horizons.

Rubine avait quitté la pièce depuis un bon moment déjà lorsque Céleste commença à s’inquiéter de son absence. Elle pouvait se montrer assez indépendante parfois, mais dans un endroit nouveau, elle avait plutôt tendance à s’accrocher à elle, au début, quitte à subir les longues et ennuyeuses discussions avec les autres humains, ou à réclamer de retourner dans sa pokéball. Cette fois-ci, elle s’était faite discrète, trop pour que Céleste ne le remarque pas. Elle se leva, et l’appela. Rubine répondit par un cri léger, comme une incitation à la rejoindre, ce que Céleste fit immédiatement, l’éleveuse lui emboîtant le pas. Rubine, sur la pointe de ses pattes, observait un enclos sur lequel donnait une fenêtre. Elle fit signe fébrilement à Céleste de regarder ce qui se passait.

Dans l’enclos, il y avait un jeune homme, qui semblait aux prises avec un Salamèche à l’aspect différent de ses pairs. Céleste fronça les sourcils, puis se retourna vers l’éleveuse, soucieuse.

« Euh... Tu le connais ? Qu’est-ce qu’il fait ? »

Elle posa à nouveau ses yeux sur la scène, se demandant bien quelle allait être l’issue de ce conflit. Aussi teigneux qu’il puisse paraître, l’infirmière s’inquiétait pour le petit Salamèche. Elle ne pouvait s’empêcher d’imaginer le pire, car l’éleveuse avait l’air aussi surprise qu’elle de voir la scène. D’un coup, la lutte cessa, et ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre. Les sourcils de Céleste se détendirent, et elle reprit son expression douce et optimiste qu’elle arborait naturellement. Elle caressa la tête de Rubine, et la pris par la main, avant de suivre l’éleveuse qui sortait dans l’enclos. Comme elle ne se pressait pas, l’infirmière supposa qu’elle savait exactement qui était cet individu, ce qui termina de la rassurer.

Un sourire attendri aux lèvres, Céleste put admirer la scène d’un peu plus près. Elle serra contre elle Rubine, qui se cachait un peu derrière ses jambes. Cette relation naissante lui évoquait tous les bons moments passé en sa compagnie, et  le lien inaltérable qu’elles partageaient depuis l’époque où elle n’était qu’un petit Feunnec. Cette idée, sans aller jusqu’à la faire pleurer d’émotion, bien qu’elle en soit tout à fait capable, fit briller ses yeux de larmes naissantes. Ignorant l’éleveuse qui semblait attendre poliment la fin de la séquence émotion, Céleste ne put s’empêcher de l’interrompre, d’une voix rêveuse et pleine d’émotion.

« La naissance d’un lien si fort entre un dresseur et son premier pokémon, c’est vraiment magnifique. »

L’infirmière pouvait tout à fait se tromper, peut-être que ce jeune homme pleurait à chaque fois qu’il rencontrait un pokémon, peut-être alors que ce n’était pas son premier, elle n’avait rien d’autre pour le prouver que son instinct. Toute pleine d’amour qu’elle pouvait être envers chaque pokémon dont elle pouvait avoir la charge, aucun n’égalait Rubine dans son coeur. Elle estimait même que ce lien était au delà du naturel, et qu’on ne pouvait l’expliquer rationnellement, il y avait quelque chose de magique là dedans.

Rubine jeta un regard inquiet au Salamèche, et fit une drôle de tête. Décidée, elle se positionna devant Céleste qui la regarda faire avec un air attendri, avant de l’entourer de ses mains. Les yeux de l’infirmière firent des allers retours entre l’éleveuse et le jeune homme, attendant une réaction de la part de ce dernier, plus que de l’éleveuse, qui avait toujours l’air surprise bien que pas vraiment effrayée. Il est vrai qu’il n’avait pas l’air franchement dangereux, et s’il n’avait pas pris la fuite, c’était une preuve de plus de l’absence de vilenie dans sa démarche. Et puis, le voir en larmes, à embrasser un Salamèche qui n’avait pas l’air bien commode lui donnait instantanément une certaine valeur aux yeux de Céleste.
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  Mar 20 Sep - 23:06


Qui osait parler de naissance ? Un lien de ce type, ça ne se créait pas comme ça avec un rapport de force si fort. Mais le jeune homme, dont le regard se fait légèrement dédaigneux à l’entente de ce qu’il perçoit comme une forme de mièvrerie particulièrement à côté de la plaque, se retourne vers les deux arrivantes. Et puis, à bien la regarder l'une d'entre elle...

Elle était sûrement bien plus expérimentée que lui dans le dressage. Sans reconnaître le pokémon qui se tenait près d’elle, celui-ci ne ressemblait pas du tout à un bébé. Il semblait être à un stade de croissance intermédiaire. Mais surtout… La sobriété était un peu l’antithèse de cette personne. Blonde aux yeux bleus (ce qui n’était pas totalement inintéressant) et franchement plutôt mignonne, elle était cependant habillée un peu comme l’aurait été un charlot de foire ou une gitane. Les assortiments de couleurs étaient tellement audacieux que les yeux du jeune homme d’un vert à l’éclat d’émeraude paraissaient fade.

D’ailleurs, d’une manière assez étrange pour les autres, la réaction farouche du jeune professeur fut exécutée à l’identique par Pulsar qui gronda quelques flammèches. A bien y réfléchir, d’ailleurs, le jeune homme pouffa de rire en se disant que ça devait être particulièrement dur de redevenir un salamèche quand on avait goûté à la joie de pouvoir voler et cracher des flammes si chaudes que la roche n’y résiste pas. Comprenant plus ou moins ce que signifiait ce petit ricanement amusé et narquois, le petite lézard couleur charbonné mordit la main du dresseur qui, dans un réflexe, serra le poing pour faire opposition à la mâchoire avec ses os. Dommage. Le soulevant de terre l’air triomphant, Pulsar le maudit intérieurement et tint bon. Les deux étaient trop fiers pour céder face à l’autre.

Mais assez de retrouvailles. Il était temps de saluer l’éleveuse et l’inconnue protéichromatique. Se relevant, Pulsar toujours agrippé sur son poing, le jeune homme alla serrer les mains de l’éleveuse et de la hippie aux couleurs de l’arc-en-ciel. Il s’arrêta plus près d’elle et la fixa de ses grands yeux. Ouaip, elle était plutôt mignonne.

« J’imagine que l’une d’entre vous est l’éleveuse qui s’occupe de cette pension ? J’ai vu l’annonce dans le journal concernant le salamèche et je me porte volontaire pour l’emmener avec moi ; je débute un grand voyage à travers Kalos et Albion. » Le jeune secoua légèrement son bras, Pulsar s’étant agrippé à celui-ci pour ne pas lâcher prise. « Je suis Raphaël A. Ætherling, enchanté de vous rencontrer, mesdemoiselles. »

Raphaël fit une petite révérence, en gardant son calme malgré qu’il ait une salamandre attachée au bras, ladite salamandre noire cherchant à faire pression sur sa main avec sa mâchoire sans y parvenir. Cette petite révérence était légèrement trop bien exécutée pour quelqu’un qui portait un sweat à capuche par-dessus un juste-au-corps noir et un jean. Mais le moins que l’on puisse dire c’est qu’il avait un sourire assez charmeur.  Son ton était assez agréable et assuré.

« Je suppose qu’il vaudrait mieux continuer cette discussion chez vous. Non ? »


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  Lun 26 Sep - 13:44


Tant dans sa réaction, que dans ses manières et sa façon de s’exprimer, l’intrus, qui se présenta sous le nom de Raphaël, n’avait manifestement rien de dangereux. Son comportement vis à vis du Salamèche démontrait une certaine inexpérience bien qu’un lien manifeste avec lui, ce qui donna une étrange sensation à Céleste. Elle en avait vu des dresseurs de toutes sortes, des bons, des mauvais, expérimentés ou non. Celui-ci était assez étrange, sûr de lui d’une certaine façon et pourtant tellement novice de l’autre. Elle ne savait vraiment pas quoi penser de lui, mais n’était pas certaine de vouloir faire plus ample connaissance lorsqu’il se montra si charmeur. Elle n’était pas habituée à ce genre de manières depuis qu’elle avait quitté la vie rigide de la famille MacDougall. Aussi, lorsqu’il proposa de continuer la discussion avec l’éleveuse à l’intérieur, elle anticipa la réponse de sa nouvelle amie en entrant la première, n’était pas tout à fait certaine d’avoir sa place dans la conversation. Cependant, ne connaissant pas bien la maison, n’étant également pas au clair sur ce qu’elle devait faire dans l’immédiat, elle resta dans le salon, en retrait, Rubine toujours agrippée à sa jupe.

Sans masquer son intérêt un seul instant, Rubine observait le Salamèche avec un air intrigué. Elle ne détournait pas les yeux, comme pour être certaine de ne rien rater de ses gestes, «au cas où». Percevant la tension et l’intérêt de sa compagne, Céleste fit de même, posant une main rassurante à l’arrière de sa tête, dans une caresse qui semblait être une habitude naturelle.

Les pokémon caractériels n’étaient pas une rareté, Céleste avait eu à s’occuper de telles créatures plus d’une fois. Et elle était plutôt bien placée pour savoir que ça prend généralement un certain temps pour les calmer, gagner leur confiance. Ils pouvaient alors se montrer très affectueux, à leur manière, si on savait les écouter.

Obnubilée par le pokémon et ses réactions surprenantes, la jeune femme ne prêtait qu’une oreille distraite à la conversation. Sans doute les formalités habituelles concernant l’adoption de pokémon, elle ne s’était pas penchée sur la question depuis longtemps. Sans doute des histoire de responsabilité, quelques informations sur l’espèce, les spécificités observées par l’éleveuse ... Elle lui faisait confiance et n’avait en rien besoin de suivre en détail ce qu’elle faisait pour savoir qu’elle était expérimentée. Pourtant, lui revenait en tête ce que ce Raphaël avait dit un peu plus tôt. Il débutait un voyage. Comme elle l’avait pressenti donc, c’était sans doute son premier pokémon. Voir un lien se créer de façon aussi atypique, ce Salamèche si caractériel vis à vis du dresseur et lui, si calme et naturel dans sa façon de l’aborder, c’était étrange. C’était un Salamèche, après tout, tous les dresseurs ne savaient pas comment les aborder directement, et celui-ci semblait plus coriace que la moyenne.

De nombreuses questions brûlaient les lèvres de Céleste, qui garda pour elle toutes ces interrogations, ignorant tout autant qu’elle se rapprochait sans s’en rendre compte. Rubine lui tenait la main en traînait un peu des pattes derrière elle, comme pour l’inciter à rester en arrière mais elle ne le percevait pas comme un impératif. Sans doute sa timidité habituelle.

L’éleveuse quitta la pièce, une histoire de papiers à aller chercher dans la cuisine. En y repensant, Céleste avait le souvenir d’une pile de dossiers entassés sur la table où elles avaient pris le thé. Ils se retrouvaient donc tous les deux seuls dans la pièce, accompagnés simplement de leurs pokémon respectifs. L’infirmière jeta un regard alentours avant de s’adresser une nouvelle fois à Raphaël.

« C’est vraiment la première fois que vous vous liez à un pokémon ? »

Parmi toutes les questions qui parcouraient son esprit à la vue du jeune homme, elle avait choisi celle qui paraissait la plus floue. Réalisant brusquement qu’elle avait pris connaissance de son nom sans se présenter elle même, elle le fit avant même qu’il puisse avoir l’occasion d’ouvrir la bouche, d’un ton qui trahissait une forme de maladresse mêlée de bizarrerie.

« Oh ! C’est vrai. Je m’appelle Céleste. Juste Céleste. »

Un sourire chaleureux s’installa sur son visage dont les pommettes prenaient une teinte rosée. Son regard bleu passait alternativement du dresseur à son nouveau compagnon, comme pour déceler la force du lien qui les unissait déjà.
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  Jeu 29 Sep - 11:59


Pas très réceptive à ses charmes, l’inconnue aux cheveux blonds. Cela arrive. Pas souvent, mais ça arrive. D’habitude, elles sont un minimum intéressées, mais sa première impression la classant parmi les personnes qui ne sont là que pour vivre dans leur propre monde, avec leur propre logique et leurs propres valeurs. De fil en aiguille, l’hypothèse voulait donc que si elle était présente dans un élevage de pokémon, c’était sûrement par affection pour eux. Auquel cas, s’il voulait la mettre dans son plumard, il lui faudrait plutôt tabler sur ce registre-là. Et ça lui demanderait trop d’effort ; elle ne désirait sûrement pas quelqu’un qui avait ce petit côté superficiel en lui et lui préférait ne pas faire trop d’effort. Peur de s’attacher, tout ça. La situation allait sûrement se terminer comme ça. Mais c’était peut-être pas plus mal ? La porte à autre chose ? Et puis, après ce constat, finalement, il sentit que l’attention de la demoiselle était toujours focalisée sur lui. Mais sûrement pas sur son regard ou ses yeux verts. Et c’était aussi le cas du pokémon renard et bipède qui s’accrochait avec une certaine forme de réserve et de timidité, à la jupe de sa dresseuse.

Le jeune homme les ignora délibérément pour le moment. Il fallait s’assurer de récupérer la propriété de Pulsar. Ce dernier était d’ailleurs toujours en train d’essayer de lutter contre son dresseur, mais ceux qui n’y percevaient qu’une opposition étaient finalement bien mal avisés. Leurs querelles, enfantines par bien des aspects, pouvait ressembler à celle de deux jeunes enfants dans leur plus prime jeunesse. Fougue et rivalité amicale, c’était les deux mots qui pouvaient caractériser ces luttes pratiquement burlesques. On n’en était pas loin de les voir se griffer et se mordre, alors que concrètement, seul l’un des deux avait les capacités d’agresser l’autre ainsi. Ce jeu de lutte s’était propagé au cuir chevelu du pauvre Raphaël qui ne pouvait rien faire contre les coups de quenottes de Pulsar qui s’était agrippé à ses cheveux. Les petits grognements de luttes semblaient presque rieurs, mais vu que le jeune professeur était désormais occuper à parlementer avec l’éleveuse, la lutte était désormais tant unilatérale que Pulsar s’était immobilisé, suspendu à la coiffure désormais désordonnée, de Raphaël.

Ah, la paperasse administrative… Au moins, il n’aurait qu’une seule procédure d’adoption à mener, puisqu’il comptait bien former une équipe par la force de ses efforts, par la sueur et la volonté qu’il déploierait dans la nature. Que trouverais-t-il dans les vastes étendues de la région d’Albion et de Kalos ? Le jeune homme ne savait pas, mais était assez excité… L’idée de l’inconnu, de se percevoir dans le brumeux avenir, entourés de silhouettes qui peuvent changer de secondes en secondes, sous l’impulsion des événements et de ses choix. Le jeune homme semblait presque perdu dans ses pensées lorsqu’il finit de signer les papiers. Son voyage l’attendait et il avait retrouvé Pulsar. Même si les souvenirs étaient encore flous, ils revenaient. Sa décision était la bonne. Peu importe qui il avait pu être, il le découvrirait tôt ou tard. Maintenant que les papiers étaient signés, il fallait régler la commission ; ce qu’il fit. L’éleveuse alla lui chercher des papiers et le jeune homme en profita pour se poster à une fenêtre.

Tirant une nouvelle cigarette et laissant Pulsar se prélasser sur l’appui de fenêtre, le jeune homme se mit à chercher son feu. La poche gauche ? La poche droite ? A l’intérieur ? Alors que le jeune homme s’agaçait de ne pas retrouver son briquet, Pulsar qui s’était calmé, mais qui gardait un air toujours un peu supérieur, leva la queue et alluma la cigarette de son dresseur sans même lui faire un regard. Raphaël lâcha un petit merci amusé avant de se mettre à contempler l’étendue de l’horizon.

« C’est vraiment la première fois que vous vous liez à un pokémon ? »

Cette question lui fit hausser un sourcil, mais il ne se retourna pas pour adresser la parole à son interlocutrice. Que répondre à ça ? Le jeune homme n’en savait rien. Et les souvenirs que Pulsar avait réveillés en lui démontraient que c’était probablement la seconde fois qu’il entreprenait ce genre de voyage. Mais répondre cette vérité risquait d’amener d’autres questions et le jeune homme ne préférait pas mentir. Et le jeune homme ne comprenait pas non plus cette soudaine curiosité à son égard. Se retournant et laissant Pulsar remonter sur son épaule, ce-dernier ayant l’air toujours aussi péremptoire, Raphaël jaugea alors l’inconnue qui ne s’était toujours pas présentée, ce qu’elle prit soin de réparer avant même qu’il ne puisse répondre.

«Oh ! C’est vrai. Je m’appelle Céleste. Juste Céleste. »

Juste Céleste. « Eh bien, enchanté, Juste Céleste. » Un petit sourire narquois, mais pas désagréable, venait répondre à ce sourire chaleureux et à ces pommettes rosées. Le jeune homme inspira un peu de la fumée avant de la recracher à l’extérieur. Ouaip, elle était décidément très mignonne, quand elle souriait. Le jeune homme posa en équilibre sa cigarette sur le rebord avant de s’avancer vers Céleste, son regard toujours un peu amusé, son sourire toujours piqué de ce même sentiment. La toisant de haut, le jeune homme pris alors la parole :

« Pour en revenir à votre interrogation précédente… Je dirais que c’est une bonne question. » Le jeune homme fit un de ses sourire sybillin qui avaient comme vertu souvent d’être enjôleurs chez les femmes. « Peut-être que oui. Peut-être que non. Qui sait. Et vous ? » Le jeune homme reporta son attention sur le pokémon qui se cachait presque un peu derrière elle, avant d’ajouter : « a priori, ça n’est pas votre cas. Vous vous y connaissez beaucoup en pokémon ? » Le jeune homme souriait toujours, détendu, son regard se faisant le porteur du mystère qu’il désirait entretenir.


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  Ven 30 Sep - 19:41


Plus obnubilée par le lien qui semblait se manifester devant ses yeux que les protagonistes de cette nouvelle histoire, Céleste sentait l’optimisme gonfler sa poitrine face à ce spectacle ravissant. Qu’on l’appelle émotive ou excessive ne l’importunait pas vraiment, elle était prête à l’assumer sans réserve. Elle était de celles qui s’émerveillent des beautés naturelles comme des œuvres créées des mains de l’Homme, et l’amitié véritable était une chose rare qui lui collait un sourire étrange sur le visage, un de ceux qui ne partaient pas de la journée.

Ce qui était étrange, aux yeux de la demoiselle, c’était ce Raphaël. Il avait un drôle d’air, elle n’aurait su dire si c’était naturel ou si c’était un genre qu’il se donnait. Il semblait cultiver ce côté détaché et un peu mystérieux alors qu’elle l’avait bien vu, quelques minutes auparavant, en proie à une émotion véritable qui n’avait rien de calculé. Était-ce le même jeune homme, et si oui, lequel était le vrai, entre ces deux là ? Céleste n’était pas certaine d’avoir envie de se plonger dans une investigation à son sujet. Elle n’était pas fine psychologue, bien au contraire, et se retrouvait souvent ennuyée à force de voir chez les autres ce qu’elle espérait, plutôt que la réalité véritable. Elle haussa mentalement les épaules tandis qu’il lui répondait avec cet air de personnage de western taiseux. Si la réponse se présentait elle l’attraperait au vol, sinon, tant pis.

C’est avec la grande attention d’une soeur serviable qu’elle écouta ses paroles, toujours le sourire aux lèvres, en acquiesçant. Machinalement, elle porta sa main à son améthyste, caressant la pierre de son index. Son voyage n’avait pas commencé depuis si longtemps et, si elle s’occupait des pokémon de tout le monde, elle n’en avait pour l’instant qu’un seul à elle. Quelque part, elle s’était toujours demandé jusque là si en adopter ou en capturer un nouveau serait bien en accord avec ses valeurs. Elle avait une considération un peu spéciale de la condition d’éleveur de pokémon, et ne se sentait pas tout à fait légitime à les capturer. Et pour ce qui était de l’adoption, eh bien elle se disait tout simplement que de nombreux dresseurs débutants ou des Hommes un peu seuls en avaient plus besoin qu’elle, et qu’elle ne méritait pas de passer devant un hypothétique nouveau dresseur. Rubine et elle étaient heureuses toutes les deux, et s’il y avait bien des points qui la faisaient douter de sa position actuelle, Céleste ne savait pas si elle se sentait réellement prête à prendre la responsabilité complète d’un nouveau pokémon, même si elle n’avait pas le moindre doute de sur sa capacité à lui apporter tout l’amour dont il aurait besoin.

Pour autant, de l’expérience avec les pokémon, elle n’en avait. De par sa formation en médecine pokémon, déjà, quand bien même elle s’était volontairement rétrogradée pour partir sur les routes. Et puis cette expérience, justement, celle de visiter les contrées d’Albion, rencontrer toujours plus de dresseurs et de pokémon différents, elle était inestimable. Mais la grande modestie de la jeune femme lui faisait se répéter, encore et encore, qu’elle avait beaucoup à apprendre et ne pouvait pas se présenter comme une dresseuse expérimentée. Quand bien même ses clients étaient ravis, quand bien même elle faisait de son mieux. Tant que les MacDougall ne reconnaîtraient pas leur erreur, elle ne s’autoriserait pas la moindre considération pour son talent.

Et puis il répondit. C’était une fausse réponse, encore pour entretenir ce mystère. Soucieuse de ne pas paraître agaçante, elle garda son sourire, mais se demanda intérieurement ce qui pouvait bien motiver cette façon de faire. Sa question était pourtant simple. Elle leva un sourcil dubitatif. C’était faire bien des manières pour entretenir le doute autour de lui, alors qu’elle ne le connaissait pas. Céleste jeta un regard à Rubine, qui la regardait, l’air de se demander quoi penser. La jeune femme afficha un sourire sincèrement joueur et répondit avec une pointe d’impertinence enjouée dans la voix.

« Peut-être, peut être pas. Qui sait ? »

Elle ponctua sa réponse d’un petit rire entendu et chaleureux, comme pour faire comprendre qu’elle aussi, pouvait jouer. Mais elle était honnête, et n’avais pas le moindre problème à parler d’elle. C’est pourquoi après quelques secondes à observer la réaction de son interlocuteur, elle compléta sa réponse naturellement.

« Je suis infirmière itinérante depuis quelques temps déjà. J’ai de l’expérience dans certains domaines de par mon métier, mais pas dans tous, bien sûr. Et Rubine m’accompagne depuis plusieurs années.»

Comme pour valider ses dires, elle la désigna de la main, à laquelle elle s’accrocha. En public, elle pouvait se montrer aussi protectrice que possessive, ce qui pouvait être assez drôle à voir, autant qu’attendrissant.
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  Dim 2 Oct - 18:08


Elle avait menti, lui non. Elle le pensait joueur, elle avait rejoint le jeu, mais lui, n’avait, finalement, que dit la vérité sur l’incertitude… Il était vrai que sa réponse n’était pas réellement franche, mais c’était justement parce qu’il ne pouvait être sûr de rien qu’elle était vraie. Mais cela accentua d’autant plus l’amusement dans le regard du jeune homme qui ne fit rien d’autre que d’aller rechercher son « clope » comme disent les vieux, laissant l’impertinence de la demoiselle se dissiper dans le silence implicite de son accord sur cette réponse qui, elle aussi, n’en était pas vraiment une.

Mais bien vite, la demoiselle décida de ne pas en rester là et en avoua un peu plus. La créature qui l’accompagnait était donc « Rubine ». Malheureusement pas armé d’un pokédex, il ne saurait pas à quelle espèce la « petite » Rubine appartenait. Le jeune, un brin curieux, s’approcha avec une hésitation assez douce, comme pour prouver à la créature qu’il n’était juste là que pour observer en paix. Elle était pratiquement aussi grande que Céleste et possédait une robe de couleur assez inhabituelle entre le mauve foncé et le violet.

Rubine était une créature à mi-chemin entre le renard un fennec. De grandes oreilles laissaient échapper une fourrure assez dense, qui, chez un être humain, eut été un signe assez monstrueux d’une hygiène relativement peu développée. Regardant Céleste et l’imaginant avec une fourrure blonde sortant des oreilles, le jeune homme retint d’éclater de rire devant les pérégrinations de son esprit.

« Elle est assez mignonne. Pas mon type de pokémon, cependant. Assez timide de caractère, je dirais… Mais elle doit faire un allié fidèle ! » Le jeune homme se releva doucement pour faire face, toujours un peu amusé : « Vous êtes donc infirmière ? Je pourrais faire de l’humour sur les tenues que vos collègues portent, mais j’imagine que la mention du caractère itinérant de votre emploi peut me faire tuer tout fantasme et préjugé à ce sujet, n’est-ce-pas ? »

Le jeune homme eut un petit rire franc et amusé. Au-delà de la petite raillerie innocente – qu’il ne put pour autant s’empêcher de vérifier dans son imaginaire, c’est-à-dire en affublant Céleste d’une tenue d’infirmière rose et de porte-jarretelles, une tenue qu’il savait lui-même outrancière au-delà du fantasme, ce qui rendait cette vision d’autant plus comique quand on voyait le tempérament de la jeune femme - , Raphaël était incapable de déterminer le degré de compétence de la jeune femme. Malgré tout…

« Si vous semblez vous y connaître un minimum, n’y voyez-là aucune tentative de ma part d’obtenir votre numéro pour pouvoir vous inviter dans un quelconque lieu de restauration pour plus si affinité, je vous saurais fort gré d’accepter mon numéro. Votre savoir me serait fortement utile et je sais que les éleveurs itinérants cherchent des gens prêts à louer leurs services. On ne sait jamais, nous pourrions avoir intérêt à faire affaire. »

L’idée était simple : il était un dresseur et les dresseurs avaient besoin de pokémon forts. Et pour ce faire, les solutions étaient peu nombreuses : l’entraînement ou l’aide d’un éleveur constituait les deux meilleurs moyens pour progresser. Mais les éleveurs avaient un savoir qui les rendait plus efficace que les dresseurs seuls. Débutant certes, mais pas idiot, Raphaël préférait donc s’assurer d’un contact qui pourrait lui fournir ce service. Griffonnant sur un post-it qu’il portait dans une de ses poches intérieures, le jeune homme lui tendit le numéro… Avant d’entendre du remue-ménage à l’extérieur.
Pulsar se mit à gronder et s’échappa par la fenêtre ; Raphaël, jurant et l’air peu satisfait de voir son protégé en train de filer seul vers l’inconnu, se ravisa pour partir à la poursuite de sa salamandre couleur de suie.

L’éthologie était un sujet complexe et passionnant ; pour Raphaël, chercheur en histoire et sciences humaines, celle-ci était donc une discipline étrangère où il n’était qu’un profane. Mais comprendre ce qu’il se passait était assez simple : quand l’alpha d’un territoire donné s’éloigne, les autres créatures du coin peuvent parfois tenter de regagner un territoire perdu. En l’occurrence, c’est ce que ce rinhocorne semblait vouloir faire dans l’esprit de Raphaël, puisque le rhino de pierre rugissait contre Pulsar qui, de sa petite taille, semblait tout aussi prêt que son adversaire à en découdre. Tous les Salamèches semblaient paniquer et prêt à fuir la charge de leur agresseur : seul la salamandre resta sans bouger face à la créature qui faisait plusieurs fois sa taille.

Raphaël s’interposa, mais la créature se mit bien vite à charger. Ni une ni deux, le jeune homme, intrépide et légèrement téméraire, agrippe le dos de la créature et s’y accroche. Le choc est violent, mais Pulsar en profite alors pour grimper sur son adversaire en se servant de son dresseur comme point d’appui. Plongeant sa gueule dans les failles de l’armure du rinhocorne, qui, aveuglé par la rage, remarque alors les deux intrus sur son dos. Souffrant des gênes que les flammèches lui infligeaient, il tente de faire tomber le dresseur accroché avec son pokémon.
Mais rien n’y fait, désorienté, la charge finit par se terminer dans un rocher. Raphaël vole au sol,  l’impact ayant eu raison de sa prise ; Pulsar se mit à rugir et tous les petits salamèches répondirent à son appel pour darder de leurs attaques flammèches le rinhocorne qui, cette fois-ci, se vit infliger plus que des petites gênes. Cependant, Raphaël se releva et se mit devant la créature, interrompant ce qui ressemblait à une nuée de petites flammes. Pulsar ne comprit pas exactement pourquoi le dresseur arrêtait l’assaut, mais le jeune homme attrapa Pulsar et le descendit face à lui.

« Il a eu son compte. Pas besoin de s’acharner plus sur lui. » Le jeune homme fit de grand signe devant les salamèches. « Allez, partez ! »

Pulsar tenta de s’opposer au contrordre, mais  Raphaël fit plus rapide et l’attrapa par la peau du coup et le fit pendre devant les autres salamèches, qui, voyant leur leader se faire totalement gronder, décidèrent d’obéir à celui qui semblait plus menaçant. Raphaël s’esclaffa alors, Pulsar toujours sous son bras :

« Céleste, pourriez-vous examiner la bête tant qu’elle est encore calme ? »


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  Mar 4 Oct - 20:39


Raphaël désignait Rubine comme une alliée fidèle, ce qui fit sourire Céleste. D’une certaine manière elle l’était, mais c’était un peu réducteur, car Rubine était devenue sa seule famille, en quelques sortes. Dès son départ de la demeure des MacDougall, elle était devenue la seule image qu’elle entendait garder de sa famille, celle d’un cadeau, d’un miracle qui ne serait jamais un fardeau. Qui l’accompagnerait et lui donnerait son identité et qui la soutiendrait toujours. Seulement, s’il semblait avoir un lien déjà privilégié avec son premier pokémon, le jeune homme ne comprendrait sûrement pas toute la profondeur de ce que Rubine représentait pour Céleste. Personne ne le pouvait vraiment, car elle même considérait qu’un lien entre un dresseur et son pokémon était impossible à envisager pour les autres.

A la mention des éventuelles collègues de Céleste, et en entendant la blague qui suivit, la jeune femme leva un sourcil circonspect. Ce Raphaël tentait peut être de se montrer charmant avec un fond de provocation mais il tentait de tirer une corde qui n’existait manifestement pas. Sur certains sujets, la jeune femme pouvait se montrer tellement terre à terre qu’elle ne parvenait pas à saisir les ressorts comiques ou les sous entendus, ce qui créait chez elle un semblant de malaise. Malaise qui laissait généralement place à une franchise bon enfant, lorsqu’elle comprenait enfin le propos. Ce fut le cas à cet instant précis. Elle prit un air dégagé avant de répondre de but en blanc.


« Non désolée, pas de parodie porno pour moi.»

Elle ponctua sa remarque d’un sourire désolé qui n’avait de sens que dans le comique. Elle préférait traiter ce genre de conversations au second degré, n’étant pas toujours certaine de savoir comment interpréter ce qu’elle entendait ni comment elle devait prendre tout cela. Dans le pire des cas, elle ne semblerait pas très sérieuse, mais ça ne lui portait que très rarement préjudice, le sérieux étant de mise dans sa profession. Quoi que puissent laisser penser ses tenues.

Il lui proposa ensuite, de façon très alambiquée, de prendre son numéro. Dans l’absolu, si elle souhaitait qu’il l’engage à un moment où à un autre, c’était surtout lui qui avait besoin du sien, puisque les clients la contactaient directement, mais ça ne ferait pas de mal de savoir à qui elle s’adressait si d’aventure il venait à la contacter un jour. En particulier s’il ornait sa demande de commentaires fleuris. Elle l’accepta avec un sourire et sortit son téléphone de sa poche.


« Avec plaisir, je suis disponible, le jour, la nuit, et à peu près n’importe où si on me laisse le temps d’arriver. Je vais vous envoyer un message pour que vous ayez mon numéro.»

Ce qu’elle fit assez rapidement, ajoutant du même coup le numéro de Raphaël dans son répertoire. Le bouche à oreille était très important dans son métier, et il fallait toujours prendre de nouveaux contacts, quels qu’ils soient. Un jeune dresseur qui part à l’aventure est certes un client moins régulier qu’un éleveur, ou un propriétaire de pension surbooké, mais les dresseurs parlent. Ils ont besoin de repères, et si elle était la première à se présenter à lui, Raphaël aurait probablement à coeur de contacter en priorité une tête connue quand il en aurait besoin.

Plutôt contente et flattée de l’avoir convaincu, Céleste sourit une nouvelle fois chaleureusement. Un projet qui prendrait probablement plusieurs jours chez l’éleveuse, et un nouveau client potentiel, avec l’expérience réussie de la pension de la veille, les affaires allaient bon train, et l’infirmière se convainquait peu à peu qu’elle n’aurait pas de grande difficulté à se faire un nom, jusqu’au jour où elle pourrait enfin réaliser son rêve.

Tout à coup, les événements s’enchaînèrent rapidement, et avant même que Céleste ne lève les yeux pour comprendre ce qui se passait, le Salamèche avait bondi à l’extérieur de la maison, et Raphaël se lança à sa poursuite. Curieuse et un peu déboussolée, Céleste regarda par la fenêtre ce qui devint un spectacle assez atypique qu’elle n’aurait su décrire avec exactitude. En réalité, elle ne réalisa la gravité de ce qui allait se dérouler sous ses yeux que lorsque le Rhinocorne se retrouva encerclé de Salamèches qui s’acharnaient sur lui. L’infirmière ne fit ni une ni deux et fonça dans la pièce de stockage que l’éleveuse lui avait montrée un peu plus tôt. Elle débordait de matériel de soins. Le regard de Céleste se perdit un instant sur les cartons, alors qu’elle cherchait quelque chose contre les brûlures, en priorité, et éventuellement de quoi requinquer le pokémon qui risquait de ne pas se relever.

Une étagère après l’autre, elle fouilla, faisant tomber quelques flacons d’anti-poison. Ils ne seraient sans doute pas utiles, elle rangerait plus tard. Ce fut le sac rempli d’onguents et sprays divers qu’elle sortit, suivie de Rubine, pour s’enquérir de la situation. Elle vit Raphaël, faisant barrage, tentant de disperser les Salamèches, tenant son pokémon par la peau du cou. La jeune femme était sur le point d’approcher avec prudence lorsqu’il s’adressa à elle. Sans un mot, elle acquiesça avant de se précipiter vers le Rhinocorne qui semblait peiner à garder les yeux ouverts.

Céleste avait beaucoup d’affection pour ces pokémon, souvent considérés à tort comme violents à cause de leur physique massif. Elle avait appris avec le temps qu’ils étaient souvent très affectueux et intelligents. Elle enfila des gants stériles, avant de poser la main sur le front du pokémon, pour l’apaiser. Tout près de lui, sans pour autant manquer de prudence, elle lui murmurait des phrases rassurantes. Céleste avait toujours considéré que la science n’était pas le seul remède actif dans le traitement des pokémon blessés, et que l’attention et la considération des dresseurs avait une importance cruciale. Avant de se lancer dans l’examen, donc, l’infirmière prit le temps de le détendre totalement. Rubine quand à elle, gardait une distance honnête, tant par crainte que par respect pour le pokémon blessé. Elle observait avec une grande attention sa dresseuse, comme pour être certaine d’agir à temps si quoi que ce soit tournait mal.

Il fallut du temps avant que le Rhinocorne ne montre un semblant de confiance envers Céleste. Lorsqu’elle retirait sa main et cessait de chuchoter, il s’agitait, paniqué. Après une dizaine de minutes sans bouger, il sembla enfin disposé à la laisser agir. Elle commença alors son examen, à la recherche de blessures mais surtout de brûlures, qui étaient sans doute la priorité en cet instant. Elles étaient nombreuses et, surtout, certaines étaient cachées, dans le pli de la patte par exemple. Le traitement serait à priori rapide, mais elle aurait sans doute du mal à garder le Rhinocorne dans une position correcte pour appliquer l’anti-brûle sur certaines blessures. Céleste commença l’application par les zones faciles à atteindre, et se retourna, après quelques temps, vers le dresseur derrière elle. Elle aurait besoin d’aide pour au moins une des blessures visibles.


« Vous voulez bien m’aider ? Je dois soulever sa patte pour appliquer le soin sur la totalité de la brûlure, mais je ne vais pas pouvoir la tenir en l’air et faire l’application en même temps. J’aurais besoin que vous la teniez quelques secondes. Ça ne vous dérange pas ? Il est calmé, ça devrait aller si vous approchez lentement.»

Elle avait conscience de lui demander de jouer avec le feu, littéralement. Mais elle n’avait pas d’autre choix, et supposait qu’elle avait assez gagné la confiance du Rhinocorne pour qu’il tolère le contact de Raphaël, même pour quelques secondes, si toutefois il était encore réveillé, ce qui n’était pas tout à fait sûr.
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  Dim 16 Oct - 14:58

Pas de parodie porno ? Mais quel dommage. Mais cela permis à Raphaël de confirmer que Céleste n'était pas le genre de femme à relever et aimer le genre d'humour qu'il avait. Le jeune homme pouffa de rire en regardant la réaction trop franche. L'intérêt d'aller plus en avant sur ce sujet semblait perclus, même s'il semblait que sa réaction mal à l'aise ouvrait des portes à la taquinerie.

L'échange des numéros se passa sans encombre. L'intérêt mutuel était à l'échange des services que chacun pouvait fournir à l'autre. En l’occurrence, il aurait sûrement besoin des services d'une éleveuse infirmière, tôt ou tard. Elle semblait particulièrement enthousiaste de voir potentiellement un nouveau client, ce qui lui arracha lui-même un léger petit sourire. Et puis... Vint l'intervention du rhinocorne et de la réplique des salamèches.

Céleste avait su se faire rapide et agir avec suffisamment de vélocité pour qu'elle arriva peu de temps après que Raphaël l'ait appelée. Elle s'attela auprès de la créature blessée et brulée à de nombreux endroits. Elle parvint à le calmer et commencer à l'examiner. Elle savait y faire... Mais lui ? Lui, s'il avait eu cette connaissance, il ne l'avait plus. Alors quand elle lui demanda d'approcher, le jeune homme fit une moue relativement pincée. Il ne protesta pas, mais réfléchit. Il ne savait pas si lâcher Pulsar était une bonne idée, mais celui-ci ne bougea pas, toujours prêt à réagir pour défendre les deux humains contre la créature. Celui-ci n'appréciait pas récupérer le mauvais rôle, d'autant plus qu'il l'avait fait dans un pure geste d'auto-défense. Mais Raphaël lui fit un regard entendu avant d'avancer doucement.

Le jeune homme plia les genoux pour se faire moins menaçant, mais malgré tout, la créature se mit à remuer de peur. Forcément... Le jeune homme s'immobilisa et contempla le regard de la créature en armure de pierre qui se mit à rugir. Raphaël se baissa un peu plus bas et chercha à avancer doucement, le regard plus bas encore. La tension était a son comble, mais il savait pertinemment que s'il n'aidait pas Céleste, elle ne pourrait parvenir à appliquer correctement le produit pharmaceutique. La créature se mit à se débattre plus violemment lorsque le jeune homme souleva la patte. Bizarrement, lui aussi n'était pas très rassuré mais il se sentait un peu responsable de ce qui arrivait à la créature : si Pulsar partait et si de ce fait, l'équilibre des forces en présences semblaient avoir bougées, c'était de son fait.

Le jeune homme tenta de respirer le plus calmement possible pour éviter que la créature ne ressente lui-même son trouble intérieur. Cramponnant doucement la patte de la créature dans son bras, avant d'utiliser son autre bras pour flatter le dos de la créature doucement. Le jeune homme, malgré qu'il semblait clairement anxieux, gardait avec maestria son sang froid. Il fallait espérer que Céleste ait le temps de soigner la créature, sous le regard attentif de leurs pokémons.


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  Sam 22 Oct - 13:41


Avec un sourire à la fois attendri et amusé, Céleste regardait faire Raphaël. Il ne manquait pas de précautions, ce qui avait quelque chose de rassurant. Il s’était jeté sans réfléchir un peu plus tôt dans la mêlée, et l’infirmière s’était un instant demandé si sa témérité n’occultait pas tout instinct de conservation. Mais son comportement actuel démontrait une méthode plus posée, ce qui était plus que souhaitable dans la situation actuelle.

Elle n’eut pas à attendre très longtemps pour qu’il maintienne la patte du Rhinocorne soulevée. Elle accompagna son geste de façon à lui faire prendre une position qui n’aggrave pas la blessure, et qui ne fasse pas souffrir le pokémon.

« Maintenez-la comme ça s’il vous plait. »

Le sérieux de son ton, l’air concentré, presque dur, qu’elle prenait en travaillant contrastait tout à fait avec son apparence et son comportement enjoué. C’était dans ces instants fugaces qu’elle montrait ce que les MacDougall avaient fait d’elle, quelqu’un de concerné, sérieux, exigeant dans son travail.

La patte positionnée, Céleste se précipita sur le médicament pour l’appliquer avec douceur sur la brûlure. Elle savait qu’une patte de Rhinocorne était lourde, d’autant plus qu’il pouvait se mettre à bouger à tout moment. Tout en soignant la blessure, elle continuait de chuchoter quelques mots qui se voulaient réconfortants au pokémon. Elle gardait un sourire chaleureux, toujours dans l’idée de faire garder un certain calme à son patient. Ce n’était certainement pas le moment pour une démonstration de force, Raphaël était dans une situation plutôt dangereuse.

Une fois le soin appliqué, Céleste jeta un coup d’oeil rapide sur la globalité du corps du pokémon, et en conclut qu’elle n’avait rien loupé. Elle saisit la patte du Rhinocorne, faisant signe au jeune homme qu’il pouvait lâcher, avant de l’abaisser très lentement, pour ne pas prendre plus de risque. Ce fut à cet instant que Rubine la rejoignit, lui lançant un regard plein de gratitude. Céleste ne pouvait s’empêcher de se féliciter d’avoir élevé un pokémon qui montrait tant de fierté vis à vis de sa dresseuse.

L’infirmière fit le tour de Rhinocorne pour s’asseoir près de sa tête. Il somnolait et, bientôt, tomberait dans un sommeil réparateur. Elle posa sa main sur le crâne de l’animal, doucement, puis soupira. Elle leva les yeux vers Raphaël, et son Salamèche.

« Je suis arrivée ici le bon jour on dirait. Je n’avais pas prévu de rester très longtemps, mais je pense que le départ de votre Pokémon risquerait d’entraîner pas mal de situations de ce genre. L’éleveuse va avoir du boulot. Et vous aussi je pense.»

En prononçant cette dernière phrase, elle fit un petit geste de la tête en direction du Salamèche. Elle reprit, le sourire aux lèvres.

« C’est un très bon choix pour qui aime les défis, vous avez l’air faits pour vous entendre.»

Céleste songea à ce qui pourrait se dérouler les prochains jours. Effectivement, l’éleveuse de la réserve aurait pas mal de travail. Et sans doute l’avait-elle prévu. Céleste comprit alors le motif de sa présence.
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  Lun 24 Oct - 14:14

« Un sacré défi »
Stupeurs et retrouvailles
Le jeune homme soupira finalement quand il put lâcher la patte de la créature. Y allant doucement, ne souhaitant pas provoquer plus encore de souffrances ou de problèmes pour la créature de pierre, il fallait tout de même avouer qu'elle pesait son poids, cette patte. Céleste semblait cependant très compétente dans le soin des pokémons, puisque celle-ci manipulait le Rhinocorne comme si elle avait toujours soigné des Rhinocornes. « Vous semblez avoir une certaine maîtrise de votre sujet... » Bon, il fallait tout de même dire que les soins restaient extérieurs, mais cela n'empêchait pas l'expertise dont elle faisait preuve d'être relativement impressionnante.

Tout comme son flegme face à la dangerosité du pokémon. Même s'il était relativement dangereux de sauter sur le dos d'une de ces créatures, ils étaient tous les deux très vulnérables près de cette créature blessée. Après tout, il était assez connu que les employés de réserve pokémon étaient souvent en dangers. Imaginer procéder à une opération chirurgicale sur les fesses d'un ronflex ? Celui-ci pouvait tuer un être humain en se retournant dans son sommeil, ce qui permettait de relativiser la dangerosité du Rhinocorne, finalement. Pulsar était resté interdit face à ce spectacle et était aller s'allonger un peu plus loin, surveillant les faits et gestes du pokémon blessé pour être prêt à intervenir si jamais ceux-ci étaient en danger. Mais le danger ne vint pas et il resta relativement frustré d'être finalement le vilain petit salamèche de cette histoire.

C'est d'ailleurs au sujet de celui-ci et de son dresseur que l'infirmière - qui refusait les parodies porno en tenue rose - revient. Celle-ci fit état du fait que par chance, elle était arriver le bon jour pour que ses services soient utiles. Elle sous-entendit aussi que faire obéir Pulsar allait représenter un défi en soi. Ce qui n'était pas totalement vrai ou faux, en fin de compte. Le jeune homme sourit légèrement avant de répondre : « Il est assez perdu, mais je pense qu'avec un peu d'autorité et de confiance, il sera un fidèle allié. »

Difficile d'avoir de l'autorité sur un ami, mais pour autant, leur relation était complexe. Aussi complexe que la relation que Raphaël entretenait avec lui-même. Ces événements lui avaient permis d'ailleurs d'écarter de son esprit ces souvenirs. Preuve que ceux-ci avaient été particulièrement agités. « Mais oui, je compte bien l'inscrire au panthéon de l'Empire, malgré son caractère bien trempé. » Conquérir la ligue, n'était-ce pas finalement l'objectif de tous les détenteurs d'une carte de dresseur ? Non, ça n'était pas tout à fait vrai. Beaucoup ne s'occupaient et ne capturaient des pokémons que pour pouvoir être avec eux. Mais lui... Il fallait bien s'occuper. Et se nourrir, pendant sa mise-à-disposition. C'est pourquoi les arènes semblaient représenter un bon objectif à court terme. « Et vous ? Qu'allez-vous faire, à l'avenir ? Continuer d'arpenter les routes d'Albion ? Vous rendre à Kalos ? » Le jeune homme prit une petite pause en allant chercher Pulsar qui remonta sur son épaule avant d'ajouter : « Je pense diriger vers les lacs du nord d'Albion. Paraît-il qu'il y réside des créatures assez rares et puissantes. »

Pulsar, seul, pour le moment, ne représentait pas vraiment une grosse menace pour quiconque. En parlant de ça ... « Vous me feriez combien, le check-up de Pulsar ? » Il ne risquait pas de la recroiser et même si elle pouvait a priori être mobile, peut-être fallait-il battre le fer tant qu'il était encore chaud. En fonction du prix, le jeune homme saisirait peut-être l'occasion...
© ASHLING POUR AURORA MILLENARIUS


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  Mer 2 Nov - 13:43

« Ambitions »
Stupeur et Retrouvailles
Céleste devait bien accorder quelque chose à son interlocuteur, il avait l'air convaincu, et déterminé. Il fallait au moins ça pour canaliser un pokémon comme ce salamèche. Elle suivait la conversation avec grand intérêt, laissant Rubine faire des tours dans le coin, probablement pour repérer les pokémon à éviter.

Raphaël évoqua le Panthéon. Il était vrai que c'était le but de beaucoup de dresseurs. La famille MacDougall lui avait inculqué cette ambition, ce besoin de reconnaissance, cette tradition de viser la Ligue. Comme s'il n'y avait de salut que là dedans. Ses demi-soeurs étaient tombées là dedans, définitivement, et étaient des dresseuses très prometteuses. Céleste, elle, aimait simplement vivre avec les pokémon, leur apporter du réconfort et, il fallait le dire, les combats la mettaient un peu mal à l'aise. Le principe même de ces combats, en fait, lui faisaient peur. Elle qui soignait les pokémons après ces affrontements, elle savait ce qu'il pouvait advenir de certains d'entre eux lorsqu'on allait trop loin. C'est pourquoi elle avait certainement entrainé Rubine, mais elle ne s'imaginait pas avoir les reins assez solides pour aller aussi loin.

Manifestement, Raphaël était fait pour ça. Cela se voyait dans son regard, la détermination, et même dans son choix de pokémon. Il aimait les défis, c'était évident, ou alors, il s'était trompé de route, du tout au tout.

« C'est ce genre d'ambition qu'il lui faut, à votre Pulsar. Avec un tel pokémon, vous irez plus loin que quiconque avec cette détermination. Ça ne fait aucun doute. »

Et puis il aborda la question de la suite. Qu'allait-elle faire après son travail ici ? Elle n'y pensait jamais vraiment. Si on la contactait, elle irait vers sa prochaine mission. Sinon, peut être passer furtivement chez les MacDougall, juste pour le principe. Ou bien errer en Albion, car elle ne pouvait encore se convaincre d'aller découvrir Kalos. Elle n'y avait pas de clientèle, et son seul éventuel point de chute créait en elle toutes sortes de conflits émotionnels. Sa vie était peut être trop instable pour aller chez Lui.

« Je vais sans doute continuer mes allées et venues sur Albion. Je n'ai pas encore tout vu et j'ai ma petite clientèle qui commence à grossir, l'air de rien. Mais j'aimerais découvrir Kalos, un jour. »

A évoquer le nom de Kalos, elle en vint à se demander : d'où venait-il, ce jeune homme ? Était-il du coin ? Avait-il évoqué Kalos au hasard ou bien venait-il de là bas ? Céleste laissa les questions de côté dans sa tête, se promettant d'y revenir si l'occasion se présentait. Car elle fut interrompue dans ses pensées par Raphaël, qui lui fit une demande. Un check-up. Il était très soigneux, il fallait le reconnaître. Toujours prête à aider, elle acquiesça vigoureusement, tout en réfléchissant au tarif qu'elle lui proposerait. Dans sa situation, et parce qu'il était très aimable et l'avait aidée, elle décida de lui faire un tarif préférentiel.

« Eh bien ... Disons quinze pokédollars, et un coup de main pour maîtriser Pulsar. Ça vous ira ? »

Céleste fouilla dans son sac, et en sortit un petit appareil multitâches pour sonder l'état général de santé, ainsi qu'une sorte simili-smartphone dans lequel elle entrait toutes les données notables qu'elle pouvait relever sur différentes espèces de pokémon qu'elle était amenée à soigner. Elle était persuadée d'avoir déjà eu à traiter des salamèches, et trouverait là dedans des informations essentielles pour rendre son check-up plus rapide et efficace. Car rien de mieux que l'expérience.

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  Jeu 3 Nov - 0:10

« Transaction et amitié »
Stupeurs et retrouvailles

Raphaël rougit et fut gêné face au compliment inattendu de la part de Céleste. Il ne s'était pas senti si déterminé que ça et ne se voyait pas aller si loin. Il se voyait surtout en train d'essayer d'aller loin. Assez poliment, il répondit alors : « J'espère que vous dites vrai. En tout cas, l'avenir nous le confirmera. Ou pas d'ailleurs ». Le jeune homme ne savait pas du tout s'il avait le moindre talent pour dresser un pokémon. Cela semblait assez mal parti concernant Pulsar, mais il fallait rester vaillant et attendre que d'autres créatures rejoignent son équipe. Il était loin de se tenir prêt à franchir les arènes pour obtenir les badges et si jamais cela devait arriver d'ici peu, il doutait y aller avec une certitude de triompher.

« Mais oui, j'ai hâte qu'il retrouve sa forme d'origine. Les dracaufeu sont splendides, quand ils volent. »

Le jeune homme leva les yeux au ciel en tentant de se remémorer la sensation du vent qui sifflait, lorsqu'on était sur le dos d'une telle créature. Des bribes de sensations lui revinrent... Mais ces dernières disparurent comme l'aurait fait un souvenir d'enfance qui ne subsistait plus que comme une évocation d'un passé lointain et fané. Sans se laisser dépiter, Raphaël sourit et ajouta alors : « Et c'est notamment grâce à votre aide que nous allons commencer à pouvoir faire de Pulsar un futur dracaufeu victorieux de la ligue. »

Pendant qu'il tentait de percevoir un futur où il mettrait à genoux les champions d'arène de l'empire, il prit cependant le soin de remarquer que Céleste semblait légèrement distraite depuis qu'elle avait mentionné Kalos. Son instinct lui disait qu'il n'y aurait aucune chance pour une "parodie porno" tant que cet air soucieux et cause existerait. Ou peut-être qu'il se faisait des films. Enfin, il ne la voyait plus vraiment comme l'objet d'une conquête, mais plutôt d'un allié vers une conquête qui avouons-le, était plus noble, même si pas moins intéressante. Il l'écouta ensuite lui proposer un tarif pour ses services. Il appela Pulsar qui avança de manière un peu méfiante vers Céleste. Il n'oubliait pas qu'elle avait soigné son ennemi, après tout.

Mais voyant que Raphaël se faisait insistant, la salamandre noire se laissa faire. Ces petites créatures étaient toutes assez chaudes de toucher et leur flamme représentait à la fois leur humeur et leur santé. Celle de Pulsar brûlait avec ardeur et force. Le corps de la petite salamandre était assez musclé et il semblait être un peu plus grand que la moyenne. Il espérait qu'elle lui fournirait un peu de nourriture pour pokémon avec ce check-up, les éleveurs étant souvent les garants de la bonne croissance des pokémons qu'ils soignaient.

« Alors, qu'en est-il, doc' Céleste? Le Pulsar va bien ? »

Il se l'avoua intérieurement, mais derrière ce pseudo amical, il y avait bel et bien pourtant une once de moquerie sympathique pour la demoiselle. Quant à Pulsar, la manière dont son dresseur l'avait interpellé le fit grogner quelques gerbilles, ce qui ne manqua pas d'amuser Raphaël qui le nargua un peu plus dans le dos de Céleste, de telle manière qu'elle ne put voir le jeune aristocrate se moquer avec malice de son pokémon, qui prenait un air exaspéré au fur et à mesure et que sa queue s'était mis à brûler avec plus de force.

Toujours est-il que sortant son porte-feuille, le jeune homme prit un billet de 50 pokédolalrs. Il ne roulait pas sur l'or, mais le prix de Céleste était dérisoire par rapport à l'aide apportée, c'est pourquoi il remettait un peu de justice dans la transaction. Attendant qu'elle eut terminer, il lui tendit le billet. Et avant qu'elle ne puisse protester, il ajouta bien alors : « Vous pouvez considérer ça comme un acompte pour la prochaine fois où vous ausculterez Pulsar. »

Raphaël referma la main de la jeune femme avec un sourire.
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  Lun 14 Nov - 12:02

« Sourires »
Stupeur et Retrouvailles
Ce fut avec un sourire sincère que Céleste accueillit les réponses du dresseur. Il avait beau paraître gêné de son compliment, elle ne comprenait pas vraiment pourquoi. C’était une de ses prérogatives, de communiquer par le positif, pour contrebalancer la négativité ambiante. Complimenter quand elle le pouvait, parce que ce n’était pas forcément naturel chez tout le monde et que ça ne lui coûtait absolument rien.

Lorsqu’il évoqua son désir de faire de Pulsar un dracaufeu victorieux, elle jeta un regard plein de de sympathie au petit salamèche. Quelque part, même si elle n’avait rencontré Raphaël et Pulsar il y a peu, elle leur souhaitait le plus sincèrement du monde de réaliser ce rêve.

Elle chassa cette idée de son esprit pour se concentrer sur le pokémon. Fort heureusement pour elle, il se tenait correctement. Rubine, juste derrière elle, se tenait prête à toute éventualité, en couvant du regard Céleste. Elle l’observait avec une grande attention, toujours très intriguée par ce qu’elle faisait aux autres pokémon. Avec le temps, elle avait appris à ne pas se sentir menacée par cela et ne pas y voir un lien privilégié entre son amie et tous les autres pokémon. Il avait fallu du temps, mais elles avaient trouvé un équilibre fonctionnel dans leur relation, et c’était à ce titre que l’infirmière se permettait de la garder hors de sa pokéball toute la journée, et même lors de ses consultations lorsque cela était possible.

La jeune femme commença son analyse. Elle se reportait très régulièrement à ses notes, soucieuse de bien faire son travail et de ne pas faire perdre trop de temps à son client. Elle mesura la température de Pulsar en priorité, en plusieurs zones, analysa la forme et la puissance de sa flamme, vérifia l’état de ses yeux, et plusieurs autres choses qu’elle avait listées au fur et à mesure de ses rencontres avec d’autres soignants. Enfin, en dernier, elle procéda à la vérification de l’état de son épiderme. Constatant le caractère du pokémon, elle préférait le faire en dernier, même si la prise de température s’était bien passée. Avec beaucoup d’attention et de douceur mais une certaine fermeté malgré tout, elle commença l’examen. Et en conclut que de par sa taille et sa force, ce salamèche, non content d’être d’une couleur atypique, était aussi d’une robustesse remarquable.

Quelques minutes plus tard, l’infirmière se releva avec un sourire franc sur les lèvres, et rangea ses appareils d’analyse. Elle attrapa son téléphone, rédiga un message à l’attention de l’éleveuse qui s’était manifestement perdue quelque part, et l’envoya. Puis, elle fit son rapport à Raphaël.

« Pulsar est très robuste, et il est en parfaite santé. Il a quelques blessures passées, mais c’est très superficiel et ça n’a rien étonnant vu son caractère. Quoi qu’il en soit tout va bien. J’ai demandé à l’éleveuse de vous fournir un peu de nourriture  pour lui, je ne sais pas si elle l’avait prévu ou pas ... Je suis un peu à court personnellement, fin de tournée.»

Rubine se présenta à ses côtés, un air soucieux sur le visage. Mais Céleste y répondit par un sourire rassurant. Aussi serviable qu’elle pouvait être, elle n’enlèverait pas le pain de la bouche de sa Rubine chérie juste pour rendre service, et c’était la moindre des choses de ne pas lâcher un nouveau dresseur dans la nature avec un pokémon et rien d’autre.

Elle remarqua que Raphaël sortait son porte-feuille. Aussi expérimentée qu’elle pouvait être dans les transactions de ce genre, elle ressentait toujours une petite gêne quand venait le moment de se faire payer. Heureusement, elle n’avait que très rarement à rappeler les gens à l’ordre, et dans le cas de Raphaël, elle avait affaire à un très bon payeur, et même mieux que ça. Si elle n’insista pas pour le rabais qu’elle lui accordait quand il lui présenta 50 pokédollars, elle se dit que, tout de même, elle ne voulait pas être responsable d’une banqueroute avant le début de son aventure. Elle accueillit alors cet argent avec un grand sourire et un regard plein de gratitude pour le dresseur, mais fouilla immédiatement dans son sac pour en sortir des soins qu’elle avait attrapés au hasard dans le placard de l’éleveuse. Elle lui revaudrait cela plus tard, et ça valait bien ses efforts pour gérer la situation en son absence. Elle tendit alors deux potions à Raphaël, songeant que c’était la chose la plus évidente à faire.

« Tenez. Que vous en ayez pour votre argent, malgré tout. Ca me fait plaisir. Et puis, ça vous servira très vite.» dit-elle en désignant Pulsar d’un regard plein de sous entendus. Elle remarqua à cette occasion que Rubine tentait de l’approcher avec de grandes précautions, sans autre but précis que de lui montrer les flammes qu’elle générait du bout de son bâton. Elle était très amicale quand elle mettait de côté son côté craintif.

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